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La Madone de Notre-Dame d'Alexis RAGOUGNEAU

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

A Notre-Dame de Paris, sous le soleil du 15 août, une jeune femme provocante, tout de blanc vêtue, sème le trouble dans la procession. Le lendemain, elle s’effondre en plein cœur de la cathédrale. Si la police et le parquet semblent pressés de clore une affaire qui entache le prestige de l’Eglise, le père Kern, suivant son intuition et sa propre piste, est prêt à remonter aux racines du mal…

 

Ce que j'en ai pensé :

Le début ne m’a pas beaucoup emballé : le personnage du commandant Landard apparait comme la caricature du flic vulgaire, sûr de lui et prompt à se faire une opinion, sans aller plus loin que ce qu’il pense être la vérité. L’écriture s’en ressent d’ailleurs énormément : je l’ai trouvé très familière, vulgaire par moments aussi. Heureusement, il n’est pas le personnage principal de ce livre et disparait très vite au bénéfice du père Kern, un peu froid au premier abord mais que l’on apprend à apprécier au cours de la lecture. Il ne va pas hésiter à se salir les mains pour découvrir l’identité du véritable meurtrier, quitte à remettre en cause sa propre moralité. De même, le personnage de Claire Kauffmann a su me toucher, montrant un visage moins austère au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, livrant ses secrets les plus enfouis, expliquant ainsi ce qu’elle est. Elle va aussi être confronté à douter de la Justice dans laquelle elle exerce en tant que substitut du procureur et qui s’avère plus trouble qu’elle ne pouvait le croire. L’écriture devient alors beaucoup plus agréable, change totalement, suivant ainsi les personnages mis en exergue par l’auteur. Le fait que ce soit le prêtre et non le « flic » (ou un détective privé) qui mène l’enquête apporte un souffle nouveau au genre, sort de l’ordinaire et même sans être religieux, on se prend à suivre les pas de ce petit homme droit et intègre au sein d’une église parfois opaque, renfermée sur elle-même et influente. Le coupable saute aux yeux mais j’ai tout de même aimé savoir comment il allait être démasqué et découvrir son mobile. Une bonne lecture donc qui donne envie de replonger à la suite du père Kern dans de nouvelles aventures (malgré donc le personnage de Landard que je n’ai pas aimé et en espérant également que le lieutenant Gombrowicz sera davantage présent car il a du potentiel).

 

Lu dans le cadre du 

Amandine Malabul Tome 2 : La Sorcière a des ennuis de Jill MURPHY

Genre : Littérature jeunesse

Série Amandine Malabul :

1. Sorcière maladroite

2. La Sorcière a des ennuis

3. La Sorcière ensorcelée

4. La Sorcière a peur de l'eau

5. La Sorcière et la fourmi

6. La Sorcière à la rescousse

 

Quatrième de couverture :

Même les vacances ont une fin. Voici venu pour Amandine le temps de retourner à l'école des sorcières. Toutes les élèves semblent ravies d'être à nouveau réunies, sauf Amandine qui redoute de nouvelles mésaventures. Élève de seconde année, notre amie se voit confier une petite nouvelle au nom gracieux d'Isabelle Tromplamor. Les fantaisies, les idées saugrenues et les bêtises d'Isabelle vont donner des sueurs froides à Amandine. Car, qui se fait punir? Amandine, bien sûr! La jeune sorcière pourrait bien être renvoyée de l'école.

 

Ce que j'en ai pensé :

Amandine, après les déboires subis dans le premier tome et sous l’instance de la directrice et de son professeur qui voient cette mission comme une seconde et dernière chance, doit chaperonner une nouvelle élève, Isabelle Tromplamor, qui porte très bien son nom. En effet, sous ses apparences de petite fille sage, timide et légèrement empotée, se cache en fait une jeune fille farceuse, très inventive quand il s’agit de faire des bêtises et pleine d’aplomb quand il s’agit de mentir pour se couvrir ! De quoi attirer de nouveaux ennuis à la pauvre Amandine, qui se laisse entraîner, bien malgré elle, à sa suite et qui n’avait vraiment pas besoin de ça, étant déjà dans le collimateur de Melles Jolidodu et Bâtonsec. Pour ne rien arranger, jalouse du temps passé avec Isabelle, sa meilleure amie, Paméla la boude et fait désormais alliance avec Octavie Patafiel, sa meilleure ennemie !

Encore une aventure drôle et sympathique pour notre petite sorcière, qui plaira incontestablement aux plus jeunes. On reste dans du jeunesse « basique » mais j’ai aimé retrouver l’héroïne attachante de Jill Murphy dans ce tome qui voit l’apparition d’un nouveau personnage que l’on aura sûrement l’occasion de retrouver dans les suivants et qui n’a rien à envier à Amandine niveau maladresse ! Un bon moment à passer même si cette nouvelle intrigue n’offre pas grand-chose de nouveau : ce second tome ressemble beaucoup au premier dans son schéma.

Elizabeth (film)

Genre : Film

 

Résumé :

Angleterre, 1558. Jeune et passionnée, Elizabeth Tudor (Cate Blanchett) est couronnée reine au cœur de sanglants bouleversements. Parmi ses alliés se trouvent le vénérable Sir William Cecil (Attenborough), son amant le Comte de Leicester (Joseph Fiennes), l’impérieux Duc de Norfolk et son conseiller, Walsingham (Rush). Elle doit apprendre à jauger ses conseillers et ignorer ses désirs personnels si elle veut garder sa couronne – et sa tête.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un très beau et grand film qui nous montre à voir l’ascension d’Elizabeth au trône et ses premiers pas en tant que reine. Elle va devoir faire avec les complots qui se jouent contre ou en faveur de son accession au titre, qu’ils viennent de sa demi-sœur catholique, Mary Tudor ou des alliés de celle-ci comme Norfolk, le pape et l’église catholique qui tentent par tous les moyens – y compris des tentatives d’assassinats – d’empêcher cette possibilité ainsi que ceux de Sir William qui tentent désespérément de la marier avec la France ou l’Espagne afin d’assurer sa place sur le trône quand son cœur est déjà pris par Robert Dudley, mettant ainsi en péril un règne déjà très fragile car Elizabeth est aussi une femme de passions, lesquelles sont souvent bien près de la compromettre et de précipiter sa chute. Si elle veut garder sa place, il lui faudra devenir aussi inflexible que ceux qui souhaitent sa perte. On voit ainsi naître la Reine Vierge, irréprochable, froide et avant tout guidée par l’intérêt de son peuple et seulement mariée à l’Angleterre.

Encore une fois, Cate Blanchett se montre à la hauteur, incarnant parfaitement celle qui deviendra une grande reine et fera de son pays une grande puissance. Elle EST Elizabeth, tout simplement ^^. Je ne suis pas une spécialiste de l’époque mais les reportages que j’ai pu voir à propos d’Elizabeth Ière semblent parfaitement correspondre à la fiction réalisée par Shekhar Kapur et scénarisée par Michael Hirst. La réalité historique semble avoir été respectée au plus près, pour ce que j’en sais ^^, faisant presque de ce film un docu-fiction avec des acteurs au top comme Christopher Eccleston, bien loin du Doctor Who, il a su me surprendre, Geoffrey Rush (que je ne connaissais pas mais dont l’interprétation m’a également beaucoup marquée) et Joseph Fiennes, encore une fois dans le rôle de l’amoureux transi qui lui va à ravir ! Je suis plus réservée concernant les acteurs français comme Vincent Cassel, dont le personnage me parait vraiment tourné en ridicule : j’ai eu beaucoup de mal à le supporter, ça m’a paru trop « faux » (ou trop « folle » au choix ^^). Fanny Ardant est plus juste, plus mesurée et son rôle moins farfelu. C’est peut-être mon côté chauvin qui s’exprime mais c’est l’impression que j’ai eu au visionnage et à part cela, j’ai adoré ! J’étais totalement dedans, n’ai pas vu le temps passer et, si les journées duraient plus de 24 h, je me serais sans doute jetée sur la suite dès le générique de fin car ça m’a tellement plu que ça m’a paru trop court (alors qu’il dure tout de même 2h en gros). Bref, un film que je conseille chaudement si vous souhaitez en savoir plus sur cette reine ou tout simplement si vous cherchez un film de qualité avec des prestations d’acteurs au meilleur d’eux-mêmes !

Me voilà donc pour un nouveau billet dans le cadre du mois anglais dans le cadre de la "LC" Rois et reines d'Angleterre.

La Montagne en sucre de Wallace STEGNER

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Dakota, 1905. La jeune Elsa a fui les plaines du Minnesota dans l’espoir de fonder un foyer. Lorsqu’elle rencontre Bo Mason, bourlingueur en quête d’aventures et de fortune, elle voit en lui la promesse d’un monde nouveau. Elle n’imagine pas la vie à laquelle les désirs de grandeur de Bo les destinent.

Saloons clandestins, conquête de la terre, mine d’or, trafic d’alcool… Bo Mason, héros américain par excellence, se réinvente au fil des opportunités qui se présentent à lui, entrainant les siens dans sa poursuite effrénée d’un horizon qui semble se dérober au fur et à mesure qu’il s’en approche. Et pendant ce temps-là, l’Amérique continue à se construire et à charrier des mythes.

 

Ce que j'en ai pensé :

La Montagne en sucre nous offre une belle fresque de l’Amérique de la première moitié du XXe siècle et de ses étendues encore sauvages mais peu à peu dominées par l’Homme, les voies de chemin de fer gagnant du terrain et des villes importantes voyant le jour, c’est aussi l’Amérique de la débrouille, des trafics, des ambitieux et autres chercheurs « d’or », des grands champs de blé à cultiver, des premières voitures...

Mais c’est d’abord et avant tout un destin de femme et d’hommes. Celui d’Elsa, jeune femme ayant quitté son foyer d’Indian Falls suite au remariage de son père avec sa meilleure amie, Sarah, fraîchement débarquée à Hardanger, dans le Dakota du Nord où elle tombe amoureuse de Bo Mason. Combative, dynamique, aimante, elle est l’âme de la famille, son socle, un point de stabilité et d’amour dans la vie de ses deux fils, Chester et Bruce. C’est aussi le destin de Bo, le père, aux abords amicaux, charmants mais dangereux, sauvage. Eternellement à la recherche de mieux, de richesse et de gloire, d’un rêve impossible à atteindre, il entraîne sa famille avec lui dans ses projets aux quatre coins du pays, ne pouvant jamais rester en place. Versatile, il peut se montrer tantôt débonnaire, attentionné, rieur et taquin et tantôt irascible, violent et injuste.

Si les personnages (surtout Elsa et Bruce) m’ont plu (j’ai eu plus de mal avec Bo et son côté lunatique), j’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture. J’ai trouvé de nombreuses longueurs et un style très descriptif qui m’a souvent ennuyée. J’ai aimé suivre les bons (et mauvais malheureusement) moments de cette famille et l’histoire en grande partie autobiographique de l’auteur mais mon intérêt a fini par s’émousser au fur et à mesure, avec ce sentiment de tourner en rond, de revivre trop souvent les mêmes scènes, les mêmes émotions. Je regrette d’être passée à côté de cette lecture, plutôt mitigée, j’aurais aimé l’apprécier davantage.

 

Un grand merci aux éditions Gallmeister et au forum Partage Lecture pour ce partenariat !

Associés contre le crime d'Agatha CHRISTIE

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

« Quelque chose à faire, qu’on me donne quelque chose à faire ! ». Tuppence ne supporte plus le confort de son existence sans histoires. De l’action, des sensations fortes ; voilà ce qu’il lui faut ! Et puis, Tommy aussi besoin d’un peu d’exercice : Tuppence ne veut pas d’un mari morose et empâté… Alors, cette proposition qu’on vient de leur faire est un don du ciel : diriger une agence de détectives, que demander de mieux ? Tuppence va pouvoir prouver qu’elle déborde de talent et d’expérience en la matière… N’a-t-elle pas dévoré tous les romans policiers parus depuis dix ans ?

Ah ! Traquer des assassins, lutter contre le crime… c’est merveilleux !

 

Ce que j'en ai pensé :

Le chef de Tommy aux services secrets vient trouver le couple Beresford, à présent mariés depuis six ans et bien installé dans une vie confortable, afin de leur confier une mission qui arrive à point nommé pour Tuppence, qui commençait à s’ennuyer de leur petite vie trop plan-plan à son goût ! Il s’agit de reprendre l’agence des détectives de Blunt pour mettre la main sur de mystérieuses enveloppes bleues provenant d’un marchand russe.

S’ensuit toute une série de petites enquêtes, qui sont autant d’occasions pour nos détectives en herbe de mettre en pratique les connaissances glanées dans les romans policiers qu’ils ont lus et auxquels il est fait référence, en endossant le rôle de leurs héros. Les répliques sont savoureuses, entre le sarcasme et l’ironie de Tommy et les réponses pleines de bon sens et non moins cinglantes et (im)pertinentes de Tuppence, qui m’ont régalée de leurs échanges plein d’humour très anglais ! Ils sont complémentaires et forme une belle équipe (de bras cassés parfois ^^). Lui agit souvent avant de réfléchir, se mettant plus d’une fois en danger et elle fait marcher son esprit affûté et pratique afin de le sortir des situations dans lesquelles il se met mais tous deux résolvent les mystères qui s’offrent à eux de manière assez égalitaire et ingénieuse. J’ai très envie de retrouver ces personnages dans d’autres aventures aussi drôles !

 

Lu dans le cadre de la LC Meurtres à l'anglaise du mois anglais.

 

Du même auteur :

Dix petits nègres

Le Crime de l'Orient-Express

Holmes (1854/ 1891 ?) Livre 2 : Les Liens du sang de CECIL et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854/ 1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre du doute

4. La Dame de Scutari

 

Ce que j'en ai pensé :

Autant le premier tome de cette série avait été un coup de coeur, autant ce second m'a quelque peu déçue, surtout la première partie qui ne fait que reprendre mot pour mot me semble-t-il la deuxième partie du tome précédent. Le procédé narratif me laisse dubitative : quel intérêt ? Nous rappeler des faits déjà évoqués dans le tome 1 pour mieux les avoir en mémoire ? J'aurais tout aussi bien pu reprendre directement celui-ci. Ai-je loupé quelque chose ? Y a-t-il en fait des ajouts entre les deux, des différences minimes à décoder ? Je n'en ai pas vu mais la question me taraude méchamment... J'ai l'impression persistante d'être passée à côté de quelque chose. Est-ce l'effet voulu ? 

Heureusement, la seconde partie, totalement inédite, elle, a un peu sauvé l'ensemble. On y rencontre le père de Holmes, maintenant vieux et n'ayant visiblement plus toute sa tête. Il est gardé par une infirmière, véritable dragon, peu disposée à ce que Watson et sa femme logent chez les Holmes. Qu'essaye-t-elle de cacher, sous les ordres de la femme de Sieger semble-t-il ? Comme dans le premier tome, on va d'énigmes en énigmes, le mystère s'épaissant encore davantrage au lieu de s'éclairer. Les questions entraînent d'autres questions et les réponses ne semblent pas du tout honnêtes, pas fiables. Le doute et la suspicion montent encore, maintenant le suspense qui semble devoir durer jusqu'à la fin de cette série, ce qui serait une grande réussite !

L-DK Tome 2 de Ayu WATANABE

Genre : Manga (shojo)

Série en 20 tomes dont 7 publiés en France pour l'instant (série en cours)

Mon avis sur le tome 1

 

Quatrième de couverture :

Les situations troublantes se multiplient et la vie à deux devient vite stressante ! Chaque fois qu’elle découvre une nouvelle facette de la personnalité de Shûsei, Aoi se sent de plus en plus attirée, mais… Un événement imprévu va perturber son petit cœur déjà troublé ! La confusion fait vaciller les sentiments nichés sous un seul et même toit.

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Qui est donc cette fille qui débarque en fin de premier tome et tombe dans les bras de Shûsei ? L’auteur nous surprend là où on ne s’y attendait pas ! Même si son intrigue et les complications apportées par les nouveaux personnages faisant leur arrivée dans ce deuxième tome ne sont pas révolutionnaires (on y trouve par exemple le « classique » triangle amoureux comme dans tout shojo qui se respecte (!) et qui se profile ici), ce petit manga fait son effet sur moi, grâce à ses héros notamment : Aoi, qui prend peu à peu conscience de ses sentiments au contact d’Eri, Satsuki et Shôta et Shûsei, parfois agaçant de désinvolture mais touchant dans ses petits gestes envers la jeune femme. Bref, une bonne petite distraction qui met du baume au cœur !

Le Mois anglais : Let's go !

Comme l'année dernière, en juin, je participe au mois anglais organisé par Lou et Cryssilda ! J'ai déjà pris un peu d'avance pour pouvoir publier quelques billets ^^

Voici dans un premier temps les lectures communes auxquelles je souhaite prendre part :

Le 03 juin : Vieilles dames indignes (en croisant les doigts pour que j'ai fini ma lecture d'ici là !) : j'ai choisi un livre de Stella GIBBONS (mais chut ! je ne vous en dit pas plus ^^)

Le 15 juin : Thomas Hardy dans le cadre de la LC victoriens anglais

Le 17 juin : Sherlock Holmes et dérivés

Le 19 juin : Rois et reines d'Angleterre (sans doute sous la forme d'un film, si j'arrive à mettre la main dessus !!!!)

Le 20 juin : Ecrivains contemporains (que je n'ai pas encore lu)

Le 22 juin : BD, mangas, comics (je sais déjà ce que je vais lire !)

Le 28 juin : Agatha Christie (déjà lu et chroniqué, ya plus qu'à le publier le jour J ^^)

Le 29 juin : Littérature enfantine et adolescente (même chose : en fait j'ai commencé par la fin lol)

 

J'espère pouvoir en lire d'autres mais je ne suis sûre de rien donc je préfère rester raisonnable (encore que !).

 

Bon mois anglais à tous !

Trois de Sarah LOTZ

Genre : Thriller

 

Quatrième de couverture :

Jeudi noir sur la planète : quatre avions de ligne viennent de s’écraser aux quatre coins du globe. Troublantes coïncidences… D’autant que sur trois des sites, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, un enfant. Chaque fois, sa survie tient du miracle.

La presse internationale s’empare de l’affaire, il n’est bientôt plus question que des « Trois ». Certains fanatiques religieux voient même en eux l’incarnation des cavaliers de l’Apocalypse, à ce détail près qu’ils devraient être quatre…

Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des événements étranges. Mais qui sont au juste ces enfants ? Et que veulent-ils ?

 

Ce que j'en ai pensé :

La lecture est originale par sa forme : l’auteur présente son texte comme un essai écrit par un de ses personnages, Elspeth Martins, une journaliste, sur le mystère des « Trois », ces enfants miraculeusement sains et saufs après le crash de leurs avions respectifs aux quatre coins du globe. Malheureusement, cette façon de procéder a également ses faiblesses : les témoignages sont nombreux et l’on passe incessamment de l’un à l’autre, ce qui crée une certaine distanciation, ne m’a pas permis de m’attacher réellement aux personnages, même les principaux, ceux qui reviennent régulièrement comme les enfants, Hiro, Jess ou Bobby, à chaque fois vus par le regard des autres, notamment leur entourage comme Paul, l’oncle de Jess ou Lilian Small, la grand-mère de Bobby ou bien encore Chiyoko, la cousine d’Hiro. Je n’ai pas réussi à entrer en immersion dans ma lecture, j’étais extérieure à ce qui se passait.

Beaucoup de témoignages se recoupent, ce qui induit également une certaine redondance et au bout d’une centaine de pages, l’Ennui a très vite pointé le bout de son nez mais finalement, ce qui m’a tenue, c’est cette énigme autour de leur survie et des miracles ou catastrophes qui se produisent à leur contact, qui suscite une réelle interrogation (mais qui ne trouve cependant pas vraiment de réponse et me laisse donc un peu sur ma faim) : tout au long du livre, on se demande qui ils sont. S’agit-il tout simplement d’enfants comme les autres, ayant subi un grave traumatisme à cause de ce qu’ils ont vu, ce qui expliquerait leurs réactions parfois bien étranges comme le calme et la soudaine communicativité de Jess, elle qui était jusqu’alors plutôt timide et introvertie ? Ou faut-il croire les théories qui essaiment à leur sujet, faisant d’eux les trois cavaliers de l’Apocalypse, entre autre chose, théories échafaudées par des évangélistes avides d’argent, de reconnaissance et de gloire ou par d’autres hurluberlus qui voient en eux des espions envoyés par les extraterrestres ou bien quelque chose de plus sombre et effrayant encore ? L’auteur explore toutes les hypothèses, présentent tous les points de vue émis et j’ai eu l’impression que l’on s’éparpillait parfois un peu trop… A la découverte de la quatrième de couverture, je m’attendais à avoir vraiment peur et finalement, mon attente n’est pas tout à fait comblée : je n’ai pas éprouvé le grand frisson, à la rigueur une certaine inquiétude, une étrangeté qui se dégage de la lecture mais qui tient davantage à des événements minimes, qui n’occupent au final qu’une petite place dans le récit et suscite surtout des questions, plus que de la peur… Bref, ma lecture a été assez difficile et bien que je sois parvenue jusqu’à la fin à cause de mon envie d’avoir des réponses, j’ai trouvé cela très long.

 

Merci au forum Partage Lecture et aux éditions Pocket pour ce partenariat !

Bilan du mois d'avril 2016

Oui, oui, vous ne rêvez pas : les bilans font leur réapparition sur le blog après leur mystérieuse disparition depuis le début de l'année... la faute à pas le temps et aussi au fait que je ne lis pas beaucoup, ce qui fait qu'ils me paraissent superflus... Mais j'avoue que ça me manquait à moi aussi et avril ayant été plutôt riche en lectures (même si, encore une fois, il y a eu beaucoup de BD et mangas, adavantage que de romans de tout genre), je me suis dit qu'il était grand temps d'y revenir !

Voici donc les livres lus en avril :

Barakamon Tome 2 de Satsuki YOSHINO : une bonne suite même si j'ai trouvé l'humour un peu en-dessous du premier tome et le personnage de Tama ne m'a pas beaucoup plu non plus mais j'aime les valeurs mises en avant dans ce manga, la vie de village et la solidarité entre les habitants, que découvrent peu à peu le héros, Seishu.

 

 Kamisama Tome 1 : La Mélodie du vent de Keisuke KOTOBUKI : un manga réunissant trois petites filles et des chats avec des images en couleurs à chaque page, le postulat de départ était plutôt intéressant mais ne m'a finalement pas convaincu, chaque histoire étant trop peu développée, notamment la première à laquelle je n'ai pas compris grand chose ni vu le moindre intérêt. Seule la troisième a su me toucher mais cela reste très insuffisant pour me pousser à lire la suite...

 

 Princesse Sara Tome 2 : La Princesse déchue de Audrey ALWETT, Nora MORETTI et Claudia BOCATTO : j'ai encore plus aimé ce second tome, malgré la situation difficile dans laquelle se trouve Sara, depuis l'annonce de la mort de son père et de la perte de sa fortune qui fait qu'elle passe de la petite princesse adulée à la servante corvéable à merci pour un coin de grenier spartiate, devant faire face aux coups de la domesticité et de Melle Minchin, qui veut la briser par tous les moyens. Heureusement qu'elle peut encore compter sur ses amies, Becky, qui partage son sort d'inforutne mais aussi Lottie et Ermengarde ainsi que sur cette force de caractère qui la définit.

 

 Indiana Teller Tome 4 : Lune d'hiver de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN : fin de série pour Indiana et sa bande que j'ai donc retrouvé pour un final qui promet une aventure toujours aussi mouvementée. Ce n'est en effet pas l'action qui manque mais je déplore tout de même une intrigue trop calquée sur les précédentes dans son déroulement et la présence de Katerina qui m'a particulièrement agacée dans ce derniers tomes... Néanmoins, dans l'ensemble, cela reste une très bonne série que je conseille !

 

 L'Innocence des bourreaux de Barbara ABEL : dernière lecture du mois mais pas la moindre : c'est celle que j'ai le plus aimée ! Presque un coup de coeur pour ce thriller psychologique qui nous entraîne dans une histoire sous haute tension, à bout de souffle, où chaque personnage révèle son vrai visage suite au braquage d'une supérette de quartier qui tourne mal, où les événements s'enchaînent à vitesse grand V, sans que l'on ne puisse rien y faire...

 

Plutôt de bonnes lectures dans l'ensemnle, à part une... Quelques prévisions pour mai : je vais essayer de prendre un peu de l'avance afin de préparer le mois anglais (en juin). Je vous annonce également une très bonne nouvelle : j'ai été retenue pour le prix du polar de Points ! J'ai encore du mal à y croire moi-même, n'ayant jamais été retenue jusqu'ici... Les premiers envois commencent en juin... Autant dire que vous allez manger des lectures anglaises et des policiers/ thrillers à cette période-là ^^