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La Mémé du chevalier de Cécile ALIX

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

La princesse Azéline a disparu. Le bon roi Adhémar, son père, demande au chevalier Alcide l’Intrépide de la retrouver. La mission s’annonce périlleuse et tout ce qu’il y a de plus chevaleresque.

Au programme, un dragon à terrasser, un donjon à assiéger, un ogre à soumettre. Mais tout ne se passe pas comme Alcide le souhaiterait… car sa mémé a décidé de l’accompagner !

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur compose là une histoire des plus drôles avec des personnages pas piqués des vers comme Alcide, chevalier en retraite forcée depuis le règne du roi Adhémar III, le pacifique et qui s’est reconverti en astronome, un peu rouillé et obligé d’emmener dans son aventure sa mémé, Alphonsine. Une femme charmante, en mal d’action et désirant voir du pays mais qui sait ce qu’elle veut et ne s’en laisse pas compter ! Déterminée et courageuse, tout comme son petit-fils intrépide et plus rapide qu’un rapide, elle n’a peur de rien et personne ne lui résiste, pas même un dragon ou un ogre… Il faudra donc compter avec elle dans son périple pour délivrer la belle princesse. Cette histoire mêle donc les ressorts traditionnels des histoires de chevalier pour mieux les détourner en y incluant de nombreux anachronismes issus de la vie moderne comme le ketchupi, l’arbre à sandwich, la montgolfière à réaction… L’humour est très décalé, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui se délectera des nombreux jeux de mots dans les noms propres notamment. On croise ainsi Lord Homeswitom dans une histoire au pays des merveilles impliquant Alice et le chat de Chester ou bien encore on voit évoluer nos héros dans la paisible contrée de la Céopoilicie, etc…

 

Beaucoup de tendresse et de poésie se dégagent également de ces lignes, surtout dans les trois historiettes suivant l’histoire principale et qui nous narrent les souvenirs d’Alphonsine datant de l’enfance d’Alcide.

L’écriture est soutenue et le vocabulaire riche.

 

Bref, une excellente lecture jeunesse pleine d’humour !

Dix petits nègres (série TV)

Titre original And Then There Were None

Créée en 2015 par Craig Viveiros (réalisateur) et Sarah Phelps (scénariste)

Avec Charles Dance, Douglas Booth, Maeve Dermody, Burn Gorman, Anna Maxwell Martin, Noah Taylor, Sam Neill, Miranda Richardson, Aidan Turner, Toby Stephens, Catherine Bailey, Christopher Hatherall...

Format : 3 épisodes de 52 minutes

 

Synopsis :

Isolés du continent par une tempête, huit inconnus sont accueillis par deux domestiques sur L'Île du Soldat, en Angleterre. Pendant le repas, une voix s’élève et les accuse tour à tour d’avoir commis un crime. Avant le matin, deux personnes ont déjà trouvé la mort dans des circonstances suspectes.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une adaptation plutôt fidèle au livre, très réussie avec des acteurs qui incarnent parfaitement leurs personnages. Mention spéciale pour Maeve Dermody et Aidan Turner interprétant respectivement Vera Claythorne et Philip Lombard, personnages que l’on voit le plus, tout comme dans l’œuvre originale puisque l’histoire est vue principalement du point de vue de la jeune demoiselle. Ce sont des personnages auxquels, malgré les crimes commis, je me suis le plus attachée. Lombard, être abject, apparait comme le plus honnête de tous, celui qui ne cache pas les exactions qu’il a pu commettre ni ses motivations, le plus en paix avec sa conscience. A l’opposé, Vera est la plus torturée, celle qui se sent la plus coupable, même si elle cherche à s’arranger des faits, essaye de se justifier, de se cacher à elle-même et aux spectateurs la vérité, sans croire totalement à sa propre version. L’ambiance est elle aussi très bien rendue, grâce à la musique, au lieu choisi : une île coupée du monde entourée par un brouillard épais qui n’est ni des plus accueillants ni des plus rassurants, tout comme cette grande maison inhabitée où ils arrivent tous, qui n’est pas sans évoquer les vieux manoirs anglais. La tension monte progressivement et de plus en plus, jusqu’à devenir étouffante et virer à la paranoïa : tout le monde se met à soupçonner tout le monde. On ne sait plus à qui se fier. Certaines scènes m’ont parues être ajoutées comme la scène d’amour entre Lombard et Miss Claythorne ou encore celle de la fin où le coupable se dévoile et nous parle de ses motivations (un peu farfelues du reste, j’ai été un peu déçue là-dessus), qui me semblent bien loin de celles du livre mais ma lecture remontant maintenant dans le temps, je ne suis pas sûre de moi sur ces points-là. La comptine m’a également paru moins présente, l’accent est plus mis sur les petites figurines que sur les paroles de celle-ci, qui permettent d’anticiper les crimes.

 

Le fait de connaître l’identité du coupable m’a permis de mieux m’attacher aux détails, de voir des choses qui ne m’avaient pas sauté aux yeux à la lecture et soulève d’autres questions auxquelles on ne pense pas a priori. Je me suis davantage attachée au pourquoi et au comment, j’ai vu ces petits indices savamment disposés par la reine du crime, l’air de rien, et qui permettent de remonter au « qui ».

 

 
  
  
  
  
  
 

 

La Trilogie des Neshov Tome 1 : La Terre des mensonges de Anne B. RAGDE

Genre : Roman

Série La Trilogie des Neshov :

1. La Terre des mensonges

2. La Ferme des Neshov

3. L'Héritage impossible

 

Quatrième de couverture :

Quelques jours avant Noël, en Norvège, dans une ferme délabrée de Trondheim, la tyrannique Anna Neshov se meurt. Ses trois fils, leur père, ombre fantomatique, et Torunn, l’unique petite-fille, se retrouvent alors pour la première fois pour une confrontation explosive où éclateront les drames secrets dont sont tissées leurs vies…

 

Ce que j'en ai pensé :

Chaque personnage a droit à un « chapitre » où les événements sont racontés de son point de vue. Il y a tout d’abord les trois fils : Tor, le seul à être resté avec sa mère dans la ferme familiale, le plus fusionnel, en tout cas celui qui l’aime le plus, même si cet amour ne lui est pas totalement rendu, la mère semblant peu prodigue en gestes tendres et autres sentiments mais elle communique avec lui, est plus proche de lui que de ses autres fils. J’ai eu un peu de mal avec lui au départ, le trouvant peut-être trop bonne pâte, maladroit, un peu nigaud et obsédé par ses cochons, dans les jupes de sa mère, qui contrôle tout, a une véritable mainmise sur la ferme et ses habitants, le mène à la baguette, comme elle a voulu mener les autres, ceux-ci ne l’ayant visiblement pas laissée faire puisqu’ils sont sortis de sa vie depuis 7 ans pour l’un et 20 pour l’autre. Puis, petit à petit, il a su me toucher, m’attendrir. On voit à travers lui les difficultés rencontrées par les exploitants agricoles, qui passe leur journée à se tuer à la tâche, qui se dévoue à leurs bêtes sans que cela ne leur rapporte grand-chose, exploités par les grands groupes qui se chargent de vendre leurs produits, se faisant une marge énorme et ne leur laissant que des miettes, à peine de quoi vivre. J’ai aimé la relation balbutiante qui commence à se créer avec sa fille, Torunn, dont il n’a jamais été proche et qui apprend tout juste à le connaître. Je crois que mon regard sur lui a changé en même temps que le sien sur ce père lointain découvert sur le tard et qu’elle a du mal à considérer comme tel, qui lui fait plus pitié qu’autre chose. Puis, vient Margido, celui avec qui j’ai eu le plus de mal à accrocher, trop froid, rigide pour moi, au moins jusqu'à la fin, où son comportement s'explique enfin : on le voit alors sous un autre jour ! Son métier de croque-mort n’arrange sans doute rien non plus. Bref, la première moitié du récit et notamment les passages réservés aux deux fils aînés m’ont parus longs, déprimants. Tout cela n’est pas très réjouissant et la figure de cette mère autoritaire, froide, austère elle aussi, qui tout en étant malade, sur son lit de mort, est finalement omniprésente, n’arrange rien. Je ne l’ai pas du tout aimé, elle (en même temps, je ne suis pas sûre que beaucoup de lecteurs « l’aiment » car elle est vraiment peu amène et sympathique). On sent qu’elle est responsable de ce manque de cohésion familiale qui frappe et interpelle le lecteur (Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Les fils se démêlent progressivement), de cette ambiance lourde, presque comme une chape de plomb qui s’est abattue sur eux. Enfin, le troisième fils, Erlend : lui, je l’ai immédiatement adoré. Il est à l’opposé de ses frères, plein de joie de vivre (même si celle-ci cache aussi quelque part une certaine tristesse, celle d’avoir été rejeté pour ce qu’il est !), avenant, drôle, un peu déjanté, artiste dans l’âme, sensible. Il amène de la lumière, de la gaieté dans ce récit bien pesant parfois, tout comme Torunn, la petite fille. On sent bien le décalage avec les autres personnages, peut-être dû à leur grande différence d’âge puisqu’il est né tardivement et a à peu de chose près le même âge que sa « nièce ». Ce sont aussi des citadins, qui vivent d’une autre manière que Tor et Margido. Bref, l’écart est grand entre eux ! Tant qu’à évoquer les personnages, je dois aussi parler du grand –père Tallac, mort depuis longtemps maintenant mais dont la présence fantomatique, persistante, hante encore les trois frères. Il semblait être le cœur de cette famille, son ciment et avec sa disparition, elle a volé en éclats. Figure emblématique, il reste très présent dans les souvenirs des vivants, qui ne cessent de le faire revivre, de revenir à cette époque bénie où il était encore parmi eux. Enfin, il y a le père, pauvre petite chose qui m’a souvent fait mal au cœur par la façon dont il est traité par tous. Il se fait tout petit, pour ne pas déranger, pour ne pas les incommoder davantage par sa seule présence, comme une petite souris.

 

Finalement, j’ai appris à tous les aimer et j’ai beaucoup aimé cette lecture, surtout dans sa seconde moitié, quand ils se retrouvent tous. Si au départ, je ne pensais pas lire la suite, ce n’est désormais plus le cas. C’est marrant comme les lectures nordiques me font toutes ce même effet. C’est souvent long à se mettre en place, le rythme est lent, l’histoire met du temps à s’installer mais une fois ferrée, je suis obligée d’aller jusqu’au bout car je finis toujours par m’attacher aux personnages, par entrer dans l’histoire. Celle-ci ne se donne jamais directement, elle est souvent plus complexe à aborder que mes autres lectures. L’écriture de l’auteur n’y est pas étrangère non plus : froide, crue au premier abord, elle prend le temps d’analyser chaque personnage, de l’amener à se révéler au fur et à mesure du récit, sans précipitation, doucement mais sûrement. Elle est aussi « vraie », dans l’authenticité des rapports que les gens peuvent entretenir entre eux, de la vie à la ferme, difficile, austère parfois (surtout dans les vieilles et petites fermes comme celles des Neshov). Il me faut désormais voir comment leurs relations vont évoluer, les liens qui semblent commencer à se nouer tout doucement vont-ils se resserrer davantage ? Quelles complications va amener la révélation finale ? J’ai très envie de lire la suite à présent mais peut-être pas tout de suite. Ce n’est pas une lecture facile. Elle exige une certaine concentration, observation, un minimum d’implication de la part du lecteur. Elle se savoure et a besoin d’être « digérée » pour être pleinement appréciée à mon sens ^^

 

Un "petit" billet tardif dans le cadre de ce mois nordique pour lequel j'ai également lu une autre lecture mais impossible pour moi d'en faire un billet donc tant pis, il faudra se contenter de celui-ci ^^ Désolée !

Bonne année 2017 !

Mes meilleurs voeux à tous pour cette année qui débute !

J'en profite pour faire vite fait le point sur ces derniers mois où je n'ai pas brillé par ma présence lol. J'ai pas mal de projets en cours depuis septembre dont celui de passer mon concours de professeur des écoles (et l'avoir tant qu'à faire hein !), ce qui me prends donc beaucoup de mon temps libre. Mais ce n'est pas la seule raison de mon absence prolongée ! Depuis juin, l'envie de lire n'était plus là, elle avait même totalement disparue fin août, sans que cela ne me chagrine pour autant. Bref, je ne l'ai pas mal vécue ^^ mais ça explique mon silence. Puisque je ne lisais plus, je n'avais plus rien à chroniquer lol. CQFD. Elle est réapparue à la mi-novembre et semble assez persistante pour l'instant (mais je ne garantis rien, ce n'est pas un truc sur lequel j'ai le moindre contrôle ^^). Néanmoins, je lis à un tout petit rythme (ce n'est pas un regret, j'avoue que ça me convient parfaitement comme ça) et surtout, l'envie de bloguer elle commence tout juste à revenir. Tout cela pour vous dire que le blog risque de tourner encore au ralenti en 2017 ^^ mais il continuera à exister : je reviens, tout doucement !

Alors, see you soon et encore une fois, bonne année 2017 !

La Madone de Notre-Dame d'Alexis RAGOUGNEAU

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

A Notre-Dame de Paris, sous le soleil du 15 août, une jeune femme provocante, tout de blanc vêtue, sème le trouble dans la procession. Le lendemain, elle s’effondre en plein cœur de la cathédrale. Si la police et le parquet semblent pressés de clore une affaire qui entache le prestige de l’Eglise, le père Kern, suivant son intuition et sa propre piste, est prêt à remonter aux racines du mal…

 

Ce que j'en ai pensé :

Le début ne m’a pas beaucoup emballé : le personnage du commandant Landard apparait comme la caricature du flic vulgaire, sûr de lui et prompt à se faire une opinion, sans aller plus loin que ce qu’il pense être la vérité. L’écriture s’en ressent d’ailleurs énormément : je l’ai trouvé très familière, vulgaire par moments aussi. Heureusement, il n’est pas le personnage principal de ce livre et disparait très vite au bénéfice du père Kern, un peu froid au premier abord mais que l’on apprend à apprécier au cours de la lecture. Il ne va pas hésiter à se salir les mains pour découvrir l’identité du véritable meurtrier, quitte à remettre en cause sa propre moralité. De même, le personnage de Claire Kauffmann a su me toucher, montrant un visage moins austère au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, livrant ses secrets les plus enfouis, expliquant ainsi ce qu’elle est. Elle va aussi être confronté à douter de la Justice dans laquelle elle exerce en tant que substitut du procureur et qui s’avère plus trouble qu’elle ne pouvait le croire. L’écriture devient alors beaucoup plus agréable, change totalement, suivant ainsi les personnages mis en exergue par l’auteur. Le fait que ce soit le prêtre et non le « flic » (ou un détective privé) qui mène l’enquête apporte un souffle nouveau au genre, sort de l’ordinaire et même sans être religieux, on se prend à suivre les pas de ce petit homme droit et intègre au sein d’une église parfois opaque, renfermée sur elle-même et influente. Le coupable saute aux yeux mais j’ai tout de même aimé savoir comment il allait être démasqué et découvrir son mobile. Une bonne lecture donc qui donne envie de replonger à la suite du père Kern dans de nouvelles aventures (malgré donc le personnage de Landard que je n’ai pas aimé et en espérant également que le lieutenant Gombrowicz sera davantage présent car il a du potentiel).

 

Lu dans le cadre du 

Amandine Malabul Tome 2 : La Sorcière a des ennuis de Jill MURPHY

Genre : Littérature jeunesse

Série Amandine Malabul :

1. Sorcière maladroite

2. La Sorcière a des ennuis

3. La Sorcière ensorcelée

4. La Sorcière a peur de l'eau

5. La Sorcière et la fourmi

6. La Sorcière à la rescousse

 

Quatrième de couverture :

Même les vacances ont une fin. Voici venu pour Amandine le temps de retourner à l'école des sorcières. Toutes les élèves semblent ravies d'être à nouveau réunies, sauf Amandine qui redoute de nouvelles mésaventures. Élève de seconde année, notre amie se voit confier une petite nouvelle au nom gracieux d'Isabelle Tromplamor. Les fantaisies, les idées saugrenues et les bêtises d'Isabelle vont donner des sueurs froides à Amandine. Car, qui se fait punir? Amandine, bien sûr! La jeune sorcière pourrait bien être renvoyée de l'école.

 

Ce que j'en ai pensé :

Amandine, après les déboires subis dans le premier tome et sous l’instance de la directrice et de son professeur qui voient cette mission comme une seconde et dernière chance, doit chaperonner une nouvelle élève, Isabelle Tromplamor, qui porte très bien son nom. En effet, sous ses apparences de petite fille sage, timide et légèrement empotée, se cache en fait une jeune fille farceuse, très inventive quand il s’agit de faire des bêtises et pleine d’aplomb quand il s’agit de mentir pour se couvrir ! De quoi attirer de nouveaux ennuis à la pauvre Amandine, qui se laisse entraîner, bien malgré elle, à sa suite et qui n’avait vraiment pas besoin de ça, étant déjà dans le collimateur de Melles Jolidodu et Bâtonsec. Pour ne rien arranger, jalouse du temps passé avec Isabelle, sa meilleure amie, Paméla la boude et fait désormais alliance avec Octavie Patafiel, sa meilleure ennemie !

Encore une aventure drôle et sympathique pour notre petite sorcière, qui plaira incontestablement aux plus jeunes. On reste dans du jeunesse « basique » mais j’ai aimé retrouver l’héroïne attachante de Jill Murphy dans ce tome qui voit l’apparition d’un nouveau personnage que l’on aura sûrement l’occasion de retrouver dans les suivants et qui n’a rien à envier à Amandine niveau maladresse ! Un bon moment à passer même si cette nouvelle intrigue n’offre pas grand-chose de nouveau : ce second tome ressemble beaucoup au premier dans son schéma.

Elizabeth (film)

Genre : Film

 

Résumé :

Angleterre, 1558. Jeune et passionnée, Elizabeth Tudor (Cate Blanchett) est couronnée reine au cœur de sanglants bouleversements. Parmi ses alliés se trouvent le vénérable Sir William Cecil (Attenborough), son amant le Comte de Leicester (Joseph Fiennes), l’impérieux Duc de Norfolk et son conseiller, Walsingham (Rush). Elle doit apprendre à jauger ses conseillers et ignorer ses désirs personnels si elle veut garder sa couronne – et sa tête.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un très beau et grand film qui nous montre à voir l’ascension d’Elizabeth au trône et ses premiers pas en tant que reine. Elle va devoir faire avec les complots qui se jouent contre ou en faveur de son accession au titre, qu’ils viennent de sa demi-sœur catholique, Mary Tudor ou des alliés de celle-ci comme Norfolk, le pape et l’église catholique qui tentent par tous les moyens – y compris des tentatives d’assassinats – d’empêcher cette possibilité ainsi que ceux de Sir William qui tentent désespérément de la marier avec la France ou l’Espagne afin d’assurer sa place sur le trône quand son cœur est déjà pris par Robert Dudley, mettant ainsi en péril un règne déjà très fragile car Elizabeth est aussi une femme de passions, lesquelles sont souvent bien près de la compromettre et de précipiter sa chute. Si elle veut garder sa place, il lui faudra devenir aussi inflexible que ceux qui souhaitent sa perte. On voit ainsi naître la Reine Vierge, irréprochable, froide et avant tout guidée par l’intérêt de son peuple et seulement mariée à l’Angleterre.

Encore une fois, Cate Blanchett se montre à la hauteur, incarnant parfaitement celle qui deviendra une grande reine et fera de son pays une grande puissance. Elle EST Elizabeth, tout simplement ^^. Je ne suis pas une spécialiste de l’époque mais les reportages que j’ai pu voir à propos d’Elizabeth Ière semblent parfaitement correspondre à la fiction réalisée par Shekhar Kapur et scénarisée par Michael Hirst. La réalité historique semble avoir été respectée au plus près, pour ce que j’en sais ^^, faisant presque de ce film un docu-fiction avec des acteurs au top comme Christopher Eccleston, bien loin du Doctor Who, il a su me surprendre, Geoffrey Rush (que je ne connaissais pas mais dont l’interprétation m’a également beaucoup marquée) et Joseph Fiennes, encore une fois dans le rôle de l’amoureux transi qui lui va à ravir ! Je suis plus réservée concernant les acteurs français comme Vincent Cassel, dont le personnage me parait vraiment tourné en ridicule : j’ai eu beaucoup de mal à le supporter, ça m’a paru trop « faux » (ou trop « folle » au choix ^^). Fanny Ardant est plus juste, plus mesurée et son rôle moins farfelu. C’est peut-être mon côté chauvin qui s’exprime mais c’est l’impression que j’ai eu au visionnage et à part cela, j’ai adoré ! J’étais totalement dedans, n’ai pas vu le temps passer et, si les journées duraient plus de 24 h, je me serais sans doute jetée sur la suite dès le générique de fin car ça m’a tellement plu que ça m’a paru trop court (alors qu’il dure tout de même 2h en gros). Bref, un film que je conseille chaudement si vous souhaitez en savoir plus sur cette reine ou tout simplement si vous cherchez un film de qualité avec des prestations d’acteurs au meilleur d’eux-mêmes !

Me voilà donc pour un nouveau billet dans le cadre du mois anglais dans le cadre de la "LC" Rois et reines d'Angleterre.

La Montagne en sucre de Wallace STEGNER

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Dakota, 1905. La jeune Elsa a fui les plaines du Minnesota dans l’espoir de fonder un foyer. Lorsqu’elle rencontre Bo Mason, bourlingueur en quête d’aventures et de fortune, elle voit en lui la promesse d’un monde nouveau. Elle n’imagine pas la vie à laquelle les désirs de grandeur de Bo les destinent.

Saloons clandestins, conquête de la terre, mine d’or, trafic d’alcool… Bo Mason, héros américain par excellence, se réinvente au fil des opportunités qui se présentent à lui, entrainant les siens dans sa poursuite effrénée d’un horizon qui semble se dérober au fur et à mesure qu’il s’en approche. Et pendant ce temps-là, l’Amérique continue à se construire et à charrier des mythes.

 

Ce que j'en ai pensé :

La Montagne en sucre nous offre une belle fresque de l’Amérique de la première moitié du XXe siècle et de ses étendues encore sauvages mais peu à peu dominées par l’Homme, les voies de chemin de fer gagnant du terrain et des villes importantes voyant le jour, c’est aussi l’Amérique de la débrouille, des trafics, des ambitieux et autres chercheurs « d’or », des grands champs de blé à cultiver, des premières voitures...

Mais c’est d’abord et avant tout un destin de femme et d’hommes. Celui d’Elsa, jeune femme ayant quitté son foyer d’Indian Falls suite au remariage de son père avec sa meilleure amie, Sarah, fraîchement débarquée à Hardanger, dans le Dakota du Nord où elle tombe amoureuse de Bo Mason. Combative, dynamique, aimante, elle est l’âme de la famille, son socle, un point de stabilité et d’amour dans la vie de ses deux fils, Chester et Bruce. C’est aussi le destin de Bo, le père, aux abords amicaux, charmants mais dangereux, sauvage. Eternellement à la recherche de mieux, de richesse et de gloire, d’un rêve impossible à atteindre, il entraîne sa famille avec lui dans ses projets aux quatre coins du pays, ne pouvant jamais rester en place. Versatile, il peut se montrer tantôt débonnaire, attentionné, rieur et taquin et tantôt irascible, violent et injuste.

Si les personnages (surtout Elsa et Bruce) m’ont plu (j’ai eu plus de mal avec Bo et son côté lunatique), j’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture. J’ai trouvé de nombreuses longueurs et un style très descriptif qui m’a souvent ennuyée. J’ai aimé suivre les bons (et mauvais malheureusement) moments de cette famille et l’histoire en grande partie autobiographique de l’auteur mais mon intérêt a fini par s’émousser au fur et à mesure, avec ce sentiment de tourner en rond, de revivre trop souvent les mêmes scènes, les mêmes émotions. Je regrette d’être passée à côté de cette lecture, plutôt mitigée, j’aurais aimé l’apprécier davantage.

 

Un grand merci aux éditions Gallmeister et au forum Partage Lecture pour ce partenariat !

Associés contre le crime d'Agatha CHRISTIE

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

« Quelque chose à faire, qu’on me donne quelque chose à faire ! ». Tuppence ne supporte plus le confort de son existence sans histoires. De l’action, des sensations fortes ; voilà ce qu’il lui faut ! Et puis, Tommy aussi besoin d’un peu d’exercice : Tuppence ne veut pas d’un mari morose et empâté… Alors, cette proposition qu’on vient de leur faire est un don du ciel : diriger une agence de détectives, que demander de mieux ? Tuppence va pouvoir prouver qu’elle déborde de talent et d’expérience en la matière… N’a-t-elle pas dévoré tous les romans policiers parus depuis dix ans ?

Ah ! Traquer des assassins, lutter contre le crime… c’est merveilleux !

 

Ce que j'en ai pensé :

Le chef de Tommy aux services secrets vient trouver le couple Beresford, à présent mariés depuis six ans et bien installé dans une vie confortable, afin de leur confier une mission qui arrive à point nommé pour Tuppence, qui commençait à s’ennuyer de leur petite vie trop plan-plan à son goût ! Il s’agit de reprendre l’agence des détectives de Blunt pour mettre la main sur de mystérieuses enveloppes bleues provenant d’un marchand russe.

S’ensuit toute une série de petites enquêtes, qui sont autant d’occasions pour nos détectives en herbe de mettre en pratique les connaissances glanées dans les romans policiers qu’ils ont lus et auxquels il est fait référence, en endossant le rôle de leurs héros. Les répliques sont savoureuses, entre le sarcasme et l’ironie de Tommy et les réponses pleines de bon sens et non moins cinglantes et (im)pertinentes de Tuppence, qui m’ont régalée de leurs échanges plein d’humour très anglais ! Ils sont complémentaires et forme une belle équipe (de bras cassés parfois ^^). Lui agit souvent avant de réfléchir, se mettant plus d’une fois en danger et elle fait marcher son esprit affûté et pratique afin de le sortir des situations dans lesquelles il se met mais tous deux résolvent les mystères qui s’offrent à eux de manière assez égalitaire et ingénieuse. J’ai très envie de retrouver ces personnages dans d’autres aventures aussi drôles !

 

Lu dans le cadre de la LC Meurtres à l'anglaise du mois anglais.

 

Du même auteur :

Dix petits nègres

Le Crime de l'Orient-Express

Holmes (1854/ 1891 ?) Livre 2 : Les Liens du sang de CECIL et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854/ 1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre du doute

4. La Dame de Scutari

 

Ce que j'en ai pensé :

Autant le premier tome de cette série avait été un coup de coeur, autant ce second m'a quelque peu déçue, surtout la première partie qui ne fait que reprendre mot pour mot me semble-t-il la deuxième partie du tome précédent. Le procédé narratif me laisse dubitative : quel intérêt ? Nous rappeler des faits déjà évoqués dans le tome 1 pour mieux les avoir en mémoire ? J'aurais tout aussi bien pu reprendre directement celui-ci. Ai-je loupé quelque chose ? Y a-t-il en fait des ajouts entre les deux, des différences minimes à décoder ? Je n'en ai pas vu mais la question me taraude méchamment... J'ai l'impression persistante d'être passée à côté de quelque chose. Est-ce l'effet voulu ? 

Heureusement, la seconde partie, totalement inédite, elle, a un peu sauvé l'ensemble. On y rencontre le père de Holmes, maintenant vieux et n'ayant visiblement plus toute sa tête. Il est gardé par une infirmière, véritable dragon, peu disposée à ce que Watson et sa femme logent chez les Holmes. Qu'essaye-t-elle de cacher, sous les ordres de la femme de Sieger semble-t-il ? Comme dans le premier tome, on va d'énigmes en énigmes, le mystère s'épaissant encore davantrage au lieu de s'éclairer. Les questions entraînent d'autres questions et les réponses ne semblent pas du tout honnêtes, pas fiables. Le doute et la suspicion montent encore, maintenant le suspense qui semble devoir durer jusqu'à la fin de cette série, ce qui serait une grande réussite !