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Pome de Marie DESPLECHIN

Genre : Littérature jeunesse

Série Verte :

1. Verte

2. Pome

3. Mauve

 

Quatrième de couverture :

 

Souvenez-vous.

 

Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère, Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi, c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi, le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot.

 

Les choses pourraient être simples désormais.

 

Bien sûr, elles ne le seront pas.

 

Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain, et pourtant elle se sent seule.

 

Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome. Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout.

 

En tout ? Même en sorcellerie ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’avais déjà bien aimé le premier tome, Verte mais j’ai encore plus aimé celui-ci, qui m’a paru beaucoup plus développé, plus complet, plus riche aussi dans les thèmes abordés et dans l’histoire.

 

Encore une fois, derrière le récit de sorcières se cache beaucoup plus !

 

L’auteur aborde de nombreux thèmes, l’air de rien, tout en douceur et avec naturel comme la difficile place qu’essaie de prendre Gérard, le père de Verte, après une séparation forcée et une absence de 10 ans, entre sa fille qui a appris à vivre sans lui, qui n’a apparemment pas vraiment besoin d’un père, son père, Raymond, grand-père très attentif malgré son côté ronchon qu’il entretient et dont il joue, une façon pur lui de ne pas montrer ses sentiments au grand jour mais aussi très envahissant, qui prend une trop grande place dans la vie et le cœur de Verte, Anastabotte, qui l’entraîne à devenir une grande sorcière et maintenant Pome, la meilleure amie, celle avec qui elle partage tout, les rires, les pleurs, les joies, les peines, les doutes et les secrets.

 

Est abordé en filigranne aussi le thème de la différence, Verte et Pome étant un peu à part à cause de leur condition de sorcières et les secrets de famille qui doivent être tus, ce que Verte refuse, ne voulant pas vivre cachée comme Ursule, qui parait presque sympathique ici en comparaison de la mère de Pome, Clorinda. Elle introduit un peu de modernité dans le cercle très fermé des sorcières, remet en question toutes les règles séculaire comme celle interdisant la magie aux garçons. C’est u peu le comabat de la nouvelle garde contre l’ancienne, sous les yeux amusés et complices d’Anastabotte, qui n’en pense pas moins !

 

La narration fait la part belle à chacun des personnages en leur laissant un chapitre chacun, nous permettant ainsi de voir l’histoire de plusieurs points de vues, sous plusieurs angles et les ressentis de chacun, tout comme dans Verte.

 

Une très bonne série jeunesse qui se lit avec plaisir !

 

Gunnm Mars Chronicle Tome 3 de Yukito KISHIRO

Genre : Manga

Série en cours au Japon (4 tomes - Sortie du tome 4 le 8 novembre 2017 en France)

Mon avis sur :

- le tome 1

- le tome 2

 

Quatrième de couverture :

 

Les deux enfants de la guerre, Erika et Yoko, n’avaient aucun moyen de deviner que deux siècles plus tard, elles allaient se battre, ici même.

 

Le passé enfoui dans la mémoire d’Erika et le secret de la naissance de Yoko…

 

Les clés des mystères de leur petite enfance sur trouvent ici, sur Mars !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Retour dans le passé dans ce troisième tome, dans l’enfance d’Erika et de Yoko.

On n’en apprend guère plus sur Yoko, à part quelques bribes de renseignements glanés ici ou là et surpris par Erika alors qu’elle n’était pas censée écouter.

 

Par contre, on comprend mieux ce que devient cette dernière dans le futur ; c’est finalement elle l’héroïne principale de ce tome.

 

On fait la « rencontre » avec elle de ses parents grâce à un flash-back dans lequel elle retrouve la mémoire en se rendant à Curie, où elle a vécu avant d’échouer à l’orphelinat et de faire la rencontre de Yoko et du docteur.

 

Cet épisode nous fait pressentir ce qu’elle va devenir, nous fait la comprendre davantage même s’il n’excuse en rien son comportement et la rend plus trouble aussi, plus dangereuse qu’on ne le présumait jusqu’alors en considérant son amour pour Yoko et le soin qu’elle a pris d’elle.

 

Son personnage prend donc de l’ampleur et le suspense à la fin du tome est intenable : que va-t-il lui arriver suite à son enlèvement par le baron Muster, un drôle d’individu qui semble en avoir après Yoko aussi et tire les ficelles, prend plaisir à manipuler les deux jeunes enfants mais dans quel but ? Quelle vengeance cherche-t-il à assouvir ? Contre qui ? Erika va-t-elle réussir à lui échapper et revenir sur le droit chemin, mettant fin à ses aspirations pour elle ?

 

Je confirme ici mon goût pour les tomes se déroulant dans le passé, beaucoup moins laborieux à lire pour moi que ceux du futur. J’ai hâte de reprendre là où ce troisième tome s’achève mais la suite directe se trouvera-t-elle dans le quatrième ou celui-ci nous ramènera-t-il dans le futur ? J’ai un peu peur de la réponse…

 

Au pire, vivement le cinquième tome qui devrait nous ramener dans le passé si l’auteur suit la logique des deux premiers tomes ^^

 

Les Filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily BLAINE

Genre : Roman

 

 

Quatrième de couverture :

 

Je m’appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière.

 

Mon job ?

Enjoliver, camoufler, désamorcer.

En bref, effacer vos faux pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête.

 

Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’on me confie le cauchemar de tout attaché de presse : Garrett McIntyre.

 

Une gueule d’ange à la réputation démoniaque : alors qu’il était sur le point de devenir l’enfant chéri d’Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse.

 

Aujourd’hui, on me demande de le faire revenir.

 

Et j’ai comme l’impression que convaincre monsieur « j’ai été élu deux fois homme le plus sexy de l’année » ne sera pas si simple…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bien sûr que si, les filles bien tombent TOUJOURS amoureuses des mauvais garçons à la réputation sulfureuse et au charme ravageur ! Et ce n’est pas Abby qui dira le contraire…

 

Attachée de presse dans une agence de L.A., elle se voit confier par son nouveau chef, Mark, qui adorerait faire d’elle plus qu’une simple amie, la délicate mission de convaincre Garrett McIntyre d’assurer la promotion de son dernier film, celui qu’il a tourné avant de claquer la porte des studios, des strass et des paillettes…

 

Acteur autrefois porté aux nues et aujourd’hui mis au ban de la profession pour avoir remis en cause le système hollywoodien, la mission s’avère difficile voire impossible, d’autant qu’il n’a aucune envie de remettre les pieds dans la cage aux requins et de renouer avec son ancienne vie, qu’il a abandonné sans regret pour une existence plus confortable et douce, plus simple et vraie.

 

Il ne va pas lui faciliter la tâche, loin de là !

 

La partie s’avère difficile entre ces deux êtres opposés en apparence, aux choix de vie radicalement différents, Garrett va lui en faire voir de toutes les couleurs, pour le plus grand plaisir des lectrices (sadiques !), la pousser dans ses derniers retranchements et remettre en cause tout ce qu’elle a bâti, ses choix de vie professionnels et personnels.

Homme de conviction, il ne transige jamais et va aux bouts de ses choix.

 

Comme on peut s’y attendre dès le départ, il ne la laisse pas de marbre et elle va à un moment donné devoir choisir entre sa carrière et son cœur….

 

Une jolie petite romance comme je les aime, pleine de fraîcheur et de légèreté, avec des personnages très attachants dont on s’éprend dès les premières pages, autant Abby que Garrett. J’ai passé un excellent moment de détente avec cette lecture, dont l’écriture m’a beaucoup plu par sa fluidité et malgré son côté très prévisible : dès la lecture de la quatrième de couverture, on sait comment elle va se terminer mais n’empêche, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai beaucoup ri en lisant les échanges des héros, devant la froideur affichée de Garrett et son humour et devant la ténacité et la sensibilité d’Abby.

 

Nul doute qu’ Emily Blaine va entrer dans le cercle très fermé des auteurs de romance que j’aime lire, au même titre qu' Angéla Morelli que j’ai découverte il y a peu (et qui m’a sortie d’une énorme panne de lecture !!!!). On est très loin de la vulgarité et du manque d’intérêt des Beautiful Bastard et autres que j’ai beaucoup de mal à lire !

Le Tyran, le Luthier et le Temps de Christian GRENIER (texte) et François SCHMIDT (illustrations)

Genre : Conte

 

Quatrième de couverture :

 

« Bonnes gens, oyez le récit

D’un Tyran qui voulait connaître

Les pensées de tous ses sujets

Afin d’en rester le maître ! »

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un conte plein de sagesse aux accents zen, dans le texte et dans les dessins qui rappellent les estampes japonaises ou le théâtre de la comedia del arte avec ces personnages qui portent des masques.

 

Un Tyran veut tout contrôler autour de lui, savoir ce que fait et pense chacun de ses sujets. Il est omniprésent dans le livre, représenté par un œil qui se cache dans la moindre page. Afin de parvenir à cet objectif de contrôle et de manipulation totalitaires, il convoque les artisans du pays pour qu’ils construisent et lui remettent un instrument capable de répondre à ses exigences.

 

L’histoire nous est contée par un musicien, qui voyage de ville en ville et convoque grâce à son archer « un décor, des couleurs, des sons, des odeurs, du vent ». On comprend plus tard qu’il s’agit du luthier lui-même.

 

Le texte est en grande partie en vers, ce qui accentue son aspect poétique, onirique. L’autre partie est en prose, notamment quand le Tyran met en marche le métronome : le Temps, personnage à part entière de l’histoire, s’arrête alors, tout comme le rythme de l’histoire ralentit par ce passage des vers à la prose.

 

Un conte qui tient aussi beaucoup de la fable par la morale qu’il nous propose et que je vous laisse découvrir par vous-mêmes…

 

Ce livre fait partie de la liste officielle des ouvrages conseillés en littérature pour le cycle 3 (CM1, CM2, 6è). Je ne suis pas sûre de le proposer dans les classes de CM1/ CM2, les élèves étant encore un peu jeunes à mon avis pour pouvoir comprendre l’ensemble de ce texte, dont la signification n’est vraiment pas explicite et pour lesquels il leur manque encore des éléments pour bien en extraire tout le sens mais, en lecture guidée, partagée, il peut faire l’objet d’une belle discussion.

 

A réserver aux plus grands donc, selon moi, qui apprécieront sans doute toute la portée de ce conte et se régaleront des illustrations tout aussi subtiles et fortes qui l’accompagnent !

Assurance sur la mort de James M. CAIN

Genre : Policier / Roman noir

 

Quatrième de couverture :

 

Séduit par la troublante Phyllis Nirdlinger, l’agent d’assurance Walter Huff conspire avec elle le meurtre de son mari après lui avoir fait signer une police prévoyant une indemnité pharaonique en cas de mort accidentelle.

 

Evidemment la compagnie d’assurance va suspecter la fraude, mais Walter et Phyllis sont intelligents, déterminés et totalement sans scrupules.

 

Le crime parfait existe-t-il ? Peut-on vraiment échapper à une vie rangée pour éprouver le grand frisson aux côtés d’une femme fatale ?

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Walter Huff, brillant agent d’assurance sans histoire, décide de réaliser le gros coup de sa carrière, celui qu’il semblait attendre depuis longtemps, en aidant Phyllis Nirdlinger à supprimer son mari et à encaisser le chèque de sa police d’assurance qu’ils auront préalablement pris soin de lui faire signer.

 

Le lecteur se retrouvent donc dans un nid de vipères, aux côtés de personnages immoraux, manipulateurs et comploteurs, Walter étant aussi coupable que la vénéneuse Phyllis et pourtant, on se prend à espérer qu’ils abandonnent leur projet fou, dans un premier temps.

Peut-être n’est-il pas encore trop tard pour faire marche arrière, Walter étant parfois pris de quelques scrupules, notamment quand il rencontre Lola, la fille du « peut-être futur mort » (^^) ou Phyllis paraissant souvent sur le point de craquer.

 

Mais, finalement, l’un des deux finit toujours par ramener l’autre sur cette voie dangereuse mais ô combien tentante.

 

Walter, tout comme l’auteur, orchestre tout jusqu’au plus petit détail, anticipant la moindre réaction de sa compagnie d’assurance, planifiant froidement tout à la minute près, faisant répéter Phyllis et elle, usant de ses charmes pour parvenir à ses fins.

 

Au final, une fois leur projet sur les rails, on se prend à espérer qu’ils s’en sortent, contre toute morale !

 

La machine lancée, impossible de l’arrêter, tout comme le livre une fois ouvert, difficile de le reposer avant la dernière page, tellement la tension et le suspense nous prennent à la gorge.

 

L’auteur maîtrise parfaitement son intrigue, il a pensé à tout. Difficile de savoir comment tout cela va terminer, sûrement pas là où on l’attendait en tout cas, la fin s’avérant comme tout le reste, magistrale !

 

Pas étonnant que ce livre ait fait l’objet d’une adaptation cinématographique tant son écriture se prête bien à l’exercice, on n’a aucun mal à « voir » jouer les personnages, notamment grâce aux dialogues très bien écrits, tel un scénario de film. Un très bon film noir que j'ai vraiment envie de visionner !

 

Gunnm Mars Chronicle Tome 2 de Yukito KISHIRO

Genre : Manga

Série en 4 tomes (série en cours au Japon) dont 3 traduits en français à ce jour

Mon avis sur le tome 1

 

Quatrième de couverture :

 

Un bond de deux cents ans dans le futur…

 

Séparées depuis l’enfance, Erika et Gally se retrouvent enfin.

Comment vont se comporter les guerrières, revenues sur les lieux du commencement ?

 

Gally est de retour sur Mars, pour en finir une bonne fois pour toutes !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un deuxième tome très différent du premier puisqu’il nous fait vivre un bond de 208 ans dans le futur : Yoko et Erika se retrouvent sur les ruines de Mamiana, là où a eu lieu le massacre du premier tome. Elles se battent. Que s’est-il passé entre elles ?

 

J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela (je n’avais pas lu la quatrième de couverture lors de mon achat de cette suite). Je pensais retrouver nos deux héroïnes là où on les a laissées dans le premier tome. Ce bond dans le futur m’a totalement déconcertée et prise au dépourvu !

 

D’autant qu’il y a de très nombreuses références aux événements ayant eu lieu dans les Gunnm Last Order, que je n’avais pas lus (j’avais seulement lu le premier mais vraiment pas aimé et donc aucune envie de les continuer, ce qui est toujours le cas après cette lecture !). Cela rend donc la lecture encore plus difficile. La situation politique étant elle aussi très confuse : deux partis se disputent le pouvoir. D’un côté les Partisans de la nouvelle monarchie parlementaire et de l’autre les Einherjar, véritable organisme qui se cachait derrière son organe fantoche, le Nouveau Troisième Reich.

 

J’ai été obligée de prendre des notes pour m’y retrouver mais finalement, ce deuxième tome m’a moins déplu que je ne m’y attendais lors du premier regard que j’avais jeté dessus, une fois rentrée chez moi. J’ai en effet pour habitude de feuilleter les premières pages des livres que j’achète et cette première lecture ne m’avait vraiment pas incité à ouvrir ce livre avant aujourd’hui, avant l’achat du tome 3 qui semble revenir dans le passé, là où nous avons laissé Erika et Yoko dans le premier tome.

 

Je ne sais pas comment va fonctionner cette série à l’avenir : y aura-t-il un tome dans le passé, un dans l’avenir comme c’est le cas pour les trois premiers ?  Si c’est le cas, je sais que ceux du futur me plairont moins que ceux du passé mais je pense tout de même continuer cette série, qui n’est pas si désagréable que ça en fait ! Ma première appréhension semble levée. Et même si la lecture des Gunnm Last Order semble être un plus non négligeable pour bien comprendre les événements du futur, elle n’est pas indispensable non plus (ce qui m’arrange bien ^^) et me permet finalement de savoir aussi ce qui arrive à Gally une fois les Gunnm refermés.

 

 

Home de Toni MORRISON

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

 

Frank Money est Noir, brisé par la guerre de Corée, en proie à une rage folle.

 

Il doit retrouver à Atlanta sa jeune sœur, Cee, gravement malade, afin de la ramener dans la ville de leur enfance en Géorgie – « le pire endroit du monde ».

 

S’engage pour lui un périple dans l’Amérique ségrégatonniste des années 50 où dansent toutes sortes de démons.

 

Avant de trouver, peut-être, l’apaisement.

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Home c’est l’histoire de deux êtres cassés par la vie : Frank, revenu de la guerre de Corée sans ses amis d’enfance, Mike et Stuff, rendu à la vie civile sans aucun soutien psychologique, en proie à ses démons, hanté par les souvenirs. Il va se reconstruire en allant rejoindre sa sœur, Cee et apprendre à vivre avec ses fantômes. C’est l’histoire d’une reconstruction, d’une recherche de soi, qui va le mener à faire la paix avec le passé plus éloigné, celui de son enfance. Pour l’aider, il va trouver des personnes en chemin qui vont lui apporter leur soutien.

 

Quant à Cee, c’est « l’enfant du ruisseau », née sur la route en plein exil pour fuir un Texas peu accueillant envers les gens de couleur. Elle est la mal-aimée de la famille, des parents et des grands parents, celle qui subit le plus le courroux de Lenore, la grand-mère par alliance. Heureusement, elle peut compter sur son grand-frère, son protecteur, jusqu’au jour de son départ pour la Corée. La voilà alors seule pour faire face à son bourreau, pour affronter le monde extérieur. Il lui faudra elle aussi apprendre à avancer, à se débrouiller seule, à s’affirmer.

 

Chaque personnage nous livre ses pensées, son ressenti, sa version de l’histoire, ce qui les rend plus attachants, plus humains, nous aide à les comprendre, à les juger moins durement, même les plus détestables comme Lenore.

 

L’histoire se déroule sur fonds de retour de la guerre de Corée et de ségrégation. C’est une histoire de misère humaine, affective et d’exclusion mais contée sans aucun misérabilisme, l’espoir perce au bout du tunnel, donne la force aux personnages d’avancer, de lutter.

J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur, très réaliste et pleine d’humanisme. C’était mon premier livre d’elle mais certainement pas le dernier…

 

Brocéliande, forêt du petit peuple Tome 1 : La Fontaine de Barenton de Olivier PERU (texte), Bertrand BENOIT (dessins) et Elodie JACQUEMOIRE (couleurs)

Genre : BD

Série Brocéliande :

1. La Fontaine de Barenton

2. Le Château de Comper (à paraître le 27 septembre ^^)

3. Le Jardin aux moines

4. Le Tombeau des géants

5. Le Miroir aux fées

6. Le Val sans retour

7. Le Hêtre du voyageur

 

Quatrième de couverture :

 

Des Korrigans ont enfin trouvé le moyen d’obliger Orignace à leur écrire une histoire.

 

Ils veulent que Teuz invente un conte dans lequel eux auraient un beau rôle, mais Orignace est en panne d’inspiration.

 

Et alors qu’il cherche des idées dans la forêt de Brocélinede, il assiste aux débuts de la passion entre Merlin et Viviane…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Orignace, lutin et conteur de la forêt, est contraint par Gourmelen et Priou, qui retiennent sa bien-aimée, de leur écrire une histoire dont ils seront les héros. En manque d’inspiration, il part en balade et assiste, tout comme nous, lecteur, à loa premi-re rencontre entre Merlin et Viviane. Quel beau sujet pour un conte, n’est-ce pas ? ^^

 

J’ai été très heureuse de me promener de nouveau, même virtuellement, en Brocéliande, souvenir de mon voyage en Bretagne en 2016 (et de mon retour dans cette même forêt en 2017 pour découvrir le Val sans retour et le miroir aux fées de Morgane !) où j’ai pu retrouver des lieux comme la fontaine de Braneton, le château de Comper (qui abrite le Centre arthurien, je vous invite à vous y arrêter un jour, si vous en avez l’occasion et pourquoi pas d’assister à une des balades contées qui y sont organisées) et le lac de Viviane.

 

Château de Comper (photo personnelle - 2016)

 

Le lac de Viviane (au château de Comper) (photo personnelle - 2016)

 

La Fontaine de Barenton (dans la forêt de Brocéliande) (photo personnelle - 2016)

 

Cela a réveillé de très bons souvenirs, soutenus par un scénario tout aussi bon et des dessins à couper le souffle, aux couleurs éclatantes.

 

On y retrouve la ruse de Merlin, les personnages collent à la légende qui me plait tant tout en faisant intervenir de nouveaux protagonistes comme Orignace, les 2 filous de korrigans qui auront bel et bien un rôle à jouer dans cette histoire et les chasseurs qui en seront pour leur frais !

Les pouvoirs de Viviane commencent à émerger, tout comme son histoire naissante avec Merlin. Mais qu’est-ce qui attire vraiment la jeune femme ? L’homme et son caractère enjoué ou les dons qu’il lui promet ? Certains éléments permettent de pencher tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre et viennent entourer la belle dame d’une dose de mystère qui donne envie de se plonger très vite dans la suite !

 

Forêt de Brocéliande (photo personnelle - 2016)

 

Le Tombeau de Merlin (photo personnelle - 2016)

 

 

Quelques minutes après minuit de Patrick NESS

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars.

 

Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d’un arbre gigantesque qui apporte avec lui l’obscurité, le vent, les cris.

 

Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage.

 

Il veut connaître la vérité…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire sous forme de conte, qui m’a fait penser par certains côtés à Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu avec le monstre qui aide le héros à faire face. Ici, il s’agit d’un arbre, un if, vieux de plusieurs siècles. Un personnage mystérieux et inquiétant, qu’on a du mal à cerner. Que veut-il exactement ? Que cherche-t-il ?

 

Chaque soir ou presque, il vient trouver Conor et lui raconte une histoire dont le but et la morale ne sont pas évidentes, ne sautent pas aux yeux de prime abord. Quelle est leur utilité ? Surtout, Conor doit raconter la quatrième, lui dire la vérité… mais quelle vérité ? Conor est-il prêt à l’affronter ?

 

Le héros m’a beaucoup touchée. C’est un jeune garçon proche de sa mère, laquelle est malade, atteinte d’un cancer contre lequel elle se bat ardemment mais elle est de plus en plus fatiguée. Même si les adultes essaient de le préserver, il n’est pas dupe. Il se sent très seul et ne veut pas qu’on le regarde différemment à cause de la maladie de sa mère. Pourtant, autour de lui, à l’école, tout n’est que pitié, tristesse, gène et embarras, à tel point que les autres l’évitent. Tous sauf Harry et sa bande, dont il subit le harcèlement.

 

Pour couronner le tout, sa grand-mère, qu’il a du mal à supporter tellement elle aime tout régenter, que tout soit à sa place, net et bien rangé, débarque chez lui pour prendre soin de son petit-fils et de sa fille. La cohabitation n’est pas de tout repos !

 

En reprenant l’histoire de Siobahn Dowd, l’auteur nous offre un roman jeunesse bouleversant, où chaque mot fait mouche, d’une grande maturité, juste. J’ai eu beaucoup de mal à lire la fin, non que je n’aimais pas ma lecture mais les dernières lignes sont très dures. Difficile de lire avec les yeux pleins de larmes ^^

 

 

California Dreamin' de Pénélope BAGIEU

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

 

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse.

 

Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique, qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible.

 

A l’aube des années 60, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

 

Mon avis :

 

California dreamin' (California dreamin')

On such a winter's day

 

All the leaves are brown (all the leaves are brown)

And the sky is grey (and the sky is grey)

I've been for a walk (I've been for a walk)

On a winter's day (on a winter's day)

If I didn't tell her (if I didn't tell her)

I could leave today (I could leave today)

 

Ça vous dit quelque chose ? Non ?

 

https://youtu.be/N-aK6JnyFmk

 

Et maintenant ?

 

California Dreamin’ c’est l’histoire de Cass Elliot, mama Cass/ Ellen Cohen qui a fait partie du groupe The Mamas and the papas dans les années 60.

 

 

C’est aussi une belle rétrospective des années 50/60 puisque nous remontons de sa naissance en 1941 (et plus tard dans l’année, Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis en guerre vue par la famille d’Ellen) jusqu’à ses 24 ans en 1965.

 

Son histoire est donc jalonnée de nombreux événements historiques (la ségrégation, l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, l’époque « sex, drugs and rock and roll », à laquelle n’échappe pas Ellen…) sur fonds de bande musicale traversée par les styles opéra, jazz, folk, rock, pop et des chanteurs comme Elvis Priestley, les Beatles, Dylan, les Beach Boys… Le contexte est très fortement ancré dans cette BD et nous fait revivre en même temps que les personnages ces années.

 

Chaque « chapitre » est consacré à un personnage, lesquels sont nombreux mais certains ne passent qu’en coup de vent dans la vie de Cass et ne font qu’une brève apparition, ils n’ont droit qu’à ce seul chapitre mais n’en sont pas moins important dans sa construction, dans les futures rencontres qu’ils l’amènent à faire ou dans son avenir (Shirley, Sharon, Ken, Tim…), d’autres apparaissent plusieurs fois car ils restent plus longtemps à ses côtés (comme sa famille surtout présente au début mais que l’on revoit ponctuellement ensuite ou bien entendu les autres futurs membres du groupe : John, Michelle, Denny).

 

Tous se racontent et racontent leur rencontre et leurs interactions avec Cass qui est véritablement le fil conducteur du récit. A travers eux et à travers le récit de Cass, c’est son histoire que nous raconte Pénélope Bagieu, avec beaucoup de justesse et d’émotions, ainsi que la construction progressive du groupe et ses différentes variantes avant d’arriver à la version que l’on connait des Mamas and the Papas.

 

Cass est une jeune femme excentrique, pleine de vie, qui s’assume mais se sent aussi très seule, elle est également fragile, malchanceuse dans ses « amours ». Les hommes de son entourage ne semblent pas la voir comme une compagne de vie mais seulement comme une histoire d’un soir, une amie, voire une sex friend ou une sœur comme Denny ou Tim. Elle m’a beaucoup fait penser à Penelope Garcia dans Esprits criminels (surtout une case en fait où elle est sur un fauteuil et se retourne, avec une coupe proche de Garcia et une robe qu’elle aurait pu porter ^^, ça m’a immédiatement frappé à ce moment-là !).

 

En bref, une magnifique BD en forme de rétrospective originale tant dans sa forme que dans son contenu avec des dessins en noir et blanc et des effets d’ombre qui tranchent avec la série Joséphine, en couleur, mais donne un côté voyage dans le passé et accentue encore plus les émotions, à mon sens, d’autant qu’ils sont très épurés et vont directement à l’essentiel. Je ne m’attendais pas trop à ça en l’ouvrant. J’avoue que la musique et l’histoire des Mamas and the Papas ne m’a jamais passionnée plus que ça mais ce fut vraiment une très belle découverte, très proche du coup de cœur. L’auteur nous propose ici une œuvre beaucoup plus mature que les Joséphine, plus développée (on suit véritablement une histoire, celle de Cass, on ne passe pas de sketch en sketch, même si elle propose aussi une vraie histoire dans son autre série), moins comique bien que Cass ait également beaucoup d’humour mais le ton est beaucoup moins léger et elle traverse pas mal d’épreuves…