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LD-K Tome 3 de Ayu WATANABE

Genre : Manga (shojo)

Série en cours de parution (23 tomes au Japon à ce jour, 14 en France : le tome 15 doit paraître le 3 mai 2017)

Mon avis sur :

- le tome 1

- le tome 2

 

Quatrième de couverture :

Aoi a découvert que ses sentiments envers Shusei n’étaient autres que de l’amour. Pour la jeune fille, c’est un combat de longue haleine qui s’annonce…

Et si même leur entourage se met à s’en mêler, de nouvelles complications risquent de menacer le quotidien de nos deux lycéens. Que d’émotions sous le même toit !

 

Ce que j'en ai pensé :

Aoi est désormais bien consciente de ses sentiments et cherche à attirer l’attention de Shusei, à faire en sorte qu’il la voit autrement que comme une simple colocataire ou amie alors que celui-ci continue de souffler le chaud et le froid sur la jeune fille, totalement aveugle à son amour pour lui !

Un nouvel obstacle apparait avec l’arrivée du frère de Shusei, Sôju, qui ne semble pas animé des meilleures intentions à son égard, même s’il arrive à persuader notre naïve héroïne qu’il le fait pour eux, pour rendre son frère jaloux afin qu’il éprouve des sentiments similaires aux siens. Pourquoi fait-il cela ? Ses motivations restent troubles mais on sent bien qu’il n’est pas très net et qu’il y a un sérieux contentieux entre les deux frères et une rivalité qui va bien au-delà…

Ce troisième tome est en deçà des deux premiers pour moi, cette nouvelle intrusion d’un membre de la famille de Shusei vient une fois encore mettre des bâtons dans les roues d’Aoi. Je comprends bien que leur histoire ne peut pas aller de soi, qu’ils ne peuvent tomber dans les bras l’un de l’autre dès le début de la série sinon l’intrigue n’aurait plus lieu d’être et n’aurait plus aucun intérêt mais j’ai la désagréable impression que les situations se répètent (après la sœur, le frère !) et toutes ses tergiversations commencent à me lasser. J’attends davantage de surprises, d’émotions, de rebondissements dans les prochains tomes, d’autant qu’il y en a déjà 24 au Japon. J’espère donc que l’histoire va se renouveler et ne pas tourner en rond sinon ce sera sans moi ! A côté de cela, je suis aussi curieuse d’en savoir plus sur Sôju et sur Shusei, de percer le mystère de leur brouille qui a mon avis n’est pas dû au seul fait que son aîné lui a volé sa petite amie mais est beaucoup plus profonde… Les deux semblent plein d’animosité l’un envers l’autre et pas seulement Shusei ! Sôju nous cache quelque chose et j’aimerais bien savoir quoi…

 

Percy Jackson Tome 4 : La Bataille du labyrinthe de Rick RIORDAN

Genre : Littérature jeunesse

Série Percy Jackson :

1. Le Voleur de foudre

2. La Mer des monstres

3. Le Sort du Titan

4. La Bataille du labyrinthe

5. Le Dernier Olympien

 

Quatrième de couverture :

La vie de Percy est menacée. L’armée de Cronos s’apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos, et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l’enfer souterrain n’est pas aisé… surtout quand le chemin est parsemé d’effroyables pièges.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un tome qui monte en tension, moins léger que les précédents. Le ton se fait plus grave, plus sérieux, l’humour de Percy un peu moins présent, ce qui n’est pas un défaut (même si j’adore son humour pourri ^^) car on y gagne en intensité. On sent le dénouement proche et le suspense est à son paroxysme. Qui de la Colonie des Sang-Mêlé ou de l’armée de Cronos et de Luke, composée de monstres des temps anciens que l’on redécouvre ici comme les telchines, les Lestrygons, Campé… va remporter la victoire ? La situation de Percy, Annabeth, Grover, Tyson et toute la Colonie n’a jamais été aussi critique et le final ne semble pas aussi prévisible que dans les autres tomes. D’autres personnes croisées auparavant prennent ici de l’ampleur comme Rachel et Nico et viennent encore brouiller les cartes, du jeu amoureux pour l’une car elle ne laisse pas indifférente notre jeune héros et Annabeth l’a bien remarqué elle aussi et de la bataille qui se joue pour l’autre : sera-t-il de leur côté ou de l’autre ? Sachant ce qui s’est passé dans le tome 3, la question n’est pas évidente à trancher… D’autant qu’il semble de ne pas être très bien conseillé par un fantôme revanchard et aux objectifs troubles. Bref, rien n’est gagné pour nos amis, la tension est à son comble tout comme l’action qui nous mène sur les traces de la légende du labyrinthe et de son créateur non moins mystérieux et dangereux, Dédale.

 

Il s’est écoulé beaucoup de temps entre ma lecture du tome 3 et celle-ci et pourtant, je suis tout de suite entrée dedans, sans aucune perte de repères ni l’impression d’avoir loupé un train. C’est pour l’instant mon tome préféré, à confirmer après lecture du cinquième et dernier tome, laquelle ne devrait pas tarder car j’ai vraiment hâte d’avoir le fin mot de cette saga qui remet au goût du jour les dieux et les mythes grecs et est une belle invitation à aller encore plus loin… Moi qui adore la mythologie, j’en suis très contente ! Même quand on s’y connait un peu et malgré le côté « retouché » de celle-ci, version plus moderne, on arrive à apprendre de nouvelles choses et cela donne la curiosité d’en savoir plus, de sortir de l’oubli des monstres, héros ou Dieux moins connus que ceux que l’on met habituellement plus en avant.

 

Agatha Raisin Tome 1 : La Quiche fatale de M.C. BEATON

Genre : Roman

Série Agatha Raisin :

1. La Quiche fatale

2. Remède de cheval

3. Pas de pot pour la jardinière

4. Randonnée mortelle

 

Quatrième de couverture :

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Cotswolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.

Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper ; une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

 

Ce que j'en ai pensé :

Commençons par le positif : j’ai beaucoup aimé cette héroïne à contre-courant, une quinqua au physique trapu, nouvellement retraitée d’une carrière de femme d’affaires sans scrupule, un requin aux dents longues qui tente d’appliquer les recettes apprises lors de son métier de directrice d’agence de communication (chantage et cajoleries, harcèlement…) aux habitants du petit village de Carsely, où elle vient d’acheter une maison afin d’y couler de beaux jours. Maladroite, désireuse de se faire accepter comme l’une des leurs et non plus comme une étrangère, sans connaissance des codes sociaux et des façons de nouer des liens d’amitié car jusqu’ici uniquement dévouée à sa carrière et dépourvue de toute vie sociale, elle s’y prend très mal et multiplie les gaffes et les faux pas et ce, dès son arrivée. Afin de laver la honte publique qui l’accable désormais suite à la découverte de la supercherie et au décès du président du jury, persuadée que le major Cummings-Brown a été assassiné et qu’il ne s’agit pas d’un simple accident comme voudrait le lui faire croire l’inspecteur Bill Wong, elle va essayer de résoudre l’affaire et s’attirer encore plus d’ennuis et… d’ennemis ! J’ai aimé la voir changer, apprendre à être plus humaine, à nouer des relations sociales et voir ainsi changer les habitants du village à son encontre, comme Mrs Bloxby, Mrs Mason, Doris Simpson, Joe Fletcher, le patron du Red Lion et ses habitués… Je me suis également tout de suite senti à l’aise dans ce village des Cotswolds et dans tout ce qui caractérise la vie dans ceux-ci : les commérages, les jalousies, mais aussi les amitiés, la solidarité.

 

Pour le côté négatif, je me suis souvent ennuyée dans ma lecture, la trouvant un peu longue. Elle manque de rythme et d’action. On est davantage dans un roman détente et d’ambiance que dans un policier à la Agatha Christie malgré toutes les références non voilées à la reine du crime, sous couvert d’humour. C’est sympa, drôle mais j’avoue qu’à la lecture des nombreux avis élogieux vus de ci de là, je m’attendais à mieux. Bref, j’ai passé un bon moment à la lecture de ce livre mais je ne lui trouve rien d’exceptionnel !

 

Les Carnets de Cerise Tome 1 : Le Zoo pétrifié de Joris CHAMBLAIN (scénario) et Aurélie NEYRET (dessins)

Genre : BD jeunesse

Série Les Carnets de Cerise :

1. Le Zoo pétrifié

2. Le Livre d'Hector

3. Le Dernier des cinq trésors

4. La Déesse sans visage

 

Quatrième de couverture :

« Il était une fois…

Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça.

 

Il était une fois… ben, moi, Cerise !

 

J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière.

Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets… »

 

Ce que j'en ai pensé :

C’est d’ailleurs ainsi que l’histoire commence. Il était une fois… Cerise, surprenant du haut de sa cabane, avec ses deux amies, Erica et Line, un drôle de monsieur sortant des bois, couvert de peinture de la tête aux pieds ! Qui peut-il bien être ? Que fait-il chaque week-end dans la forêt ? Voici un mystère à résoudre pour notre détective en herbe. Original dans sa forme aux supports variés, mêlant BD, pages de journal intime de l’héroïne, articles de journaux ou bien encore « photos » plus vraies que nature, ce petit bijou l’est aussi par son histoire avec un dénouement, une révélation auxquels je ne m’attendais pas du tout. Il faut dire aussi que je me suis laissée porter par ma lecture, tellement j’étais bien entre ces pages, lesquelles ont défilé toutes seules. Je n’ai même pas essayé de percer le mystère avant, je me suis contentée de suivre Cerise avec grand plaisir et beaucoup de curiosité et ce que j’ai découvert m’a surprise et enchantée ! Je ne m’attendais pas à ça ! De belles valeurs sont mises en avant comme la solidarité, l’entraide, l’amitié, sans naïveté mais avec beaucoup de douceur et de poésie. Une grande sensibilité émane du texte mais aussi des images, épurées et aux traits délicieusement fins, raffinés, avec notamment des tableaux à couper le souffle, d’un grand réalisme, mais je ne peux en dire plus, au risque d’éventer le mystère… Cette lecture m’a offert un beau retour en enfance, à cet émerveillement que l’on ressent enfant devant des choses qui n’ont parfois l’air de rien mais qui se révèlent d’une grande beauté, quand on prend le temps de les regarder, quand on s’arrête sur elles. Je regrette seulement que les amies de Cerise soient encore trop effacées par rapport à elle mais s’agissant d’un premier tome, ça me parait plutôt normal : on prend d’abord et avant tout le temps de découvrir l’héroïne et son univers.

 

Le Ciel nous appartient de Katherine RUNDELL

Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

Rescapée d’un naufrage, Sophie a été retrouvée sur l’océan, flottant dans un étui à violoncelle. Elle s’entend à merveille avec Charles, son tuteur anglais, un érudit farfelu, mais les services d’Aide à l’enfance décident de l’envoyer à l’orphelinat. Charles et Sophie prennent la fuite, destination Paris. Sans le savoir, Sophie a rendez-vous avec le mystère et l’aventure… jusque sur les toits de la capitale !

 

Ce que j'en ai pensé :

Sophie est une enfant vive d’esprit, intelligente, pugnace, anticonformiste pour l’époque à laquelle l’auteur situe son récit : il n’est fait mention d’aucune date mais nous sommes au début du 20ème siècle à en croire les éléments recueillis lors de ma lecture. Ainsi, Miss Elliot, l’assistante sociale chargée de son dossier, désapprouve le fait qu’elle porte des pantalons, qu’elle soit éduquée par un homme et de fait ignorante des tâches dévolues aux femmes telles la couture, la cuisine et autres joyeusetés qu’elle voudrait lui voir enseigner à l’orphelinat afin de l’enfermer dans un carcan, dans le moule de la société de l’époque et d’en faire une bonne petite femme d’intérieur, pour la faire rentrer dans la norme. Heureusement, son tuteur, Charles, ne l’entend pas de cette oreille et encourage son esprit critique, lui transmet le goût des livres et des découvertes. Aussi, Sophie tient-elle un peu de lui dans sa maladresse, son honnêteté, son goût de l’érudition et son ouverture d’esprit. Persuadée, malgré toutes les preuves contraires, que sa mère est encore vivante, elle les lance tous deux dans une quête folle – désespérée ? – à travers les rues et sur les toits de Paris. Sa recherche va-t-elle aboutir ? Ne court-elle pas après un rêve, une illusion ? Comment une petite fille d’un an peut-elle avoir conservé dans sa mémoire des souvenirs si vivaces de sa mère ? Mais, comme Charles le lui a appris, « il ne faut négliger aucune possibilité ». Aidée dans son aventure par des amis inattendus, les « danseurs du ciel », elle va découvrir – et le lecteur avec elle – un monde étrange, fabuleux et dangereux ! De la tendresse. De l’aventure. Des frissons. Des vues imprenables sur un Paris tel qu’on ne l’a jamais vu. De l’amour. De l’amitié. De grandes émotions… Voilà tout ce que nous offre cette très belle lecture à l’écriture entraînante, rythmée, sensible et des scènes à couper le souffle comme la traversée de la corde raide qui m’a offerte des sueurs froides ! Venez, entrez à votre tour dans le monde de Mattéo, Anastasia, Gérard et Safi !

 

La Mémé du chevalier de Cécile ALIX

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

La princesse Azéline a disparu. Le bon roi Adhémar, son père, demande au chevalier Alcide l’Intrépide de la retrouver. La mission s’annonce périlleuse et tout ce qu’il y a de plus chevaleresque.

Au programme, un dragon à terrasser, un donjon à assiéger, un ogre à soumettre. Mais tout ne se passe pas comme Alcide le souhaiterait… car sa mémé a décidé de l’accompagner !

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur compose là une histoire des plus drôles avec des personnages pas piqués des vers comme Alcide, chevalier en retraite forcée depuis le règne du roi Adhémar III, le pacifique et qui s’est reconverti en astronome, un peu rouillé et obligé d’emmener dans son aventure sa mémé, Alphonsine. Une femme charmante, en mal d’action et désirant voir du pays mais qui sait ce qu’elle veut et ne s’en laisse pas compter ! Déterminée et courageuse, tout comme son petit-fils intrépide et plus rapide qu’un rapide, elle n’a peur de rien et personne ne lui résiste, pas même un dragon ou un ogre… Il faudra donc compter avec elle dans son périple pour délivrer la belle princesse. Cette histoire mêle donc les ressorts traditionnels des histoires de chevalier pour mieux les détourner en y incluant de nombreux anachronismes issus de la vie moderne comme le ketchupi, l’arbre à sandwich, la montgolfière à réaction… L’humour est très décalé, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui se délectera des nombreux jeux de mots dans les noms propres notamment. On croise ainsi Lord Homeswitom dans une histoire au pays des merveilles impliquant Alice et le chat de Chester ou bien encore on voit évoluer nos héros dans la paisible contrée de la Céopoilicie, etc…

 

Beaucoup de tendresse et de poésie se dégagent également de ces lignes, surtout dans les trois historiettes suivant l’histoire principale et qui nous narrent les souvenirs d’Alphonsine datant de l’enfance d’Alcide.

L’écriture est soutenue et le vocabulaire riche.

 

Bref, une excellente lecture jeunesse pleine d’humour !

Dix petits nègres (série TV)

Titre original And Then There Were None

Créée en 2015 par Craig Viveiros (réalisateur) et Sarah Phelps (scénariste)

Avec Charles Dance, Douglas Booth, Maeve Dermody, Burn Gorman, Anna Maxwell Martin, Noah Taylor, Sam Neill, Miranda Richardson, Aidan Turner, Toby Stephens, Catherine Bailey, Christopher Hatherall...

Format : 3 épisodes de 52 minutes

 

Synopsis :

Isolés du continent par une tempête, huit inconnus sont accueillis par deux domestiques sur L'Île du Soldat, en Angleterre. Pendant le repas, une voix s’élève et les accuse tour à tour d’avoir commis un crime. Avant le matin, deux personnes ont déjà trouvé la mort dans des circonstances suspectes.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une adaptation plutôt fidèle au livre, très réussie avec des acteurs qui incarnent parfaitement leurs personnages. Mention spéciale pour Maeve Dermody et Aidan Turner interprétant respectivement Vera Claythorne et Philip Lombard, personnages que l’on voit le plus, tout comme dans l’œuvre originale puisque l’histoire est vue principalement du point de vue de la jeune demoiselle. Ce sont des personnages auxquels, malgré les crimes commis, je me suis le plus attachée. Lombard, être abject, apparait comme le plus honnête de tous, celui qui ne cache pas les exactions qu’il a pu commettre ni ses motivations, le plus en paix avec sa conscience. A l’opposé, Vera est la plus torturée, celle qui se sent la plus coupable, même si elle cherche à s’arranger des faits, essaye de se justifier, de se cacher à elle-même et aux spectateurs la vérité, sans croire totalement à sa propre version. L’ambiance est elle aussi très bien rendue, grâce à la musique, au lieu choisi : une île coupée du monde entourée par un brouillard épais qui n’est ni des plus accueillants ni des plus rassurants, tout comme cette grande maison inhabitée où ils arrivent tous, qui n’est pas sans évoquer les vieux manoirs anglais. La tension monte progressivement et de plus en plus, jusqu’à devenir étouffante et virer à la paranoïa : tout le monde se met à soupçonner tout le monde. On ne sait plus à qui se fier. Certaines scènes m’ont parues être ajoutées comme la scène d’amour entre Lombard et Miss Claythorne ou encore celle de la fin où le coupable se dévoile et nous parle de ses motivations (un peu farfelues du reste, j’ai été un peu déçue là-dessus), qui me semblent bien loin de celles du livre mais ma lecture remontant maintenant dans le temps, je ne suis pas sûre de moi sur ces points-là. La comptine m’a également paru moins présente, l’accent est plus mis sur les petites figurines que sur les paroles de celle-ci, qui permettent d’anticiper les crimes.

 

Le fait de connaître l’identité du coupable m’a permis de mieux m’attacher aux détails, de voir des choses qui ne m’avaient pas sauté aux yeux à la lecture et soulève d’autres questions auxquelles on ne pense pas a priori. Je me suis davantage attachée au pourquoi et au comment, j’ai vu ces petits indices savamment disposés par la reine du crime, l’air de rien, et qui permettent de remonter au « qui ».

 

 
  
  
  
  
  
 

 

La Trilogie des Neshov Tome 1 : La Terre des mensonges de Anne B. RAGDE

Genre : Roman

Série La Trilogie des Neshov :

1. La Terre des mensonges

2. La Ferme des Neshov

3. L'Héritage impossible

 

Quatrième de couverture :

Quelques jours avant Noël, en Norvège, dans une ferme délabrée de Trondheim, la tyrannique Anna Neshov se meurt. Ses trois fils, leur père, ombre fantomatique, et Torunn, l’unique petite-fille, se retrouvent alors pour la première fois pour une confrontation explosive où éclateront les drames secrets dont sont tissées leurs vies…

 

Ce que j'en ai pensé :

Chaque personnage a droit à un « chapitre » où les événements sont racontés de son point de vue. Il y a tout d’abord les trois fils : Tor, le seul à être resté avec sa mère dans la ferme familiale, le plus fusionnel, en tout cas celui qui l’aime le plus, même si cet amour ne lui est pas totalement rendu, la mère semblant peu prodigue en gestes tendres et autres sentiments mais elle communique avec lui, est plus proche de lui que de ses autres fils. J’ai eu un peu de mal avec lui au départ, le trouvant peut-être trop bonne pâte, maladroit, un peu nigaud et obsédé par ses cochons, dans les jupes de sa mère, qui contrôle tout, a une véritable mainmise sur la ferme et ses habitants, le mène à la baguette, comme elle a voulu mener les autres, ceux-ci ne l’ayant visiblement pas laissée faire puisqu’ils sont sortis de sa vie depuis 7 ans pour l’un et 20 pour l’autre. Puis, petit à petit, il a su me toucher, m’attendrir. On voit à travers lui les difficultés rencontrées par les exploitants agricoles, qui passe leur journée à se tuer à la tâche, qui se dévoue à leurs bêtes sans que cela ne leur rapporte grand-chose, exploités par les grands groupes qui se chargent de vendre leurs produits, se faisant une marge énorme et ne leur laissant que des miettes, à peine de quoi vivre. J’ai aimé la relation balbutiante qui commence à se créer avec sa fille, Torunn, dont il n’a jamais été proche et qui apprend tout juste à le connaître. Je crois que mon regard sur lui a changé en même temps que le sien sur ce père lointain découvert sur le tard et qu’elle a du mal à considérer comme tel, qui lui fait plus pitié qu’autre chose. Puis, vient Margido, celui avec qui j’ai eu le plus de mal à accrocher, trop froid, rigide pour moi, au moins jusqu'à la fin, où son comportement s'explique enfin : on le voit alors sous un autre jour ! Son métier de croque-mort n’arrange sans doute rien non plus. Bref, la première moitié du récit et notamment les passages réservés aux deux fils aînés m’ont parus longs, déprimants. Tout cela n’est pas très réjouissant et la figure de cette mère autoritaire, froide, austère elle aussi, qui tout en étant malade, sur son lit de mort, est finalement omniprésente, n’arrange rien. Je ne l’ai pas du tout aimé, elle (en même temps, je ne suis pas sûre que beaucoup de lecteurs « l’aiment » car elle est vraiment peu amène et sympathique). On sent qu’elle est responsable de ce manque de cohésion familiale qui frappe et interpelle le lecteur (Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Les fils se démêlent progressivement), de cette ambiance lourde, presque comme une chape de plomb qui s’est abattue sur eux. Enfin, le troisième fils, Erlend : lui, je l’ai immédiatement adoré. Il est à l’opposé de ses frères, plein de joie de vivre (même si celle-ci cache aussi quelque part une certaine tristesse, celle d’avoir été rejeté pour ce qu’il est !), avenant, drôle, un peu déjanté, artiste dans l’âme, sensible. Il amène de la lumière, de la gaieté dans ce récit bien pesant parfois, tout comme Torunn, la petite fille. On sent bien le décalage avec les autres personnages, peut-être dû à leur grande différence d’âge puisqu’il est né tardivement et a à peu de chose près le même âge que sa « nièce ». Ce sont aussi des citadins, qui vivent d’une autre manière que Tor et Margido. Bref, l’écart est grand entre eux ! Tant qu’à évoquer les personnages, je dois aussi parler du grand –père Tallac, mort depuis longtemps maintenant mais dont la présence fantomatique, persistante, hante encore les trois frères. Il semblait être le cœur de cette famille, son ciment et avec sa disparition, elle a volé en éclats. Figure emblématique, il reste très présent dans les souvenirs des vivants, qui ne cessent de le faire revivre, de revenir à cette époque bénie où il était encore parmi eux. Enfin, il y a le père, pauvre petite chose qui m’a souvent fait mal au cœur par la façon dont il est traité par tous. Il se fait tout petit, pour ne pas déranger, pour ne pas les incommoder davantage par sa seule présence, comme une petite souris.

 

Finalement, j’ai appris à tous les aimer et j’ai beaucoup aimé cette lecture, surtout dans sa seconde moitié, quand ils se retrouvent tous. Si au départ, je ne pensais pas lire la suite, ce n’est désormais plus le cas. C’est marrant comme les lectures nordiques me font toutes ce même effet. C’est souvent long à se mettre en place, le rythme est lent, l’histoire met du temps à s’installer mais une fois ferrée, je suis obligée d’aller jusqu’au bout car je finis toujours par m’attacher aux personnages, par entrer dans l’histoire. Celle-ci ne se donne jamais directement, elle est souvent plus complexe à aborder que mes autres lectures. L’écriture de l’auteur n’y est pas étrangère non plus : froide, crue au premier abord, elle prend le temps d’analyser chaque personnage, de l’amener à se révéler au fur et à mesure du récit, sans précipitation, doucement mais sûrement. Elle est aussi « vraie », dans l’authenticité des rapports que les gens peuvent entretenir entre eux, de la vie à la ferme, difficile, austère parfois (surtout dans les vieilles et petites fermes comme celles des Neshov). Il me faut désormais voir comment leurs relations vont évoluer, les liens qui semblent commencer à se nouer tout doucement vont-ils se resserrer davantage ? Quelles complications va amener la révélation finale ? J’ai très envie de lire la suite à présent mais peut-être pas tout de suite. Ce n’est pas une lecture facile. Elle exige une certaine concentration, observation, un minimum d’implication de la part du lecteur. Elle se savoure et a besoin d’être « digérée » pour être pleinement appréciée à mon sens ^^

 

Un "petit" billet tardif dans le cadre de ce mois nordique pour lequel j'ai également lu une autre lecture mais impossible pour moi d'en faire un billet donc tant pis, il faudra se contenter de celui-ci ^^ Désolée !

Bonne année 2017 !

Mes meilleurs voeux à tous pour cette année qui débute !

J'en profite pour faire vite fait le point sur ces derniers mois où je n'ai pas brillé par ma présence lol. J'ai pas mal de projets en cours depuis septembre dont celui de passer mon concours de professeur des écoles (et l'avoir tant qu'à faire hein !), ce qui me prends donc beaucoup de mon temps libre. Mais ce n'est pas la seule raison de mon absence prolongée ! Depuis juin, l'envie de lire n'était plus là, elle avait même totalement disparue fin août, sans que cela ne me chagrine pour autant. Bref, je ne l'ai pas mal vécue ^^ mais ça explique mon silence. Puisque je ne lisais plus, je n'avais plus rien à chroniquer lol. CQFD. Elle est réapparue à la mi-novembre et semble assez persistante pour l'instant (mais je ne garantis rien, ce n'est pas un truc sur lequel j'ai le moindre contrôle ^^). Néanmoins, je lis à un tout petit rythme (ce n'est pas un regret, j'avoue que ça me convient parfaitement comme ça) et surtout, l'envie de bloguer elle commence tout juste à revenir. Tout cela pour vous dire que le blog risque de tourner encore au ralenti en 2017 ^^ mais il continuera à exister : je reviens, tout doucement !

Alors, see you soon et encore une fois, bonne année 2017 !

La Madone de Notre-Dame d'Alexis RAGOUGNEAU

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

A Notre-Dame de Paris, sous le soleil du 15 août, une jeune femme provocante, tout de blanc vêtue, sème le trouble dans la procession. Le lendemain, elle s’effondre en plein cœur de la cathédrale. Si la police et le parquet semblent pressés de clore une affaire qui entache le prestige de l’Eglise, le père Kern, suivant son intuition et sa propre piste, est prêt à remonter aux racines du mal…

 

Ce que j'en ai pensé :

Le début ne m’a pas beaucoup emballé : le personnage du commandant Landard apparait comme la caricature du flic vulgaire, sûr de lui et prompt à se faire une opinion, sans aller plus loin que ce qu’il pense être la vérité. L’écriture s’en ressent d’ailleurs énormément : je l’ai trouvé très familière, vulgaire par moments aussi. Heureusement, il n’est pas le personnage principal de ce livre et disparait très vite au bénéfice du père Kern, un peu froid au premier abord mais que l’on apprend à apprécier au cours de la lecture. Il ne va pas hésiter à se salir les mains pour découvrir l’identité du véritable meurtrier, quitte à remettre en cause sa propre moralité. De même, le personnage de Claire Kauffmann a su me toucher, montrant un visage moins austère au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, livrant ses secrets les plus enfouis, expliquant ainsi ce qu’elle est. Elle va aussi être confronté à douter de la Justice dans laquelle elle exerce en tant que substitut du procureur et qui s’avère plus trouble qu’elle ne pouvait le croire. L’écriture devient alors beaucoup plus agréable, change totalement, suivant ainsi les personnages mis en exergue par l’auteur. Le fait que ce soit le prêtre et non le « flic » (ou un détective privé) qui mène l’enquête apporte un souffle nouveau au genre, sort de l’ordinaire et même sans être religieux, on se prend à suivre les pas de ce petit homme droit et intègre au sein d’une église parfois opaque, renfermée sur elle-même et influente. Le coupable saute aux yeux mais j’ai tout de même aimé savoir comment il allait être démasqué et découvrir son mobile. Une bonne lecture donc qui donne envie de replonger à la suite du père Kern dans de nouvelles aventures (malgré donc le personnage de Landard que je n’ai pas aimé et en espérant également que le lieutenant Gombrowicz sera davantage présent car il a du potentiel).

 

Lu dans le cadre du