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California Dreamin' de Pénélope BAGIEU

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

 

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse.

 

Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique, qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible.

 

A l’aube des années 60, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

 

Mon avis :

 

California dreamin' (California dreamin')

On such a winter's day

 

All the leaves are brown (all the leaves are brown)

And the sky is grey (and the sky is grey)

I've been for a walk (I've been for a walk)

On a winter's day (on a winter's day)

If I didn't tell her (if I didn't tell her)

I could leave today (I could leave today)

 

Ça vous dit quelque chose ? Non ?

 

https://youtu.be/N-aK6JnyFmk

 

Et maintenant ?

 

California Dreamin’ c’est l’histoire de Cass Elliot, mama Cass/ Ellen Cohen qui a fait partie du groupe The Mamas and the papas dans les années 60.

 

 

C’est aussi une belle rétrospective des années 50/60 puisque nous remontons de sa naissance en 1941 (et plus tard dans l’année, Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis en guerre vue par la famille d’Ellen) jusqu’à ses 24 ans en 1965.

 

Son histoire est donc jalonnée de nombreux événements historiques (la ségrégation, l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, l’époque « sex, drugs and rock and roll », à laquelle n’échappe pas Ellen…) sur fonds de bande musicale traversée par les styles opéra, jazz, folk, rock, pop et des chanteurs comme Elvis Priestley, les Beatles, Dylan, les Beach Boys… Le contexte est très fortement ancré dans cette BD et nous fait revivre en même temps que les personnages ces années.

 

Chaque « chapitre » est consacré à un personnage, lesquels sont nombreux mais certains ne passent qu’en coup de vent dans la vie de Cass et ne font qu’une brève apparition, ils n’ont droit qu’à ce seul chapitre mais n’en sont pas moins important dans sa construction, dans les futures rencontres qu’ils l’amènent à faire ou dans son avenir (Shirley, Sharon, Ken, Tim…), d’autres apparaissent plusieurs fois car ils restent plus longtemps à ses côtés (comme sa famille surtout présente au début mais que l’on revoit ponctuellement ensuite ou bien entendu les autres futurs membres du groupe : John, Michelle, Denny).

 

Tous se racontent et racontent leur rencontre et leurs interactions avec Cass qui est véritablement le fil conducteur du récit. A travers eux et à travers le récit de Cass, c’est son histoire que nous raconte Pénélope Bagieu, avec beaucoup de justesse et d’émotions, ainsi que la construction progressive du groupe et ses différentes variantes avant d’arriver à la version que l’on connait des Mamas and the Papas.

 

Cass est une jeune femme excentrique, pleine de vie, qui s’assume mais se sent aussi très seule, elle est également fragile, malchanceuse dans ses « amours ». Les hommes de son entourage ne semblent pas la voir comme une compagne de vie mais seulement comme une histoire d’un soir, une amie, voire une sex friend ou une sœur comme Denny ou Tim. Elle m’a beaucoup fait penser à Penelope Garcia dans Esprits criminels (surtout une case en fait où elle est sur un fauteuil et se retourne, avec une coupe proche de Garcia et une robe qu’elle aurait pu porter ^^, ça m’a immédiatement frappé à ce moment-là !).

 

En bref, une magnifique BD en forme de rétrospective originale tant dans sa forme que dans son contenu avec des dessins en noir et blanc et des effets d’ombre qui tranchent avec la série Joséphine, en couleur, mais donne un côté voyage dans le passé et accentue encore plus les émotions, à mon sens, d’autant qu’ils sont très épurés et vont directement à l’essentiel. Je ne m’attendais pas trop à ça en l’ouvrant. J’avoue que la musique et l’histoire des Mamas and the Papas ne m’a jamais passionnée plus que ça mais ce fut vraiment une très belle découverte, très proche du coup de cœur. L’auteur nous propose ici une œuvre beaucoup plus mature que les Joséphine, plus développée (on suit véritablement une histoire, celle de Cass, on ne passe pas de sketch en sketch, même si elle propose aussi une vraie histoire dans son autre série), moins comique bien que Cass ait également beaucoup d’humour mais le ton est beaucoup moins léger et elle traverse pas mal d’épreuves…

Rita et Machin à l'école de Jean-Philippe ARROU-VIGNOD et Olivier TALLEC

Genre : Littérature jeunesse (Album)

 

Quatrième de couverture :

 

Rita adore se déguiser, courir et être le chef.

 

Machin, le chien, adore mâchouiller, dormir et tricher aux échecs.

 

Avec ses drôles de copains, impossible de s’ennuyer un instant !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Rita emmène Machin à l’école, malgré l’interdiction de la maîtresse, qui ne veut pas de doudous en classe ! Mais Machin n’est pas un doudou, c’est un chien qui n’a pas de nom ! Caché dans le cartable de Rita, il va passer sa journée à lui faire des blagues, à se faufiler en traître pour lui voler ses frites à la cantine, tacher son joli dessin, lui envoyer une boule de neige à la récré, semant une belle pagaille, en toute discrétion… Pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse bien des réactions de Rita, qui ne soupçonne rien !

 

Un livre jeunesse tout en douceur et en tendresse, tant par son texte que par ses illustrations, en noir et blanc, avec une légère touche de rouge, sur la robe de Rita et l’œil de Machin, qui permet de « dédramatiser » la rentrée, de préparer les petits élèves à reprendre le chemin de l’école, tout doucement mais sûrement en leur proposant une petite histoire pleine d’humour !

Pierre Lapin de Beatrix POTTER

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Pierre Lapin s’aventure, malgré l’interdiction de sa maman, dans le jardin de M. MacGregor…

Une folle poursuite s’engage !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un classique de la littérature jeunesse anglaise que j’avais fortement envie de découvrir depuis ma lecture de Miss Charity de Marie-Aude MURAIL, un gros coup de cœur qui s’inspire librement de la vie de Beatrix Potter, l’auteur.

 

Une lecture sympathique mais sans plus, à réserver aux plus jeunes plutôt.

 

L’histoire est assez simpliste et pourrait se résumer ainsi : « Il faut toujours écouter sa maman, sinon il pourrait bien vous arriver des bricoles », ce dont Pierre Lapin va faire l’amère expérience en pénétrant dans le jardin de M. MacGregor, malgré l’interdiction maternelle.

 

Il y a un petit côté vieillot tant dans l’intrigue, assez moralisatrice au final, que dans les illustrations, lequel n’est pas désagréable…

 

Bref, à faire découvrir aux enfants qui ne savent pas encore lire, pour une lecture du soir, à voix haute ou à lire avec un 7/8 ans qui débute dans l’apprentissage de la lecture mais sans doute un peu trop « enfantin » pour les autres…

 

 

Le Diable de la Tamise d'Annelie WENDEBERG

Genre : Roman policier

Série Anna Kronberg et Sherlock Holmes :

1. Le Diable de la Tamise

2. La Dernière Expérience

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1889.

 

Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie.

 

Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg, intrigué par les résultats de l’autopsie, se rapproche de Sherlock Holmes.

 

Et il ne faut que peu de temps au détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme – un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé.

 

Tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Eventreur…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Nous sommes donc en pleine époque victorienne, celle de Sherlock Holmes, une époque où les femmes ne peuvent ni faire des études ni exercer en tant que médecin, sous peine d’être expulsées d’Angleterre et emprisonnées dans leur pays d’origine, comme c’est le cas pour Anna Kronberg, qui se fait passer pour le Dr Anton Kronberg afin d’exercer sa profession, devant ainsi renoncer à une partie de sa féminité. Elle s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de Sherlock, qui la démasque en un rien de temps, lors d’une enquête qu’ils vont devoir mener conjointement, mettant en commun leurs talents de détective et de bactériologiste.

 

J’ai beaucoup aimé le duo formé par ces deux personnages, Sherlock Holmes est assez fidèle à celui de Conan Doyle, mais passe peut-être davantage au second plan ici, derrière Anna, femme forte, intelligente, indépendante, duelle, ni totalement femme ni totalement homme, qui va malgré tout au bout de ses passions, même s’il faut pour cela renoncer à une partie d’elle-même. Ella va souvent mettre à mal le détective, utilisant les mêmes armes que lui, son fabuleux don d’observation, acquis pour sauvegarder son identité secrète et éveille en lui des sentiments qui lui étaient jusque-là étrangers : admiration ? fascination devant ses raisonnements tout aussi affûtés que les siens ? ou plus ? Lui-même ne semble pas bien sûr de ce qu’il éprouve pour la jeune femme…

 

La fin n’en est pas vraiment une, elle est ouverte, appelle une suite car tous les participants du « club » ne sont pas arrêtés, et la tête du réseau elle –même n’a sans doute pas encore été démasquée. Toutes les ramifications de l’affaire, qui s’avère finalement plus complexe qu’il n’y parait, qui s’appuie sur l’exploitation de la misère des quartiers pauvres de l’époque et se fait dans l’ombre – ou pas d’ailleurs, on ne sait pas bien encore une fois la dernière page tournée si les autorités de l’Etat sont impliquées, si elles ferment les yeux mais n’en sont pas moins dupes ou si tout leur a échappé et n’impliquent que des personnes du système isolément – n’ont pas été découvertes et mises au grand jour, ce qui donne très envie de poursuivre afin d’éclaircir tous ces mystères et de retrouver Anna et Sherlock.

 

 

Loin de la foule déchaînée de Thomas HARDY

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

 

Ayant perdu toutes ses bêtes par la faute d’un chien mal dressé, le jeune berger Gabriel Oak se trouve ruiné. Le voilà réduit à trouver du travail dans une ferme qu’il vient de sauver d’un incendie. Il ignore qu’elle appartient à Bathsheba Everdene, une jeune femme venue s’installer au pays avec sa tante… et qui a repoussé ses avances avec hauteur.

 

Sans un regard pour Gabriel, la belle héritière est convoitée par un exploitant, William Boldwood, mais aussi par son rival, le fringant sergent Francis Troy (…). Quel espoir l’honnête Gabriel pourrait-il encore nourrir ? A peine s’il compte sur la folie des hommes pour lui ouvrir le cœur de Bathsheba… Finira-t-elle par reconnaître que le plus digne d’elle n’est pas de sa condition ?

 

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’ai retrouvé avec plaisir la jolie plume de Thomas Hardy et son talent pour dessiner des portraits psychologiques extrêmement nuancés de ses personnages qui n’ont rien de manichéens, avec leurs qualités et leurs défauts comme Bathsheba Everdene, à la fois agaçante par son orgueil, sa vanité et sa coquetterie qui vont lui attirer pas mal d’ennuis et causer la perte du propriétaire voisin, Boldwood, à cause d’un jeu innocent entamé par la faute de son ego blessé qu’il ne lui ait pas porté un seul regard, comme elle en a l’habitude mais, c’est aussi une femme forte, volontaire, farouchement indépendante, au moins jusqu’à sa rencontre avec Troy, impulsive et passionnée.

 

"- J'ai examiné autant que je pouvais en y réfléchissant tout à l'heure. D'un côté le mariage serait très agréable. On parlerait de moi, on dirait que j'ai de la chance, je serais fière de tout cela. Mais un mari...

- Eh bien ?

- Eh bien, il serait toujours là, comme vous dites. Aussitôt que je lèverais les yeux, il serait là.

- Naturellement, il serait là - c'est-à-dire moi [Gabriel].

- Voilà, je veux dire que je ne serais pas fâchée de jouer pendant la noce le rôle de la mariée, sans avoir le mari; mais puisque c'est impossible, je ne me marierai pas - au moins pour le moment."

 

Une femme moderne avant l’heure, bien loin de l’idéal victorien de la femme effacée, plus pondérée et soumise (même si les épreuves vont l'adoucir, la rendre plus humble). L’auteur fait encore une fois preuve de bienveillance avec son héroïne en lui trouvant des circonstances atténuantes, comme sa jeunesse, qui viennent tempérer ses traits les plus agaçants.

 

Néanmoins, comme toutes ses héroïnes, les embûches et coups du sort ne lui sont pas épargnés, pas plus qu’à Gabriel, mon personnage préféré même si ce n’est pas lui que l’on suit le plus mais bien Bathsheba et même si je l’ai également trouvé un peu trop lisse, trop « parfait », contrairement aux autres. C’est finalement celui qui s’en sort le mieux au niveau de la personnalité.

 

Il a tout pour lui (en dehors de la perte de son troupeau et du refus de sa demande en mariage de la part de Bathsheba) : plein d’abnégation, il fait passer le bonheur de la jeune femme avant le sien, lui est entièrement dévoué et veille sur ses intérêts, bien mieux que ses autres prétendants, moins altruistes et désintéressés. Il va devenir son confident, celui auprès de qui elle vient prendre conseil, même si sa franchise et sa droiture sont à la fois recherchées et redoutées par elle.

 

L’auteur nous présente ici différentes facettes de l’amour : l’amour raisonné, pur et altruiste de Gabriel, l’amour obsessionnel, aveugle, qui confine à la folie de Boldwood, l’amour passionné de Bathsheba pour Troy et l’amour intéressé de Troy pour Bathsheba.

 

Malgré mon goût pour l’écriture de Thomas Hardy et pour ses personnages, j’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout de ma lecture à cause des nombreuses longueurs dues en partie aux descriptions de la Nature, omniprésente, et d’ailleurs, l’écriture elle-même semble suivre le rythme des saisons, ce qui explique peut-être aussi ces longueurs mais apporte un certain ennui que je n’avais pas ressenti dans ses nouvelles (étant un format plus court, c’est aussi relativement logique !). Bref, une lecture que j’ai aimée mais qui m’a semblé bien laborieuse par moments, surtout dans la première moitié du texte, la mise en place de l’intrigue étant relativement longue à venir.

 

"La matinée était superbe; le soleil, qui teignait en écarlate la jaquette cramoisie de la voyageuse, jetait un doux reflet sur sa jolie figure et ses cheveux noirs. Ses fleurs, rangées autour d'elle, comme pour servir de cadre à sa beauté, étaient vertes et fraîches et, à cette saison de l'année, alors que les arbres se trouvaient dépossédés de leurs feuilles, elles répandaient autour d'elles et sur la jeune fille un charme tout printanier. Pourquoi, à la face du ciel et en vue des moineaux ainsi que du fermier qui, caché derrière une haie, restait invisible, pourquoi cette recherche de la coquette ? Son sourire n'était-il qu'une étude artistique ? Je n'en sais rien, toujours est-il qu'un franc éclat de rire termina l'inspection. La petite vaniteuse avait rougi de sa vanité et, en voyant rougir son image dans la glace, elle rougit encore plus fort."

 

Du même auteur sur le blog :

Une Femme d'imagination et autres contes

Mon petit doigt m'a dit d'Agatha CHRISTIE

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

 

(…) [Tommy et Tuppence Beresford] ont vieilli et, retirés des affaires, ils goûtaient des jours paisibles jusqu’au moment où ils se rendent à La Crête ensoleillée, maison de retraite pour personnes âgées où vit une tante de Tommy, Ada.

 

Tante Ada s’éteint doucement et une pensionnaire – Mrs Lancaster – part dans des conditions si mystérieuses que Tuppence est intriguée. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster.

 

Lorsque Tommy rentrera chez lui après avoir assisté à une conférence, ce sera pour apprendre que sa femme n’est pas revenue de la mission qu’elle s’est imposée.

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Voilà un épisode que j’ai tout d’abord vu dans la série TV Miss Marple, laquelle menait l’enquête, Tuppence et Tommy n’étant que des personnages secondaires (mais c'est tout de même cet épisode qui m'a donné envie d'en apprendre davantage sur eux car on voit déjà le caractère de Tuppence qui m'a plu d'emblée !) alors que dans l’œuvre originale d’Agatha Christie, on retrouve mon couple préféré dans une nouvelle enquête de leur cru, point question de Miss Marple !

 

Lors d’une visite à La Crête ensoleillée, pour aller voir tante Ada, Tuppence fait la connaissance d’une charmante vieille dame, Mrs Lancaster, qui lui demande s’il s’agit de « sa malheureuse enfant » en regardant la cheminée. Délire de vieille femme ou souvenir bien réel qui émerge d’une mémoire vacillante ?

 

Trois semaines plus tard, celle-ci a mystérieusement disparu, retirée de cet endroit par une certaine Mrs Johnson dont il est impossible de trouver la trace. Il n’en faut pas plus à Tuppence pour se lancer tête baissée à leur recherche, persuadée que Mrs Lancaster est en danger, avec pour seul indice un tableau représentant une maison près d’un canal qui semble être au centre de bien des tragédies et la clé de cette énigme. C’est un personnage à elle seule.

 

L’intrigue se divise alors en trois parties : dans la première, on suit Tuppence qui défie toute prudence et se jette tête la première dans la gueule du loup. Dans la seconde, Tommy part à sa recherche et se faisant, ce n’est plus une mais trois enquêtes qu’il mène de front : sont-elles liées ? Ou sont-elles indépendantes les unes des autres ? Enfin, dans la troisième ils se retrouvent et mettent en commun les informations glanées chacun de leur côté.

 

Une intrigue donc qui parait simple au départ mais se complexifie au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture et dont la résolution parait d’autant plus compliquée que les indices reposent davantage sur des « on-dit », sur les ragots et commérages rapportés par Mrs Copleigh, nombreux et sans queue ni tête à propos des habitants du village et de cette mystérieuse maison. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Comment faire le tri entre réalité et fiction ?

 

L’ajout des deux autres enquêtes vient encore ajouter à la confusion ambiante et si la résolution finale ne m’a pas paru claire dans un premier temps (malgré le fait que je me souvenais parfaitement du « coupable », de la fin de l’épisode mentionné mais il me semble que dans celui-ci beaucoup de choses ont été épurées, notamment les deux enquêtes parallèles, sur Mr Eccles et sur les soupçons du Dr Murray concernant des morts suspectes à la pension qui ont été purement et simplement supprimées, si mes souvenirs sont bons ou alors ça ne m’a pas autant marquée que dans le livre), contrairement à d’habitude, la petite ampoule ne s’est pas immédiatement allumée, je ne me suis pas exclamée « mais oui, bien sûr ! J’aurais dû m’en douter » (sans avoir rien vu venir comme dans toutes les intrigues de dame Agatha ^^), elle a fait jour au fil des jours (d’où l’intérêt parfois de laisser mûrir un avis après lecture au lieu de l’écrire de suite lol) et démontre encore une fois tout le talent de l’auteur pour tirer les ficelles, nous balader et avoir une maîtrise parfaite de ses intrigues.

 

De même, j’ai retrouvé avec joie son écriture et cette ironie délicieusement grinçante qui apparaît surtout au début, quand elle parle des vieilles tantes Ada (qui tiennent beaucoup de nos taties Danièle ^^) et des maisons de retraite où les membres de leur famille les mettent afin de s’en débarrasser, leur rendant visite une fois de temps en temps, par devoir plus que par plaisir.

 

Du même auteur sur le blog :

Dix Petits Nègres

Le Crime de l'Orient Express

Associés contre le crime

Papi rebelle de David WALLIAMS

Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

 

Jack adore son grand-père.

 

Et par-dessus tout, Jack adore les histoires que lui raconte celui-ci. Des histoires d’aviation, des histoires vraies, de guerre et de héros.

 

Car autrefois, Papi était pilote dans la Royal Air Force britannique.

Le problème, c’est que Papi se croit toujours en pleine Seconde Guerre Mondiale.

Alors les parents de Jack décident de placer le grand-père dans la nouvelle maison de retraite de la ville, la Résidence du Crépuscule, dirigée par l’intrigante Melle Porcelette.

 

Papi, aidé de Jack, va tout faire pour tromper l’ennemi et s’évader de manière héroïque…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un livre que j’ai d’abord choisi pour sa couverture, drôle puis pour son résumé qui promettait une belle aventure, légère et rafraîchissante, comme savent le faire les Anglais.

 

L’intérieur est à l’image de l’extérieur et j’y ai trouvé cet humour promis, que reflètent parfaitement les illustrations de Tony Ross ainsi que la police d’écriture qui s’adapte elle aussi aux aventures farfelues que vont vivre Jack et son grand-père bien-aimé, qui perd la boule et se croit en 1940, lors de la Seconde Guerre Mondiale, quand il était encore pilote de la RAF (Royal Air Force), au temps de sa splendeur, alors que l’on est en 1983.

 

Pour lui, Londres est encore en guerre contre les Allemands et il doit veiller sur son pays à bord de son Spitfire, ce qui donne lieu à des situations rocambolesques mais aussi dangereuses quand le vieux monsieur disparaît en pleine nuit et que Jack et ses parents le retrouvent sur le clocher de l’église par exemple. Aussi, décision est prise de le placer dans la maison de retraite à l’aspect repoussant, effrayant et peu accueillant qui porte bien son nom : la Résidence du Crépuscule.

 

Qu’à cela ne tienne ! Papi, aidé de son vaillant petit-fils, a bien l’intention de s’échapper de ce camp de prisonniers tenu par l’ennemie, la cruelle Melle Porcelette aux intentions plus que douteuses et ses infirmières aux allures de camionneuses.

 

Sous ces airs badins, l’amour de Jack pour ce grand-père peu commun qu’il admire et pour lequel il est capable de tous les exploits, lui le petit garçon timide qui préfère rester seul dans sa chambre en compagnie de ses maquettes d’avions plutôt que d’aller à la rencontre de ses camarades de classe, est très attendrissant et ma lecture s’est faite entre rires et larmes, partagée entre la folie de leurs aventures, pour lesquelles Jack entre dans le jeu de son papi et n’est plus un simple petit garçon comme les autres mais un vaillant chef d’escadron ingénieux, futé et courageux en mission avec le commandant Bunting, son grand-père, entre la tendresse devant la complicité partagée entre les deux personnages, Jack étant très proche de son grand-père et le seul à vraiment se soucier de son bien-être et la tristesse devant ce vieux monsieur qui ne sait parfois plus où il est ni qui il est et de voir Jack prendre alors durement conscience de cette cruelle réalité.

 

Bref, une lecture pleine d’émotions et que, malgré ses 500 et quelques pages, je n’ai pas vu défiler, totalement conquise par l’histoire pas aussi légère qu’il n’y parait au premier abord et ses personnages, j’ai fini avec la gorge nouée, triste de devoir les quitter aussi tôt !

 

Une petite anecdote pour finir ?

 

Le nom de l'auteur m'était totalement inconnu avant de choisir ce livre pour le mois anglais mais en cherchant s'il était bien anglais afin d'être sûr qu'il rentrait dans le "challenge", j'ai découvert que son visage me disait quelque chose :

Alors ? Il ne vous dit rien ?

 

Pour ceux qui regardent La France a un incroyable talent et notamment la suite, c'est en fait un des jurés de Britain's got talent (en plus d'être donc auteur mais aussi acteur et présentateur d'émission TV : merci, Wikipédia ^^) !

 

Voilà, c'était l'info hautement utile du jour ^^

 

En tout cas, je lirai d'autres de ses livres car j'ai vraiment beaucoup aimé celui-ci : c'est quasiment un coup de coeur !

 

Lu dans le cadre de la LC du jour autour de la littérature jeunesse.

Black Butler Tome 6 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 24 tomes (en cours - Tome 24 à paraître en France le 22 septembre 2017)

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

 

Quatrième de couverture :

 

Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparu ! Sebastian et Ciel, qui a reçu l’ordre de résoudre l’affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d’un énigmatique cirque ambulant…

Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent…

Si tel est le désir de mon maître, je l’accompagnerai jusqu’où il lui plaira…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Enfin de l’action avec ce nouveau tome !

Ciel et Sebastian s’infiltrent dans un cirque qui serait lié à la disparition d’enfants dans toutes les villes où il passe. L’occasion encore une fois pour Sebastian de briller en montrant ses nombreux talents alors que son maître semble moins à son aise, plus maladroit, moins maître de son corps et doit de se faire embaucher en tant qu’artiste débutant aux coups de mains (ou plutôt coups de caillou ^^) du majordome. Il devra pourtant ensuite se débrouiller par lui-même pour mener l’enquête pendant que Sebastian fera diversion, une belle occasion pour lui de faire ses preuves, de prendre son indépendance, d’autant plus qu’il est suivi en permanence par son compagnon de tente et que Sebastian doit partager la sienne avec William Spears, un shinigami déjà rencontré auparavant, qui se fait passer lui aussi pour un autre. Dans quel but ? Leurs deux enquêtes sont-elles liées ? Que cachent les étranges membres de ce cirque ? Où sont passés les enfants disparus ? Autant de questions que l’on se pose à la lecture de ce tome intrigant et prenant. Les réponses se trouveront sans doute dans le septième, ce qui donne une méchante envie de se jeter dessus pour mettre fin à tous ces mystères !

 

Agatha de Françoise DARGENT

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Agatha vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Elle s’ennuie. Alors elle lit. Tout ce qui lui tombe sous la main. Surtout des romans policiers. Elle lit, et elle imagine des histoires de meurtre et de disparition.

 

Livre après livre, rêve après rêve, elle grandit. Paris, l’Egypte : Agatha brûle de voir le monde. Elle a soif de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir.

 

Plus tard, Agatha Miller prendra sa plume pour écrire. Son premier roman policier sera signé Agatha Christie.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur de ce merveilleux livre fait revivre une époque : le début du 20ème siècle, entre traditions et modernité, tout comme Agatha, qui a un pied dans le 19ème siècle vieillissant et un autre dans le 20ème naissant. Elle donne donc chair à Agatha Miller, qui deviendra plus tard Agatha Christie, la grande dame du crime que l’on connait à travers ses ouvrages et son personnage emblématique, Hercule Poirot, dont on devine les traits dans la couverture avec ce chapeau coiffant le prénom de la demoiselle et les moustaches qui viennent le souligner ^^.

 

On fait la rencontre de la jeune adolescente, entre ses 14 et 18 ans. Une petite personne déjà vive d’esprit, intelligente mais d’une grande timidité, perspicace, à l’imagination déjà débordante pour son jeune âge et un sens de la formule très à propos mais aussi celui des convenances dues à son rang et l’éducation de sa mère, Mme Miller, qui veille au grain. Une mère aimante mais parfois très collet monté, intransigeante. La jeune Agatha quant à elle a envie de changement, de sortir d’Ashfield et de Torquay, de voir du pays, d’une vie moins monotone et moins isolée, avec pour seule compagnie sa mère, Mary, la bonne et Mme Potter, la cuisinière. En pension, elle va s’épanouir, faire de nouvelles expériences, rencontrer des jeunes filles plus aventurières qu’elle car on est dans une époque de progrès avec l’apparition du train, des omnibus, des voitures, des premiers vols d’avion… Néanmoins, la place des femmes est encore très traditionnelle, surtout dans la haute société anglaise, dans les vieilles familles comme celle d’Agatha. Elles ne peuvent encore ni conduire ni aller à l’université, elles sont envoyées en pension pour parfaire leur éducation, apprendre les bonnes manières et pouvoir faire un bon mariage. Mais, l’auteur nous montre aussi les changements progressifs, balbutiants, de la société, qui leur laisse une plus grande liberté même si elle reste encore très relative.

 

A travers Agatha, on découvre toute une famille, la sienne : sa mère donc avec qui elle vit seule depuis le mariage de Madge, sa grande sœur, de 11 ans son aînée, avec qui elle partage une grande complicité. C’est sa confidente et son alliée face à sa mère, quand elle veut la faire fléchir. Il y a également Jack, son neveu et James, le mari de Madge, Monty, son grand frère parti aux Indes, Granny… On fait aussi connaissance avec ses amies : les sœurs Huxley, dont Muriel, qui a le même âge qu’elle et Nan, la belle-sœur de Madge, qui n’a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche.

Notre lecture est parsemée des lectures d’Agatha, lesquelles vont lui inspirer son œuvre future, dont on voit ici les prémices.

 

J’avais déjà très envie de lire son autobiographie mais cette lecture a encore plus renforcée cette envie car on quitte Agatha à regret, au seuil de sa vie d’adulte, comme on quitte une amie qui nous est chère, avec l’envie de la retrouver sans attendre ! Ce n’est pas seulement Agatha que fait revivre l’auteur, c’est toute une époque et elle le fait divinement bien !

 

Cucu la praline de Fanny JOLY

Genre : Littérature jeunesse (roman)

Illustrations de Ronan BADEL

Série Cucu la praline :

1. Cucu la praline

2. Cucu la praline est en pleine forme

3. Cucu la praline s'envole

4. Cucu la praline se déchaîne

5. Cucu la praline met son grain de sel

6. Cucu la praline mène la danse

7. Cucu la praline n'a pas froid aux yeux

8. Cucu la praline fait son cirque

9. Cucu la praline gagne le gros lot

 

Quatrième de couverture :

 

Moi, Angèle Chambar, j’adore : m’habiller en rose, les bonbons, les glaces et Machouillou, mon lion-doudou qui me suit partout.

 

Mais je déteste qu’on m’appelle Cucu la praline. C’est mes frères qui m’ont donné cet affreux surnom sauf que j’ai du caractère.

 

Pas question de me laisser faire !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Angèle Chambar, surnommée Cucu la praline, doit faire face à ses deux frères : Victor, 11 ans et Jean-Maxime (JM ou Mad Max de son petit surnom), 8 ans qui font tout pour lui rendre la vie impossible !

 

Mais elle ne se laisse pas faire et la lecture alterne entre les plans que les garçons mettent au point pour l’embêter ou la faire accuser de leurs mauvais coups et les siens pour se venger, leur rendre la pareille ou rétablir la vérité et être innocentée de leurs bêtises avec l’aide de son amie Chloé, irrésistible, qui ferait fondre même la pire des brutes.

 

Ajoutez à cela son amoureux, Kévin Truffe, qui arrive toujours au moment le plus critique pour elle et vous aurez une petite lecture amusante, légère, divertissante et facile, à mettre entre les mains des plus jeunes (7-8 ans) car cela reste très jeunesse tout de même.