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L'Ile au trésor de Robert Louis STEVENSON

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Ce n'est pas l'édition que je possède mais je n'ai pas trouvé l'image correspondante...

Genre : Littérature jeunesse (ou classique, suivant l'éditeur. Moi j'ai lu une édition pour la jeunesse : éditions Lito, collection La bibliothèque des 8/ 12 ans)

Lecture commune d'août 2011 (forum Livraddict)

 

Résumé (Evene) :

Dans l'auberge tenue par ses parents, le jeune Jim Hawkins fait la connaissance fortuite d'un vieux marin moribond et pétri d'alcool sur qui pèse une terrifiante menace. Après le décès du marin et celui de son propre père, Jim découvre dans les bagages de Billy Bones une carte au trésor, promesse de fortune et d'aventures. Il partage sa découverte avec le docteur Livesey et le chevalier Trelawney, qui embarquent avec lui sur l'Hispaniola. Long John Silver, dont le perroquet ne quitte jamais l'épaule, fait également partie du voyage. Arrivés sur l'île, une bande de pirates dont John Silver se révèle être le capitaine, tente de s'emparer du trésor, multipliant contre l'équipage de Jim les attaques et les traîtrises.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur n'est autre que le héros de cette aventure, Jim Hawkins, jeune garçon courageux, ingénieux, intrépide mais surtout très imprudent, il n'hésite pas à se mettre en danger pour sortir ses camarades, le docteur Livesey, le chevalier Trelawney et le capitaine Smollett, de toutes les embûches semées sur leur chemin par l’infâme pirate John Silver et ses sbires pour mettre la main sur la carte et retrouver le trésor de Flint. Bien sûr, on sait d'avance comment tout cela va finir. J'avoue que dès le départ j'avais un a priori négatif : on m'a offert ce livre quand j'étais enfant et je n'ai jamais voulu l'ouvrir, me disant que « les histoires de pirates, c'est pour les garçons » et bien je dois dire qu'à ce niveau-là, je me trompais. Au contraire, j'aurais voulu peut-être plus de batailles, plus d'actions. Même si le livre n'en manque pas, le tout m'a semblé un peu trop rapide, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'attacher aux personnages, même pas à Jim, omniprésent et encore moins aux autres qui passent vraiment au second voire troisième plan (sauf peut-être le docteur et Long John. C'est d'ailleurs celui qui m'a le plus plu : on ne sait pas vraiment où il se situe, ni complètement mauvais ni complètement bon, il est imprévisible, roublard, un peu à la Jack Sparrow, le charme en moins ^^). Cette impression de scènes tronquées m'a également fait me demander si je n'avais pas affaire à une version « remodelée » et ce ne sont pas ces mots placés en début d'ouvrage « adapté par Béatrice Guthart » qui ont fait taire mes doutes. Du coup, j'ai maintenant très envie de me procurer une version où il sera noté en toutes lettres « texte intégral » pour comparer et peut-être que mes « reproches » n'auront plus lieu d'être, que les situations rencontrées et les personnages seront plus développés et que j'accrocherai un peu plus, même si j'ai plutôt bien apprécié ma lecture...

Garden of love de Marcus MALTE

60242558.jpg Genre : Policier (?)

 

Quatrième de couverture :

Troublant, diabolique même ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit un jour par la poste. Le titre : Garden of Love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoyée, dévoilée, détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le début a été difficile mais intrigant, beaucoup de questions en suspens. La narration se fait à la première personne du singulier. Un certain Mathieu nous raconte sa vie présente puis revient sur son passé avec Ariel, personnage sombre et mystérieux, dangereux. Puis, d'un seul coup, nouvelle scène : un flic à la dérive, mis au placard suite à une bavure, seul. Le lecteur sait qu'un drame est survenu. Que s'est-il passé entre la scène de liesse de Noël en famille, avec ses deux enfants, Etienne, Mattéo et sa femme, Florence ? D'autant que finalement, nous apprenons qu'il s'appelle désormais Alexandre Astrid. Mathieu, Alexandre... Même personnage ou deux êtres distincts ? Les similitudes sont troublantes mais le doute s'installe. Passé, présent, réalité et fiction se mélangent, me plongeant dans la confusion, au moins jusqu'à l'arrivée de Marie, l'amie d'enfance, la confidente, toujours présente même dans les pires moments. A partir de ce moment, on dénoue les fils. Enfin ! Je commençais à trouver le temps un peu long, totalement perdue car on passe de Mathieu à Alexandre sans aucune transition, aucun repère. Difficile de faire la part des choses. Cette manière de faire est admirable en soi, l'auteur balade son lecteur, le laisse sciemment plongé dans la confusion mais bizarrement, j'ai aimé et j'ai détesté cela en même temps : on entre sans préambule dans l'histoire et j'ai eu tout du long une drôle de sensation, l'impression de nager en eaux troubles. C'est voulu, j'ai bien compris mais cela m'a quelque peu dérangée à la longue... Une lecture en demi-teinte donc... mais plutôt bien appréciée dans l'ensemble.

Apolline et le chat masqué de Chris RIDDELL

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Nom : Apolline

Passion : résoudre des énigmes avec l'aide de l'étrange et poilu monsieur Munroe

Signe particulier : experte en déguisement

 

Des chiens d'appartement disparaissent sans laisser de traces. Bizarre, bizarre... Qu'est-il arrivé à ces adorables toutous ? Apolline et monsieur Munroe sont sur une piste. Mais chut !... Ils ne doivent pas être repérés.

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui, par son style simple, se lit très rapidement (j'ai dû mettre 1, maximum 2h pour en arriver à bout. Snif!). L'histoire elle aussi est facile d'accès : le lecteur, tout comme Apolline, résout vite l'énigme mais finalement, ce n'est pas ce qui fait tout son croustillant. Non, ici, ce sont véritablement les personnages qui ont le beau rôle : Apolline, bien sûr, fillette à l'intelligence vive, curieuse, ingénieuse et son compagnon, monsieur Munroe, une bestiole poilue qui déteste la pluie et se faire peigner mais se prête volontiers à l'exercice pour les beaux yeux de son adorable amie, dont il a la garde en l'absence de ses parents. En parlant des parents, eux aussi semblent totalement farfelus, notamment la mère qui est au courant de tous les moindres faits et gestes de sa fille, à croire qu'ils ont installés des caméras vidéos dans l'appartement... Tout y est fantaisiste, des personnages (des animaux pour la plupart) jusqu'à l'histoire en elle-même et c'est ce qui m'a plu : une oasis de fraîcheur, de légèreté, d'humour d'originalité et d’ingéniosité dans le monde de la littérature jeunesse actuelle, un petit bonbon au goût acidulé que l'on déguste sans modération. Les dessins de l'auteur sont à l'image du texte, on y retrouve les mêmes ingrédients. J'ai maintenant hâte de découvrir les autres titres de la série pour revoir Apolline et ses amis.

Les 100 Dragons de Viviane de Jean-Luc BIZIEN (texte) et Emmanuel SAINT (illustrations)

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

En guise de quatrième de couv, je vous livre la première page, beaucoup plus explicite :

« Vous êtes Viviane la Fée, vous régnez sous les eaux argentées du lac, au cœur de la forêt de Brocéliande. Hélas, votre tranquillité ne repose que sur le secret : si l'on venait à apprendre votre existence, la paix serait menacée.

(...)

Des manifestations inquiétantes bouleversent depuis quelque temps votre royaume : des tribus d'esprits ondins se sont rebellées, les troupes de Morgane ont envahi la forêt et vous n'avez plus de nouvelles de votre vieil ami, Merlin l'Enchanteur.

Pourtant, Merlin est le seul capable de vous aider à sauver votre ville...

 

Retrouvez la trace de l'Enchanteur. A vous deux, vous ramènerez la paix sur le lac aux Fées.

 

Souvenez-vous : il vous est interdit de revenir en arrière, à moins que cela ne vous soit expressément indiqué.

 

Bonne chance ! »

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s'agit d'un livre-jeux à la manière des « livres dont vous êtes le héros » de notre enfance mais dans un format beaucoup plus agréable (on dirait presque une bd). Les images sont très réussies. Vous entrez dans la peau de Viviane, la dame du lac. Votre mission : retrouvez le dragon afin de lancer l'Ultime Sortilège qui vous permettra de retrouver la magie des eaux du lac, altérée depuis peu. Pour cela, il vous faut d'abord retrouver Merlin. Tout au long de l'aventure, vous aurez des énigmes à résoudre (jeux des différences, observation, logique, devinettes...). J'ai beaucoup aimé ce livre très ludique et éducatif en même temps qui permet de vivre une aventure inédite au pays d'Arthur et Merlin. A conseiller aux enfants en priorité mais les adultes peuvent également le lire et y trouver leur compte ^^.

 

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James et la grosse pêche de Roald DAHL

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Le petit James mène une existence bien malheureuse auprès de ses deux tantes abominablement méchantes, tante Éponge et tante Piquette, qui le tourmentent sans cesse. Un jour, un vieil homme confie à James un sac rempli de bizarres petites choses vertes. James les fait tomber par mégarde au pied du vieux pêcher et voilà qu'une pêche géante se met à pousser ! Cette pêche va bouleverser la vie de James...

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai bien aimé, comme tous les livres de l'auteur, mais ce n'est pas mon préféré. On y retrouve les ingrédients qui ont fait son succès : un petit garçon orphelin confié à la garde de méchants adultes - ici, ses tantes -, un élément « magique » qui vient modifier son existence, la transformer et lui faire vivre de magnifiques aventures, loin de ses tortionnaires qui ne sont pas épargnées par l'auteur.

Dans ce joli conte, les insectes sont réhabilités et sont des personnages à part entière, qui vont prendre James sous leur aile. Celui-ci va s'épanouir à leur contact, se rendre indispensable par ses idées inventives, sa débrouillardise et sa gentillesse, les sortant de bien des situations périlleuses. Rien de nouveau mais tout de même un très joli moment passé en compagnie de James et de ses amis.

Mister Pip de Lloyd JONES

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Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Sur une petite île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d'un siècle d'un orphelin appelé Pip, dans une ville appelée Londres, qui leur paraît plus réelle que leur propre région à feu et à sang.

Mais dans une île ravagée par la guerre, l'imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes.

 

Ce que j'en ai pensé :

J'avoue qu'au début (jusqu'à la moitié du livre au moins), j'ai eu du mal à accrocher mais je pense que cela vient surtout du fait que je n'avais pas lu De Grandes Espérances de Charles Dickens. Du coup, les nombreuses références faites au texte (M. Pip n'est autre que le héros de ce livre) ne m'ont pas parlé : il me manquait une certaine connivence avec la narratrice, Matilda et j'ai donc trouvé de nombreuses longueurs à ce livre. Néanmoins, j'ai aimé le message porté par M. Watts : il tente de leur faire découvrir un nouveau monde, celui de l'imagination, leur offre un moyen d'évasion dans cette guerre qui fait rage entre les Peaux Rouges et les rambos et dont ils sont otages (l'île subit un blocus depuis l'attaque de la mine par les rebelles), les fait voyager vers un ailleurs qui leur est étranger (le Londres du 19è siècle), leur montre le pouvoir des mots. Une vraie mine d'or pour les férus de lecture qui le connaissent déjà ^^... De plus, en parallèle de cette lecture qu'il leur fait, il encourage également les parents de ses élèves à venir transmettre leur savoir, leurs traditions et j'ai trouvé cela très important. Le thème de l'ancrage, des racines est bien présent également ne serait-ce qu'à travers ce personnage, seul blanc parmi les noirs, considéré comme un étranger car venant justement d'un monde inconnu (la Nouvelle-Zélande). Il restera une énigme pour le lecteur du début à la fin, même si quelques éléments de réponse nous sont apportés. Pourtant, il va apprivoiser ce petit monde et même la mère de Matilda, Dolores, un vrai pit-bull, tenace, fervente religieuse, lorsqu'elle a une idée en tête, impossible de lui l'enlever et pourtant, malgré ses mauvais côtés, je l'ai adoré, au moins autant que M. Watts. On sent bien que tout cela n'est qu'une carapace pour cacher sa tristesse et sa colère envers son mari, qui a déserté le foyer. Sa rivalité avec M. Watts cache également autre chose : elle sent son enfant s'éloigner d'elle, son admiration pour son professeur exacerbe sa jalousie. C'est une façon maladroite de lui montrer son amour mais Matilda ne le comprendra que trop tard...

Malgré ce cocon créé par M. Watts, la guerre va les rattraper et j'avoue que c'est véritablement là que toute mon attention a été captée : j'ai été véritablement touchée, bouleversée par la perte subie par notre jeune héroïne et l'ai suivi pas à pas dans sa reconstruction.

 

En bref, je vous conseille de le lire après avoir lu De Grandes Espérances, je pense que l'on apprécie mieux la lecture ou à condition de l'avoir déjà lu mais à vous de voir. Pour ma part, il m'a donné envie de me plonger dans le texte de Dickens et je pense que je relirai ensuite Mister Pip pour l'apprécier davantage. Dans tous les cas, c'est un livre marquant, qui restera en moi pendant longtemps, je pense....

 

J'avais repéré ce livre en magasin, à cause de sa couverture très colorée qui ne pouvait qu'attirer mon regard, mais c'est Leiloona qui m'a réellement donné envie de le lire : merci à toi et à ton blog que je suis assidûment !