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Articles avec #jeunesse catégorie

Pome de Marie DESPLECHIN

Genre : Littérature jeunesse

Série Verte :

1. Verte

2. Pome

3. Mauve

 

Quatrième de couverture :

 

Souvenez-vous.

 

Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère, Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi, c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi, le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot.

 

Les choses pourraient être simples désormais.

 

Bien sûr, elles ne le seront pas.

 

Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain, et pourtant elle se sent seule.

 

Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome. Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout.

 

En tout ? Même en sorcellerie ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’avais déjà bien aimé le premier tome, Verte mais j’ai encore plus aimé celui-ci, qui m’a paru beaucoup plus développé, plus complet, plus riche aussi dans les thèmes abordés et dans l’histoire.

 

Encore une fois, derrière le récit de sorcières se cache beaucoup plus !

 

L’auteur aborde de nombreux thèmes, l’air de rien, tout en douceur et avec naturel comme la difficile place qu’essaie de prendre Gérard, le père de Verte, après une séparation forcée et une absence de 10 ans, entre sa fille qui a appris à vivre sans lui, qui n’a apparemment pas vraiment besoin d’un père, son père, Raymond, grand-père très attentif malgré son côté ronchon qu’il entretient et dont il joue, une façon pur lui de ne pas montrer ses sentiments au grand jour mais aussi très envahissant, qui prend une trop grande place dans la vie et le cœur de Verte, Anastabotte, qui l’entraîne à devenir une grande sorcière et maintenant Pome, la meilleure amie, celle avec qui elle partage tout, les rires, les pleurs, les joies, les peines, les doutes et les secrets.

 

Est abordé en filigranne aussi le thème de la différence, Verte et Pome étant un peu à part à cause de leur condition de sorcières et les secrets de famille qui doivent être tus, ce que Verte refuse, ne voulant pas vivre cachée comme Ursule, qui parait presque sympathique ici en comparaison de la mère de Pome, Clorinda. Elle introduit un peu de modernité dans le cercle très fermé des sorcières, remet en question toutes les règles séculaire comme celle interdisant la magie aux garçons. C’est u peu le comabat de la nouvelle garde contre l’ancienne, sous les yeux amusés et complices d’Anastabotte, qui n’en pense pas moins !

 

La narration fait la part belle à chacun des personnages en leur laissant un chapitre chacun, nous permettant ainsi de voir l’histoire de plusieurs points de vues, sous plusieurs angles et les ressentis de chacun, tout comme dans Verte.

 

Une très bonne série jeunesse qui se lit avec plaisir !

 

Quelques minutes après minuit de Patrick NESS

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars.

 

Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d’un arbre gigantesque qui apporte avec lui l’obscurité, le vent, les cris.

 

Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage.

 

Il veut connaître la vérité…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire sous forme de conte, qui m’a fait penser par certains côtés à Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu avec le monstre qui aide le héros à faire face. Ici, il s’agit d’un arbre, un if, vieux de plusieurs siècles. Un personnage mystérieux et inquiétant, qu’on a du mal à cerner. Que veut-il exactement ? Que cherche-t-il ?

 

Chaque soir ou presque, il vient trouver Conor et lui raconte une histoire dont le but et la morale ne sont pas évidentes, ne sautent pas aux yeux de prime abord. Quelle est leur utilité ? Surtout, Conor doit raconter la quatrième, lui dire la vérité… mais quelle vérité ? Conor est-il prêt à l’affronter ?

 

Le héros m’a beaucoup touchée. C’est un jeune garçon proche de sa mère, laquelle est malade, atteinte d’un cancer contre lequel elle se bat ardemment mais elle est de plus en plus fatiguée. Même si les adultes essaient de le préserver, il n’est pas dupe. Il se sent très seul et ne veut pas qu’on le regarde différemment à cause de la maladie de sa mère. Pourtant, autour de lui, à l’école, tout n’est que pitié, tristesse, gène et embarras, à tel point que les autres l’évitent. Tous sauf Harry et sa bande, dont il subit le harcèlement.

 

Pour couronner le tout, sa grand-mère, qu’il a du mal à supporter tellement elle aime tout régenter, que tout soit à sa place, net et bien rangé, débarque chez lui pour prendre soin de son petit-fils et de sa fille. La cohabitation n’est pas de tout repos !

 

En reprenant l’histoire de Siobahn Dowd, l’auteur nous offre un roman jeunesse bouleversant, où chaque mot fait mouche, d’une grande maturité, juste. J’ai eu beaucoup de mal à lire la fin, non que je n’aimais pas ma lecture mais les dernières lignes sont très dures. Difficile de lire avec les yeux pleins de larmes ^^

 

 

Rita et Machin à l'école de Jean-Philippe ARROU-VIGNOD et Olivier TALLEC

Genre : Littérature jeunesse (Album)

 

Quatrième de couverture :

 

Rita adore se déguiser, courir et être le chef.

 

Machin, le chien, adore mâchouiller, dormir et tricher aux échecs.

 

Avec ses drôles de copains, impossible de s’ennuyer un instant !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Rita emmène Machin à l’école, malgré l’interdiction de la maîtresse, qui ne veut pas de doudous en classe ! Mais Machin n’est pas un doudou, c’est un chien qui n’a pas de nom ! Caché dans le cartable de Rita, il va passer sa journée à lui faire des blagues, à se faufiler en traître pour lui voler ses frites à la cantine, tacher son joli dessin, lui envoyer une boule de neige à la récré, semant une belle pagaille, en toute discrétion… Pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse bien des réactions de Rita, qui ne soupçonne rien !

 

Un livre jeunesse tout en douceur et en tendresse, tant par son texte que par ses illustrations, en noir et blanc, avec une légère touche de rouge, sur la robe de Rita et l’œil de Machin, qui permet de « dédramatiser » la rentrée, de préparer les petits élèves à reprendre le chemin de l’école, tout doucement mais sûrement en leur proposant une petite histoire pleine d’humour !

Pierre Lapin de Beatrix POTTER

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Pierre Lapin s’aventure, malgré l’interdiction de sa maman, dans le jardin de M. MacGregor…

Une folle poursuite s’engage !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un classique de la littérature jeunesse anglaise que j’avais fortement envie de découvrir depuis ma lecture de Miss Charity de Marie-Aude MURAIL, un gros coup de cœur qui s’inspire librement de la vie de Beatrix Potter, l’auteur.

 

Une lecture sympathique mais sans plus, à réserver aux plus jeunes plutôt.

 

L’histoire est assez simpliste et pourrait se résumer ainsi : « Il faut toujours écouter sa maman, sinon il pourrait bien vous arriver des bricoles », ce dont Pierre Lapin va faire l’amère expérience en pénétrant dans le jardin de M. MacGregor, malgré l’interdiction maternelle.

 

Il y a un petit côté vieillot tant dans l’intrigue, assez moralisatrice au final, que dans les illustrations, lequel n’est pas désagréable…

 

Bref, à faire découvrir aux enfants qui ne savent pas encore lire, pour une lecture du soir, à voix haute ou à lire avec un 7/8 ans qui débute dans l’apprentissage de la lecture mais sans doute un peu trop « enfantin » pour les autres…

 

 

Papi rebelle de David WALLIAMS

Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

 

Jack adore son grand-père.

 

Et par-dessus tout, Jack adore les histoires que lui raconte celui-ci. Des histoires d’aviation, des histoires vraies, de guerre et de héros.

 

Car autrefois, Papi était pilote dans la Royal Air Force britannique.

Le problème, c’est que Papi se croit toujours en pleine Seconde Guerre Mondiale.

Alors les parents de Jack décident de placer le grand-père dans la nouvelle maison de retraite de la ville, la Résidence du Crépuscule, dirigée par l’intrigante Melle Porcelette.

 

Papi, aidé de Jack, va tout faire pour tromper l’ennemi et s’évader de manière héroïque…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un livre que j’ai d’abord choisi pour sa couverture, drôle puis pour son résumé qui promettait une belle aventure, légère et rafraîchissante, comme savent le faire les Anglais.

 

L’intérieur est à l’image de l’extérieur et j’y ai trouvé cet humour promis, que reflètent parfaitement les illustrations de Tony Ross ainsi que la police d’écriture qui s’adapte elle aussi aux aventures farfelues que vont vivre Jack et son grand-père bien-aimé, qui perd la boule et se croit en 1940, lors de la Seconde Guerre Mondiale, quand il était encore pilote de la RAF (Royal Air Force), au temps de sa splendeur, alors que l’on est en 1983.

 

Pour lui, Londres est encore en guerre contre les Allemands et il doit veiller sur son pays à bord de son Spitfire, ce qui donne lieu à des situations rocambolesques mais aussi dangereuses quand le vieux monsieur disparaît en pleine nuit et que Jack et ses parents le retrouvent sur le clocher de l’église par exemple. Aussi, décision est prise de le placer dans la maison de retraite à l’aspect repoussant, effrayant et peu accueillant qui porte bien son nom : la Résidence du Crépuscule.

 

Qu’à cela ne tienne ! Papi, aidé de son vaillant petit-fils, a bien l’intention de s’échapper de ce camp de prisonniers tenu par l’ennemie, la cruelle Melle Porcelette aux intentions plus que douteuses et ses infirmières aux allures de camionneuses.

 

Sous ces airs badins, l’amour de Jack pour ce grand-père peu commun qu’il admire et pour lequel il est capable de tous les exploits, lui le petit garçon timide qui préfère rester seul dans sa chambre en compagnie de ses maquettes d’avions plutôt que d’aller à la rencontre de ses camarades de classe, est très attendrissant et ma lecture s’est faite entre rires et larmes, partagée entre la folie de leurs aventures, pour lesquelles Jack entre dans le jeu de son papi et n’est plus un simple petit garçon comme les autres mais un vaillant chef d’escadron ingénieux, futé et courageux en mission avec le commandant Bunting, son grand-père, entre la tendresse devant la complicité partagée entre les deux personnages, Jack étant très proche de son grand-père et le seul à vraiment se soucier de son bien-être et la tristesse devant ce vieux monsieur qui ne sait parfois plus où il est ni qui il est et de voir Jack prendre alors durement conscience de cette cruelle réalité.

 

Bref, une lecture pleine d’émotions et que, malgré ses 500 et quelques pages, je n’ai pas vu défiler, totalement conquise par l’histoire pas aussi légère qu’il n’y parait au premier abord et ses personnages, j’ai fini avec la gorge nouée, triste de devoir les quitter aussi tôt !

 

Une petite anecdote pour finir ?

 

Le nom de l'auteur m'était totalement inconnu avant de choisir ce livre pour le mois anglais mais en cherchant s'il était bien anglais afin d'être sûr qu'il rentrait dans le "challenge", j'ai découvert que son visage me disait quelque chose :

Alors ? Il ne vous dit rien ?

 

Pour ceux qui regardent La France a un incroyable talent et notamment la suite, c'est en fait un des jurés de Britain's got talent (en plus d'être donc auteur mais aussi acteur et présentateur d'émission TV : merci, Wikipédia ^^) !

 

Voilà, c'était l'info hautement utile du jour ^^

 

En tout cas, je lirai d'autres de ses livres car j'ai vraiment beaucoup aimé celui-ci : c'est quasiment un coup de coeur !

 

Lu dans le cadre de la LC du jour autour de la littérature jeunesse.

Agatha de Françoise DARGENT

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Agatha vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Elle s’ennuie. Alors elle lit. Tout ce qui lui tombe sous la main. Surtout des romans policiers. Elle lit, et elle imagine des histoires de meurtre et de disparition.

 

Livre après livre, rêve après rêve, elle grandit. Paris, l’Egypte : Agatha brûle de voir le monde. Elle a soif de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir.

 

Plus tard, Agatha Miller prendra sa plume pour écrire. Son premier roman policier sera signé Agatha Christie.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur de ce merveilleux livre fait revivre une époque : le début du 20ème siècle, entre traditions et modernité, tout comme Agatha, qui a un pied dans le 19ème siècle vieillissant et un autre dans le 20ème naissant. Elle donne donc chair à Agatha Miller, qui deviendra plus tard Agatha Christie, la grande dame du crime que l’on connait à travers ses ouvrages et son personnage emblématique, Hercule Poirot, dont on devine les traits dans la couverture avec ce chapeau coiffant le prénom de la demoiselle et les moustaches qui viennent le souligner ^^.

 

On fait la rencontre de la jeune adolescente, entre ses 14 et 18 ans. Une petite personne déjà vive d’esprit, intelligente mais d’une grande timidité, perspicace, à l’imagination déjà débordante pour son jeune âge et un sens de la formule très à propos mais aussi celui des convenances dues à son rang et l’éducation de sa mère, Mme Miller, qui veille au grain. Une mère aimante mais parfois très collet monté, intransigeante. La jeune Agatha quant à elle a envie de changement, de sortir d’Ashfield et de Torquay, de voir du pays, d’une vie moins monotone et moins isolée, avec pour seule compagnie sa mère, Mary, la bonne et Mme Potter, la cuisinière. En pension, elle va s’épanouir, faire de nouvelles expériences, rencontrer des jeunes filles plus aventurières qu’elle car on est dans une époque de progrès avec l’apparition du train, des omnibus, des voitures, des premiers vols d’avion… Néanmoins, la place des femmes est encore très traditionnelle, surtout dans la haute société anglaise, dans les vieilles familles comme celle d’Agatha. Elles ne peuvent encore ni conduire ni aller à l’université, elles sont envoyées en pension pour parfaire leur éducation, apprendre les bonnes manières et pouvoir faire un bon mariage. Mais, l’auteur nous montre aussi les changements progressifs, balbutiants, de la société, qui leur laisse une plus grande liberté même si elle reste encore très relative.

 

A travers Agatha, on découvre toute une famille, la sienne : sa mère donc avec qui elle vit seule depuis le mariage de Madge, sa grande sœur, de 11 ans son aînée, avec qui elle partage une grande complicité. C’est sa confidente et son alliée face à sa mère, quand elle veut la faire fléchir. Il y a également Jack, son neveu et James, le mari de Madge, Monty, son grand frère parti aux Indes, Granny… On fait aussi connaissance avec ses amies : les sœurs Huxley, dont Muriel, qui a le même âge qu’elle et Nan, la belle-sœur de Madge, qui n’a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche.

Notre lecture est parsemée des lectures d’Agatha, lesquelles vont lui inspirer son œuvre future, dont on voit ici les prémices.

 

J’avais déjà très envie de lire son autobiographie mais cette lecture a encore plus renforcée cette envie car on quitte Agatha à regret, au seuil de sa vie d’adulte, comme on quitte une amie qui nous est chère, avec l’envie de la retrouver sans attendre ! Ce n’est pas seulement Agatha que fait revivre l’auteur, c’est toute une époque et elle le fait divinement bien !

 

Cucu la praline de Fanny JOLY

Genre : Littérature jeunesse (roman)

Illustrations de Ronan BADEL

Série Cucu la praline :

1. Cucu la praline

2. Cucu la praline est en pleine forme

3. Cucu la praline s'envole

4. Cucu la praline se déchaîne

5. Cucu la praline met son grain de sel

6. Cucu la praline mène la danse

7. Cucu la praline n'a pas froid aux yeux

8. Cucu la praline fait son cirque

9. Cucu la praline gagne le gros lot

 

Quatrième de couverture :

 

Moi, Angèle Chambar, j’adore : m’habiller en rose, les bonbons, les glaces et Machouillou, mon lion-doudou qui me suit partout.

 

Mais je déteste qu’on m’appelle Cucu la praline. C’est mes frères qui m’ont donné cet affreux surnom sauf que j’ai du caractère.

 

Pas question de me laisser faire !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Angèle Chambar, surnommée Cucu la praline, doit faire face à ses deux frères : Victor, 11 ans et Jean-Maxime (JM ou Mad Max de son petit surnom), 8 ans qui font tout pour lui rendre la vie impossible !

 

Mais elle ne se laisse pas faire et la lecture alterne entre les plans que les garçons mettent au point pour l’embêter ou la faire accuser de leurs mauvais coups et les siens pour se venger, leur rendre la pareille ou rétablir la vérité et être innocentée de leurs bêtises avec l’aide de son amie Chloé, irrésistible, qui ferait fondre même la pire des brutes.

 

Ajoutez à cela son amoureux, Kévin Truffe, qui arrive toujours au moment le plus critique pour elle et vous aurez une petite lecture amusante, légère, divertissante et facile, à mettre entre les mains des plus jeunes (7-8 ans) car cela reste très jeunesse tout de même.

 

Les Petites Reines de Clémentine BEAUVAIS

Genre : Littérature jeunesse (roman)

Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

 

On les a élus « Boudins de l’année » sur Facebook.

 

Mais Mireille Laplanche et ses « boudinettes », Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort !

 

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… pour s’incruster à l’Elysée !

 

Place aux Petites Reines !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une écriture intelligente pour un sujet sensible traité avec beaucoup d’humour, celui de Mireille, élue boudin de l’année pour la 3è fois consécutive sur Facebook par le collège/ lycée où elle va en cours. Mais cette fois-ci, elle n’est « que » boudin de bronze, devancée par Astrid, en seconde tout comme elle et Hakima, une petite collégienne de 5è. Désopilante, son humour est à la fois une armure qu’elle s’est forgée suite aux nombreuses moqueries et humiliations sur son physique, même si elle fait comme si cela ne l’atteignait pas, le lecteur sent bien derrière que le rire est parfois bien jaune ! Mais, elle a choisi de ne pas faire le jeu de ses détracteurs dont Malo, le pire de tous, celui qui est à l’origine de ce concours abject et son humour grinçant, souvent à la limite de l’insolence est aussi sa meilleure arme dont font les frais toutes les personnes de son entourage comme sa mère, qu’elle exaspère et son beau-père, le pauvre Philippe Dumont qui en prend aussi pour son grade alors qu’il n’aimerait rien tant qu’elle l’accepte et le considère comme son père !

 

Engagée dans une folle équipée avec ses compagnes d’infortune et le frère d’Hakima, blessé à la guerre où il a perdu ses jambes et qui n’attendait qu’un projet fou comme celui-ci pour se remettre en selle, sortir la tête de l’eau et reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, rongé par la culpabilité, elle décide de relier Bourg-en-Bresse à Paris en vélo pour gate-crasher la garden party présidentielle, chacune dans un but qui lui est propre.

 

Solidarité, dépassement de soi et de ses limites, épanouissement et confiance en soi seront les valeurs portées et éprouvées par cette fine équipe portée par l’énergie et la force de Mireille, qui en est à sa tête mais aussi par la débrouillardise d’Astrid, qui a fait les scouts et est une vraie manageuse dans l’âme, par la sensibilité d’Hakima, puits de science, curieuse, le « bébé » du groupe dont tous vont prendre soin et qui va amener Mireille à s’adoucir en prenant conscience que son humour peut faire peur ^^ et par Kader, le Soleil, le grand-frère bienveillant et torturé. Tous vont apprendre beaucoup sur eux et sur les autres au cours de ce voyage riche en émotions, en révélations et en rencontres avec d’autres êtres brisés comme Adrienne.

 

Un livre à mettre entre les mains de tous les ados, un must-have qui leur permettra de prendre conscience que derrière toutes les Mireille, Astrid et Hakima du monde, il y a de vraies belles personnes, qu’ils puissent se mettre à leur place et comprendre la portée, la mesquinerie et la méchanceté de leurs injures et leurs humiliations répétées. A mettre aussi entre les mains de toutes les petites « boudinettes », qu’elles retrouvent le sourire et la confiance en elles, qu’elles puisent un peu de la force de Mireille pour s’opposer à eux et oser enfin s’ouvrir aux autres !

Percy Jackson Tome 4 : La Bataille du labyrinthe de Rick RIORDAN

Genre : Littérature jeunesse

Série Percy Jackson :

1. Le Voleur de foudre

2. La Mer des monstres

3. Le Sort du Titan

4. La Bataille du labyrinthe

5. Le Dernier Olympien

 

Quatrième de couverture :

La vie de Percy est menacée. L’armée de Cronos s’apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos, et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l’enfer souterrain n’est pas aisé… surtout quand le chemin est parsemé d’effroyables pièges.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un tome qui monte en tension, moins léger que les précédents. Le ton se fait plus grave, plus sérieux, l’humour de Percy un peu moins présent, ce qui n’est pas un défaut (même si j’adore son humour pourri ^^) car on y gagne en intensité. On sent le dénouement proche et le suspense est à son paroxysme. Qui de la Colonie des Sang-Mêlé ou de l’armée de Cronos et de Luke, composée de monstres des temps anciens que l’on redécouvre ici comme les telchines, les Lestrygons, Campé… va remporter la victoire ? La situation de Percy, Annabeth, Grover, Tyson et toute la Colonie n’a jamais été aussi critique et le final ne semble pas aussi prévisible que dans les autres tomes. D’autres personnes croisées auparavant prennent ici de l’ampleur comme Rachel et Nico et viennent encore brouiller les cartes, du jeu amoureux pour l’une car elle ne laisse pas indifférente notre jeune héros et Annabeth l’a bien remarqué elle aussi et de la bataille qui se joue pour l’autre : sera-t-il de leur côté ou de l’autre ? Sachant ce qui s’est passé dans le tome 3, la question n’est pas évidente à trancher… D’autant qu’il semble de ne pas être très bien conseillé par un fantôme revanchard et aux objectifs troubles. Bref, rien n’est gagné pour nos amis, la tension est à son comble tout comme l’action qui nous mène sur les traces de la légende du labyrinthe et de son créateur non moins mystérieux et dangereux, Dédale.

 

Il s’est écoulé beaucoup de temps entre ma lecture du tome 3 et celle-ci et pourtant, je suis tout de suite entrée dedans, sans aucune perte de repères ni l’impression d’avoir loupé un train. C’est pour l’instant mon tome préféré, à confirmer après lecture du cinquième et dernier tome, laquelle ne devrait pas tarder car j’ai vraiment hâte d’avoir le fin mot de cette saga qui remet au goût du jour les dieux et les mythes grecs et est une belle invitation à aller encore plus loin… Moi qui adore la mythologie, j’en suis très contente ! Même quand on s’y connait un peu et malgré le côté « retouché » de celle-ci, version plus moderne, on arrive à apprendre de nouvelles choses et cela donne la curiosité d’en savoir plus, de sortir de l’oubli des monstres, héros ou Dieux moins connus que ceux que l’on met habituellement plus en avant.

 

Le Ciel nous appartient de Katherine RUNDELL

Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

Rescapée d’un naufrage, Sophie a été retrouvée sur l’océan, flottant dans un étui à violoncelle. Elle s’entend à merveille avec Charles, son tuteur anglais, un érudit farfelu, mais les services d’Aide à l’enfance décident de l’envoyer à l’orphelinat. Charles et Sophie prennent la fuite, destination Paris. Sans le savoir, Sophie a rendez-vous avec le mystère et l’aventure… jusque sur les toits de la capitale !

 

Ce que j'en ai pensé :

Sophie est une enfant vive d’esprit, intelligente, pugnace, anticonformiste pour l’époque à laquelle l’auteur situe son récit : il n’est fait mention d’aucune date mais nous sommes au début du 20ème siècle à en croire les éléments recueillis lors de ma lecture. Ainsi, Miss Elliot, l’assistante sociale chargée de son dossier, désapprouve le fait qu’elle porte des pantalons, qu’elle soit éduquée par un homme et de fait ignorante des tâches dévolues aux femmes telles la couture, la cuisine et autres joyeusetés qu’elle voudrait lui voir enseigner à l’orphelinat afin de l’enfermer dans un carcan, dans le moule de la société de l’époque et d’en faire une bonne petite femme d’intérieur, pour la faire rentrer dans la norme. Heureusement, son tuteur, Charles, ne l’entend pas de cette oreille et encourage son esprit critique, lui transmet le goût des livres et des découvertes. Aussi, Sophie tient-elle un peu de lui dans sa maladresse, son honnêteté, son goût de l’érudition et son ouverture d’esprit. Persuadée, malgré toutes les preuves contraires, que sa mère est encore vivante, elle les lance tous deux dans une quête folle – désespérée ? – à travers les rues et sur les toits de Paris. Sa recherche va-t-elle aboutir ? Ne court-elle pas après un rêve, une illusion ? Comment une petite fille d’un an peut-elle avoir conservé dans sa mémoire des souvenirs si vivaces de sa mère ? Mais, comme Charles le lui a appris, « il ne faut négliger aucune possibilité ». Aidée dans son aventure par des amis inattendus, les « danseurs du ciel », elle va découvrir – et le lecteur avec elle – un monde étrange, fabuleux et dangereux ! De la tendresse. De l’aventure. Des frissons. Des vues imprenables sur un Paris tel qu’on ne l’a jamais vu. De l’amour. De l’amitié. De grandes émotions… Voilà tout ce que nous offre cette très belle lecture à l’écriture entraînante, rythmée, sensible et des scènes à couper le souffle comme la traversée de la corde raide qui m’a offerte des sueurs froides ! Venez, entrez à votre tour dans le monde de Mattéo, Anastasia, Gérard et Safi !