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Les Enquêtes d'Enola Holmes Tome : La Double Disparition de Nancy SPRINGER (roman)

Genre : Roman jeunesse (policier)

Série Les Enquêtes d'Enola Holmes :

1. La Double Disparition

2. L'Affaire Lady Allistair

3. Le Mystère des pavots blancs

4. Le Secret de l'éventail

5. L'Enigme du message perdu

6. Métro Baker Street

 

 

Quatrième de couverture :

 

Ceux qui disent que Sherlock Holmes est le meilleur détective du monde ignorent encore l’existence de sa jeune sœur de quatorze ans…

 

Sa mère l’a appelé Enola, qui, à l’envers, se lit alone, « seule » en anglais.

 

Lorsque Madame Holmes disparaît, Enola se refusant au destin trop convenu que lui ont choisi ses frères Mycroft et Sherlock décide de prendre son avenir en main et se lance, seule, à la recherche de sa mère…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Il y a peu de temps, je lisais le premier tome de la BD (alors que ce livre-ci est déjà dans ma Pal depuis des années ! Qui a dit que j’étais une fille logique ? Lol). Je l’avais beaucoup aimée !

 

Eh bien, je dois dire d’emblée que l’adaptation BD est très fidèle au roman, mon avis sera donc assez court car il correspond à mon ressenti précédent, je ne m’étalerai donc pas trop sur l’histoire.

 

Les sentiments d’Enola sont plus approfondis, on s’attarde davantage sur sa solitude notamment et la peine causée par la disparition de sa mère avec cette question lancinante : pourquoi ne l’a-t-elle pas emmenée avec elle ?

 

C’est un récit immersif, à la première personne, ce qui permet de bien s’imprégner des doutes, des interrogations, des peurs de la jeune demoiselle, de ses réflexions et réactions face aux événements, également ainsi que de suivre « de l’intérieur » son raisonnement afin de résoudre à la fois l’énigme posée par la disparition de sa mère et celle du fils du duc de Basilwether, le jeune vicomte Tewksbury, lequel a deux ans de moins qu’elle.

Cela nous la rend très proche de nous, lecteurs et attachante.

 

L’auteure s’attarde également plus sur la brouille à l’origine de la fracture entre les fils aînée et lady Eudora Vernet Holmes, plus présente aussi malgré sa disparition, présentant un aspect caractéristique de cette société victorienne : la condition des femmes, maintenues sous la dépendance de leur père, mari ou fils et tenues pour peu de choses par les hommes, il n’y a qu’à lire les commentaires de Sherlock sur « le sexe faible » et son cerveau atrophié !

On prend ainsi un malin plaisir à la voir défier le grand détective et à lui échapper grâce à sa débrouillardise, sa ruse et souvent aussi, grâce à la chance : il s’en faut parfois de peu !

Elle a encore beaucoup à apprendre et le lecteur tremble souvent pour elle !

 

Enola découvre ainsi que leur dispute n’est pas imputable au scandale causé par sa naissance tardive ou, en tout cas, pas uniquement.

Elle découvre une réalité et un monde dont elle a été jusque-là préservée.

 

Lors de sa fuite, elle entrevoit également les deux visages de Londres : celui des beaux quartiers et celui, plus triste et dur des bas quartiers de l’East End.

 

En bref, ce premier tome signe finalement pour elle la fin de l’enfance et de ses illusions.

Je l’ai trouvé plus sombre que la BD et bien entendu, il est aussi plus poussé et permet de comprendre certains éléments qui ne sont qu’effleurés dans celle-ci, format oblige. Les deux se complètent donc parfaitement bien !

Je pense continuer la lecture de la sorte : lire d’abord la BD et ensuite les romans.

 

Il s'agit d'une lecture que je suis contente de partager avec Blandine.

 

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J'aime beaucoup ce personnage !
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