Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Percy Jackson Tome 3 : Le Sort du Titan de Rick RIORDAN

pal-5-L-TvQbgC.jpg

Genre : Jeunesse

Série Percy Jackson :

1. Le Voleur de foudre

 2. La Mer des monstres 

3. Le Sort du Titan

4. La Bataille du labyrinthe

5. Le Dernier Olympien

 

Quatrième de couverture :

Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n’ont la vie sauve que grâce à l’intervention de la déesse Artémis et de ses chasseresses. Mais lorsqu’Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d’embûches s’annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’action démarre en fanfare : Annabeth, Thalia et Percy sont appelés par Grover dans l’académie militaire de Westover Hall pour lui venir en aide et récupérer deux nouveaux sang-mêlés en danger, Bianca et Nico Di Angelo. Le lecteur est donc directement plongé dans le vif du sujet, ce que j’ai beaucoup apprécié. J’aurais aimé qu’il en soit de même tout au long de ma lecture car après ce sauvetage, l’intervention d’Artémis et la disparition d’Annabeth, il y a un moment creux qui dure jusqu’à ce que nos héros quittent la colonie. J’ai trouvé le temps long entre ces deux événements ! Heureusement, une fois repartis, l’action reprend le dessus pour ne plus s’essouffler…

Un tome dans la lignée des précédents, le schéma est le même. Ce qui était original dans le premier tome devient redondant au fur et à mesure que l’histoire avance et c’est bien dommage. Néanmoins, je ne dirai pas que je n’ai pas autant apprécié que les précédents. Seulement, j’ai tout de même hâte d’en voir le bout ! Je crois que ce que j’ai le plus aimé, dans ce 3ème tome, c’est la rencontre avec de nouveaux Dieux comme Artémis et surtout Apollon. Séducteur, un peu (beaucoup) frimeur, très sûr de lui, taquin et poète (raté ^^) et le côté irascible en moins, il correspond tout à fait à la vision que je m’en faisais ! C’est pour moi la plus belle réussite de ce volet. Dommage qu’il ne fasse que de rapides apparitions ! Dans les côtés positifs, on assiste également aux préparatifs entre la guerre entre Olympiens et Titans qui approche à grands pas. Le dénouement semble d’autant plus proche… Enfin, encore une fois, la fin me laisse sur ma faim, désireuse de voir comment évolueront les choses et si Percy est bien l’enfant de la prophétie ou s’il ne s’agit pas plutôt de… Vous pensiez vraiment que j’allais vous le dire ? Il faudra le lire pour vous faire votre propre opinion ! Na !

 

1111290447301291289112699

logo p11

Les Dossiers Dresden Tome 1 : Avis de tempête de Jim BUTCHER

les-dossiers-dresden--tome-1---avis-de-tempete-60043-250-40.jpg

Genre : Fantasy

Série Les Dossiers Dresden :

1. Avis de tempête

2. Lune enragée

3. L'aube des spectres

4. Le Chevalier de lété

5. Masques mortuaires

 

Quatrième de couverture :

Tous les bons magiciens s’appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c’est même le seul dans sa « catégorie » : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c’est vers lui qu’elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques… et la plupart ne s’entendent pas très bien avec les humains.

La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux !

  

Ce que j'en ai pensé :

Harry est appelé par l’inspecteur Karrin Murphy, une amie, pour l’aider dans son enquête sur la mort étrange de Jennifer Stanton, prostituée et Tommy Tom, l’homme de main du mafieux local. Leur cœur a littéralement explosé dans leur poitrine. Aucun doute n’est permis : il ne peut s’agir que de magie, la spécialité d’Harry. En parallèle, une certaine Monica l’embauche pour retrouver son mari disparu.

Le début est un peu lent, le temps que l’intrigue et les personnages se mettent en place mais le rythme monte crescendo jusqu’à devenir insoutenable dans la deuxième partie du livre, que j’ai avalé quasiment d’une traite. L’action est très présente et ne s’essouffle jamais et le personnage d’Harry est  intéressant et atypique. Il n’a rien du super héros. C’est un magicien au passé trouble, dont on entrevoit seulement quelques bribes, très puissant et à l’humour (noir) ravageur. Il manie l’ironie avec brio ! Ses relations avec la Blanche confrérie, organe de contrôle et instance supérieure des magiciens adeptes de la magie blanche, ne sont pas au beau fixe : il a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et un gardien, Morgan, veille sur ses moindres faits et gestes. Ce dernier est détestable au possible : aveuglé par sa haine et sa certitude quant à la culpabilité d’Harry, il semble avoir trouvé le coupable idéal et ne voit pas ce qui se passe alentour, un peu comme quand les policiers de série télé (ou dans la réalité) sont persuadés d’avoir le suspect et s’entête dans cette voie, négligeant les autres pistes possibles et faisant en sorte que leurs indices collent avec leur hypothèse… En clair, il ne brille pas par son intelligence et j’ai eu des envies de meurtre sur lui pendant toute ma lecture !

Quant à l’identité du coupable, je l’avais deviné quasiment dès le début. Il n’y a donc pas vraiment de suspense sur ce point-là. Heureusement, l’intérêt du lecteur est maintenu par les péripéties auxquelles doit faire face notre héros et par la lutte qui l’oppose à l’autre sorcier ainsi que sa situation précaire quant à son avenir.

J’ai donc passé un bon moment en compagnie d’Harry, de l’inspecteur Murphy et de Susan : j’ai beaucoup aimé les relations entre le magicien et les deux jeunes femmes. Pas de triangle amoureux ou d’un héros qui brise tous les cœurs, Harry est très maladroit avec le sexe opposé et facilement déstabilisé quand une femme lui fait du rentre-dedans. A ce titre, le dialogue entre lui et Susan au McAnnally est des plus croustillants et drôles ! Une petite pépite qui m’a bien fait rire !

polar

logo p11

C'est lundi, que lisez-vous ? (23)

BANNIR~1

Le Rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice LEBLANC

 

Ma lecture en cours :

Les Dossiers Dresden Tome 1 : Avis de tempête de Jim BUTCHER

 

Ma prochaine lecture :

Percy Jackson Tome 3 : Le Sort du Titan de Rick RIORDAN

 

Les choses n'ont pas trop bougé mais je m'absente ce week-end et ne compte donc pas avancer dans mes lectures

 

Bonne semaine et bonnes lectures à tous !

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice LEBLANC

9782253002826.jpg

coeur_rouge.jpg

Genre : "Policier" (dans le sens où il y a des énigmes à résoudre)

 

Quatrième de couverture :

Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici en l’occurrence, s’appelle l’inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est un Robin des Bois de la « Belle Epoque ». Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d’esprit ; ce n’est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Arsène Lupin [] après plus d’un demi-siècle, n’a pas vieilli. Il ne vieillira jamais en dépit de son chapeau haut de forme, de sa cape et de son monocle.

 

Ce que j'en pense :

Chaque court chapitre est dédié à une aventure d’Arsène Lupin. Certains se suivent véritablement comme les trois premiers mais les autres peuvent se lire indépendamment les uns des autres pour une bonne raison : le personnage a été créé par l’auteur sur commande d’un grand éditeur, Pierre Laffite et ces anecdotes ont vocation à paraitre une fois par mois dans le magazine Je sais tout. Elles sont donc publiées plus ou moins sous forme de feuilleton. J’ai eu plaisir à retrouver chaque soir le personnage d’Arsène Lupin, n’en lisant qu’un chapitre à chaque fois, pour mieux faire durer le plaisir. C’est tout à fait le genre de personnage que j’affectionne dans les fictions : plein d’assurance, facétieux et provocateur, ingénieux, ayant toujours deux voire même trois coups d’avance sur la police et la justice, il se sort haut la main des pires situations et le lecteur se plait à essayer de comprendre comment il est parvenu à entrer en possession de tel ou tel objet ou sous quelle identité il se cache. Autant d’énigmes à résoudre et dont la solution ne nous apparait qu’à la toute fin de l’aventure en question. J’ai adoré cette façon de faire. Notre héros a vraiment le goût de la mise en scène et du spectacle, c’est un caméléon capable de prendre n’importe quelle identité, narguant sans vergogne voire avec un malin plaisir les autorités et ses riches victimes. Il a su se mettre dans la poche les média et l’opinion publique, ajoutant ainsi au mystère qui l’entoure car on n’en sait finalement très peu sur lui, sur qui il est en réalité, qui se cache derrière le masque de Lupin, même si l’un des chapitres vient quelque peu éclairer notre lanterne. Tout cela participe de son charme ! De plus, il n’est pas dépourvu d’une certaine moralité même si celle-ci tourne toujours à son avantage : il lui arrive parfois de venir en aide à des femmes notamment, bien qu’il en profite pour les dépouiller au passage comme dans l’affaire du sept de cœur, où il est question de trahison envers le pays ou celle de la perle noire où il tombe sur le cadavre de la comtesse d’Andillot... Enfin, que dire de cette fin en apothéose où il est question de la première confrontation entre Lupin et Herlock Sholmès, librement inspiré du héros d’Arthur Conan Doyle et qui promet encore de très bons moments ! Bref, c’est un coup de cœur pour moi et il va sans dire que je lirai d’autres recueils consacrés au personnage. De plus, il se lit très facilement, le style est simple et fluide alors que je redoutais un langage pompeux et dépassé, vieilli. J’étais dans le faux et heureusement que je ne me suis pas arrêtée sur cette première idée !

logo p11

La Voleuse de livres de Markus ZUSAK

9782915056488.jpg

coeur_rouge.jpg

Genre : Roman

 

Résumé (trouvé sur Evène et remanié) :

Allemagne, 1939. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d'adoption, chez Hans et Rosa Hubermann, à l’abri, en dehors de Munich (…). Sur la route, la Mort (…) réussit à s'emparer du petit garçon, Werner et croise le regard de la petite fille. Ce sera la première d'une longue série d'approches. Durant l'enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle qui ne sait pas lire, un livre, Le Manuel du fossoyeur, dont elle pressent qu'il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d'amour. Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qu'il se passe autour d'elle, Liesel, avec l'aide de Hans, son père adoptif, décide d'apprendre à lire. A mesure que l'histoire avance, la Mort s'empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.

 

Ce que j'en ai pensé :

Comme à chaque fois qu’un livre m’a particulièrement emballée, je ne sais pas par où commencer, les mots me manquent pour exprimer mon ressenti de la façon la plus juste possible, je manque de vocabulaire et aucune phrase ne me satisfait totalement. Je commencerai donc ainsi : lisez-le ! C’est la meilleure manière de comprendre ce que je ressens et de le ressentir à votre tour ^^ Il est difficile de mettre des mots sur des émotions, il faut les vivre et c’est ce que j’ai fait pendant toute ma lecture : j’ai vécu l’histoire de Liesel. Vous l’aurez deviné, c’est un énorme coup de cœur. Je me suis immergée dans le texte dès les premiers mots de l’auteur et ensuite, impossible de décrocher…

La narratrice n’est autre que la Mort elle-même et pourtant, je l’ai trouvé d’une douceur incroyable. Elle observe les êtres humains et notamment la voleuse de livres, cette petite fille d’à peine neuf ans qui arrive chez les Hubermann, « abandonnée » par sa mère (on comprend vite que c’est un abandon nécessaire plus que volontaire, pour protéger ses enfants, les éloigner du danger mais lequel ?) et sans son frère, mort pendant le trajet. La Mort va s’attacher à elle et nous raconte donc son histoire mais le récit s’inscrit aussi dans l’Histoire. Nous sommes en Allemagne à l’aube et pendant la Seconde Guerre Mondiale. Nous vivons donc les événements côté allemand, leur quotidien mais aussi la montée de l’antisémitisme jusqu’à l’enfermement et l’extermination des Juifs dans les camps, le rationnement, les raids aériens, la guerre, Stalingrad, les Jeunesses Hitlériennes et la propagande pro-nazie, etc… Néanmoins, le texte ne m’a jamais paru trop dur, trop choquant (à part la dernière partie, juste avant l’épilogue, qui m’a réellement bouleversée : j’ai pleuré comme une madeleine du début à la fin) car c’est à travers les yeux d’une enfant que l’on découvre tout cela. Le tout est donc aussi recouvert d’un voile d’insouciance et d’innocence propre à cet âge. Le quotidien de Liesel est fait de tristesse parfois mais aussi et surtout de petits et grands bonheurs comme l’apprentissage de la lecture avec Hans, son père adoptif au regard argent bienveillant, généreux jusqu’à se perdre comme quand il repeint les murs des habitants de confession juive par exemple ou les parties de football, les tournées de linge et les vols dans les vergers en compagnie de son meilleur ami, Rudy Steiner ou les cadeaux de Max… Ce que j’essaye de dire, c’est que tout n’est pas noir pendant ces temps de guerre et l’auteur nous fait passer par toute une palette d’émotions, du rire aux larmes avec une facilité déconcertante. Les personnages sont attachants. J’ai adoré Liesel et Rudy, l’amoureux qui n’ose pas se déclarer, prêt à tout pour elle mais aussi prêt à prendre la défense de toute personne victime d’injustice comme Tommy Müller, Max, le boxeur juif qui n’a pas renoncé et tient à la vie plus que tout mais est aussi rongé par la culpabilité qui vient le hanter pendant son sommeil, tout comme le frère de Liesel vient la visiter pendant la nuit, Hans, bien sûr mais aussi Rosa, qui jure comme un charretier mais ne manque pas de cœur, a les épaules solides et sur qui on peut compter en cas de coups durs et enfin la Mort, qui pour moi est un personnage à part entière du roman. Elle m’a vraiment touchée. On sent que sa tâche ingrate lui pèse, que c’est un fardeau lourd à porter, on ne peut que partager son incompréhension face aux horreurs dont sont capables les humains. Elle ne fait que transporter les âmes, leur offrir un repos mérité, apaiser leur souffrance mais ce n’est pas elle qui les tue, ils s’en chargent très bien tout seuls ! Enfin, c’est aussi un roman sur le pouvoir des mots, pouvoir que découvrira Liesel en apprenant à lire : ils peuvent tantôt rassembler, contrôler les foules, leur faire partager une même pensée, endoctriner, apaiser, blesser, réconforter ou même tuer…

logo p11

C'est lundi, que lisez-vous ? (22)

BANNIR~1

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

La Voleuse de livres de Marcus Zusak

 

Ma lecture en cours :

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice LEBLANC (presque fini ^^)

 

Ma prochaine lecture :

Les Dossiers Dresden Tome 1 : Avis de tempête de Jim BUTCHER, incessamment sous peu

Puis Percy Jackson Tome 3 : Le Sort du titan de Rick RIORDAN

C'est lundi, que lisez-vous ? (21)

BANNIR~1

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Zippo de Mathieu BLAIS et Joël CASSEUS

Crac ! dans le sac ! deuxième pièce du recueil Inspecteur Toutou de Pierre GRIPARI

 

Ma lecture actuelle :

Toujours dans La Voleuse de livres de Marcus Zusak : vu le pavé et même si j'aime beaucoup et avance donc plutôt vite, je pense que j'en ai pour toute la semaine ou une bonne partie de celle-ci

 

Ma prochaine lecture :

Je me suis décidée pour Les Dossiers Dresden Tome 1 : Avis de tempête de Jim BUTCHER...

Inspecteur Toutou de Pierre GRIPARI

9782211016520_1_75.jpg

Genre : Littérature jeunesse (théâtre)

Contient deux pièces de théâtre :

- Inspecteur Toutou

- Crac ! dans le sac !

 

Quatrième de couverture :

Les deux pièces contenues dans le présent volume sont destinées, l’une comme l’autre, au public enfantin.

Inspecteur Toutou est une sorte de féerie policière, qui montre un brave chien policier dans l’exercice de ses fonctions, sollicité, requis et bien souvent dupé par plusieurs personnages bien connu du conte populaire. La bonne fée Rutabaga intervient à la fin pour rattraper toutes ses bévues.

Crac ! dans le sac !, librement inspiré du Frère Loustic des frères Grimm, est une pièce pour marionnettes à gaine.

Ces textes peuvent fournir chacun un spectacle de moins d’une heure, n’exigeant que peu de moyens matériels.

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit, comme l’indique la quatrième de couverture de deux pièces de théâtre pouvant être lues, vues, jouées par des enfants.

Dans la première,  divers personnages de contes tels le loup du Petit Chaperon rouge ou la reine de Blanche-Neige, ou le prince charmant de La Belle au bois dormant, viennent demander l’aide de l’inspecteur Toutou. Tous ne sont pas bien intentionnés mais celui-ci est tellement naïf et stupide qu’il n’y prend pas garde et se fait avoir. Heureusement, le miroir magique est là pour lui apporter son aide et réparer ses bêtises.

Les contes de fée sont détournés par l’auteur, pour notre plus grand plaisir. On y retrouve son humour et sa fantaisie. Certaines répliques, savoureuses à souhait, m’ont fait pouffer de rire ! Une pièce de théâtre qui fera mouche auprès des plus petits mais aussi auprès des plus grands, à n'en pas douter !

 

La deuxième, Crac ! dans le sac, m’a moins plu : plus sombre que la première, on sent bien la paternité des frères Grimm, il m’a manqué l’humour et la griffe de Pierre Gripari, même si certaines répliques m’ont bien fait rire tout comme le personnage du soldat, tantôt naïf, limite stupide, tantôt cruel et vindicatif. D’ailleurs, je me demande si l’auteur est impliqué en quoi que ce soit dans la création de cette pièce. Voici ce que dit la première page :

« Cette pièce est inspiré du conte des frères Grimm intitulé « Bruder Lustig ».

Elle est écrite pour marionnettes à gaines.

Elle a été créée en 1974, par les élèves de l’atelier de marionnettes du lycée Henri IV, à Paris, atelier dirigé par Sylvine Bouvet-Delannoy.

Mise en scène de Véra Brody ».

 

Ce n’est pas très clair…

J’ai néanmoins beaucoup aimé la fin de ce conte cruel, qui interroge et pousse à la réflexion… Un peu déçue donc par cette seconde pièce même si elle reste très honorable !

 

logo p11

Zippo de Mathieu BLAIS et Joël CASSEUS

zippo-600-208x300.jpg

Genre : Roman noir

 

Quatrième de couverture :

Dans une ville nord-américaine d’un avenir pas si lointain se prépare un grand sommet économique que le journaliste-militant Nuovo Kahid est chargé de couvrir. Quand l’économie va, tout va, dit-on. Mais les pornoputes disparaissent, les autorités se durcissent, les clochards claquent des dents et la ville tombe en ruine. Par-dessus le marché, une comète fonce sur la terre. Avait-on vraiment besoin de ce caillou sidéral pour annoncer sans crainte de se tromper que la première heure de la fin du monde avait déjà sonné ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Ambiance de fin du monde garantie dans ce roman : comme toujours, ce sont les plus défavorisés qui trinquent en premier : clochards, prostituées, étrangers, etc… Les boucs-émissaires ne manquent pas ! Le climat est à l’insécurité, renforcée par les patrouilles de macoutes (policiers) qui les traquent sans relâche pour les parquer dans la décharge publique ou bien pire encore. Dans ce chaos ambiant, nous allons à la rencontre de différents personnages, certains restent anonymes : ils n’ont droit qu’à un pronom personnel, il ou elle et nous passons de l’un à l’autre au gré des chapitres. Cette construction ne permet pas vraiment de s’identifier à eux, de s’attacher, de compatir et entraine une certaine confusion : qui sont-ils ? Parle-t-on toujours de la même personne ou est-on passé à quelqu’un d’autre ? Difficile de s’y retrouver, j’ai eu du mal à m’y faire et suis restée en dehors. Certains personnages seront tout de même plus présents comme Kahid, O’Donnell ou même A*** à travers les souvenirs flous de Kahid mais même pour eux, ils ne nous sont jamais vraiment présentés : ils restent très mystérieux au lecteur, leur portrait à peine esquissé. Même le style m’a paru chaotique : les phrases sont hachées, il manque souvent le sujet en début de phrase qui n’est pas repris ou même des phrases sans verbe. Là encore difficile d’accrocher… Néanmoins, il est indéniable que ces ellipses donnent du rythme, une dynamique au roman, de même que les chapitres qui sont très courts : la lecture est donc rapide.

Je déplore tout de même le fait qu’il n’y ait pas vraiment d’histoire : je pensais au départ qu’il s’agissait de résoudre la disparition de A*** mais même si la question revient sans arrêt dans le roman, comme un leitmotiv, elle est très vite résolue et de manière très rapide, facile… Ce côté-là m’a déçue. Il s’agit surtout de suivre cette fin du monde annoncée, voir comment chacun réagit avant la chute du météore et notamment cette chasse aux sorcières envers les laissés pour compte de la société, l'égoïsme, la lâcheté des autres qui ne réagissent pas, font comme s'ils n'avaient rien vu, rien entendu, laissent faire et continuent leur chemin. Si le message est bien passé, je ne suis ni convaincue par la forme ni par le fond…

 

Un grand merci au forum Partage Lecture et aux éditions Kyklos pour ce partenariat !

 

logo p11