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La Reine des lectrices d'Alan BENNETT

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

« Les femmes qui lisent sont dangereuses » parait-il et d’autant plus quand il s’agit de la reine d’Angleterre en personne. Une simple visite de courtoisie au bibliobus à cause de ses chiens et elle va se découvrir une passion dévorante pour les livres, ce qui va susciter de nombreux remous au sein de son entourage, notamment au sein de ses officiers, prêts à tout pour mettre un terme à son passe-temps subversif et envahissant, allant même jusqu’à faire exploser l’objet du délit, sous les yeux hilares du lecteur. Au-delà de la comédie aux accents so british, l’auteur rend un bel hommage à la littérature, en citant de nombreux auteurs, anglais, pour la plupart, et nous parle du pouvoir de la lecture, qui peu à peu va transformer la Reine, lui ouvrant tout un monde jusque-là inconnu, lui permettant de mieux comprendre les gens, d’être plus attentive à ceux (et ce) qui l’entourent, gagnant en liberté et en indépendance d’esprit, sous les conseils avisés de Norman, son « tabellion particulier », ce qui n’est pas au goût de tout le monde. Des personnages hauts-en-couleur pour une fable aux accents de vérité : tous les lecteurs se reconnaitront dans le portrait de cette Reine. Néanmoins, j’ai eu un petit moment de flottement en milieu de lecture, celle-ci me paraissant répétitive à cet instant-là. Heureusement, l’auteur se reprend très vite avec la réapparition de Norman notamment. J’ai donc passé un bon moment avec ce livre mais ne suis pas sûre qu’il m’en restera grand-chose passé un certain délai, le tout étant assez léger au final.

   

Irrésistible Alchimie de Simone ELKELES

Genre : Littérature jeunesse

Série

1. Irrésistible Alchimie

2. Irrésistible attraction

3. Irrésistible Fusion

 

Quatrième de couverture :

Brittany est belle, intelligente et douce et sort avec le capitaine de l’équipe de football. Alex, mexicain terriblement séduisant, est connu pour être un membre du dangereux gang des Latino Blood. Tout les oppose jusqu’à ce cours de chimie et ce travail imposé en binôme. Au-delà des apparences, Alex et Brittany vont se trouver et se connaitre. Une attirance plus forte que les préjugés et les interdits, une attirance qui pourrait bien changer l’avenir d’Alex… mais à quel prix ? (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Une histoire d’amour assez clichée : une jeune fille des quartiers huppés qui tombe amoureuse du bad boy latino issu des quartiers pauvres de la ville et appartenant à un gang. On a déjà tous vu le film ou lu le livre cent fois. Et pourtant, la recette fait toujours merveille, surtout sous la plume de Simone Elkeles, fluide, agréable et sans aucun accroc. Une lecture détente bien sympathique, entre deux histoires plus compliquées, c’est toujours bon à prendre. Les personnages sont un peu caricaturaux mais on se rend vite compte qu’il ne faut pas se fier aux apparences. La petite blonde, capitaine de l’équipe de pom-pom girl n’est pas qu’un physique aux atours imparables. Sous ses allures de jeune fille parfaite, se cache une fille sensible et fragile, qui fait souvent passer les attentes des autres à son égard avant ses propres désirs et surtout celles de sa mère, pour qui la perfection est une gageure, une apparence qu’il faut à tout prix préserver. Quant à Alex, il est bad boy mais juste ce qu’il faut. Enrôlé dans le gang très jeune pour protéger sa famille, il se retrouve aujourd’hui coincé, ne pouvant plus en sortir mais se refusant à tout trafic, à franchir une certaine limite mais pourra-t-il toujours repousser l’inévitable ? Leur rencontre plus qu’improbable nous offre de belles scènes de romance très édulcorées, au moins jusqu’aux tout derniers chapitres, où la réalité les rattrape et se rappelle à eux avec violence. Je les ai lus la gorge serrée, ne sachant pas bien à quoi m’attendre. C’est la surprise de cette lecture, une surprise très positive même si elle nous laisse un goût de sang dans la bouche et si le mystère quant à la mort du père d’Alex n’en est pas un : on comprend très vite qui se cache derrière (dès le début en fait). Bref, une lecture agréable, pleine de bons sentiments, parfaite pour les petits coups de mous. Je lirai sans doute la suite, même si j’ai un peu peur du « on [ne] prend [pas] les mêmes et on recommence », chaque tome étant consacré à un des frères Fuentes et le suivant étant consacré à Carlos, que l’on sent sur la même voie que son grand frère. Saura-t-il échapper au gang ?

C'est lundi, que lisez-vous ? (94)

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Fini Toussaint Louverture, le Napoléon noir de Jean-Louis DONNADIEU, très intéressant

Devil's Lost Soul Tome 1 de Kaori YUKI, encore un très bon cru de la mangaka

Irrésistible Alchimie de Simone ELKELES, une jolie romance, assez édulcorée (surtout au début, plus violente en approchant de la fin) et cliché mais j'ai bien aimé. Un bon moment détente entre deux lectures plus conséquentes.

 

Ma lecture en cours :

Mort aveugle de Karin SLAUGHTER

 

Ma prochaine lecture :

Comme la semaine dernière, je n'en ai aucun idée. Ce sera sûrement un format cours pour le challenge Nettoyage de printemps de Titepomme mais je n'ai pas encore choisi lequel.

Devil's Lost Soul Tome 1 de Kaori YUKI

Genre : Manga

 

Quatrième de couverture :

A Tokyo, durant le faste Empire du Japon, Sorath, un orphelin qui a survécu à un tremblement de terre, est recueilli dans la résidence dite « des fleurs de sang » du baron Kamichika. Sorath tisse de puissants liens d’amitié avec Garan, le fils et héritier du baron, et Kiyora, la fiancée de Garan. Ces trois jeunes gens se jureront une amitié éternelle, bientôt tachée de sang. Des sentiments dissimulés, les manœuvres du baron et la présence d’une beauté énigmatique, une jeune fille au charme fascinant et des rencontres fatales…

Tout mène à la « nuit de Walpurgis », le comble du cauchemar !

 

Ce que j'en ai pensé :

En allant à la fn**, je suis tombée sur ce manga. Un simple coup d’œil à l’image de couverture et mon petit cœur s’est emballé : « oh ! Un nouveau Kaori Yuki ? ». Je m’empare donc du livre et ai confirmation : il s’agit bien de l’œuvre d’une de mes mangakas préférées ^^. Ni une ni deux, je l’embarque et quelques jours plus tard, en à peine quelques minutes, il est déjà lu. Snif !

Alors ? Qu’en ai-je pensé ? Pas beaucoup de surprise : comme quasiment tout le temps avec elle, j’ai beaucoup aimé ! Je retrouve son coup de crayon, reconnaissable entre mille mais j’ai l’impression qu’elle s’est encore améliorée. Le dessin est soigné et aucun détail n’est négligé. Même les costumes sont magnifiques et que dire des illustrations en couleur (celle de la couverture et celle de la première page aux jolies couleurs pastel). Je suis à chaque fois admirative de son art.

Pour ce qui est de l’histoire, celle-ci est assez complexe et j’avoue que j’appréhende un peu la suite : j’espère ne pas tomber dans les méandres tortueux qui m’ont un peu perdue dans les Angel’s Sanctuary (dont j’ai adoré les sept premiers tomes pourtant). D’ailleurs, cette nouvelle série m’a beaucoup fait penser à l’œuvre-maîtresse de l’auteur. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire à plusieurs reprises que j’avais ici affaire au côté démoniaque d’Angel’s Sanctuary qui lui était axé sur les Anges (mais qui n’avaient rien d’angéliques !). On retrouve la noirceur caractéristique teintée de cette petite touche d’humour que j’aime notamment par la relation qui unit Garan et Kiyora. Sorath est plus mystérieux : on ne sait pas d’où il vient, qui il est réellement. Quelques pistes sont ouvertes en cours de lecture mais j’ai hâte d’en apprendre davantage sur lui et de voir comment il va évoluer. Autre personnage inquiétant : le baron. Si vous avez lu les Comte Cain, vous y retrouverez les mêmes travers que ceux du père : une belle ordure, sadique et brutal. Bref, j’ai hâte de découvrir la suite. Il va malheureusement falloir attendre jusqu’en mai ! Re-snif !

Toussaint Louverture : Le Napoléon noir de Jean-Louis DONNADIEU

Genre : Biographie

 

Quatrième de couverture :

La Révolution française n’a pas seulement bouleversé la France et l’Europe, elle a aussi secoué les Amériques. De ces événements outre-mer, un nom se détache : Toussaint Louverture, esclave de Saint-Domingue devenu général de la République de cette colonie, meneur d’un mouvement d’émancipation des Noirs.

Quand il entre dans l’arène politique, Toussaint a déjà une cinquantaine d’années. Il finit par devenir gouverneur à vie d’une colonie qui, avant 1789, était la plus prospère du Nouveau Monde ; il va s’efforcer de la remettre sur pied d’une poigne de fer. Jusqu’à se heurter à Bonaparte.

Des générations d’historiens ont vu en lui le précurseur de l’indépendance d’Haïti et des mouvements de décolonisation. Lui-même a tout fait pour donner l’image d’un libérateur inspiré.

Depuis un demi-siècle, les progrès de la recherche montrent de Toussaint Louverture un profil plus complexe. Certaines de ses attitudes trouvent une explication dans sa vie d’avant la Révolution, longtemps masquée ou inconnue et que l’on découvre peu à peu. Le parcours de Toussaint Louverture éclaire une page méconnue de l’histoire de France et des Amériques, une histoire à redécouvrir en ces temps de mondialisation.

 

Ce que j'en ai pensé :

Depuis ma lecture de L’Ile sous la mer d’Isabel Allende, j’avais envie d’en savoir davantage sur le personnage de Toussaint Louverture, figure historique que l’on croise dans ce livre et dont je n’avais pourtant jusqu’alors jamais entendu parler. J’ai également pu visionner quelques passages du téléfilm de France télévisions consacré à ce grand homme mais l’opération Masse critique de Babélio m’a donné l’occasion d’aller plus loin encore avec cette biographie très accessible et qui, au-delà, de la personne de Toussaint Louverture nous permet de mieux appréhender le système esclavagiste de l’époque, son fonctionnement et son application effective par les maîtres des plantations et ensuite, de comprendre les causes de la Révolte. C’est d’ailleurs le premier point qui m’a frappé : les premiers chapitres sont consacrés au père de Toussaint, Hyppolite et permettent surtout de bien situer le contexte, en présentant de nombreuses généralités comme le Code noir, la vie dans les différentes plantations et donc partant de là, ce que l’on peut imaginer de celle dans la plantation Bréda du Haut-du-Cap dont est originaire Toussaint. Ce dernier, le sujet même de cette biographie n’apparait que plus tard. Ça m’a surprise mais c’est finalement assez logique. Avant de s’intéresser à l’homme, il faut d’abord savoir d’où il vient, surtout qu’il semble être le digne fils de son père, Hyppolite/ Déguénon (son nom de naissance). C’est donc une biographie assez complète et foisonnante de détails plus intéressants les uns que les autres. Cependant, il reste de nombreuses zones d’ombres notamment dans les années précédant son entrée dans la vie publique de l’île tenant d’une part à la discrétion du personnage, aux mythes et légendes véhiculés sur et quelquefois même par lui, que l’auteur essaye d’éclairer, de démonter et tenant aussi au système même de l’esclavage, les registres des différentes plantations ne tenant pas grand compte des esclaves dans leur individualité mais davantage dans leur aspect financier, ce qui laisse la place à de nombreuses suppositions/ hypothèses émises par l’auteur et qu’il a l’honnêteté de présenter comme telles. Une biographie riche donc, facile à lire mais qui demande néanmoins une grande attention, qui offre de nombreuses pistes de réflexion mais dont la véracité de certains faits n’est pas toujours prouvée (et ne peut pas l’être comme le souligne l’auteur à de nombreuses reprises), ce qu’il faut aussi bien garder en mémoire. En tout cas, elle m’a permis d’avoir une image plus complète et peut-être aussi plus juste du personnage. Mission réussie donc et avec brio !

Un grand merci à l’éditeur, Belin et à Babélio pour ce partenariat pour lequel je suis en retard et vous présente toutes mes excuses !

Nettoyage de printemps

Aujourd'hui, 20 mars, premier jour du printemps, c'est le moment idéal pour vous parler de ce nouveau challenge imaginé une fois encore par Titepomme (l'organisatrice du Pal challenge) et Kynicky.

 

Le principe est simple : Dégommer les petits livres de notre Pal qui comptent entre 73 et 349 pages. Peu importe que ledit livre soit en format "broché", "poche" ou "ebook".
Les BD, mangas ou albums ne sont pas acceptés.

La durée :
Le challenge débutera le 21 mars 2014 (demain ^^) et se terminera le 19 juin 2014 (à minuit).

 

Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à vous inscrire sur la page livraddict.

C'est lundi, que lisez-vous ? (93)

Le rendez-vous de Galléane

 

J'avais déserté les C'est lundi... depuis janvier tout comme j'avais cessé de lire ou je lisais avec moins d'entrain. De même, le blog tournait un peu au ralenti et finalement, plus du tout, depuis février à cause de ce passage à vide littéraire. Ayant retrouvé l'envie de lire, me voilà donc de retour parmi vous !

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Fini Maîtres du jeu de Karine GIEBEL, une très bonne lecture qui m'a d'ailleurs donné envie de lire un livre plus conséquent de l'auteur, malheureusement, il n'y en avait plus dans ma Pal. Il va donc falloir que j'y remédie ^^

Lu avec beaucoup de difficultés La Promise des monarchies de l'ombre d'Olivier LUSETTI 

 

Mes lectures en cours :

J'ai repris Irrésistible Alchimie de Simone ELKELES que j'avais laissé de côté lors de ma panne lecture. J'aime bien : ça se lit vite, même si l'histoire est cliché et gentillette. C'est mignon tout plein et ça me permet de passer un bon moment et de me réconcilier en douceur avec les livres !

Je lis également Toussaint Louverture : Le Napoléon noir de Jean-Louis DONNADIEU pour l'opération Masse critique Babélio : j'apprends beaucoup de choses, l'ouvrage étant très riche et foisonnant de détails intéressants, avec notamment une très bonne mise en contexte qui nous permet de mieux appréhender le système esclavagiste, son fonctionnement.

Enfin, j'ai eu envie de quelque chose de plus "mordant", plus rythmé et j'ai jeté mon dévolu sur Les Vampires de Chicago Tome 1 : Certaines mettent les dents de Chloé NEILL mais je ne suis pas sûre que c'était le bon choix, vraiment ce que je recherchait. Envie d'un truc qui bouge davantage. Du coup, j'ai commencé Mort aveugle de Karin SLAUGHTER, un thriller.

Bref, je passe du désert livresque à la boulimie....

 

Mes prochaines lectures :

Aucune prévision, j'ai décidé de me laisser porter par mes envies du moment, de ne me mettre aucune ression, aucune contrainte. En plus, j'ai déjà pas mal de chose sur le feu. Si j'arrive à tout terminer d'ici la fin de la semaine, ce sera très bien lol.

La Promise des Monarchies de l'ombre d'Olivier LUSETTI

Genre : Fantasy

Série :

1. L'Envoyé des monarchies de l'ombre

2. La Promise des monarchies de l'ombre

Chaque tome peut se lire indépendamment de l'autre apparammenet (ça ne m'a pas posé de difficultés majeures).

 

Quatrième de couverture :

En Chine ancienne, la faiblesse impériale encourage les rois à lever des bataillons. Les astrologues prophétisent la fin des temps.

Un étrange cavalier parcourt le pays, en quête de celle qui donnera naissance au nouveau visage du Dieu du Ciel.

D’où provient cette folie meurtrière qui ronge le plus puissant des guerriers de l’Empire ?

Que sont réellement les huit Emissaires écarlates du Dieu Zargose, identiques telles des gouttes d’eau, qui fouillent l’âme comme le tisonnier la braise pour raviver les pensées cachées ? Pourquoi les filles nubiles du Royaume de Ch ‘u rêvent-elles toutes du même amant au visage enténébré murmurant les mots enchanteurs de l’amour ? Dans le royaume de Zhang Zhung – Tibet des origines -, pour quelle raison la jeune « Première oracle » du monastère de Jiu Gonpa se réveille-t-elle terrorisée ? (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Chaque chapitre est consacré à un nouveau personnage, lesquels sont nombreux et ont un lien plus ou moins ténu entre eux. L’histoire reste assez obscure : il s’agit de retrouver la promise qui enfantera l’enfant capable de sauver le monde ou de le conduire à sa perte. C’est donc une lutte entre le Bien et le Mal, entre La Mère obscure pour laquelle travaille un étrange cavalier et le Dieu Zargose et son fils Abbaddon, à travers ses disciples, les Emissaires écarlates. J’ai souvent eu l’impression que l’on perdait le fil de vue, de ne pas voir où l’auteur voulait en venir car chacun semble mener sa petite vie de son côté et ça ne fait pas vraiment avancer l’intrigue. D’ailleurs, certains n’ont aucun rôle dans celle-ci comme la jeune Hua, je m’interroge donc sur leur utilité. Autant dire que je n’ai pas vraiment apprécié. Je reste avec un goût à la fois de trop et de trop peu. Trop de détails superflus qui viennent encore alourdir un texte déjà flou telles les explications fournies par l’auteur sur la manière ancienne de faire la guerre et celle des nouveaux Royaumes Combattants. Trop peu de développements quant à ce qui aurait pu rendre l’histoire intéressante comme cette fin qui vient enfin éclairer l’intrigue, la nourrir mais qui n’en est pas vraiment une. C’est une fin en queue de poisson. Tout ce que je déteste. On reste avec l’impression d’avoir lu tout ça pour ça càd RIEN, comme si l’auteur ne savait pas comment finir son histoire et laissait donc le lecteur se débrouiller tout seul. En fait, il semblerait que ce soit un tome 2 mais ça ressemble beaucoup plus à un tome d’introduction, où l’on pose le décor et l’on présente les personnages. L’histoire ne décolle qu’à la fin et retombe aussitôt.

J’ai également un souci avec le style de l’auteur. J’ai aimé les premières lignes, lorsque l’on est dans la narration mais les dialogues me posent problème. Les personnages parlent par énigme. A petite dose, c’est agréable, dépaysant et ça peut même paraitre charmant mais à forte dose, ça devient vite énervant.

J’ai lu la deuxième moitié en diagonale, parce qu’il s’agissait d’un partenariat avec Babélio et l'éditeur, Fantasy Editions (que je ne connaissais pas, une bonne occasion de découvrir autre chose) que je remercie néanmoins mais j’avais hâte d’en finir. C’est assez brouillon, même si le contexte est intéressant et s’il y a des éléments à creuser.

Maîtres du jeu de Karine GIEBEL

Genre : Policier/ Thriller (nouvelles)

 

Quatrième de couverture :

Il y a des crimes parfaits.

Il y a des meurtres gratuits.

Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s’insinue, elle vous étouffe… Pour lui, c’est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D’où viendra le coup fatal ? De l’ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l’air inoffensif ? D’outre-tombe, peut-être…

 

Ce que j'en ai pensé :

Dans Post Mortem, première nouvelle du recueil, Morgane, actrice célèbre et talentueuse, se rend chez un notaire. Un admirateur, Aubin Mesnil, l’a couchée sur son testament. Il lui lègue une maison en Ardèche, avec des instructions à suivre.

J’ai adoré cette nouvelle : rien n’est comme il semble être, même si j’ai vite compris que le legs n’était peut-être pas aussi innocent qu’il n’y parait, je me suis fait surprendre par l’auteur. Les personnages, malgré le format court, sont très bien croqués, on tremble pour eux et la deuxième partie, qui explique comment on en arrive à l’issue finale est tout simplement machiavélique ! Une pure merveille ! Je n’ai (presque) rien vu venir.

Dans J’aime votre peur, le commissaire Yann Dumonthier est appelé en pleine nuit : le psychopathe Maxime Hénot, qui a déjà fait sept victimes, s’est échappé de l’Unité des Malades Difficiles où il purgeait sa peine. Sur sa route, un car d’enfants handicapés qui se rendent dans le Vercors, la planque parfaite et des otages en cas de complications. Mais quelle identité a-t-il pris ? Le lecteur se pose la question, jusqu’à ce que le masque tombe. Ce n’est sans doute pas la nouvelle policière la plus crédible – la fin est plus qu’improbable – mais j’ai beaucoup aimé quand même. Elle fait monter la tension crescendo et nous plonge dans la tête du tueur, faisant de lui un être plus nuancé qu’il n’y parait. L’auteur ne tombe pas dans la facilité en le présentant uniquement sous son plus mauvais jour, il est beaucoup plus torturé même si rien n’excuse son geste et ses « pulsions ».

Un très bon recueil au final et une auteure que j’aime un peu plus à chaque nouvelle lecture !

 

Du même auteur :

Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Chiens de sang

Il était une fois Tome 1 : Au Douzième Coup de minuit d'Eloisa JAMES

Genre : Roman

Série Il était une fois :

1. Au Douzième Coup de minuit

2. La Belle et la Bête

3. La Princesse au petit pois

4. Une Si Vilaine Duchesse

5. La Jeune Fille à la tour

 

Quatrième de couverture :

Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L’odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout, la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C’est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu’arrogant. Un prince pour qui son cœur vacille, mais que le destin s’acharne à lui dérober.

Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ? Et si les contes de fées existaient ?

 

Ce que j'en ai pensé :

J’aime beaucoup les réécritures de contes, aussi j’ai immédiatement repéré cette série à sa sortie et vu les commentaires sur les blogs, je n’ai pas hésité longtemps avant de l’acheter, malgré la collection dans laquelle elle est parue (Aventures et Passions chez J’ai lu) dont je me méfie un peu. Finalement, ce n’est pas si mal que ça. Bon, ce n’est pas de la grande littérature, on se rapproche beaucoup du Harlequin avec une histoire courue d’avance mais c’est exactement ce qu’il me fallait au moment où je l’ai lu : une bonne lecture détente, sans prise de tête. J’ai beaucoup aimé le prince Gabriel, son arrogance, son assurance et la conscience qu’il a de ses responsabilités, sa générosité qui le pousse à prendre en charge parents, amis et autres âmes égarées qui cherchent un abri après s’être faits expulsés du Marburg, son royaume d’origine, et notamment du château de son frère, Augustus. J’ai eu plus de mal avec Kate, sorte de Cendrillon « des temps modernes » (si l’on veut). J’ai compati à son sort (encore qu’elle ne soit pas non plus autant à plaindre que la Cendrillon du conte de Perrault) mais elle n’attire pas vraiment la sympathie. Je la trouve très dure avec sa demi-sœur, Victoria, alors que celle-ci est touchante, malgré son côté pleurnicharde, rien à voir avec Javotte et Anasthasie ^^ Elle est très moralisatrice, prompte à juger et loin d’être compatissante, elle semble toujours garder du recul avec les autres, ce qui s’explique peut-être par son histoire personnelle mais lui donne une certaine froideur aussi. Par contre, j’adore sa répartie, sa vivacité d’esprit : elle ne se laisse pas faire ! Pour continuer sur les personnages, je suis obligée d’évoquer Lady Wrothe, la marraine : je l’adore. Elle m’a beaucoup fait rire et apporte une véritable bouffée de fraicheur au récit. C’est une femme libérée, excentrique, peu conventionnelle et qui n’a pas la langue dans sa poche non plus !

Mon seul bémol concerne l’époque où se situe l’action, que l’on a du mal à déterminer au premier abord. J’ai dans un premier temps pensé à l’époque actuelle, les personnages notamment féminins me paraissant très émancipées, même s’il est question de chaperonnage mais je me suis dit que compte tenu qu’on était dans la bonne société, ça collait. Puis, il est question d’une sœur de Napoléon qui serait mariée avec un des personnages et là, j’ai commencé à cogiter. Il semblerait en effet que l’on soit dans les années 1800 mais les nombreux anachronismes (par exemple, le prince met un préservatif… Euh, comment dire, pas sûre qu’ils existaient à l’époque ????) font que l’on a beaucoup de mal à se projeter dans cette période. Ça manque un peu de cohérence point de vue historique mais encore une fois, ce n’est pas forcément pour cette raison que les lectrices (car je pense que le lectorat est majoritairement féminin) se tournent vers cette lecture mais bien pour l’histoire d’amour entre le prince et sa belle…