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Articles avec #mangas- bd catégorie

Gunnm Mars Chronicle Tome 3 de Yukito KISHIRO

Genre : Manga

Série en cours au Japon (4 tomes - Sortie du tome 4 le 8 novembre 2017 en France)

Mon avis sur :

- le tome 1

- le tome 2

 

Quatrième de couverture :

 

Les deux enfants de la guerre, Erika et Yoko, n’avaient aucun moyen de deviner que deux siècles plus tard, elles allaient se battre, ici même.

 

Le passé enfoui dans la mémoire d’Erika et le secret de la naissance de Yoko…

 

Les clés des mystères de leur petite enfance sur trouvent ici, sur Mars !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Retour dans le passé dans ce troisième tome, dans l’enfance d’Erika et de Yoko.

On n’en apprend guère plus sur Yoko, à part quelques bribes de renseignements glanés ici ou là et surpris par Erika alors qu’elle n’était pas censée écouter.

 

Par contre, on comprend mieux ce que devient cette dernière dans le futur ; c’est finalement elle l’héroïne principale de ce tome.

 

On fait la « rencontre » avec elle de ses parents grâce à un flash-back dans lequel elle retrouve la mémoire en se rendant à Curie, où elle a vécu avant d’échouer à l’orphelinat et de faire la rencontre de Yoko et du docteur.

 

Cet épisode nous fait pressentir ce qu’elle va devenir, nous fait la comprendre davantage même s’il n’excuse en rien son comportement et la rend plus trouble aussi, plus dangereuse qu’on ne le présumait jusqu’alors en considérant son amour pour Yoko et le soin qu’elle a pris d’elle.

 

Son personnage prend donc de l’ampleur et le suspense à la fin du tome est intenable : que va-t-il lui arriver suite à son enlèvement par le baron Muster, un drôle d’individu qui semble en avoir après Yoko aussi et tire les ficelles, prend plaisir à manipuler les deux jeunes enfants mais dans quel but ? Quelle vengeance cherche-t-il à assouvir ? Contre qui ? Erika va-t-elle réussir à lui échapper et revenir sur le droit chemin, mettant fin à ses aspirations pour elle ?

 

Je confirme ici mon goût pour les tomes se déroulant dans le passé, beaucoup moins laborieux à lire pour moi que ceux du futur. J’ai hâte de reprendre là où ce troisième tome s’achève mais la suite directe se trouvera-t-elle dans le quatrième ou celui-ci nous ramènera-t-il dans le futur ? J’ai un peu peur de la réponse…

 

Au pire, vivement le cinquième tome qui devrait nous ramener dans le passé si l’auteur suit la logique des deux premiers tomes ^^

 

Gunnm Mars Chronicle Tome 2 de Yukito KISHIRO

Genre : Manga

Série en 4 tomes (série en cours au Japon) dont 3 traduits en français à ce jour

Mon avis sur le tome 1

 

Quatrième de couverture :

 

Un bond de deux cents ans dans le futur…

 

Séparées depuis l’enfance, Erika et Gally se retrouvent enfin.

Comment vont se comporter les guerrières, revenues sur les lieux du commencement ?

 

Gally est de retour sur Mars, pour en finir une bonne fois pour toutes !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un deuxième tome très différent du premier puisqu’il nous fait vivre un bond de 208 ans dans le futur : Yoko et Erika se retrouvent sur les ruines de Mamiana, là où a eu lieu le massacre du premier tome. Elles se battent. Que s’est-il passé entre elles ?

 

J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela (je n’avais pas lu la quatrième de couverture lors de mon achat de cette suite). Je pensais retrouver nos deux héroïnes là où on les a laissées dans le premier tome. Ce bond dans le futur m’a totalement déconcertée et prise au dépourvu !

 

D’autant qu’il y a de très nombreuses références aux événements ayant eu lieu dans les Gunnm Last Order, que je n’avais pas lus (j’avais seulement lu le premier mais vraiment pas aimé et donc aucune envie de les continuer, ce qui est toujours le cas après cette lecture !). Cela rend donc la lecture encore plus difficile. La situation politique étant elle aussi très confuse : deux partis se disputent le pouvoir. D’un côté les Partisans de la nouvelle monarchie parlementaire et de l’autre les Einherjar, véritable organisme qui se cachait derrière son organe fantoche, le Nouveau Troisième Reich.

 

J’ai été obligée de prendre des notes pour m’y retrouver mais finalement, ce deuxième tome m’a moins déplu que je ne m’y attendais lors du premier regard que j’avais jeté dessus, une fois rentrée chez moi. J’ai en effet pour habitude de feuilleter les premières pages des livres que j’achète et cette première lecture ne m’avait vraiment pas incité à ouvrir ce livre avant aujourd’hui, avant l’achat du tome 3 qui semble revenir dans le passé, là où nous avons laissé Erika et Yoko dans le premier tome.

 

Je ne sais pas comment va fonctionner cette série à l’avenir : y aura-t-il un tome dans le passé, un dans l’avenir comme c’est le cas pour les trois premiers ?  Si c’est le cas, je sais que ceux du futur me plairont moins que ceux du passé mais je pense tout de même continuer cette série, qui n’est pas si désagréable que ça en fait ! Ma première appréhension semble levée. Et même si la lecture des Gunnm Last Order semble être un plus non négligeable pour bien comprendre les événements du futur, elle n’est pas indispensable non plus (ce qui m’arrange bien ^^) et me permet finalement de savoir aussi ce qui arrive à Gally une fois les Gunnm refermés.

 

 

Brocéliande, forêt du petit peuple Tome 1 : La Fontaine de Barenton de Olivier PERU (texte), Bertrand BENOIT (dessins) et Elodie JACQUEMOIRE (couleurs)

Genre : BD

Série Brocéliande :

1. La Fontaine de Barenton

2. Le Château de Comper (à paraître le 27 septembre ^^)

3. Le Jardin aux moines

4. Le Tombeau des géants

5. Le Miroir aux fées

6. Le Val sans retour

7. Le Hêtre du voyageur

 

Quatrième de couverture :

 

Des Korrigans ont enfin trouvé le moyen d’obliger Orignace à leur écrire une histoire.

 

Ils veulent que Teuz invente un conte dans lequel eux auraient un beau rôle, mais Orignace est en panne d’inspiration.

 

Et alors qu’il cherche des idées dans la forêt de Brocélinede, il assiste aux débuts de la passion entre Merlin et Viviane…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Orignace, lutin et conteur de la forêt, est contraint par Gourmelen et Priou, qui retiennent sa bien-aimée, de leur écrire une histoire dont ils seront les héros. En manque d’inspiration, il part en balade et assiste, tout comme nous, lecteur, à loa premi-re rencontre entre Merlin et Viviane. Quel beau sujet pour un conte, n’est-ce pas ? ^^

 

J’ai été très heureuse de me promener de nouveau, même virtuellement, en Brocéliande, souvenir de mon voyage en Bretagne en 2016 (et de mon retour dans cette même forêt en 2017 pour découvrir le Val sans retour et le miroir aux fées de Morgane !) où j’ai pu retrouver des lieux comme la fontaine de Braneton, le château de Comper (qui abrite le Centre arthurien, je vous invite à vous y arrêter un jour, si vous en avez l’occasion et pourquoi pas d’assister à une des balades contées qui y sont organisées) et le lac de Viviane.

 

Château de Comper (photo personnelle - 2016)

 

Le lac de Viviane (au château de Comper) (photo personnelle - 2016)

 

La Fontaine de Barenton (dans la forêt de Brocéliande) (photo personnelle - 2016)

 

Cela a réveillé de très bons souvenirs, soutenus par un scénario tout aussi bon et des dessins à couper le souffle, aux couleurs éclatantes.

 

On y retrouve la ruse de Merlin, les personnages collent à la légende qui me plait tant tout en faisant intervenir de nouveaux protagonistes comme Orignace, les 2 filous de korrigans qui auront bel et bien un rôle à jouer dans cette histoire et les chasseurs qui en seront pour leur frais !

Les pouvoirs de Viviane commencent à émerger, tout comme son histoire naissante avec Merlin. Mais qu’est-ce qui attire vraiment la jeune femme ? L’homme et son caractère enjoué ou les dons qu’il lui promet ? Certains éléments permettent de pencher tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre et viennent entourer la belle dame d’une dose de mystère qui donne envie de se plonger très vite dans la suite !

 

Forêt de Brocéliande (photo personnelle - 2016)

 

Le Tombeau de Merlin (photo personnelle - 2016)

 

 

California Dreamin' de Pénélope BAGIEU

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

 

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse.

 

Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique, qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible.

 

A l’aube des années 60, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

 

Mon avis :

 

California dreamin' (California dreamin')

On such a winter's day

 

All the leaves are brown (all the leaves are brown)

And the sky is grey (and the sky is grey)

I've been for a walk (I've been for a walk)

On a winter's day (on a winter's day)

If I didn't tell her (if I didn't tell her)

I could leave today (I could leave today)

 

Ça vous dit quelque chose ? Non ?

 

https://youtu.be/N-aK6JnyFmk

 

Et maintenant ?

 

California Dreamin’ c’est l’histoire de Cass Elliot, mama Cass/ Ellen Cohen qui a fait partie du groupe The Mamas and the papas dans les années 60.

 

 

C’est aussi une belle rétrospective des années 50/60 puisque nous remontons de sa naissance en 1941 (et plus tard dans l’année, Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis en guerre vue par la famille d’Ellen) jusqu’à ses 24 ans en 1965.

 

Son histoire est donc jalonnée de nombreux événements historiques (la ségrégation, l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, l’époque « sex, drugs and rock and roll », à laquelle n’échappe pas Ellen…) sur fonds de bande musicale traversée par les styles opéra, jazz, folk, rock, pop et des chanteurs comme Elvis Priestley, les Beatles, Dylan, les Beach Boys… Le contexte est très fortement ancré dans cette BD et nous fait revivre en même temps que les personnages ces années.

 

Chaque « chapitre » est consacré à un personnage, lesquels sont nombreux mais certains ne passent qu’en coup de vent dans la vie de Cass et ne font qu’une brève apparition, ils n’ont droit qu’à ce seul chapitre mais n’en sont pas moins important dans sa construction, dans les futures rencontres qu’ils l’amènent à faire ou dans son avenir (Shirley, Sharon, Ken, Tim…), d’autres apparaissent plusieurs fois car ils restent plus longtemps à ses côtés (comme sa famille surtout présente au début mais que l’on revoit ponctuellement ensuite ou bien entendu les autres futurs membres du groupe : John, Michelle, Denny).

 

Tous se racontent et racontent leur rencontre et leurs interactions avec Cass qui est véritablement le fil conducteur du récit. A travers eux et à travers le récit de Cass, c’est son histoire que nous raconte Pénélope Bagieu, avec beaucoup de justesse et d’émotions, ainsi que la construction progressive du groupe et ses différentes variantes avant d’arriver à la version que l’on connait des Mamas and the Papas.

 

Cass est une jeune femme excentrique, pleine de vie, qui s’assume mais se sent aussi très seule, elle est également fragile, malchanceuse dans ses « amours ». Les hommes de son entourage ne semblent pas la voir comme une compagne de vie mais seulement comme une histoire d’un soir, une amie, voire une sex friend ou une sœur comme Denny ou Tim. Elle m’a beaucoup fait penser à Penelope Garcia dans Esprits criminels (surtout une case en fait où elle est sur un fauteuil et se retourne, avec une coupe proche de Garcia et une robe qu’elle aurait pu porter ^^, ça m’a immédiatement frappé à ce moment-là !).

 

En bref, une magnifique BD en forme de rétrospective originale tant dans sa forme que dans son contenu avec des dessins en noir et blanc et des effets d’ombre qui tranchent avec la série Joséphine, en couleur, mais donne un côté voyage dans le passé et accentue encore plus les émotions, à mon sens, d’autant qu’ils sont très épurés et vont directement à l’essentiel. Je ne m’attendais pas trop à ça en l’ouvrant. J’avoue que la musique et l’histoire des Mamas and the Papas ne m’a jamais passionnée plus que ça mais ce fut vraiment une très belle découverte, très proche du coup de cœur. L’auteur nous propose ici une œuvre beaucoup plus mature que les Joséphine, plus développée (on suit véritablement une histoire, celle de Cass, on ne passe pas de sketch en sketch, même si elle propose aussi une vraie histoire dans son autre série), moins comique bien que Cass ait également beaucoup d’humour mais le ton est beaucoup moins léger et elle traverse pas mal d’épreuves…

Black Butler Tome 6 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 24 tomes (en cours - Tome 24 à paraître en France le 22 septembre 2017)

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

 

Quatrième de couverture :

 

Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparu ! Sebastian et Ciel, qui a reçu l’ordre de résoudre l’affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d’un énigmatique cirque ambulant…

Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent…

Si tel est le désir de mon maître, je l’accompagnerai jusqu’où il lui plaira…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Enfin de l’action avec ce nouveau tome !

Ciel et Sebastian s’infiltrent dans un cirque qui serait lié à la disparition d’enfants dans toutes les villes où il passe. L’occasion encore une fois pour Sebastian de briller en montrant ses nombreux talents alors que son maître semble moins à son aise, plus maladroit, moins maître de son corps et doit de se faire embaucher en tant qu’artiste débutant aux coups de mains (ou plutôt coups de caillou ^^) du majordome. Il devra pourtant ensuite se débrouiller par lui-même pour mener l’enquête pendant que Sebastian fera diversion, une belle occasion pour lui de faire ses preuves, de prendre son indépendance, d’autant plus qu’il est suivi en permanence par son compagnon de tente et que Sebastian doit partager la sienne avec William Spears, un shinigami déjà rencontré auparavant, qui se fait passer lui aussi pour un autre. Dans quel but ? Leurs deux enquêtes sont-elles liées ? Que cachent les étranges membres de ce cirque ? Où sont passés les enfants disparus ? Autant de questions que l’on se pose à la lecture de ce tome intrigant et prenant. Les réponses se trouveront sans doute dans le septième, ce qui donne une méchante envie de se jeter dessus pour mettre fin à tous ces mystères !

 

Black Butler Tome 5 de Yana TOBOSO

Série en 24 tomes (en cours - Tome 24 à paraître en France le 22 septembre 2017)

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

 

Quatrième de couverture :

A l’occasion d’un concours de cuisine consacré aux currys, Sebastian doit affronter un Indien doté de la « main de Dieu » afin d’obtenir un royal warrant et devenir fournisseur de la cour. Entouré de montagnes d’épices permettant des combinaisons infinies, Sebastian s’affaire ! Un ordre suffit à ce que le majordome devienne l’épée de son maître !

 

Ce que j'en ai pensé :

Ce cinquième tome est dans la lignée du précédent et vient clore l’histoire entamée dans le quatrième : Sebastian doit affronter Aghni, le serviteur du prince Soma passé à l’ennemi, sur la préparation d’un curry. Il aura fort à faire sachant que ce plat typiquement indien est une des spécialités de son rival alors qu’il lui est totalement étranger et qu’il n’en maîtrise pas les différentes subtilités. Charge pour le prince Soma de les lui apprendre et charge pour toute la maisonnée de l’aider en goûtant les différentes variations qui lui permettront enfin d’accéder à la finale, ce qui donne lieu à un vrai cours de cuisine et à une mine d’informations sur la vie aux Indes et notamment sur le curry ainsi qu’à de nombreuses tranches d’humour. Soma prend ici conscience de ses défauts dont son égoïsme, au contact de Sebastian et Ciel puis, lors du dénouement, qui réserve quelques surprises. Il change, gagne en maturité et fait l’apprentissage de la vie adulte. J’ai beaucoup aimé le voir évoluer (même s’il nous offre quelques moments de régression, notamment avec Ciel, qui ne sait plus quoi faire pour s’en débarrasser ^^).

La reine Victoria fait sa toute première apparition, de manière très remarquée et fracassante, en grande dame moderne, volontaire et déterminée. Elle vient de perdre son époux, le prince Albert, ce qui entraîne plusieurs crises de larmes (et de rires pour le lecteur).

 

Même si j’ai bien aimé ce tome, on n’avance guère au niveau de l’intrigue principale et on n’en apprend pas beaucoup plus sur Ciel et Sebastian, sur le pacte qui les lie. C’est davantage un tome de transition, une sorte d’entracte qui fait sourire le lecteur et permet de le faire patienter jusqu’au suivant, qui lui s’avère plus intéressant comme le laisse présager la fin et l’arrivée de ce cirque…

Gunnm Mars Chronicle Tome 1 de Yukito KISHIRO

Genre : Manga (seinen)

Série en trois tomes (en cours), tome 3 à paraître le 5 juillet 2017

 

Quatrième de couverture :

Les trombes de la guerre dévastent les étendues rouges de Mars.

Qui aurait pu prédire qu’une petite rescapée de ce paysage d’apocalypse deviendrait un jour la plus terrifiante des guerrières ?

 

Les récits de la Yuko du passé et de la Gally du futur se superposent pour nous fournir les clés de son mystère.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’étais curieuse de découvrir le passé de Gally/ Yoko après avoir lu et adoré la série originelle (Gunnm), découverte grâce à ma cousine. Je ne suis pas déçue par ce premier tome, loin s’en faut ! J’y ai découvert une petite fille fragile, loin de la guerrière qu’elle va devenir, empêtrée dans un corps mécanique qu’elle a encore du mal à maîtriser, à contrôler. Elle est seule, n’a plus de famille mais peut compter sur le soutien d’Erica, son amie, elle aussi orpheline, qui la défend contre Ninon, une petite peste qui règne en maître dans l’orphelinat dans lequel elles échouent suite au départ du docteur, leur protecteur. On évolue, tout comme dans la première série, dans un monde apocalyptique, dangereux, sans pitié, même pour les enfants, lesquels ne sont pas épargnés par la violence latente.

Les questions quant à l’identité de notre héroïne restent entières : qui est-elle ? Qui a envoyé les hommes partis à sa recherche, des mercenaires sans pitié et sans aucune morale, qui doivent la ramener morte ou vive ? Pourquoi ce contrat sur sa tête ? Quel avenir pour les deux fillettes ? Laquelle est destinée à accomplir la prophétie ? J’ai hâte d’en savoir plus sur elle notamment et de lever le voile sur ses mystères qui m’avaient déjà interpelée dans les Gunnm.

J’ai trouvé le dessin encore plus maîtrisé, comme si c’était possible ^^, à part les scènes de bataille, dans lesquelles règne une certaine confusion : on ne sait jamais bien qui a le dessus sur qui, on a alors du mal à saisir les différentes actions mais c’est mon seul – petit, ridicule – bémol !

 

LD-K Tome 3 de Ayu WATANABE

Genre : Manga (shojo)

Série en cours de parution (23 tomes au Japon à ce jour, 14 en France : le tome 15 doit paraître le 3 mai 2017)

Mon avis sur :

- le tome 1

- le tome 2

 

Quatrième de couverture :

Aoi a découvert que ses sentiments envers Shusei n’étaient autres que de l’amour. Pour la jeune fille, c’est un combat de longue haleine qui s’annonce…

Et si même leur entourage se met à s’en mêler, de nouvelles complications risquent de menacer le quotidien de nos deux lycéens. Que d’émotions sous le même toit !

 

Ce que j'en ai pensé :

Aoi est désormais bien consciente de ses sentiments et cherche à attirer l’attention de Shusei, à faire en sorte qu’il la voit autrement que comme une simple colocataire ou amie alors que celui-ci continue de souffler le chaud et le froid sur la jeune fille, totalement aveugle à son amour pour lui !

Un nouvel obstacle apparait avec l’arrivée du frère de Shusei, Sôju, qui ne semble pas animé des meilleures intentions à son égard, même s’il arrive à persuader notre naïve héroïne qu’il le fait pour eux, pour rendre son frère jaloux afin qu’il éprouve des sentiments similaires aux siens. Pourquoi fait-il cela ? Ses motivations restent troubles mais on sent bien qu’il n’est pas très net et qu’il y a un sérieux contentieux entre les deux frères et une rivalité qui va bien au-delà…

Ce troisième tome est en deçà des deux premiers pour moi, cette nouvelle intrusion d’un membre de la famille de Shusei vient une fois encore mettre des bâtons dans les roues d’Aoi. Je comprends bien que leur histoire ne peut pas aller de soi, qu’ils ne peuvent tomber dans les bras l’un de l’autre dès le début de la série sinon l’intrigue n’aurait plus lieu d’être et n’aurait plus aucun intérêt mais j’ai la désagréable impression que les situations se répètent (après la sœur, le frère !) et toutes ses tergiversations commencent à me lasser. J’attends davantage de surprises, d’émotions, de rebondissements dans les prochains tomes, d’autant qu’il y en a déjà 24 au Japon. J’espère donc que l’histoire va se renouveler et ne pas tourner en rond sinon ce sera sans moi ! A côté de cela, je suis aussi curieuse d’en savoir plus sur Sôju et sur Shusei, de percer le mystère de leur brouille qui a mon avis n’est pas dû au seul fait que son aîné lui a volé sa petite amie mais est beaucoup plus profonde… Les deux semblent plein d’animosité l’un envers l’autre et pas seulement Shusei ! Sôju nous cache quelque chose et j’aimerais bien savoir quoi…

 

Les Carnets de Cerise Tome 1 : Le Zoo pétrifié de Joris CHAMBLAIN (scénario) et Aurélie NEYRET (dessins)

Genre : BD jeunesse

Série Les Carnets de Cerise :

1. Le Zoo pétrifié

2. Le Livre d'Hector

3. Le Dernier des cinq trésors

4. La Déesse sans visage

 

Quatrième de couverture :

« Il était une fois…

Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça.

 

Il était une fois… ben, moi, Cerise !

 

J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière.

Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets… »

 

Ce que j'en ai pensé :

C’est d’ailleurs ainsi que l’histoire commence. Il était une fois… Cerise, surprenant du haut de sa cabane, avec ses deux amies, Erica et Line, un drôle de monsieur sortant des bois, couvert de peinture de la tête aux pieds ! Qui peut-il bien être ? Que fait-il chaque week-end dans la forêt ? Voici un mystère à résoudre pour notre détective en herbe. Original dans sa forme aux supports variés, mêlant BD, pages de journal intime de l’héroïne, articles de journaux ou bien encore « photos » plus vraies que nature, ce petit bijou l’est aussi par son histoire avec un dénouement, une révélation auxquels je ne m’attendais pas du tout. Il faut dire aussi que je me suis laissée porter par ma lecture, tellement j’étais bien entre ces pages, lesquelles ont défilé toutes seules. Je n’ai même pas essayé de percer le mystère avant, je me suis contentée de suivre Cerise avec grand plaisir et beaucoup de curiosité et ce que j’ai découvert m’a surprise et enchantée ! Je ne m’attendais pas à ça ! De belles valeurs sont mises en avant comme la solidarité, l’entraide, l’amitié, sans naïveté mais avec beaucoup de douceur et de poésie. Une grande sensibilité émane du texte mais aussi des images, épurées et aux traits délicieusement fins, raffinés, avec notamment des tableaux à couper le souffle, d’un grand réalisme, mais je ne peux en dire plus, au risque d’éventer le mystère… Cette lecture m’a offert un beau retour en enfance, à cet émerveillement que l’on ressent enfant devant des choses qui n’ont parfois l’air de rien mais qui se révèlent d’une grande beauté, quand on prend le temps de les regarder, quand on s’arrête sur elles. Je regrette seulement que les amies de Cerise soient encore trop effacées par rapport à elle mais s’agissant d’un premier tome, ça me parait plutôt normal : on prend d’abord et avant tout le temps de découvrir l’héroïne et son univers.

 

Holmes (1854/ 1891 ?) Livre 2 : Les Liens du sang de CECIL et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854/ 1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre du doute

4. La Dame de Scutari

 

Ce que j'en ai pensé :

Autant le premier tome de cette série avait été un coup de coeur, autant ce second m'a quelque peu déçue, surtout la première partie qui ne fait que reprendre mot pour mot me semble-t-il la deuxième partie du tome précédent. Le procédé narratif me laisse dubitative : quel intérêt ? Nous rappeler des faits déjà évoqués dans le tome 1 pour mieux les avoir en mémoire ? J'aurais tout aussi bien pu reprendre directement celui-ci. Ai-je loupé quelque chose ? Y a-t-il en fait des ajouts entre les deux, des différences minimes à décoder ? Je n'en ai pas vu mais la question me taraude méchamment... J'ai l'impression persistante d'être passée à côté de quelque chose. Est-ce l'effet voulu ? 

Heureusement, la seconde partie, totalement inédite, elle, a un peu sauvé l'ensemble. On y rencontre le père de Holmes, maintenant vieux et n'ayant visiblement plus toute sa tête. Il est gardé par une infirmière, véritable dragon, peu disposée à ce que Watson et sa femme logent chez les Holmes. Qu'essaye-t-elle de cacher, sous les ordres de la femme de Sieger semble-t-il ? Comme dans le premier tome, on va d'énigmes en énigmes, le mystère s'épaissant encore davantrage au lieu de s'éclairer. Les questions entraînent d'autres questions et les réponses ne semblent pas du tout honnêtes, pas fiables. Le doute et la suspicion montent encore, maintenant le suspense qui semble devoir durer jusqu'à la fin de cette série, ce qui serait une grande réussite !