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C'est lundi, que lisez-vous ? (82)

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Finalement abandonné Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD

 

Mes lectures en cours :

Presque fini Lucky Harbor Tome 1 : Irrésistible de Jill SHALVIS : pas de la grande littérature mais je m'amuse bien avec cette lecture !

Toujours au même point dans Zarbie les yeux verts de J.C. OATES, que je reprendrai une fois Lucky Harbor terminé....

 

Ma prochaine lecture :

Je ne sais pas trop... Un livre américain, sûr puisque le mois américain de Noctenbule commence dès demain et je me suis d'ores et déjà préparé deux piles de livres figurant dans ma Pal sur ma table de chevet : j'ai donc du choix ^^ mais j'ai envie d'un policier/ thriller je crois donc peut-être Oeil de Serpent toujours de J.C. OATES ou si j'ai envie de changer d'auteur : Black Cherry bleus de James Lee BURKE ou Fractured de Karin SLAUGHTER... Bref, mon choix n'est pas encore arrêté...

Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD

Genre : Fantasy

Sortie mondiale le 31/10/2013

 

Quatrième de couverture :

Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une caverne. C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.

Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.

C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

 

Ce que j'en ai pensé :

Quand Babélio m’a contacté pour lire ce livre dans le cadre d’une Masse critique spéciale, j’étais aux anges, ravie de pouvoir enfin renouer avec de la fantasy pure et dure, loin de la bit-litt et urban fantasy que j’ai pris l’habitude de lire depuis quelques temps. J’avais envie de revenir aux bons vieux basiques. Malheureusement, à la lecture de cet ouvrage, la déception a vite pointé le bout de son nez.

Viola nous mène sur les traces de Dun-Cadal, un ancien général de l’Empire, à la gloire et renommée nationales, quasi mythiques, qui n’est aujourd’hui plus qu’une loque humaine, un pauvre poivrot radoteur, à écumer les bars et chercher querelle dans l’espoir que quelqu’un finisse un jour par mettre définitivement fin à ses souffrances. Elle sait qu’il connait l’emplacement d’Eraëd, l’épée de l’empereur, aux pouvoirs magiques. D’abord réticent, le soldat va lui confier ses hauts faits d’arme, ses derniers jours au sein de l’armée de l’Empereur, avant que ce dernier ne soit défait et qu’il ne soit mis fin à l’ancien ordre établi pour en fonder un nouveau : la République. On a donc droit à une succession de batailles et de combats, qui s’enchaînent avec le présent, sans réelles transitions et créent donc la confusion. Confusion à laquelle s’ajoute le fait que le lecteur ne sait pas où il va : en quoi cette succession de souvenirs est-elle rattachée avec l’énigme concernant la disparition de l’Epée et sa quête ? J’ai eu l’impression que l’auteur perdait cet objectif de vue. J’ai vite décroché, ne sachant pas très bien où j’allais, si tout ceci avait ou non un sens et lequel. Il faut finalement attendre la fin de la première partie (c’est-à-dire 227 pages) pour avoir un semblant d’indice. C’est très poussif et très long… D’autant qu’il n’y a pas vraiment d’action ou celle-ci se répète : j’ai cru voir les mêmes scènes de combats rejouées encore et encore, à quelques détails près. De plus, ces scènes ayant lieu dans le passé et étant donc retranscrites par Dun-Cadal dans ses discussions avec Viola, ça manque de dynamisme.

Pour ne rien arranger, les personnages ne m’ont pas touchée, je ne me suis pas attachée à eux : ni le Dun-Cadal du passé, héroïque, chevalier sans peur mais pas sans reproche, encore moins celui du présent, amer et pitoyable, ayant renoncé depuis longtemps, refusant le changement, à vivre toujours dans le passé ni même Grenouille, son protégé. Il n’est pas attachant mais intrigant tout de même. Beaucoup de mystère entoure ce personnage : qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi cette rage en lui ? Quel est son but en devenant chevalier ? Là encore il faut patienter longtemps avant d’avoir quelques réponses. Quant à Viola et au Naaga, ils sont quasi-inexistants, ce sont davantage des figurants permettant au général de raconter son histoire qu’autre chose. La seule que j’ai véritablement aimé c’est Mildrel, la courtisane déchue, dans sa relation avec Dun-Cadal, leurs non-dits et cette affection sincère que l’on ressent entre eux mais qui semble ne jamais pouvoir trouver de conclusion heureuse. Logrid, la main de l’empereur, est également très intéressant. Dommage qu’il apparaisse aussi tard. Contrairement à son formateur, il est perspicace et clairvoyant, il a senti le vent tourner, vu les complots se fomenter sans pouvoir y mettre un terme…

Bref, j’ai essayé de m’accrocher aux branches mais je n’ai pas pu aller au terme de cette lecture. J’aurais aimé y prendre du plaisir. Au contraire, elle a été difficile, laborieuse. Il y a de bonnes idées comme celle du Souffle mais trop peu exploitées à mon goût et noyées dans une masse de détails parfois superflus. Même si j’ai cru que ça allait décoller à un moment donné, le mal était déjà fait : je n’étais plus dans ma lecture, totalement déconnectée de ce que je lisais, du devenir des personnages qui m’était finalement égal. Peut-être que ce début est un peu long, un peu maladroit, même si le revirement de la première partie semble promettre de belles choses, ce que confirment les différents avis que j'ai vite passé en revue (la deuxième partie semble bien meilleure que la première). Encore faut-il pouvoir tenir jusque-là ! Je n’ai pas pu…

 

Je tiens néanmoins à remercier Babélio et les éditions Bragelonne pour cette lecture en avant-première et espère néanmoins que ce livre recevra un bon accueil et trouvera son public…

C'est lundi, que lisez-vous ? (81)

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Lou Tome 1 : Journal infime de Julien NEEL : une BD toute mignonnette, sympa et fraîche mais plutôt destinée aux enfants...

 

Ma lecture en cours :

Toujours dans Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD. Je rame avec cette lecture, je n'accroche pas du tout ! S'il ne s'agissait pas d'un parte avec Babélio, j'abandonnerais. J'ai lu quelques autres critiques et certaines disent la même chose de la première partie mais ça s'arrange apparemment dans la deuxième donc je vais essayer d'arriver au moins jusque là mais j'ai hâte de passer à autre chose !

D'ailleurs j'ai commencé en parallèle Zarbie les yeux verts de Joyce Carol OATES.

 

Ma prochaine lecture :

Toujours Les Enfants de la Terre Tome 1 : Le Clan de l'ours des cavernes de Jean M. AUEL, si j'ai le temps car je dois le rendre le 01/10 à la médiathèque sinon, je trouverai certainement de quoi lire dans ma PAL ^^

La Communauté du Sud Tome 5 : La Morsure de la panthère de Charlaine HARRIS

Genre : Bit-litt

Série La Communauté du Sud :

1. Quand le danger rôde

2. Disparition à Dallas

3. Mortel corps à corps

4. Les Sorcières de Shreveport

5. La Morsure de la panthère

6. La Reine des vampires

7. La Conspiration

8. Pire que la mort

...

 

Quatrième de couverture :

« Moi, Sookie, 26 ans, je suis toujours serveuse Chez Merlotte et, à mon grand désespoir, à nouveau célibataire. Non contente d’être aux prises avec des mutants – dont mon frère Jason ! -, me voilà confrontée à un tueur de mutants ! Et j’ai jusqu’à la prochaine lune pour trouver le vrai coupable… »

 

Alors qu’un sniper bien décidé à éliminer les non-humains fait régner la terreur dans la petite ville sudiste de Sookie Stackhouse, elle est appelée à l’aide par le séduisant Len… et se retrouve plongée au cœur d’imbroglios politiques, mêlant vampires, loups garous et autres créatures ! Et ses sentiments aussi sont mis à rude épreuve, avec le beau vampire-pirate qui a investi son bar…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un cinquième tome qui n’apporte pas grand-chose à l’intrigue, à mon sens. Déjà, il peine à démarrer avec le « résumé » de la situation façon Sookie, retraçant les grandes trames des tomes précédents. Au lieu de ne faire que quelques lignes et de passer ensuite à l’histoire de ce tome, on a droit à des chapitres et des chapitres de rabâchage. L’ennui m’a donc vite gagné ! De plus, mordus d’action, passez votre chemin car il n’y en a pas beaucoup non plus, à part les nombreux coups du sort qui accablent la télépathe (incendie, coups de feu, …) et elle arrive finalement un peu par hasard car, si l’on croit au départ que Sookie est partie pour démasquer le tueur de changelings, on se trompe. Elle le fera mais sans avoir réellement menée d’enquête : le tueur va tout simplement lui « tomber » dessus (par contre, pour une fois, j’ai été surprise par son identité : bravo !). Du coup, on a surtout droit aux trop nombreux déboires sentimentaux de notre héroïne : ce n’est plus un  triangle mais un décagone amoureux auquel on assiste : elle semble fondre pour tous les mâles qui passent et fait la girouette puissance mille. C’était déjà un peu énervant dans les volumes précédents, ça devient ici franchement ridicule, entre déjà Bill, Eric et maintenant, Sam, Calvin, Quin, Len… Il serait peut-être temps de la caser, histoire qu’elle arrête de baver devant tous les beaux étalons masculins qui passent à côté d’elle ! J’ai par contre apprécié le fait qu’elle semble prendre un peu du poil de la bête, elle ne se laisse plus entraîner malgré elle dans des situations qui la dépassent, elle est plus « maîtresse de son destin » ^^, moins naïve au fur et à mesure des tomes et ça fait plaisir à voir !

Bref, cela semble plus être un tome de transition, en espérant que les suivants feront davantage avancer le schmilblick. Néanmoins, ça reste une lecture agréable, sans prise de tête et ce n’est déjà pas si mal !

C'est lundi, que lisez-vous ? (80)

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Voyage en Chine de Béka et Marko (BD)

La Communauté du Sud Tome 5 : La Morsure de la panthère de Charlaine HARRIS (en fait, il me reste 70 pages à lire mais ce sera fait ce soir donc je le considère comme lu ^^)

 

Ma lecture en cours :

Je vais commencer Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD pour une opération Masse critique : il faut qu'il soit fini pour le 22/09 dernier délai (ça devrait le faire lol)

 

Ma prochaine lecture :

Les Enfants de la Terre Tome 1 : Le Clan de l'ours des cavernes de Jean M. AUEL et si j'ai le temps Le Joueur d'échecs de Stefan ZWEIG, sinon ce sera pour la semaine d'après...

Voyage en Chine de Béka (texte) et Marko (dessins)

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

Sac au dos et guide de conversation à la main, Ben et Nina, un couple de jeunes trentenaires, partent pour trois semaines de voyage en Chine. Leur périple aussi drôle qu’insolite va les amener de Pékin à Shanghai en passant par les rizières du pays Miao. Mais voyager à deux n’est pas toujours simple, et le problème, c’est qu’aucun guide n’explique comment s’y prendre ! Surtout quand de tenaces espions chinois et une contrôleuse de train revêche viennent vous compliquer la tâche…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une façon de voyager en Chine originale qui nous amène à la découverte d’un pays oscillant entre modernité – travaux de rénovation des vieilles rues typiques, magasin Ikéa, thé Lipton et McDonald’s, Pékin, Shanghai – et traditions – avec un petit détour par la Chine plus « rurale », les rizières du pays Dong, les plantations de thé, les jardins de Suzhou et la Venise chinoise, les us et coutumes du pays, la cuisine chinoise. Une BD drôle et rafraichissante pour une lecture facile et dépaysante, qui donne envie d’ailleurs et nous montre une autre facette de la Chine, loin des lieux touristiques communs et archiconnus par les touristes comme la grande muraille de Chine ou la cité interdite (même si les héros vont aussi les visiter mais ils ne se limitent pas à cela), qui sent le vécu. Les dessins sont agréables, même si assez simplistes concernant les héros, on s’arrêtera plus longuement sur ceux représentant les monuments et autres lieux traversés, en les comparant également avec les jolies photos de fin d’ouvrage, ce qui permet d’apprécier encore davantage le travail des auteurs !

Trafic de haut vol de Kerry GREENWOOD

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

Avec son style inimitable, ses manières de garçonne et son charme espiègle, Phryne Fisher est devenue la coqueluche du Tout-Melbourne des années 20. La détective attitrée de la haute société locale se voit même confier deux nouvelles affaires : éclaircir les circonstances de la mort d’un homme dont les violentes disputes avec son fils étaient de notoriété publique, et retrouver les ravisseurs d’une petite fille avant qu’ils ne disparaissent avec la rançon. Un menu copieux et hautement dangereux, mais loin d’effrayer la plus glamour des héroïnes.

Aux commandes de son avion ou au volant de son Hispano-Suiza, en pantalon ou en robe du soir, Phryne Fisher pourchassera les coupables sans relâche, bien décidée à rentrer à temps pour sa prochaine soirée.

 

Ce que j'en ai pensé :

Plus que les intrigues, j’ai beaucoup aimé l’héroïne de cette série dont c’est ici la deuxième aventure (après Cocaïne et tralala). Le fait qu’il s’agisse d’un tome 2 n’est pas dérangeant et n’empêche pas de suivre et de passer un bon moment de lecture car les enquêtes semblent indépendantes les unes des autres, même si la première est parfois évoquée.

 

Le livre peut se diviser en trois parties : dans la première, nous sont donnés tous les faits relatifs à la mort de William McNaughton, homme d’affaires influent et brutal, victime haïssable au sort de qui peine à compatir le lecteur. En parallèle, nous suivons l’enlèvement de la petite Candida Maldon, une petite fille de 6 ans, gentille peste qui n’a pas la langue dans sa poche ni froid aux yeux, vive et intelligente et dont les répliques acerbes prêtent souvent à sourire : elle vise juste ! Puis, l’enquête sur la mort du notable local est mise entre parenthèses, le temps pour Phryne de résoudre l’enlèvement de manière rapide et efficace, avec un plan peut-être un peu trop gros pour être réel mais bon… S’ensuit finalement la résolution du meurtre du mari et père violent que l’on avait mis de côté. Cette construction est payante. Alors que la première enquête fait travailler nos petites cellules grises et ne trouvera une réponse qu’à la fin, à la manière d’un Sherlock Holmes ou d’un Hercule Poirot, la seconde est beaucoup plus dynamique, plus addictive aussi car la victime est dix fois plus attachante : on a envie d’une fin heureuse pour elle et sa famille (alors que, personnellement, je me suis dit que McNaughton était bien mieux là où il était : il a eu ce qu’il méritait et son entourage peut maintenant vivre sa vie sans crainte de ses sautes d’humeur et méchancetés répétées, peu importe qui l’a tué…). Les énigmes posées n’ont rien de révolutionnaire. Je l’ai dit : c’est l’héroïne qui fait tout le charme de cette lecture ainsi que certains personnages qui gravitent autour d’elle mais restent cependant très secondaires (comme Amelia, fille de McNaughton, les Maldon, Jack Leonard, Dot, l’assistante de Phryne, …). Je me suis attachée dès le départ à notre détective. Généreuse, prévenante et à l’écoute, elle n’en est pas moins une femme d’action, qui prend les choses en main avec dextérité et sait se faire obéir, avec un soupçon d’impertinence et beaucoup de charme qu’elle exerce surtout sur les beaux jeunes hommes, en véritable séductrice qu’elle est ! Bref, rien que pour faire sa connaissance, il faut le lire ^^

C'est lundi, que lisez-vous ? (79)

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Vol de haut vol de Kerry GREENWOOD

 

Ma lecture en cours :

Je vais reprendre dès ce soir La Communauté du Sud Tome 5 : La Morsure de la panthère de Charlaine HARRIS que j'ai à peine entamé

 

Mes prochaines lectures :

Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD et Les Enfants de la Terre Tome 1 : Le Clan de l'ours des cavernes de Jean M. AUEL

Britannicus de Jean RACINE

Genre : Théâtre (tragédie)

 

Quatrième de couverture :

Une mère autoritaire et possessive, un fils sournois et pervers, un vertueux demi-frère par alliance, une jeune fille enlevée en pleine nuit, un gouverneur dont on a bien du mal à savoir s’il est un noble caractère ou un politique imbécile… Nous sommes dans le palais de Néron, où se déchainent la violence, le sadisme, la cruauté.

Qui l’emportera de Néron, l’empereur, ou de Britannicus, l’héritier légitime ? Agrippine saura-t-elle retenir la main criminelle de ce monstre naissant, ce fils qui commence à vouloir l’écarter du pouvoir ? (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Il y a plusieurs années de cela (en classe de troisième), j’avais lu et beaucoup aimé Andromaque, pièce du même auteur et m’étais promis de le relire mais sans jamais le faire… Ce livre faisant partie du Baby challenge Théâtre de Livraddict, c’était l’occasion ou jamais de tenir cette promesse.

J’ai apprécié de retrouver la plume poétique de l’auteur, ces vers qui font mouche et qui révèlent toutes les passions humaines : amour, haine, orgueil blessé, appât du pouvoir, fidélité, etc…

Afin de bien aborder le contexte, il est intéressant de lire la (les) préface(s) écrite(s) par l’auteur, même si comme toutes préfaces, elles en disent un peu trop sur l’histoire. Elles permettent de bien comprendre les personnages, savoir quelles sont les libertés prises avec la réalité, les polémiques suscitées par la pièce lors des premières représentations et l’accueil du public. On découvre un Néron bien différent de l’image que l’on peut avoir de lui et pour cause, nous sommes ici au début de son règne, lorsque l’empereur est encore aimé de ses sujets et toujours sous l’influence d’une mère envahissante, pleine d’ambition pour son fils et pour elle et dont il cherche à s’émanciper, avec l’aide de ses conseillers, Burrhus et Sénèque. Il manque encore de confiance en lui. On le voit évoluer progressivement et tendre vers le tyran meurtrier et destructeur, l’incendiaire et le matricide qu’il deviendra par la suite. Cette évolution se fait toute en subtilité. La créature (Néron) finit par échapper à son créateur (Aggrippine), qui n’a plus aucun contrôle sur lui et qui contribue à faire de lui le monstre qu’il va devenir… A côté de la mère et du fils despotiques, Britannicus fait plutôt pâle figure. Finalement, il est très peu présent et s’affiche davantage comme la victime plutôt que comme le héros de cette tragédie qui porte pourtant son nom… J’ai adoré la scène finale, en apothéose et où la morale est sauve même si de funestes présages menacent la cité et les personnages. C’est aussi et avant tout une fable sur le pouvoir, sur la façon de gouverner avec deux visions opposées : d’un côté celle de Néron et Aggripine, qui ont une vision égoïste de celui-ci, qui cherche à l’accaparer à leur profit, par tous moyens, y compris la crainte et la violence à l’encontre de ceux qui s’opposent à eux, directement (Néron) ou indirectement (Aggripine est plus calculatrice, plus subtile) et celle de Burrhus, pour qui l’empereur appartient au peuple et non plus à lui-même ou son entourage, il doit gouverner dans l’intérêt de tous, contenter ses sujets.

Malgré tout, la tragédie n’est pas mon genre de prédilection et la lecture n’a pas toujours été facile. J’ai retrouvé beaucoup de lieux communs à Andromaque, laquelle reste ma préférée et j’aime Racine mais à petite dose, point trop n’en faut au risque de me lasser…

Le Boiteux de Varsovie Tome 1 : L'Etoile bleue de Juliette BENZONI

Genre : Roman

Série Le Boiteux de Varsovie :

1. L'Etoile bleue

2. La Rose d'York

3. L'Opale de Sissi

4. Le Rubis de Jeanne la folle

...

 

Quatrième de couverture :

1918. Après quatre ans de guerre, le prince Aldo Morosini regagne son palais vénitien. Mais entre-temps, l’Etoile bleue, un saphir appartenant à sa famille depuis des siècles, a disparu. Déterminé à retrouver coûte que coûte le joyau, Morosini se lance dans une périlleuse chasse au trésor, accompagné d’un homme étrange, surnommé « le Boiteux de Varsovie ». (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Une histoire de chasse au trésor, avec la rencontre du boiteux de Varsovie et l’énigme du pectoral du grand prêtre de Jérusalem, aux quatre pierres manquantes dont l’Etoile bleue, pierre en possession de la famille maternelle du prince Morosini depuis des siècles et dont on l’a dépouillé, en assassinant sa mère lors de la détention du jeune vénitien pendant la première guerre mondiale doublée d’une histoire d’amour, celle d’Aldo pour la jeune Anielka Solmansky, promise à Eric Ferrals, un collectionneur d’antiquités, célibataire endurci, âgé du double de la demoiselle, laquelle ne souhaite pas cette union imposée par un père et un frère endettés, désireux de faire main basse sur la fortune du fiancé. Très vite, les deux sont inextricablement liées…

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Juliette Benzoni, recherchée et fluide. On sent d’emblée qu’elle maitrise parfaitement son sujet. Le contexte historique est très bien représenté grâce aux nombreuses descriptions qui parsèment le texte, nombreuses mais jamais totalement envahissantes : elles permettent de bien visualiser l’époque, le décor et les personnages, lesquels sont travaillés, que ce soit Aldo, le principal ou les personnages secondaires, comme la marquise de Sommières, Mina, Anielka, Vidal-Pellicorne, etc…

 

C’est vrai qu’il est, au début, difficile de bien s’y retrouver dans cette abondance de protagonistes qui gravitent autour du prince mais, passées les premières pages et la première impression d’être un peu perdue, on finit vite par s’immerger dans l’intrigue et par savoir qui est qui (il faut dire aussi que certains ont plusieurs appellations, ce qui embrouille un peu les esprits, le temps pour le lecteur de bien les appréhender comme Adriana, comtesse d’Orseolo ou tante Amélie, la marquise de Sommières ou Plan-Crépin, la cousine Marie-Angéline…). Ils ont tous leur importance et aucun (à part Aldo) ne semble mis davantage en avant qu’un autre. Certains se révèlent même surprenants comme Marie-Angéline, qui m’a beaucoup fait rire et même touchée alors qu’elle n’apparait au départ que comme la vieille fille aimant (et colportant sans aucun doute ^^) les cancans… Je serai heureuse de les retrouver dans les prochains tomes.

Par moments, par contre, la romance entre le prince et Anielka m’a ennuyée, semblant prendre le pas sur la recherche du saphir. Aussi, notre prince s’emballe très vite pour la moindre demoiselle en détresse, ce qui parait parfois trop rapide, sang latin oblige ? lol C’est un passionné, dans tous les domaines, professionnels ou personnels, aussi certaines de ses réactions paraissent-elles parfois un peu exagérées mais rien de bien méchant. Je suis plus réservée concernant la jeune polonaise, objet de son amour, qui ne semble pas savoir ce qu’elle veut et ne me parait que trop évaporée… J’espère qu’elle se fera ensuite plus discrète ou qu’elle évoluera en mieux !

A la fin de ce premier tome, certaines questions restent en suspens et donnent envie de se plonger dans le tome 2, La Rose d’York où il sera cette fois-ci question du diamant perdu du pectoral…

Une lecture et un challenge pour lequel je suis en retard d'un peu plus d'un mois (il s'agissait de l'édition mai/ juin/ juillet 2013). J'étais en binôme avec Laure, laquelle a lu Lunatic Café de Laurell K. HAMILTON. Vous pouvez retrouver son avis ici.