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C'est lundi, que lisez-vous ? (52)

BANNIR~1

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MAROH

 

Mes lectures en cours :

Toujours dans Rien n'est trop beau de Rona JAFFE : l'auteur s'éparpille un peu trop, trop de personnages à suivre... Mais j'ai quand même envie de poursuivre !

Commencé également A comme Association Tome 1 : La Pâle lumière des ténèbres d'Erik L'HOMME

 

Ma prochaine lecture :

Chiens de sang de Karine GIEBEL

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MAROH

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Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

 

Prix espoir de la quinzaine BD de Bruxelles en 2008

Prix du jeune auteur du Salon de la BD et Arts Graphiques de Roubaix en 2010

Prix citoyen au festival de Blois 2010

Prix du Public au festival international d’Angoulême en 2011

Prix du meilleur album au festival de la BD d’Alger en 2011

 

Ce que j'en ai pensé :

Je ne serais pas allé de moi-même vers cette BD. Je la découvre grâce au Baby challenge BD de Livraddict, auquel je me suis inscrite et c’est une très belle chose. Ce n’est pas un coup de cœur,  mais il s’en est fallu de peu !

Clémentine, élève en seconde, est une ado en quête d’identité. Elle fait ses premières expériences amoureuses, avec le beau Thomas. Jusqu’au jour où son regard croise celui d’Emma. Et là, son cœur s’emballe. Serait-ce le coup de foudre ? Impossible ! Emma est une fille ! Pourtant, la jeune femme hante ses rêves, quand sa conscience est endormie. Notre héroïne est en pleine interrogation. Refus d’accepter, peur du rejet, perte de repères, honte, culpabilité, regard hostile des autres, poids de la morale et de la société, reconstruction, prise de conscience, épanouissement, trahison : les émotions et les sentiments qui l’habitent sont très bien rendus, tant au niveau du texte que du dessin. Des phrases percutantes, justes, qui nous amène nous aussi à porter un autre regard sur l’homosexualité, à nous mettre à leur place. C’est une BD intelligente, qui parle avant tout d’amour, sans tabou, en mettant à mal les préjugés. La fin est bouleversante, même si on sait d’avance comment leur histoire se termine, étant donné qu’elle est annoncée dès les premiers mots.

Un hymne à la tolérance qui devrait tomber dans toutes les mains, à condition qu’elles soient adultes car certaines scènes sont un peu osées, mais rien de choquant, là n’est pas le but de l’auteur. On pourrait s’étonner de tous les prix reçus, on comprend à la lecture qu’ils sont amplement mérités !

 

Je ne suis pas très citations, encore moins en ce qui concerne les BD, mais je ne peux résister, cette fois-ci, au plaisir de vous faire partager mes préférées :

 

« Ah ! Tu gardes encore certains préjugés apparemment. Pourtant tu es bien placée pour savoir que l’amour ne répond pas à la morale qu’on t’a apprise » (Valentin s’adressant à Clémentine)

 

« Il n’y a que l’amour pour sauver ce monde. Pourquoi j’aurais honte d’aimer ? «  (Clémentine)

 

« Et c’est peu à peu que j’ai compris que nos façons d’aimer étaient multiples. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, et notre conception du bonheur s’impose à nous-même selon notre vécu » (Emma à Clémentine)

 

« Mais mon amour, tu m’as déjà sauvée. Tu m’as sauvée d’un monde établi sur des préjugés et des morales absurdes, pour m’aider à m’accomplir entièrement. Personne n’est fautif de ce qui arrive aujourd’hui » (Clémentine, dans son journal, à l’attention d’Emma)

 

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On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de MUSSET

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Genre : Théâtre

 

Quatrième de couverture :

(…) Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancoliques sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d’aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille qui ne croyait pas à l’amour, connaît le dépit, la jalousie, l’égoïsme de la passion. Autour d’eux, s’agitent des personnages fantoches d’une cocasserie irrésistible.

Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s’ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu’à en mourir. Comme dans la vie.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai aimé mais sans plus. C’était la première fois que je lisais une œuvre d’Alfred de Musset et son écriture m’a plu mais je n’ai éprouvé aucune compassion, aucun attachement particulier pour les personnages, surtout pour Camille. Dédaigneuse au début, elle a choisi de se faire religieuse pour ne pas connaitre les affres et les souffrances de l’amour alors même qu’elle n’a encore jamais aimé ou été aimé en retour, se basant sur le seul discours de ses compagnes de couvent, désabusées, trahies par leur mari ou leur amant. Elle pense tout connaitre alors qu’elle n’a même pas encore vécu ! Petit à petit, elle va s’ouvrir à son cousin, lui confier ses doutes, ses craintes. Finalement, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut. Elle est très inconstante. Pire, elle semble refuser dans le même temps que son cousin soit heureux avec une autre et se montre alors cruelle, méchante. Celui-ci ne vaut guère mieux, en utilisant Rosette, la sœur de lait de Camille, comme l’instrument de sa vengeance. Je retiendrai surtout le thème de l’amour dont parle si bien Musset ! Pour détendre l’atmosphère, la rendre moins noire et triste, il a introduit des personnages comiques, presque grotesques : les chœurs, Maître Bridaine et Maître Blazius, qui se disputent les faveurs du baron, père de Perdican et oncle de Camille. Ils n’ont finalement pas d’autre intérêt et j’avoue que leurs fanfaronnades m’ont lassée à force ! Une pièce tragi-comique qui se lit très vite mais que je ne pense pas garder en mémoire très longtemps…

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C'est lundi, que lisez-vous ? (51)

BANNIR~1

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Calamity Jane avait deux filles d'Alice de PONCHEVILLE

On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de MUSSET

 

Ma lecture en cours :

Rien n'est trop beau de Rona JAFFE : j'avais envie d'un roman, ça faisait longtemps que je n'en avais plus lu (alors qu'à un moment donné je ne lisais que de ça quasiment : j'ai des périodes. En ce moment c'est plus littérature jeunesse, fantasy et un peu de policier/ thriller ) : je n'ai lu que les deux premiers chapitres donc je n'ai pas encore d'opinion...

 

Ma prochaine lecture :

Ben tiens, justement : de la littérature jeunesse  : A comme association Tome 1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'HOMME.

Calamity Jane avait deux filles d'Alice de PONCHEVILLE

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Ils sont trois. Trois êtres pris dans la tourmente de la vie et partageant le même secret, la même blessure encore vive.

Timide et solitaire, Elisa n’a pas d’amis mais déborde d’énergie et a décidé de s’en faire coûte que coûte. Rose, sa grande sœur, épie chaque jour un jeune homme inconnu et bouillonne de sentiments violents qui la dépassent. Eric, leur père, un homme tranquille et résigné en apparence, guette une mystérieuse femme en vert. Il semble que quelque chose soit sur le point d’arriver. Et si cet événement attendu et espéré survenait, si la vie d’Elisa, de Rose et d’Eric en était bouleversée, seraient-ils capables de prendre une nouvelle route et de la suivre jusqu’au bout ?

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui m’a fait penser à Il y avait un garçon de mon âge juste au-dessus de chez nous de Tania SOLLOGOUB. L’histoire diffère mais j’y ai retrouvé la même authenticité, la même intensité des émotions éprouvées à la lecture. Je me suis beaucoup attachée aux personnages, notamment Elisa, ce petit brin de fille de 11 ans, timide à l’excès, sensible, très mature. D’ailleurs, j’ai souvent eu du mal à me dire qu’elle n’avait que 11 ans ! On sent ce manque en elle, cette absence de mère qui la déchire et lui vrille le cœur. Elle fait souvent tampon entre sa sœur - un peu égoïste, mais ni plus ni moins que tous les jeunes de son âge (17 ans), insouciante, éprise de liberté et pleine de rêves, des rêves qui ne coïncident pas avec ceux de son père pour ses filles – et ce dernier. Comme tous les parents, il veut un avenir meilleur que le sien pour elles, qu’elles aient un métier qui leur permettent de mener une vie confortable et non seulement de vivoter, comme lui. Taciturne et très renfermé, il les aime à sa façon, un peu brusque. Les gestes de tendresse sont rares mais il y a tout de même de bons moments, jusqu’au jour où tout bascule. Eric se renfrogne davantage encore, le fossé se creuse entre lui et les deux jeunes filles, lesquelles se serrent les coudes. Elles vont grandir plus vite que prévu, faire des choix et prendre des décisions qui ne sont pas de leur âge mais nécessaires pour assurer leur survie, face à ce père qui n’arrive plus à remonter à la surface. Heureusement, il y a aussi Gustave, le meilleur ami d’Elisa et Anne, sa mère, Fabrice, le petit ami de Rose, Théo et Antoine, ses amis, pour les aider ! Malgré leur situation préoccupante, on ne tombe jamais véritablement dans le pathos, il y a toujours un brin d’espoir. De plus, l’histoire est ancrée dans la réalité, les personnages et ce qu’ils vivent sont crédibles, d’autant plus que le contexte est lui-même basé sur des faits de société contemporains : il s’agit des agitations dans les banlieues, lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur.

La fin est un peu facile, les ficelles sont un peu grosses mais je reste tout de même sur une appréciation très positive. Je n’en attendais pas moins, j’avais envie d’une belle fin pour nos deux héroïnes, courageuses et battantes ! Elles le méritaient bien !

C'est lundi, que lisez-vous ? (50)

BANNIR~1

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

La Quête du roi Arthur Tome 1 : Excalibur, l'épée dans la pierre de T.H. WHITE

Les Femmes savantes de MOLIERE

Abandonné Le Clan des nocturnes Tome 1 : Jacob de Jacquelyn FRANK que je devais lire pour la LC organisée par Galléane le 11/01  : j'avais envie de romance lorsque je me suis inscrite mais plus au moment où je devais le lire, du coup, je laisse tomber pour l'instant. Je le reprendrai plus tard !

 

Ma lecture en cours :

Calamity Jane avait deux filles d'Alice de PONCHEVILLE

 

Ma prochaine lecture :

Peut-être Rien n'est trop beau de Rona JAFFE.

Les Femmes savantes de MOLIERE

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Genre : Théâtre

 

Présentation éditeur :

Henriette et Clitandre s'aiment et veulent se marier. Philaminte, mère autoritaire et femme savante, n'est pas de cet avis : sa fille épousera Trissotin, un bel esprit pédant et sot qui se pique d'écrire des vers et de parler latin. Le père d'Henriette et son oncle tentent de fléchir Philaminte, que soutiennent sa fille Armande et sa belle-sœur Bélise. Henriette et Clitandre verront-ils triompher leur amour ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Ce n’est pas ma pièce préférée de Molière. Pour être franche, c’est même celle que j’aime le moins, jusqu’à présent. Peut-être par rapport à son thème et par la représentation du rôle des femmes. C’est quelque peu daté. Autre temps, autres mœurs. Les femmes savantes sont tournées en ridicule et leurs personnages sont très antipathiques, prétentieux, suffisants. De Philaminte, la mère, autoritaire, qui aime que la maisonnée se plie à ses moindres volontés et ne supporte pas qu’on la contredise ou lui résiste à la fille aînée, Armande, orgueilleuse, jalouse, manipulatrice et médisante, en passant par la tante, Bélise, sans aucun doute la plus drôle des trois, mais bien malgré elle, persuadée que tous les mâles sont en admiration devant elle, qu’elle les fait tous craquer. D’ailleurs, le passage entre elle et Clitandre, lorsqu’il lui dit qu’il est amoureux d’Henriette et qu’elle est persuadée qu’il s’agit d’un subterfuge pour lui déclarer sa flamme, à elle, est  vraiment hilarant ! Les femmes savantes ne sont pas les seules cibles de Molière. Les hommes savants en prennent également pour leur grade comme Trissotin, le poète de service dont les rimes sont pompeuses et n’ont rien d’extraordinaire, encensé par la critique populaire et donc par nos trois femmes d’esprit, en pâmoison devant lui, accrochées à ses mots comme des adolescentes devant leurs idoles. Lui aussi est très vaniteux. La scène entre Trissotin et Vadius est très représentative de ce trait de caractère : les deux compères s’échangent d’abord une flopée de compliments, ne sont que flatteries l’un pour l’autre puis, la conversation est bien vite ramenée à leur petite personne, pour bien faire comprendre que les rimes de l’un valent mieux que celles de l’autre, pour finir par des injures. C’est très édifiant. En fait, ce que dénonce Molière, ce sont ces hommes et ces femmes qui pensent détenir la science infuse, ces messieurs et mesdames je-sais-tout-mieux- que-tout-le-monde qui ne font finalement que remâcher les théories inventées ou mises en évidence par plus savants qu’eux et plus modestes aussi. On voit également où est selon lui le rôle de la femme et j’avoue que c’est là où je n’ai pas adhéré : elles ne doivent pas être plus intelligentes que les hommes. On est dans une image très traditionnelle : la femme doit obéissance à son mari, se plier à ses décisions, ce n’est pas à elle de faire la loi dans son foyer, contrairement à l’attitude de Philaminte, soulignée également par le manque d’autorité de son mari, Chrysale, qui, craignant le courroux de sa femme et n’aimant pas les tensions, préfère s’écraser devant elle et la laisser faire comme elle veut. Il est très lâche et sans caractère. Heureusement, les deux amoureux, Henriette, une fille sincère, parfois ironique, aux prétentions simples, qui souhaite se marier et avoir des enfants avec Clitandre, sont soutenus par un homme de poids, Ariste, l’oncle de la jeune femme, sensé, loyal, un soutien solide et sûr, qui se fait l’intermédiaire entre les amants et les parents afin qu’ils arrivent à leurs fins.

Comme dans toute pièce de Molière, quiproquos et obstacles entre les deux jeunes gens qui s’aiment sont de la partie et donnent sa dynamique à l’ensemble, même si j’ai parfois eu du mal à suivre, notamment à cause des prénoms du père et de l’amant d’Henriette, très proches en consonance (Chrysale et Clitandre), que j’ai souvent confondu. Du coup, je ne savais plus qui était qui. J’ai aimé mais encore une fois, n’adhère pas totalement au discours de l’auteur, surtout sur la partie « rôle de la femme », bien de son temps mais plus du notre !

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La Quête du roi Arthur Tome 1 : Excalibur, l'épée dans la pierre de T.H. WHITE

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Genre : Fantasy arthurienne

Série La Quête du roi Arthur :

1. Excalibur, l'épée dans la pierre

2.La Sorcière de la forêt

3. Le Chevalier

4. La Chandelle dans le vent

5. Le Livre de Merlin

 

Quatrième de couverture :

En pays de Grimoirie, le tout jeune Arthur [surnommé La Verrue] rencontre un jour Merlin et commence auprès de lui un apprentissage des plus anticonformistes… Moins qu’à la politique et aux armes, le futur roi s’initie aux secrets de la nature et aux mystères du monde animal dans une cascade de métamorphoses : il est ainsi changé en poisson, en blaireau ; il apprend le langage des faucons et leurs règles de vie ; se trouve confronté à la société guerrière et totalitaire des fourmis [belliqueuses], face à l’univers pacifiste et libre des oies sauvages !

Autant d’initiations à la liberté, à l’indépendance et à l’adresse, en attendant de trouver Excalibur, la fameuse épée dans la pierre…

 

(…) Excalibur, l’épée dans la pierre a été adapté au cinéma par Walt Disney avec le dessin animé Merlin l’enchanteur.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un premier tome où l’on découvre les personnages principaux de la légende : La Verrue (Arthur), Merlin et d’autres plus secondaires comme Messire Auctor, le tuteur d’Arthur, généreux et bienveillant, qui l’a recueilli enfant et l’élève auprès de son fils, Keu, irascible, orgueilleux, vaniteux et mauvaise langue mais qui aime néanmoins La Verrue, à sa façon toute particulière, malgré l’air supérieur et suffisant qu’il prend parfois avec son ami et frère d’adoption. D’autres légendes viennent se mélanger avec le mythe arthurien « originel » dont la mythologie celtique avec le roi Pellinor et sa bête Questante ou les enfants de Lir, mentionnés dans le texte ou bien encore des légendes ultérieures au mythe arthurien comme celle de Robin des bois. Ces anachronismes ne sont pas les seuls : le récit en est truffé, notamment avec Merlin, qui confond un peu les époques ou par les interventions de l’auteur qui tente de faire comprendre certaines choses au lecteur et use pour cela de références contemporaines. Tout cela participe au ton humoristique de ce livre, décalé et loufoque, de même que les discours de sourd du roi Pellinor, hilarant ! Vous l’aurez compris, il ne faut pas être allergique à l’humour anglais pour pouvoir apprécier pleinement cette lecture ! En ce qui me concerne, ça tombe bien : j’adore ça et n’ai donc eu aucun mal à me plonger dans l’histoire ! On assiste ici à l’instruction de notre futur roi auprès du magicien fantasque, taquin et quelque fois un peu maladroit, qui s’embrouille dans les temps, ayant déjà vu beaucoup de choses, bien au-delà de l’espace/ temps du jeune Arthur. Il transformera donc ce dernier en de nombreux animaux afin de faire de lui un homme sensé, curieux de ce qui l’entoure, intelligent car pour le magicien, rien ne vaut l’expérience et la pratique pour apprendre :

«  Oh, Merlin, cria-t-il (La Verrue), je vous en prie, venez aussi !

-          Cette fois-ci, je t’accompagne, dit à son oreille une grande tanche solennelle. Mais à l’avenir, il faudra que tu y ailles tout seul. L’éducation, c’est l’expérience, et l’essence de l’expérience, c’est l’indépendance. »

 

Toutes ces métamorphoses sont l’occasion pour le jeune homme de découvrir d’autres modes de vie et de fonctionnement, de s’interroger sur celui des hommes. Ainsi, le récit n’est pas dénué de questions philosophiques comme le langage des oiseaux, la création de l’Homme par Dieu ou bien encore la notion de guerre, étrangère entre animaux d’une même espèce, en règle générale, parce qu’ils n’ont pas de prétention territoriale, comme il l’apprendra aux côtés des oies sauvages :

« (…) Mais quelles créatures peuvent être assez viles pour aller en bandes tuer ceux de leur propre espèce ?

-          Les fourmis, dit [La Verrue] avec obstination.

-           (…)

-          Mais elles (les oies) ne se battent pas pour le pâturage ?

-          Mon dieu, que tu es stupide. Il n’y a pas de frontières pour les oies.

-          Les frontières, qu’est-ce que c’est ?

-          Des lignes imaginaires tracées sur la terre, je suppose. Comment pourrais-tu avoir des frontières si tu voles ? Ces fourmis dont tu parles – et les humains aussi – cesseraient de se battre, s’ils prenaient l’air. (…) »

 

Un premier tome captivant, drôle, à l’écriture soignée et au langage soutenu mais fluide, où l’on retrouve tout de même les grandes lignes de la légende arthurienne, même si elle est remaniée, mélangée avec d’autres légendes. J’ai  beaucoup aimé et suis très contente d’avoir le tome 2 dans ma Pal car je pense le lire rapidement !

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Challenge - IMAGINAIRE

Challenge Légende arthurienne : 2ème édition

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Souvenez-vous : il y a un peu plus d'un an, je vous annonçais ma participation au challenge d'Audrey.

Bonne nouvelle : celui-ci est prolongé sans aucune restriction de temps ! Adorant tout ce qui tourne autour de cette légende, je ne peux faire autrement que de resigner pour cette nouvelle édition, même si ma participation à la première n'est pas une réussite totale. L'occasion pur moi de faire un petit bilan : j'avais prévu de lire 5 livres dans ce cadre et au final, n'en ai lu que quatre dont voici les tittes (cliquez dessus et vous serez directement redirigé vers mon billet) :

Lancelot de Claude MERLE

Contes et légendes de la mythologie celtique de Christian LEOURIER (texte) et Jean-Louis THOUARD (illustrations)

Les 100 Dragons de Viviane de Jean-Luc BIZIEN (texte) et Emmanuel SAINT (illustrations)

Yvain le chevalier au lion de Chrétien de TROYES

 

Pour cette deuxième édition, pas de limite de temps donc.

Deuxième modif' en ce qui concerne les BD / Manga, avant ils n'étaient pas comptabilisés et considérés comme "bonus", ils peuvent désormais compter, au choix des participants.
Enfin, les catégories ont changé aussi, il y en a plus et c'est un peu plus "corsé" :
Niveau Roi Arthur : Lire 100 livres. 
Niveau Merlin : Lire 90 livres.  
Niveau Dame du Lac : Lire 80 livres. 
Niveau Perceval : Lire 70 livres. 

 

 Niveau Morgane : Lire 60 livres. 
Niveau Mordred : Lire 50 livres. 
 
Niveau Gauvain : Lire 40 livres. 
 
Niveau Galahad : Lire 22 livres.
 
 Niveau Lancelot : Lire 15 livres.
 
Niveau Bohort : Lire 10 livres.
 
 Niveau Guenièvre : Lire 5 livres.
Niveau Yvain : Lire 3 livres.
Vous pouvez aussi publier des billets sur des films, des séries, des expo ou n'importe quoi d'autre consacré à la légende, si vous en avez le temps et l'envie, aucune obligation la dessus !
 
 
En ce qui me concerne, j'aurais bien choisi la catégorie Morgane (juste parce que c'est mon personnage préféré dans la légende ) mais 60 livres c'est peut-être un peu trop ambitieux pour moi. Je vais donc partir sur un niveau Galahad, après réflexion (j'ai longtemps hésité avec Lancelot mais bon, je pense que j'ai assez de livres dans ma Pal pour alimenter le challenge !).

La Légende du Changeling Tome 1 : Le Mal-venu de Pierre DUBOIS (scénario) et Xavier FOURQUEMIN (dessins)

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Genre : BD

Série La Légende du Changeling :

1. Le Mal-venu

2. Le Croque-mitaine

3. Spring Heeled Jack

4. Les Lisières de l'ombre

 

Quatrième de couverture :

Au creux des arbres, au fond des forêts, dans chaque pierre, dans les champs et les plaines…

Partout l’esprit de la nature est vivant.

La légende dit que, tous les cent ans, un jeune garçon sera enlevé à ses parents par les fées et qu’il en reviendra transformé. Il pourra désormais communiquer avec la nature et ses forces magiques. Il est dit que ce jeune garçon combattra les êtres maléfiques voués au Seigneur du Chaos. Il est dit que de ce combat dépendra l’avenir des êtres de Lumière.

Et c’est le soir où une étoile s’émiettant des infinis viendra au milieu d’un cercle de pierres que la quête du changeling commencera.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un premier tome qui commence sans véritable introduction : un groupe d’êtres magiques est réuni et assiste à la chute d’une étoile. Puis, le lecteur passe à autre chose : nous est présentée la famille Jobson : le père, la mère, Sheela, leur fille et le petit dernier, Peter, un bébé. Un jour, Sheela laisse son frère sous un arbre à aubépine. Lorsqu’elle revient, le bébé  a disparu. Tous le recherchent, sans résultat. Trois jours plus tard, quelqu’un dépose l’enfant sur le seuil de leur porte mais il parait changé. On retrouve alors la petite famille quelques années plus tard. Peter et Sheela ont grandi et semblent tous deux très proches de la nature. Peter aime se balader dans les bois et fait un jour la connaissance d’un étrange personnage qui devient son ami. Malheureusement, ils doivent déménager pour Londres suite à une année de mauvaise récolte et à un propriétaire désireux de vendre leur maison. On assiste donc à leur nouveau départ dans la grande ville, dans les quartiers pauvres, à la révolte des ouvriers, exploités par les classes bourgeoises et leur lente adaptation à  cette atmosphère nauséabonde et dangereuse.

Le lecteur a du mal à voir où les auteurs veulent en venir dans ce premier tome. On a un peu l’impression de sauter du coq à l’âne. Heureusement, la quatrième de couverture vient quelque peu éclairer nos lanternes car les explications ne sont pas nombreuses (ni très claires). On s’attache néanmoins à Peter, Thomas et Sheela, beaucoup moins à Betty, la mère. J’ai beaucoup aimé me replonger dans les rues de Londres, dans l’East End, souvent décrit dans la littérature, à une autre époque. On comprend que les créatures magiques ont un rôle à jouer mais elles se font très discrètes, pour l’instant. Peut-être seront-elles plus présentes par la suite.  Un premier tome très intrigant donc. J’ai bien envie de connaitre la suite, savoir notamment qui est cet homme en noir, aux yeux rouges, bien inquiétant et que l’on trouve souvent en travers de la route de notre petit héros.