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Bilan de l'année 2015

Un bilan en forme de TAG cette année, pour changer. Vous pouvez le retrouver ici si vous souhaitez vous aussi y répondre (d'autant que j'ai modifié ou n'ai pas répondu à certaines questions redondantes, selon moi)...

 

Quel est pour vous...?

1) votre lecture préférée de l'année : sans aucun doute possible, pour moi, cette année, mon gros coup de coeur va à Coeur de Pierre de Séverine GAUTHIER et Jérémie ALMANZA. Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne peux que vous encourager à le faire !

2) votre plus grande déception de l'année : petite déception plutôt avec le second roman édité en français de Linda NEWBERY, Graveney Hall que j'avais très hâte de lire, ayant beaucoup aimé le premier, De Pierre et de cendre mais que je n'ai pas autant apprécié, l'aspect religieux étant un peu trop présent à mon goût.

3) le meilleur roman Pocket Jeunesse que vous avez lu en 2015  je la modifie en : le meilleur roman jeunesse lu en 2015 : La Bibliothécaire de Gudule, premier titre que je lisais de cette auteure et j'ai vraiment adoré ! Un très bel hommage aux livres et à leurs pouvoirs enchanteurs !

4) le livre dont vous avez le plus entendu parler (que vous l'ayez lu ou non) : j'ai pas mal écouté parler des éditions Charleston cette année, en tout cas ce sont les publications qui m'ont le plus interpellée, le plus donné envie de les lire comme La Jeune Fille sur la falaise de Lucinda RILEY ou La Mer en hiver de Susanna KEARSLEY.

5) votre plus belle surprise : le livre le plus étrange plutôt que j'ai pu lire cette année mais qui m'a beaucoup plu pour cette étrangeté justement c'est Berceuse de Chuck PALAHNIUK, que je n'aurais sans doute jamais lu s'il ne s'était pas agi d'un partenariat. Je serais passé à côté d'un très bon moment de lecture !

6) la meilleure suite : en faisant ce bilan, je me rends compte que je n'ai lu aucune suite cette année alors que j'en ai plein ma Pal. Oups ! Erreur à réparer en 2016 donc ! Et la suite que je veux absolument lire c'est Hunger Games tome 2 !

7) le 5e livre lu : oh ! heureux hasard : il s'agit de Berceuse de Chuck PALAHNIUK dont je vous ai déjà parlé ^^

8) la meilleure rencontre liée aux livres (auteurs/blogueurs/éditeurs...) : il n'y en a qu'une seule cette année : Les Imaginales de Ménétrol en compagnie de Galléane. Une belle journée passée à la rencontre de petites maisons d'édition dont je n'avais encore jamais acheté de titres jusque-là (comme Rebelle ou Le Chat noir par exemple) et une discussion en toute simplicité avec Cassandra O'DONNELL, la "maman" de Rebecca Kean ^^

9) le premier coup de cœur de 2015

10) le dernier coup de cœur de 2015 : j'ai déjà répondu aux questions 9 et 10 en tout premier puisque je n'aurais eu qu'un seul coup de coeur en 2015 même si mon année a été ponctuée d'autres très bonnes lectures mais elles n'ont pas eu le même impact que celle-ci, qui m'a vraiment retournée, émue, bouleversée et enchantée !

11) le roman que vous attendiez le plus : je ne sais plus trop. Il y en a tellement que j'attends ! lol Et j'en ai tellement à lire que ça en devient effrayant !

12) le dernier roman que vous avez acheté et lu en 2015 : ce n'est pas un roman mais un manga : Barakamon de Satsuki YOSHINO et j'ai adoré ! D'ailleurs j'ai couru acheter le tome 2 dès la fin de ma lecture et ce sera sans doute une des premières de 2016 !

13) le roman le plus émouvant : pas mal de bons romans lus cette année et beaucoup m'ont émue : L'Ile des beaux lendemains de Caroline VERMALLE, Amours et autres enchantements de Sarah Addison ALLEN, Une Femme d'imagination et autres contes de Thomas HARDY pour sa magnifique écriture (même s'il s'agit de nouvelles et non d'un roman à proprement parler), Le Chant d'Achille de Madeline MILLER que j'aurais également pu mettre dans mes coups de coeur (mais un peu moins que Coeur de Pierre), Le Héron de Guernica d'Antoine CHOPLIN dont j'ai très envie de lire d'autres livres après cette première découverte et Deep Winter de Samuel W. GAILEY même si c'est davantage un roman à suspense qu'un roman émouvant mais il m'a tout de même fait passer par de nombreuses émotions, un peu en forme de montagnes russes et son héros, Danny, lui, a su me toucher ! Bref, de nombreux romans ont été lus et aimés cette année. J'en suis très heureuse : c'était un de mes objectifs de 2015 : revenir au roman, en lire davantage et j'ai eu la chance de faire bonne pioche la plupart du temps, à de très rares exceptions près...

14) le roman le plus drôle : j'aurais pu aussi le mettre dans les romans les plus émouvants de 2015 car il m'a à la fois fait rire et fait pleurer : J'aurais très bien pu me passer de toi de Marie VAREILLE pour son héroïne, Constance, totalement déjantée !

15) le livre le plus attendu de 2016 : L'Invention des ailes de Sue Monk Kidd dont j'avais beaucoup aimé Le Secret des abeilles, les échos que j'ai eu sont très positifs, j'attends donc impatiemment la sortie poche en mars 2016 !

 

J'en rajoute quelques unes sans quoi mon bilan ne me parait pas complet ^^ :

16) le meilleur roman policier lu en 2015 : c'est sans conteste Travail soigné de Pierre LEMAITRE, une deuxième rencontre plus réussie que la première avec Robe de mariée mais j'ai aussi beaucoup aimé Plaintes de Ian RANKIN, Cache-cache avec le diable de Patricia WENTWORTH, polar délicieusement anglais et Sa Majesté des poisons d'Anne-Laure MORATA pour son aspect historique et son héroïne, Charlotte, qui n'a pas froid aux yeux !

 

17) la meilleure BD ou le meilleur manga lu(e) cette année : j'en ai découvert pas mal cette année mais ceux qui me laissent le meilleur souvenir sont Holmes (1854/1891 ?) de Luc BRUNSCHWIG et CECIL même si le deuxième tome m'a paru un peu en deça du premier et lu très récemment et dont j'ai déjà parlé un peu plus haut : Barakamon ! Il y en aura d'autres en 2016 (du moins j'espère), ma Pal BD/ mangas ayant beaucoup augmenté cette année.

 

Voilà donc pour ce bilan annuel, qui je l'espère vous aura plu et vous aura donné de quoi alimenter un peu plus vos PAL (ya pas de raison que seule la mienne grossisse lol). Ilo ne me reste plus qu'à vous souhaiter un peu en avance une très bonne année 2016 ! 

 

Deep Winter de Samuel W. GAILEY

Genre : Policier (?)

 

Quatrième de couverture :

Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants mé^prisent Danny, le craignent et l’évitent. Aux yeux du pourri qui sert de shérif adjoint à la ville, Danny est le coupable idéal pour ce crime. Alors en quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici à Wyalusing va chavirer.

 

Dans cette Amérique des laissés-pour-compte, les 24h de traque du plus inoffensif des habitants vont exposer au grand jour la violence qui gît sous l’eau qui dort.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un très bon roman à suspense qui tient au fait de savoir si Danny, souffrant d’un handicap mental depuis un accident survenu dans son enfance, va s’en sortir et si le véritable coupable va enfin être démasqué par Lester, le shérif et Taggart, policier d’Etat appelé en renfort suite à la découverte du corps sans vie de Mindy, la seule à avoir jamais montré un tant soit peu de compassion, d’intérêt et de gentillesse envers Danny. En effet, le lecteur, lui, sait quasiment dès les premières lignes qui est le véritable auteur de ce meurtre odieux. Il ne s’agit donc pas de trouver son identité mais la lecture se fait tout de même sous haute tension. On remonte d’abord le temps, après cette première découverte, afin de savoir comment on en est arrivé là. J’ai eu envie de suspendre le temps, de pouvoir intervenir et modifier les événements que l’on voit arriver sans pouvoir rien changer, de mettre en garde Danny et Mindy que l’on voit avancer vers leur destin, inexorable et sans pitié pour ces deux êtres que l’on prend immédiatement sous son aile, preuve de réussite de l’écriture de l’auteur, vivante, qui rend ses personnages bien réels, leur donnant une vraie consistance, ayant retracé un parfait tableau psychologique de chacun d’eux, en leur consacrant un chapitre chacun, en alternance, notamment et en montrant leurs failles et leurs forces, leurs nuances et leurs contradictions sous le masque de façade qui se craquelle progressivement. Personne n’est tout blanc ou tout noir, à part peut-être Sokowski, que j’ai d’emblée détesté : il n’y a rien à sauver chez lui, aucune circonstance atténuante, il est tout simplement mauvais et l’a toujours été, contrairement à Carl, son complice, que l’on arrive à comprendre, dont on aperçoit une autre facette au fur et à mesure de la lecture, dont on mesure les remords, les doutes, les regrets et la culpabilité.

C’est aussi le portrait d’un petit village du fin fond des Etats-Unis où il n’existe aucune perspective d’avenir que celle de finir serveuse ou travailler à l’usine pour une bouchée de pain, où les hommes sont alcooliques, brutaux, méprisants avec les femmes. Pas tous bien sûr. Lester et son amour pour Bonny viennent contraster ce tableau de même que M. et Mme Bennett qui vont apporter leur aide bienveillante à Danny, chahuté par les enfants du village et leurs parents, mis de côté, au mieux ignoré, au pire humilié et méprisé à cause de sa différence. Bref, un très bon roman dont on tourne les pages avec avidité, angoisse, espoir aussi et qui joue avec nos nerfs, nous mettant à l’épreuve, accumulant embûches et aides devant Danny, le héros, dont on suit les pas, priant pour qu’il s’en sorte indemne (ou pas trop amoché du moins), craignant le pire, reprenant notre souffle quand il arrive à échapper à ses poursuivants, retenant notre respiration quand ils se rapprochent. Beaucoup de suspense pour ce premier roman très addictif : il est dur de le reposer une fois commencé.

 

Un grand merci aux éditions Gallmeister et au forum Partage Lecture pour ce partenariat !

Barakamon Tome 1 de Satsuki YOSHINO

Genre : Manga

Tomes parus en VO : 11 (série en cours)

 

Quatrième de couverture :

Seishû Handa, étoile montante de la calligraphie japonaise, collectionne les prix d’excellence pour son travail. Beau et jeune, mais surtout d’une arrogance sans bornes, il met sa carrière en péril le jour où, excédé, il assomme un éminent conservateur de musée qui juge son travail « formaté et sans saveur »… Sanction immédiate pour ce coup de sang : Seishû est puni et contraint d’aller expier son crime sur une petite île, au fin fond de la campagne nippone !

 

Le jeune citadin qui espérait au moins pouvoir pratiquer son art dans le calme, ne tarde pas à déchanter : entre ses voisins qui débarquent à l’improviste et la bande de gamins qui a choisi son atelier comme terrain de jeu, la partie s’annonce compliquée… Attachants, irritants, farfelus et pleins de vie, les habitants du village vont chambouler son quotidien bien réglé.

 

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

« Barakamon est une expression du sud du Japon qui signifie avoir la pêche » : c’est exactement ce que provoque la lecture de ce manga. Bonne humeur et fous rires garantis ! On suit les « mésaventures » du héros avec délectation, faisant connaissance, tout comme lui, avec les habitants de ce petit village au fur et à mesure. On rencontre d’abord Naru, petite fille pleine de vie, espiègle, qui déborde d’énergie et de bonne humeur et s’introduit dans la maison de Seishû par tous les moyens possibles et imaginables, trouvant toujours une faille pour le surprendre, quand il croit s’en être enfin débarrassé. Il va finalement apprendre à faire avec, s’ouvrir aux autres à ses côtés, lui, le gars de la ville, pas facile à aborder, renfermé, pas très sociable et très chatouilleux concernant toutes les critiques touchant à son art, en travailleur acharné et perfectionniste qu’il est, ce qui donne lieu à des scènes hilarantes entre les deux personnages. Viennent graviter autour d’eux les amis de Naru, Miwa et Tama, Hina, Kenta et les autres villageois comme grand-mère Yasu, Panchi, le gardien et sa femme, leur fils Hiroshi et l’instituteur. A la lecture de ce manga, j’ai beaucoup pensé à Une Sacrée Mamie : sous sa légèreté apparente, il est porteur des mêmes messages de partage, de solidarité et des mêmes valeurs, montrant la vie d’un petit village et les liens profonds qui unissent ses habitants, qui se connaissent tous et s’entraident de bon gré, sans que personne ne leur demande quoi que ce soit. Néanmoins, l’humour est beaucoup plus présent et il est empreint de moins de nostalgie mais on ressent beaucoup de tendresse pour tous, même pour les fortes têtes comme Kenta, l’amoureux maladroit ou pour Hiroshi, l’étudiant moyen qui se donne des airs de bad boy pour compenser sa médiocrité. Une vraie bonne découverte ! J’ai d’ores et déjà acheté le tome 2 que je compte bien lire dans les plus brefs délais…

Meurtriers sans visage d'Henning MANKELL

Genre : Policier

Série Kurt Wallander :

1. Meurtriers sans visage

2. Les Chiens de Riga

3. La Lionne blanche

4. L'Homme qui souriait

5. Le Guerrier solitaire

6. La Cinquième Femme

7. Les Morts de la Saint-Jean

8. La Muraille invisible

...

 

Quatrième de couverture :

Dans une ferme isolée de Suède, un couple de paysans retraités est sauvagement assassiné. Avant de mourir, la vieille femme murmure un mot : « étranger ». Il n’en faut pas plus pour provoquer une vague de violence contre les demandeurs d’asile de la région. Le commissaire Wallander va devoir agir vite, sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes…

 

Ce que ju'en ai pensé :

Pas très emballée par les polars nordiques et notamment suédois que j’ai pu lire au départ comme Millénium ou La Princesse des glaces de Camilla LAECKBERG, j’y prends goût petit à petit, depuis ma lecture du Prédicateur. Meurtriers sans visage d’Henning MANKELL n’échappe pas à cette nouvelle règle : j’ai aimé mais je lui ai trouvé les mêmes « défauts » que ses prédécesseurs (dans mon ordre de lecture et non dans l’ordre de publication ou d’écriture ^^). En effet, il y a quelques longueurs, la vie de l’enquêteur, Kurt Wallander, prenant une grande place dans le récit. Mais au final, je commence à apprécier cette place prise par la vie personnelle du héros, aussi importante voire même davantage mise en avant que les meurtres à résoudre et leur solution, qui passe presque au second plan. Je me suis immédiatement prise d’affection pour ce flic malmené par la vie, divorcé depuis trois mois maintenant mais n’ayant toujours pas fait le deuil de sa relation avec son ex-femme, Mona, père d’une jeune femme brisée, en qui il n’a plus confiance et qui l’a chassé de son univers, vagabondant de ci de là, fils d’un père bourru, avec qui il s’entend difficilement et en pleine décrépitude. Bref, ce n’est pas la joie ! Et ça ne va pas s’arranger avec les deux meurtres perpétrés en pleine cambrousse, dans une ferme isolée, sur deux pauvres personnes âgées. Quel est donc le motif d’un tel crime odieux et barbare ? La situation se détériore encore quand la femme, avant de mourir, lâche une bombe en désignant comme coupable « un étranger ». Tout cela a lieu en 1990 mais résonne d’étrange manière à l’heure actuelle, faisant écho aux interrogations européennes suscitées par l’exode massif de Syriens désireux d’échapper à la guerre dans leur pays et de mettre en sécurité leur famille. Des questions toujours d’actualité donc en 2015 et qui soulèvent encore les mêmes craintes et les mêmes réactions parfois extrêmes de groupes nationalistes, comme dans cette lecture, montrant que rien n’a changé depuis et nous ramenant à la réalité, derrière la fiction. J’ai également beaucoup aimé déambuler de nouveau dans les villes de Suède, telles que Trelleborg ou Göteborg, déjà croisées au détour des enquêtes d’Erica Falk et de Patrick Heldstrom, ce qui m’a fait sourire. J’ai presque l’impression d’être une habituée des lieux maintenant.

Action se situant en 1990 oblige, si le sujet est toujours d’actualité, les moyens employés pour mettre la main sur le tueur sont eux beaucoup moins modernes, reposant davantage sur le porte à porte, les auditions de témoins, la recherche d’indices et l’intuition que sur la technique, donnant un petit goût surannée non désagréable à cette lecture. On est bien loin des grandes machines américaines comme Les Experts et au plus près de la réalité policière. Je déplore toutefois quelques coquilles dans mon édition (Points), qui m’ont régulièrement fait froncer les sourcils, altérant la qualité de la traduction.