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Articles avec #films- series tv catégorie

Dix petits nègres (série TV)

Titre original And Then There Were None

Créée en 2015 par Craig Viveiros (réalisateur) et Sarah Phelps (scénariste)

Avec Charles Dance, Douglas Booth, Maeve Dermody, Burn Gorman, Anna Maxwell Martin, Noah Taylor, Sam Neill, Miranda Richardson, Aidan Turner, Toby Stephens, Catherine Bailey, Christopher Hatherall...

Format : 3 épisodes de 52 minutes

 

Synopsis :

Isolés du continent par une tempête, huit inconnus sont accueillis par deux domestiques sur L'Île du Soldat, en Angleterre. Pendant le repas, une voix s’élève et les accuse tour à tour d’avoir commis un crime. Avant le matin, deux personnes ont déjà trouvé la mort dans des circonstances suspectes.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une adaptation plutôt fidèle au livre, très réussie avec des acteurs qui incarnent parfaitement leurs personnages. Mention spéciale pour Maeve Dermody et Aidan Turner interprétant respectivement Vera Claythorne et Philip Lombard, personnages que l’on voit le plus, tout comme dans l’œuvre originale puisque l’histoire est vue principalement du point de vue de la jeune demoiselle. Ce sont des personnages auxquels, malgré les crimes commis, je me suis le plus attachée. Lombard, être abject, apparait comme le plus honnête de tous, celui qui ne cache pas les exactions qu’il a pu commettre ni ses motivations, le plus en paix avec sa conscience. A l’opposé, Vera est la plus torturée, celle qui se sent la plus coupable, même si elle cherche à s’arranger des faits, essaye de se justifier, de se cacher à elle-même et aux spectateurs la vérité, sans croire totalement à sa propre version. L’ambiance est elle aussi très bien rendue, grâce à la musique, au lieu choisi : une île coupée du monde entourée par un brouillard épais qui n’est ni des plus accueillants ni des plus rassurants, tout comme cette grande maison inhabitée où ils arrivent tous, qui n’est pas sans évoquer les vieux manoirs anglais. La tension monte progressivement et de plus en plus, jusqu’à devenir étouffante et virer à la paranoïa : tout le monde se met à soupçonner tout le monde. On ne sait plus à qui se fier. Certaines scènes m’ont parues être ajoutées comme la scène d’amour entre Lombard et Miss Claythorne ou encore celle de la fin où le coupable se dévoile et nous parle de ses motivations (un peu farfelues du reste, j’ai été un peu déçue là-dessus), qui me semblent bien loin de celles du livre mais ma lecture remontant maintenant dans le temps, je ne suis pas sûre de moi sur ces points-là. La comptine m’a également paru moins présente, l’accent est plus mis sur les petites figurines que sur les paroles de celle-ci, qui permettent d’anticiper les crimes.

 

Le fait de connaître l’identité du coupable m’a permis de mieux m’attacher aux détails, de voir des choses qui ne m’avaient pas sauté aux yeux à la lecture et soulève d’autres questions auxquelles on ne pense pas a priori. Je me suis davantage attachée au pourquoi et au comment, j’ai vu ces petits indices savamment disposés par la reine du crime, l’air de rien, et qui permettent de remonter au « qui ».

 

 
  
  
  
  
  
 

 

Elizabeth (film)

Genre : Film

 

Résumé :

Angleterre, 1558. Jeune et passionnée, Elizabeth Tudor (Cate Blanchett) est couronnée reine au cœur de sanglants bouleversements. Parmi ses alliés se trouvent le vénérable Sir William Cecil (Attenborough), son amant le Comte de Leicester (Joseph Fiennes), l’impérieux Duc de Norfolk et son conseiller, Walsingham (Rush). Elle doit apprendre à jauger ses conseillers et ignorer ses désirs personnels si elle veut garder sa couronne – et sa tête.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un très beau et grand film qui nous montre à voir l’ascension d’Elizabeth au trône et ses premiers pas en tant que reine. Elle va devoir faire avec les complots qui se jouent contre ou en faveur de son accession au titre, qu’ils viennent de sa demi-sœur catholique, Mary Tudor ou des alliés de celle-ci comme Norfolk, le pape et l’église catholique qui tentent par tous les moyens – y compris des tentatives d’assassinats – d’empêcher cette possibilité ainsi que ceux de Sir William qui tentent désespérément de la marier avec la France ou l’Espagne afin d’assurer sa place sur le trône quand son cœur est déjà pris par Robert Dudley, mettant ainsi en péril un règne déjà très fragile car Elizabeth est aussi une femme de passions, lesquelles sont souvent bien près de la compromettre et de précipiter sa chute. Si elle veut garder sa place, il lui faudra devenir aussi inflexible que ceux qui souhaitent sa perte. On voit ainsi naître la Reine Vierge, irréprochable, froide et avant tout guidée par l’intérêt de son peuple et seulement mariée à l’Angleterre.

Encore une fois, Cate Blanchett se montre à la hauteur, incarnant parfaitement celle qui deviendra une grande reine et fera de son pays une grande puissance. Elle EST Elizabeth, tout simplement ^^. Je ne suis pas une spécialiste de l’époque mais les reportages que j’ai pu voir à propos d’Elizabeth Ière semblent parfaitement correspondre à la fiction réalisée par Shekhar Kapur et scénarisée par Michael Hirst. La réalité historique semble avoir été respectée au plus près, pour ce que j’en sais ^^, faisant presque de ce film un docu-fiction avec des acteurs au top comme Christopher Eccleston, bien loin du Doctor Who, il a su me surprendre, Geoffrey Rush (que je ne connaissais pas mais dont l’interprétation m’a également beaucoup marquée) et Joseph Fiennes, encore une fois dans le rôle de l’amoureux transi qui lui va à ravir ! Je suis plus réservée concernant les acteurs français comme Vincent Cassel, dont le personnage me parait vraiment tourné en ridicule : j’ai eu beaucoup de mal à le supporter, ça m’a paru trop « faux » (ou trop « folle » au choix ^^). Fanny Ardant est plus juste, plus mesurée et son rôle moins farfelu. C’est peut-être mon côté chauvin qui s’exprime mais c’est l’impression que j’ai eu au visionnage et à part cela, j’ai adoré ! J’étais totalement dedans, n’ai pas vu le temps passer et, si les journées duraient plus de 24 h, je me serais sans doute jetée sur la suite dès le générique de fin car ça m’a tellement plu que ça m’a paru trop court (alors qu’il dure tout de même 2h en gros). Bref, un film que je conseille chaudement si vous souhaitez en savoir plus sur cette reine ou tout simplement si vous cherchez un film de qualité avec des prestations d’acteurs au meilleur d’eux-mêmes !

Me voilà donc pour un nouveau billet dans le cadre du mois anglais dans le cadre de la "LC" Rois et reines d'Angleterre.

Le Jardin secret (film)

Aujourd'hui, j'inaugure donc une nouvelle rubrique sur mon blog : les films, d'abord et avant tout pour le mois anglais (en clair : ne vous habituez pas trop, la rubrique ne sera pas très remplie ^^ : je me sens moins à l'aise dans cet exercice que dans celui des avis sur mes livres ! Soyez indulgents ^^)

Genre : Film

Sorti le 6 avril 1994

Réalisé par Agnieszka Holland 

Avec Irène Jacob, Kate Maberly (Mary), Maggie Smith (Mrs Medlock), John Lynn (Lord Craven), ...

 

Résumé :

A la mort de ses parents, [en Inde où elle vivait jusqu’à présent,] la petite Mary est recueillie par son oncle [, lord Craven].

Elle découvre dans l’immense propriété un merveilleux jardin laissé à l’abandon et décide de le restaurer [avec l’aide de son ami, Dickon, le frère de Martha, une des domestiques du manoir] afin d’en faire un domaine secret.

 

Ce que j'en ai pensé :

Lors de l’achat, je ne m’attendais à rien de particulier, je l’ai choisi parce qu’il y avait une offre 5 dvd pour 30 euros et parce qu’il s’agit d’une œuvre adaptée d’un livre de Frances Hodgson Burnett, la « maman » de « Princesse Sarah » (que j’ai aussi acheté dans sa version film lors de la même opération) mais je n’y croyais pas trop, n’en ayant jamais entendu parler, pour moi, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Je l’ai visionné hier et je ne regrette pas du tout mon choix, bien au contraire. J’ai adoré cette petite fille, Mary, habituée à se faire servir par une flopée de serviteurs dont Maaya, en Inde, qu’elle mène à la baguette mais pourtant délaissée par ses parents, qui semblent se suffire à eux-mêmes, plus préoccupés de mondanités que par leur propre enfant, qui fait partie des meubles apparemment. A leur mort, elle atterrit chez un oncle bien mystérieux, qui brille par son absence lui aussi et dans son manoir tout aussi étrange – image même du manoir anglais laissé à l’abandon, « mort, comme frappé par une malédiction » comme elle le dit si bien – dirigé de main de fer par l’abominable Mrs Medlock jouée par la brillante Maggie Smith (Mc Gonagall dans Harry Potter). Son seul réconfort, elle le trouvera dans le jardin de sa défunte tante, lui aussi en pleine désolation et auprès de Martha et Dickon, les seuls qui semblent s’intéresser à elle, lui apportent une chaleur humaine qui lui a tant fait défaut. Peu à peu, elle va ramener de la vie dans cette maison peu chaleureuse et inquiétante, où des pleurs se font parfois entendre : quel autre secret se cache derrière ces murs ? Un magnifique film signé Agnieszka Holland (et non pas Francis Ford Coppola comme le résumé au dos de la jaquette le laisse croire : il n’est que producteur exécutif et pas derrière la caméra – la deuxième raison pour laquelle j’ai craqué pour ce dvd et même si l’étiquette est quelque peu mensongère, encore une fois, je ne regrette pas, je me dis même que c’était sans doute un heureux hasard, sans ça je ne l’aurais peut-être jamais vu !) avec des images d’une grande beauté, notamment celles du jardin et une très bonne distribution : chaque acteur porte très bien son rôle, l’histoire n’est pas en reste et m’a touchée au cœur. Bref, je ne peux que vous le conseiller si un jour, comme moi, vous tombez dessus ! Il ne me reste plus qu’à dénicher le livre maintenant…