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Le Fleuve et le sablier de David TIQUANT

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :
Après s'être libérée de la férule d’un père autoritaire, puis du joug d’un mari tyrannique, Victorine Delbert s’enfuit de sa province et débarque dans le Paris des années 1960 afin de s’autoriser un autre destin possible.

Directeur d’une multinationale, petit-fils d’un ministre de la IIIe République et fils d’un capitaine d’industrie, François Lermier suit un parcours héréditaire en négligeant ses vœux de jeunesse formés au début de la Seconde Guerre mondiale.

À une année d’intervalle, Victorine et François font, à l’occasion d’un entretien avec un mystérieux personnage, le bilan de leur existence avant d’être subitement emportés par la Mort.
À travers l'histoire de ces deux êtres que tout sépare, l'auteur nous emporte dans les méandres du fleuve de l'existence qui draine les passions humaines et leur cortège de certitudes, tandis que le temps de vie imparti à chacun, tel un sablier, décroît inéluctablement, indifférent à toutes les chimères dont se nourrissent l’ambition et les promesses.

 

Ce que j'en ai pensé :
Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou pas. Ce sera donc un avis très mitigé.
Tout d’abord, le style m’a, au début, un peu rebuté : l’auteur utilise un langage un peu pompeux, très ampoulé, comme d’un autre temps. Puis, finalement, ça m’a plu : j’ai trouvé que ça donnait du charme au roman et que ça lui correspondait bien. En effet, on voyage dans le temps, dans les années 40 /50 / 60 et 70 avec Victorine Delbert et François Lermier. Un tiers raconte au narrateur la discussion qu’il a surprise entre ces deux personnages et l’Envoyé de l’Universelle nature. Le fait qu’il s’agisse d’un discours rapporté ne m’a pas dérangé car le narrateur et le vieux monsieur s’effacent très vite devant les trois autres personnages. Cela donne un effet théâtral : Victorine et François répondent aux questions de l’Universelle nature. J’ai beaucoup aimé cet aspect.
C’est ensuite que cela pose problème : on comprend très vite où veut en venir l’auteur : la vie est courte, il faut en profiter, réaliser ce que l’on doit réaliser avant qu’il ne soit trop tard, avant que le temps qui nous est imparti sur Terre soit écoulé. J’ai eu l’impression que l’histoire de ces deux personnages n’était qu’un prétexte pour l’auteur, pour poser des questions d’ordre philosophique au lecteur sur la liberté, la vie, la mort, le destin, la foi, les choix que l'on fait durant notre existence… Mais, là où certains les intègrent parfaitement à leur histoire, ici, elles sont mal amenées, de manière très artificielle. Je pense notamment à la conversation entre les Hortin et Victorine sur l’Homme, son besoin de dominer, de contraindre, de détruire : je n’ai pas vu le rapport avec l’histoire. J’ai eu l’impression qu’elle tombait un peu comme un cheveu sur la soupe… Pourtant, j’aime les livres qui amènent à s’interroger mais là, non !
Une fois son message passé, je ne voyais plus l’intérêt de conter l’histoire de Victorine ou celle de François, lesquelles m’ont parfois ennuyées d’ailleurs.
Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait que François Lermier parlemente avec l’Envoyé, qu’il essaye de négocier pour prolonger sa vie et retarder le moment de sa mort : j’ai beaucoup ri !
Les deux personnages sont complémentaires et offrent deux attitudes différentes face à la mort : Victorine est résignée, elle pense avoir accompli et vu ce qu’elle devait accomplir et voir. Elle n’a pas peur et semble l’attendre avec impatience. François lui ne veut pas mourir : il a encore des choses à faire, a refusé de saisir les perches que la vie lui tendait afin de se réaliser pleinement.

Je ne sais pas quoi dire de plus… Encore une fois, j’ai du mal à me situer par rapport à cette lecture. Je tiens quand même à remercier les éditions Kyklos et PartageLecture pour ce partenariat ! J'ai aimé découvrir une autre oeuvre de cette maison d'édition, qui a le mérite de prendre des risques. Bravo à eux !

Millenium book 1 : The Girl with the dragon tatoo de Stieg LARSSON

Genre : policier/ thriller

Série :

1. Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes

2. La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

3. La Reine dans le palais des courants d'air

 

Résumé (site de l'éditeur français, Babel) :

Contraint d'abandonner son poste de rédacteur pour avoir diffamé un requin de la finance, Mikael Blomkvist est bientôt associé à Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et fouineuse, pour travailler avec Henrik Vanger, un industriel désireux de faire la lumière sur la disparition, vieille de plus de trente ans, de sa petite nièce, au cours d'une réunion familiale... 

 

Ce que j'en ai pensé :

Bon alors, je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais dénoter, par rapport aux autres, encore une fois…

J’ai moyennement aimé : je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs inutiles, notamment lors de la première moitié du livre : nous découvrons les circonstances de la disparition d’Harriet et les éléments de l’enquête menée jusqu’ici. Les faits sont présentés au fur et à mesure, comme si nous participions à la recherche menée par Mikael Blomkvist. Soit, c’est une façon de nous faire rentrer dans l’histoire mais du coup, tout cela reste assez statique. J’ai trouvé que le tout manquait un peu d’action (même si cela s’arrange dans la deuxième moitié où enfin (!) un élément nouveau vient faire décoller l’intrigue. Ouf ! J’ai failli attendre…).

En parallèle, nous découvrons Lisbeth Salender, une jeune femme assez… spéciale. Elle m’a beaucoup intriguée bien que je ne sois pas sûre de pouvoir dire que c’est un personnage que j’adore… Je trouve certains traits de sa personnalité très énervants, comme le détachement dont elle fait preuve. OK elle n’a pas eu une vie facile mais ce n’est pas une excuse ! Après, je suis d’accord : chacun réagit à sa façon, avec ses armes. C’est une façon comme une autre de se protéger : elle a peur qu’on la blesse, encore une fois ! Mais n’allez pas croire qu’elle soit faible : les apparences sont trompeuses. Elle ne se laisse pas faire (j’ai adoré sa vengeance sur Bjurman, même si un peu « crue » : j’ai eu du mal à lire ce passage et les événements précédents, ceux ayant conduit à cet acte… Ceux qui ont lu comprendront. Pour les autres, je ne veux pas trop en dire, surtout si vous comptez le lire !). Bien sûr, les deux histoires vont se rejoindre. Et nous voyons alors Lisbeth évoluer, même si je préfère et de loin le personnage de Blomkvist, j’ai trouvé ce changement bien mené, de manière très subtile !

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La Mort du roi Tsongor de Laurent GAUDE

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi Tsongor.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé. Ce livre raconte l’inutilité de la guerre, la violence qui habite chacun de nous, l’orgueil des hommes, leur soif de pouvoir et de sang. Je me suis surtout attachée aux pas de Souba, le plus jeune fils du roi, lequel, sentant la guerre approcher, a voulu le préserver en lui confiant une mission : ériger sept tombeaux à sa mémoire. C’est aussi une quête à la découverte de son père : il va découvrir ses mauvais comme ses bons côtés, prendre conscience de l’héritage du roi Tsongor : un héritage de sang ! Il y a également Katabolonga, le fidèle compagnon du roi, qui brille par sa loyauté et sa sagesse. Mais surtout j’ai aimé ces visages de femmes (Samilia, Shalamar et Mazébu) qui ont également un rôle déterminant : elles sont la voix de la sagesse, celles qui, contrairement aux hommes (du livre, hein, je ne parle pas pour tous), savent quand il faut s’arrêter, quand tout est perdu et qui ne manquent pas de caractère. Elles sont superbement mises en valeur. Bravo à l’auteur ! Dans ce monde d’hommes et de guerres, je ne m’attendais pas à les voir prendre une telle importance… La fin est également magnifique. Laurent Gaudé maîtrise à merveille son écriture et sait susciter les émotions : j’ai failli pleurer à plusieurs reprises ! Je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin avec l’auteur… J’ai déjà Le Soleil des Scorta dans ma Pal !

 

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge ABC 2010

 

Un an déjà...

Et oui, voilà maintenant un an que j'ai ouvert mon blog! 

Un petit bilan s'impose donc :

Un an de blog c'est donc 90 artricles publiés, 219 commentaires mais aussi et surtout de belles rencontres, des échanges enrichissants... et beaucoup de challenges inachevés , une Pal et une Lal qui explosent, grâce à vous (ou à cause de vous tous dont je suis les blogs avec curiosité et passion ).

 

ALORS UN GRAND MERCI A TOUS.

 

J'espère vivre encore de superbes moments en votre compagnie... Et je resigne donc pour un an! Quelques changements sont à l'ordre du jour (il faut notamment que je remette mes liens à jour) mais il faudra attendre encore un peu car cette semaine et la semaine suivante vont être très chargées (je passe enfin mon concours ).

Les Contes de la Folie Méricourt de Pierre GRIPARI

Genre : Littérature jeunesse

 

Résumé :

Plongez-vous dans Les Contes de la Folie Méricourt. Vous y rencontrerez des déménageurs, un renard, Pirlipipi, des sorcières, une ogresse et sa fille, un marchand de féssées, une princesse Barbue et bien d’autres encore…

 

Mon avis :

J’adore Pierre Gripari et mon avis ne sera donc pas objectif (autant être prévenu). Les Déménageurs, le premier de ses contes, donnent le ton. On y retrouve l’humour, très second degré et l’inventivité de l’auteur. En effet, il n’a pas son pareil pour imaginer des situations impossibles, très cocasses et qui me font mourir de rire ! Les joutes verbales sont délicieuses, de même que les chutes de ses histoires. Dans certaines d’entre elles, il n’hésite pas à se mettre en scène, dans son propre rôle. Dans d’autres, il détourne les contes « classiques ». Mention spéciale d’ailleurs à La Cinq fois belle : une version revue et corrigée de Blanche Neige où la marâtre est remplacée par deux sœurs envieuses de la beauté de la plus jeune et où les douze mois de l’année tiennent lieu de Sept nains. C’est une de mes histoires préférées !

 

Petits et grands y trouveront leur compte, pourvu qu’ils aient conservé un peu de leur âme d’enfant !

Que le diable l'emporte d'Eoin COLFER

 

 Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Meg est une jeune fille un peu perdue. Sa mère est morte et son beau-père n’est qu’un bon à rien qui la maltraite. Comme si cela ne suffisait pas, la voilà maintenant embarquée dans un mauvais coup avec un voyou nommé Belch. Tout ça ne pouvait que mal finir… très mal même. D’autant que le Diable s’intéresse de très près à elle !

 

Ce que j'en ai pensé :

Je suis un peu déçue. Je m’attendais à mieux de la part d’Eoin COLFER. J’ai trouvé tout cela un peu facile. Les adversaires de Meg sont loin d’être à la hauteur. Ce qui fait que les « équipes » sont très déséquilibrées et que l’on sait dès le début qui va gagner ! Je me suis par contre beaucoup attachée à Meg, jeune fille de 14 ans, délinquante juvénile, qui a la vie dure depuis le décès de sa mère et à cause de son beau-père, Franco, même si l’on n’apprend que très tard ce qui lui est arrivé et à Lowrie McCall, un vieillard grincheux, victime de son dernier forfait et qu’elle doit aider afin de gagner sa place au Paradis. Leur relation est vraiment très tendre, complice, un peu comme un grand-père et sa petite-fille, même si Meg y met un peu de mauvaise volonté parfois, elle va finir par se prendre d’affection pour Lowrie.

Mention spéciale également à Saint Pierre et à Belzé (Belzébuth), les gardiens des portes du Paradis et de l’Enfer, qui m’ont énormément fait rire !

En conclusion, des personnages très attachants et amusants, même si l’histoire n’est pas extraordinaire ! L’auteur est capable de bien mieux. Si vous ne connaissez pas, penchez-vous sur la série Artémis Fowl, ma préférée !

 

Du même auteur :

The Supernaturalist