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Lectures que l'on ne s'imaginerait pas lire

Voici un nouveau défi, lancé par Lexounet, sur le forum de Livraddict.

Le principe?
Il s'agit de nommer deux styles littéraires auxquels on est "allergique" ou qui sont sujets à préjugés de notre part. Une personne nous défie de lire deux livres appartenant à ces genres et cite à son tour les deux genres qu'elles n'aiment pas. Une autre personne la met au défi, etc....

Par exemple, 100choses n'aiment pas la chick-litt et la littérature médiévale. Je l'ai donc mise au défi de lire Confessions d'une accroc du shopping de Sophie Kinsella et La Chanson de Roland (anonyme). A mon tour, je me suis faite défier par Wilhelmina de lire Destination Cerveau d'Isaac Asimov (science-fiction) et Agatha Christie, duchesse de la mort de François Rivière (biographie).

Il n'y a pas de limite de temps.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous renvoie au blog de
Lexounet.

Toi et moi à jamais d'Ann BRASHARES

Genre : littérature jeunesse

Quatrième de couverture :
Riley, Alice et Paul. Les deux sœurs et l’ami d’enfance. Voici l’été de leurs retrouvailles. La côte Est des Etats-Unis, les maisons de vacances, les plages de l’île qu’on connaît par cœur. Et pourtant tout a changé. Ils ont vingt ans. L’amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s’installe. C’est alors que la tragédie frappe et vient changer le cours du destin…

Ce que j'en ai pensé
 :

Je suis très contente d'avoir retrouvé l'auteur de la saga Quatre Filles et un jean (que je vous conseille si vous avais aimé Toi et moi à jamais et pour les autres également, ceux qui n'ont jamais lu de livres d'Ann BRASHARES). L'histoire est différente, bien que l'on reste dans de la littérature jeunesse. Cette fois-ci, nous suivons de jeunes adultes (Paul et Riley, 24 ans et Alice, 21 ans). Tous les étés, ils se retrouvent sur l'île (dont j'ai déjà oublié le nom!) au Sud de Manhattan. Cela fait deux ans que les soeurs n'ont pas vu Paul. Pourquoi? Que lui est-il arrivé?
L'histoire, bien que très prévisible, est prenante, nous entraîne dans le sillage de ces trois jeunes gens, envers lesquels on ne peut rester indifférents. L'émotion est au rendez-vous : amitié, amour, déception, joie, peine. On passe par tous les sentiments. Cependant, on n'échappe pas non plus à quelques clichés. Notamment, les deux personnages féminins, assez caricaturaux. D'un côté, Riley, la grande soeur que rien n'effraie, la sportive, meneuse du groupe, casse-cou, qui n'a pas froid aux yeux et fait son petit bonhomme de chemin sans se poser de question et sans se préoccuper des qu'en-dira-t-on. De l'autre, Alice, l'intello, sage, maternelle, toujours là quand on a besoin d'elle, mature et raisonnable. Mention spéciale toutefois pour Paul, moins stéréotypé, plus proche de la réalité. Il est torturé, partagé entre son amour pour Alice et son amitié envers Riley, ce qui l'amène à repousser, parfois violemment, sa chère et tendre (d'ailleurs, je lui aurais bien mis quelques claques de temps en temps!).

En conclusion, une lecture agréable, pleine de bons sentiments, sans prise de tête. Cela fait du bien de temps en temps, même si l'histoire et le style d'écriture sont parfois simplistes. A conseiller, pour faire le plein d'amour et d'émotions!

Best Love Rosie de Nuala O'FAOLAIN

Genre : roman

Lecture commune de janv/ fév. 2010 (forum Partage Lecture)

Résumé :
Rosie, 55 ans, travaille depuis sa sortie de l'école à l'étranger, dans différentes organisations comme rédactrice de rapport en tout genre. Un jour, Reeny, la voisine de sa tante, l'appelle car cette dernière, dépressive et alcoolique, fait des siennes. Rosie rentre donc en Irlande, à Killbride, pour s'occuper de sa tante.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai adoré. Il ne se passe pas grand chose (je veux dire par là qu'il n'y a pas réellement d'action ni d'intrigues en tout genre) et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Il s'agit d'abord et avant tout d'un questionnement intérieur, celui de Rosie, la narratrice, sur la vieillesse, ses effets sur le corps, le regard des hommes qui autrefois la dévoraient des yeux et aujourd'hui, ne la voient même plus. Ce retour à Killbride, dans la maison de son enfance, est également pour elle le moyen de faire un point sur sa vie, sur ses relations avec Min, sa tante, laquelle a toujours été distante avec les gens mais sur qui on peut compter en cas de coup dur et qui, aujourd'hui, a perdu le goût de vivre, de se battre (pour qui? Pour quoi? Rosie n'étant plus là, elle n'avait plus personne à s'occuper). J'ai beaucoup aimé ce personnage (Min), on la voit évoluer au cours du roman : lorsque Rosie décide de repartir aux Etats Unis afin de concrétiser son plan qui consiste à écrire un guide de développement personnel, elle quitte la pension dans laquelle sa nièce l'a installée en attendant son retour et la rejoint. Elle reprend alors du poil de la bête, s'offre une seconde chance et vit enfin pour elle, réalise tout ce qu'elle ne pouvait pas faire jusque là. Les rôles s'inversent alors. Rosie rentre à Killbride et tente de se reconstruire. Elle va revenir à ses racines en découvrant la maison de Stoneytown, dans laquelle Min et sa mère, qu'elle n'a jamais connue, ont vécu.

Je ne sais pas quoi dire de plus, je pense en avoir déjà trop dit. J'espère juste vous avoir donné envie. Ce livre en vaut vraiment la peine. L'écriture est très belle (simple mais fluide). L'auteur a un immense talent : on vit avec Rosie, on doute avec elle, on s'interroge. Les personnages nous apparaissent très proches. Ce livre est finalement porteur d'un message d'espoir et d'amour. D'ailleurs, voici un passage que j'ai beaucoup aimé et qui clos le roman :
"L'amour est central. Souviens-toi de la manière dont ils s'aimaient, de la manière dont ils t'aimaient, et songe à tous les types d'amour qui existent. (...) L'amour que l'on donne et que l'on reçoit revêt une infinie variété de formes et de figures. Qui sait à quoi il ressemblera la prochaine fois? N'oublie pas ça."

Cette lecture fait également partie du challenge ABC 2010 (dont, encore une fois, je ne peux pas mettre le logo! Merci Overblog!!!!!!!!!!!).

L'Italien ou le confessionnal des pénitents noirs d'Ann RADCLIFFE

Genre : roman dit "noir"

Nom de l'ouvrage : 
Romans terrifiants

L'histoire
:
A Naples, en Italie, au temps de l'Inquisition, Vincenzo de Vivaldi, comte, tombe éperdûment amoureux d'Elena Rosalba. Celle-ci partage également ses sentiments. Cependant, ils ne sont pas issus du même milieu social (Vivaldi est comte alors qu'Elena, orpheline recueillie par sa tante, la signora Bianchi, est de condition plus modeste), ce qui n'est pas du goût des parents du jeune homme. Sa mère, la marquise de Vivaldi, aidée ou plutôt manipulée par son confesseur, le frère Schedoni, fera tout pour les séparer. L'amour saura-t-il triompher des obstacles?

Ce que j'en ai pensé :
Tout d'abord, une remarque : contrairement au titre du recueil, je n'ai pas trouvé ce roman effrayant. Certes, lors de ses visites à la maison Altieri, villa appartenant à la tante d'Elena et où elles logent toutes deux, notre héros reçoit les mises en garde d'un étrange personnage portant un costume de moine et dont le visage est caché par une capuche. Est-ce un être de chair et de sang ou une apparition surnaturelle? Il faut attendre la fin du roman pour que ce personnage refasse surface. Le surnaturel n'est donc pas au coeur du roman.
L'élèment principal est bien l'histoire d'amour entre Elena et Vivaldi, une histoire semée d'embûches. Complot, amitié, trahison, vengeance, cupidité, mystère quant aux origines de la jeune fille et à travers le personnage de Schedoni sont au rendez-vous. J'ai été happée par l'histoire, accrochée aux pas du jeune héros cherchant à sauver sa princesse des griffes du méchant sorcier (Schedoni, à prendre au second degré, ce n'est pas un sorcier) et de sa marionnette, la marquise. Mon coeur de midinette a vibré. C'est beau et tellement bon de temps en temps! De plus, le style, très 18ème siècle de l'écriture ajoute au charme de l'histoire. Un vrai régal que je vous conseille fortement. Ce n'est pas un coup de coeur mais presque!

Ce roman fait partie du challenge
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Romans terrifiants

Pour l'instant, je mets de côté Le Rapport de Brodeck de Philippe CLAUDEL car j'ai du mal à le lire! J'ai déniché un ouvrage qui m'a interpellé à la médiathèque : Romans terrifiants (édition Robert Laffont, 1984 pour la première édition). Il regroupe 5 oeuvres de différents auteurs :
- Le Château d'Otrante de Horace WALPOLE
- L'Italien ou le confessionnal des pénitents noirs d'Ann RADCLIFFE
- Le Moine de Matthew Gregory LEWIS
- Les Elixirs du Diable d'Ernst Theodor Amadeus HOFFMANN
- Melmoth ou l'homme errant de Charles Robert MATURIN.

Je ne pense pas tous les lire et peut-être pas dans l'ordre. J'ai commencé celui d'Ann RADCLIFFE.

Voici un extrait de la quatrième de couverture présentant chacun de ces 4 romans :
"(...) Horace WALPOLE, initiateur du genre avec Le Château d'Otrante (1764), Ann RADCLIFFE, spécialiste du surnaturel expliqué, et dont Le Confessionnal des pénitents noirs (1797) montre le triomphe de l'amour sur l'inquisition et ses chambres de torture. Avec Le Moine (1795) de Matthew Gregory LEWIS, l'intervention directe du Diable porte le surnaturel à l'incandescence et l'amour jusqu'au blasphème. Le roman de la terreur a cédé la place au roman du Mal. Un Mal qui, dans Melmoth ou l'homme errant (1820) de C.R. MATURIN, va quitter les lieux de l'inspiration gothique pour écraser des hommes sous leur destin aux quatre coins du monde.
Parmi les nombreux écrivains que le Roman Noir terrifiant a fasciné à l'aube du romantisme,(...) on retiendra l'auteur des célèbres contes. Les Elixirs du Diable (1816) d'HOFFMANN constitue l'hommage du Romantisme à un genre qu'on jugera frénétique et mal famé."

Mes lectures seront entrecoupées par d'autres livres pour ne pas ressentir une certaine lassitude. J'espère que cela me plaira! Je vous en parlerai donc au fur et à mesure.