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Histoires comme ça de Rudyard KIPLING

Genre : littérature jeunesse (à partir de 8 ans)

coeur_rouge.jpg Coup de coeur

Quatrième de couverture :
Comment le chameau acquit sa bosse; le léopard ses tâches et le rhinocéros sa peau... Comment le chien devint domestiqué tandis que le chat refusa la soumission...
Des bords de l'Amazone jusqu'aux rives du grand fleuve Limpopo, le bon papa Kipling raconte, raconte encore...

Ce que j'en ai pensé :
C'est un vrai coup de coeur pour moi!
Le narrateur répond aux interrogations de sa fille (les nombreux "Et pourquoi?" "Et comment...?" des enfants, notamment ceux qui ont 6/ 7 ans) qu'il l'appelle sa Mieux-Aimée :
" (...) A peine ouverte ses paupières,
Au loin pour traiter ses affaires,
Elle envoie, très urgemment,
Un bon million de Comment,
A peu près deux millions d'Où,
Et surtout...
Sept millions de Pourquoi!
"

Chaque histoire se présente ainsi : d'abord l'histoire en elle-même qui ressemble beaucoup à une fable, où le plus souvent, des animaux aux défauts prononcés (paresse, gourmandise, curiosité, orgueil...) sont mis en scène. On peut en déduire une certaine morale, à la fin de l'histoire. Ensuite, deux images commentées viennent enrichir le récit et permettent aux enfants de "réviser" l'hisotire et enfin, un poème vient la clore. Le ton est résolument humoristique, espiègle. On sent que l'auteur s'amuse en nous présentant ces histoires et le lecteur en fait autant... qu'il soit enfant ou adulte. Le style est également poétique, l'auteur s'amuse avec la langue, avec les figures de style comme les répétitions.

Voici quelques extraits pour illustrer :
"(...) Et bien, supposons que tu dises que j'ai dit qu'elle avait dit quelque chose de différent, je ne vois pas la différence; car si elle a dit ce que tu dis que j'ai dit qu'elle avait dit, c'est la même chose que si je disais ce qu'elle avait dit qu'elle avait dit" (extrait de La Naissance des tatous)

"Laide est la bosse du chameau
Que l'on peut voir au zoo,
Mais plus laide encore est la cosse
De celui qui point ne bosse.

Gosse et adulte aussi, hi hi!
L'ennui nous saisit, hi hi!
Si nous n'avons rien à faire.
Comme le chameau sa bosse,
Traînant notre cosse,
Nous en avons plein le dos
(...)." (extrait de Comment le chameau acquit sa bosse)

Je vous le conseille...

defi_classique-1-.jpg

Les Poissons ne connaissent pas l'adultère de Carl ADERHOLD

Genre : roman

Quatrième de couverture :

Il a suffi d’un cadeau d’anniversaire loufoque pour que, la veille de ses quarante ans, Julia éprouve le besoin d’échapper à sa vie de femme mariée, de mère, de caissière et saute dans le premier train pour Toulouse. Comme par contagion, tous les passagers qu’elle croise sont eux aussi emportés : Colette, la vieille dame, amoureuse de deux hommes ; Germinal, le contrôleur anarchiste ; Jean-Pierre, l’éternel dragueur ; une formation de choristes rock’n roll… Et surtout Vincent, chercheur et spécialiste des bestiaires médiévaux, qui se rend à un colloque en compagnie de sa femme, Muriel [et d’un couple d’amis, Aude et Nicolas]. (…)

 

Ce que j’en ai pensé :

J’avoue que je suis un peu déçue. Je pense que j’ai mis trop d’espoirs dans ce livre, trop d’attentes. Je m’attendais à une histoire plus originale. Or, il n’y a pas de surprise. Dès le début, je savais ce qui allait se passer. De même, j’aurais aimé plus d’humour, d’ironie mais il n’en est rien. J’ai souri, quelquefois mais pour moi, il manquait quelque chose.

 

Je me suis attachée à certains personnages comme Julia, qui fuit sa vie et se construit une nouvelle identité, trouve enfin le courage de tourner la page sur son histoire d’amour avec son mari, Djamel, depuis longtemps fanée et s’affirme, renoue avec elle-même, s’écoute enfin, après des années passées à s’occuper des siens, sans jamais un merci ou un compliment, comme si tout leur était dû. Il y a également Vincent, l’intello coincé et timide, le faire-valoir de Nicolas, qui se réfugie dans ses bestiaires à la moindre contrariété et se laisse « manger » par sa femme, Muriel ; Colette, la vieille dame, ancienne infirmière qui adore se mêler de la vie des autres, espiègle et encore jeune d’esprit, qui n’accepte pas que son corps vieillisse ; Germinal, le contrôleur bègue, révolutionnaire refoulé et bien d’autres encore.

De l’autre côté, des personnages que l’on déteste : Nicolas, le beau gosse intelligent, sûr de lui et imbu de sa personne, opportuniste, prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut, même aux pires bassesses ; Muriel, colérique voire hystérique, dominatrice, méprisante ; Jean-Pierre, le mari infidèle, stupide…

En bref, les personnages ont une personnalité très tranchée, soit tout noir soit tout blanc même si certains évoluent comme Aude, que j’avais très envie de secouer comme un prunier au début du livre ! C’est un peu stéréotypé mais ce n’est pas dérangeant.

 

Ce qui m’a le plus « refroidie », c’est l’histoire en elle-même. Elle n’a rien d’originale. Elle m’a beaucoup fait penser à Ensemble c’est tout d’Anna GAVALDA par rapport à cet ensemble de personnages qui évoluent au contact les uns des autres. La façon de la narrer m’a plu par contre : j’avais l’impression de regarder un film, les images défilées sous mes yeux. J’étais dans le train avec Julia.

 

En conclusion, mon avis est assez mitigé. Une « jolie petite histoire », gentillette, naïve, du déjà vu, vite lu et vite oublié. Dommage !

 

Un grand merci aux éditions JCLattès et au forum Livraddict pour ce livre. J’ai Mort aux cons du même auteur dans ma Pal et compte bien le lire. J’espère y trouver cette originalité et cet humour que j’ai décelés dans la quatrième de couverture et qui m’ont donné envie de découvrir Les Poissons ne connaissent pas l’adultère.

Dracula de Bram STOKER

Genre : Fantastique

Lu dans le cadre de la lecture commune de février 2010 (forum Livraddict)

Quatrième de couverture :
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Mon avis
:
J'ai adoré la première moitié du roman. L'auteur nous fait découvrir le domaine de Dracula et l’étrangeté du comte, qui de mystérieux, un brin excentrique devient angoissant, dérangeant au fil du récit de Jonathan Harker. En parallèle, on suit l'histoire de Lucy et de son amie Mina, la fiancée de Jonathan, à Whitby, en Angleterre. Lucy souffre d’insomnie et perd de plus en plus ses forces, sans raison apparente. Ceci nous offre un beau tableau des relations hommes/ femmes de l'époque, du rôle de chacun, de la société et de l'époque dans laquelle évolue les protagonistes. Les décors sont très bien rendus. Moi qui suis allergique aux descriptions, elles ne m'ont pas perturbées et je n'ai pas décrochée. C'est vous dire tout le talent de l'auteur (si si, sans mentir! d'habitude, je décroche quand il y a plus de dix lignes de description, mon esprit est ailleurs et je serai bien incapable de réciter ce que je viens de lire, mais là, ce ne fut pas le cas!)! Autour de Lucy gravitent plusieurs hommes, Arthur Holmwood, son bien aimé, le docteur John Seward, psychiatre, directeur d’un asile et Quincey Morris, texan. Tous trois sont amoureux de la jeune femme et sont amis. Ils vont venir à son secours. Enfin, le dernier personnage, Van Helsing sera appelé en renfort par le docteur Seward. C’est un homme courageux, déterminé, au sang froid indéfectible et aux connaissances multiples.

Il s’agit d’un récit épistolaire : l’histoire nous est présentée à travers les journaux intimes de Mina, Jonathan, Lucy et du docteur Seward. Cette forme de narration permet d’avoir plusieurs points de vue, sur des faits d’abord différents puis qui se recoupent ensuite, lorsque le professeur décide de réunir tous les personnages et de faire la chasse au comte. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à décrocher. Il y a alors trop de longueurs, on est souvent dans l’attente. Je me suis ennuyée. De plus, jusqu’ici, chaque chapitre équivalait à un journal donc un personnage qui prenait en charge la narration. Mais, désormais, les chapitres présentent les points de vue de différents personnages et du coup, je me suis souvent perdue, me demandant qui parlait et devant donc revenir à l’intitulé du journal pour le savoir. Je regrette également qu’on en sache pas plus sur Dracula, sur ses actes passés, qui ne sont que survolés et de plus, j’aurai aimé savoir comment il est devenu vampire.

Malgré cela, je ne regrette pas de l’avoir lu. Je pense vraiment que Bram Stoker a fourni un travail considérable pour ce livre. On sent son souci du détail. J’aurai adoré le lire en toute ignorance du phénomène vampirique, avec les yeux de la découverte car malheureusement, aujourd’hui, avec la vampire mania, il n’y a plus rien à apprendre et l’effet de surprise n’est plus. On sait tout de suite à quoi s’attendre. Dès les premières lignes, le lecteur sait quel mal ronge Lucy ! C’est un peu dommage ! Peut-être aurais-je dû le lire plus tôt. J’aurais peut-être plus apprécié !

Egalement lu dans le cadre du challenge :
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Je vous invite à lire les billets du mois de janvier : ici

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The Brooklyn Follies de Paul AUSTER

Titre français : Brooklyn Follies

Genre : Roman

Résumé :

Nathan Glass revient à Brooklyn pour y vivre ses derniers jours. Il aura bientôt 60 ans et a souffert d'un cancer du poumon. Il ne croit pas à sa rémission, vient de divorcer et est à la retraite. Il décide donc d'écrire un livre : The Book of human folly, où il met ses anecdotes, ses pensées... Souvent, il se rend à la librairie Brightman's Attic. C'est là qu'il va rencontrer son neveu, Tom Wood, qu'il a perdu de vue depuis la mort de sa soeur, June. Comme lui, Tom est paumé, n'a pas supporté d'échouer à son doctorat de littérature. Après avoir été chauffeur de taxi, il s'est vu offrir un job d'assistant par le propriétaire de la librairie, Harry Brightman. Ensemble, ils vont se reconstruire, s'offrir une nouvelle vie.

Ce que j'en ai pensé :
Autour des héros, Nathan et Tom, gravitent de nombreux personnages qui ont tous quelque chose de particulier, ils sont tous touchants : Harry bien sûr, Rufus, Nancy Mazzuchelli, Lucy et Aurora Wood... Ce livre est une véritable ode à l'amour et à l'amitié, en dépit des différences ethniques, des préférences sexuelles, ... Les personnages sont magnifiquement mis en valeur et nous les voyons évoluer avec grand bonheur.

C'est également une ode à la littérature et au pouvoir d'évasion des livres. De nombreuses références littéraires parsèment l'histoire : citons Nathaniel Hawthorne, Thackeray, Poe, Kafka... Du pain béni pour tout lecteur passionné!

Ce livre est porteur d'un message d'espoir!

Enfin, pour ceux qui n'y sont pas allergiques, je ne saurai trop vous conseiller de le lire en anglais car le texte est aisément compréhensible, le vocabulaire choisi assez simple et le style léger et fluide. C'était le premier livre que je lisais de Paul AUSTER mais je ne compte pas en rester là!

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Ce livre fait également partie du Challenge ABC 2010.

Challenge Stephen KING

Encore une fois, je ne peux pas mettre le logo. Ce qui est fort dommage car il est magnifique. Je vous renvoie donc au blog de Neph, l'organisatrice de ce challenge, où vous pourrez l'admirer et vous inscrire.

Il s'agit cette fois-ci de lire au moins un des livres de l'auteur (publié sous le nom de King ou l'un de ses pseudonymes) et de voir au moins une adaptation en film de ses oeuvres. Ce challenge aura lieu jusqu'au 1er février 2011 !


Les Jumelles de Highgate d'Audrey NIFFENEGGER

Genre : fantastique

Quatrième de couverture
:
Valentina et Julia, inséparables soeurs jumelles, reçoivent un étrange héritage d'une tante (Elspeth) qu'elles ne connaissent que de réputation. Et pour cause, il s'agit de l'énigmatique soeur jumelle de leur mère (Edie), toutes deux ne s'étant plus parlé depuis vingt ans. Le testament est formel : le legs de l'appartement ne sera effectif que si les jeunes filles viennent habiter pendant un an dans cet immeuble victorien, situé près d'un des plus anciens cimetières de Londres ... et à condition que leur mère n'y mette jamais les pieds.
Intriguées, les deux jeunes filles quittent leurs parents pour ce lieu inconnu, où le fantôme de leur tante semble hanter chaque recoin de l'appartement, où les murs paraissent abriter des secrets et les extravagants voisins cacher bien des mystères. Livrées à elles-mêmes, Valentina et Julia se laissent séduire par cette atmosphère dangereusement romantique, au risque d'avoir pénétré dans un monde d'où elles ne pourront plus revenir.

Mon avis
:
La couverture, la quatrième de couverture et les premières lignes m'ont tout de suite plu. Le style est léger, simple. On entre tout de suite dans l'histoire avec la mort d'Elspeth, la présentation des jumelles, Valentina et Julia et le testament assorti d'étranges conditions qui font présager un lourd secret de famille.
Puis, tout est retombé comme un soufflé. Une fois les jumelles arrivées à Londres, on entre dans une routine qui m'a ennuyée! J'ai bien cru que j'allais laisser tomber ce livre car cette attente dure très longtemps. J'ai continué et j'ai bien fait. Une fois que Valentina et Julia font réellement la connaissance de Robert, le compagnon d'Elspeth et exécuteur testamentaire, les événements s'enchaînent à un rythme effréné. La fin arrive sans que l'on s'en aperçoive. Le secret liant Elspeth à sa jumelle Edie, nous est enfin révélé.
Cette fin est grandiose, étrange, étonnante.

A propos des personnages, il y a bien sûr Julia et Valentina dont la relation est assez complexe. Julia est la dominante, elle mène la danse mais, je pense qu'elle est plus compliquée qu'il n'y parait. En effet, elle n'est pas aussi forte qu'on le pense car, malgré ses airs autoritaires, elle est aussi et surtout très dépendante de sa soeur. Leur gémellité est pour elle un cocon dont elle ne veut pas sortir. J'ai eu l'impression qu'elle refusait de grandir. Au contraire, Valentina qui parait plus fragile tant physiquement que mentalement, est plus indépendante. Elle refuse d'être considérée comme ne faisant qu'un avec Julia et revendique son individualité. Elle va prendre un peu du "poil de la bête" durant le livre et chercher à se détacher de Julia.
Les personnages gravitant autour des jumelles ne sont pas en reste : Martin m'a beaucoup touché avec ses tocs et ses phobies. Il m'a fait pensé à Monk, le détective dans la série du même nom même s'il est beaucoup plus atteint (je ne pensais pas que c'était possible!). Elspeth, Edie, Robert, Jessica, Marijke... ne sont pas en restent non plus.

En conclusion, j'ai bien aimé ce livre, malgré quelques longueurs (notamment dans la première moitié). Je tiens d'ailleurs à remercier le forum Partage Lecture et l'éditeur, Oh Editions pour cette découverte!