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La Marche de Mina de Yoko OGAWA

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Genre : Roman

 

Lecture commune de mai/ juin 2011 (forum Partage lecture)

 

Quatrième de couverture :

Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est reçue pour un an chez son oncle et sa tante.
Tomoko a douze ans; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale.
Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et la grand-mère se prénomme Rosa.
Au cœur des années soixante-dix, Tomoko va découvrir dans cette maison l'au-delà de son archipel : à travers la littérature étrangère, les récits de grand-mère Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux Olympiques de Munich à la télévision, c'est un tout autre paysage qui s'offre à elle.

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous suivons la vie de Tomoko, 12 ans, confiée à la garde de son oncle et sa tante qu'elle n'a jamais vus, pendant un an, le temps que sa mère suive une formation dans une école de couture de Tokyo, pour leur assurer une meilleure existence. La jeune fille y fera la connaissance de sa cousine Mina, 11 ans. Ensemble, elles vont apprendre à se connaître, partager leurs premiers émois amoureux et leurs premières déceptions, se confier leurs secrets et se prendre de passion pour le volley-ball. Tout nous est raconté à travers les yeux de Tomoko, fine observatrice du monde qui l'entoure. Elle percera à jour les secrets, les non-dits des uns et des autres, sans éclats de voix, sans confrontation, avec calme et douceur. De ce roman se dégage une quiétude proche de la zénitude. On en ressort apaisé. Avec des mots simples, l'auteur nous transporte au-delà de nos frontières, au Japon et nous fait découvrir son art de vivre. Elle nous offre une histoire de la vie de tous les jours mais je n'ai éprouvé aucun ennui à sa lecture. Pas de révélation surprenante : tout est suggéré. Les personnages sont très attachants, Tomoko et Mina bien sûr, la petite cousine fragile, qu'il faut préserver de tout, mais aussi Madame Yoneda, la « gouvernante », qui s'occupe de cette maisonnée avec poigne et chaleur. Elle fait partie intégrante de la famille. Elle est un peu la jumelle disparue de grand-mère Rosa, d'origine allemande. Ayant épousé un japonais, celle-ci s'est retrouvée seule dans un pays étranger et s'est raccrochée à Madame Yoneda, son point de repère dans l'inconnu. Leur relation est vraiment touchante. Elles sont inséparables et pourtant tellement différentes l'une de l'autre. Ce livre est d'ailleurs également un hymne à la différence, la famille d'Ashiya étant attachée à sa double culture allemande et japonaise. L'oncle et la tante de Tomoko ne sont pas en reste même si le premier est souvent absent et a une conduite discutable, il apporte gaieté et chaleur au foyer. La deuxième est plus en retrait, brille par sa discrétion et son chagrin qu'elle noie dans l'alcool et la fumée de cigarette. Mais, tous sont unis, font front face à l'adversité et ne sortent que très rarement de leur maison (sauf l'oncle et Tomoko) où ils vivent quelque peu en autarcie, se suffisant à eux-même.

Un roman détente qui met du baume au cœur, vous réchauffe et vous apaise...

 

Du même auteur :

La Piscine, Les Abeilles et La Grossesse

La Communauté du Sud Tome 2 : Disparition à Dallas de Charlaine HARRIS

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Genre : Bit-litt

Série La Communauté du Sud :

1. Quand le danger rôde

2. Disparition à Dallas

3. Mortel corps à corps

4. Les Sorcières de Shreveport

5. La Morsure de la panthère

6. La Reine des vampires

...

 

Quatrième de couverture :

La petite ville de Bon Temps a retrouvé un semblant de calme. La jeune télépathe Sookie Stackhouse partage son temps entre le bar où elle travaille et son bien-aimé vampire, Bill Compton. Mais lorsqu'on s'en prend à elle, elle n'a d'autre choix que de pactiser avec la communauté vampire, et part mener l'enquête à Dallas sur la disparition d'un leurs, au péril de sa vie !

 

Ce que j'en ai pensé :
Un deuxième tome bien meilleur que le premier : l'action prend le pas sur la romance, même si celle-ci est toujours présente. L'enquête sur la disparition de Farell est au cœur de l'intrigue. On en apprend plus sur la communauté vampirique et son fonctionnement. De nouveaux protagonistes font leur apparition comme la Confrérie du soleil, des humains anti-vampires aux méthodes très musclées : ils sont beaucoup plus effrayants que ceux qu'ils chassent ou encore les Cess (Créatures surnaturelles). J'espère d'ailleurs qu'on retrouvera Luna dans les volumes suivants ! J'ai beaucoup aimé son personnage. Sinon, j'ai toujours autant de mal à accrocher avec Bill, son côté vieux jeu et macho m'insupporte, même si la fin me l'a presque rendu sympathique... Par contre, Eric est plus présent dans ce deuxième tome et lui, je l'adore, avec son air arrogant, provoquant, son assurance, ses tentatives de séduction sur Sookie et malgré son côté manipulateur : ça fait partie de son charme
J'ai donc bien fait de persévérer et j'espère que la suite sera à la hauteur de ce deuxième tome, sans les désagréments du premier. Certains éléments semblent se mettre en place progressivement et démontrent que l'histoire est construite.

 

fangsaddict2j

La Mano Tome 1 : Montefiorino de THIRAULT et PAGLIARO

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Genre : BD

Série La Mano :

1. Montefiorino

A paraitre :

2. Bologne

3. Paris

 

Quatrième de couverture :

Sandro, Piero, Aristo, Raffaella et Dina sont unis comme les cinq doigts de la main. Ils vivent leurs meilleures années dans l'Italie des années 60. Pétris d'idéaux, ils fondent un groupe activiste : La Mano. Mais toute action a un prix. Sont-ils prêts à assumer tous leurs actes, surtout quand l'irréparable survient ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur n'est autre que Sandro, l'un des membres de La Mano qui compte leurs aventures quelques années plus tard. Il revient sur leurs débuts, sur la constitution de leur groupe activiste et leurs premières actions. C'est un personnage très attachant, qui est entré dans le groupe pour les beaux yeux de Raffaella plus que par conviction, contrairement à leurs camarades et notamment Aristo, le chef de la bande, que j'ai trouvé très irritant et que l'on voit basculer très vite dans l'action violente. Cette BD interroge : jusqu'où est-on capable d'aller par conviction ? La poursuite d'une juste cause justifie-t-elle l'emploi de moyens illégaux voire dangereux pour les autres, même si ceux-ci sont des pourritures finies ? Les dessins sont assez réussis à un détail près : dans les dernières pages, Sandro perd du poids et je trouve qu'il est alors très difficile de le distinguer d'Aristo, dont il est assez proche physiquement : peut-être qu'il aurait été préférable de mieux les différencier pour les rendre identifiables au premier coup d’œil...

A la fin de l'ouvrage, des photos et un topo reviennent sur la réalité de la montée des groupuscules activistes d'extrême-gauche dans les années 60, en Italie, ce qui permet d'encore plus ancrer l'histoire dans la réalité historique. D'ailleurs la fin est des plus intéressante et vient rejoindre en cela ma lecture précédente : les deux thèmes sont voisins. La coïncidence est troublante et m'a beaucoup amusée...

 

Merci à Babélio et aux éditions Dargaud pour cette édition spéciale de Masse critique autour de la BD : j'espère qu'il y en aura d'autres !

Le Crépuscule des hyènes de John C. PATRICK

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Genre : Espionnage

 

Lecture commune de mai/ juin 2011 (forum Partage Lecture)

 

Quatrième de couverture :

Raúl da Silva, taupe du contre-espionnage infiltrée dans le gouvernement d'Allende, n'aura pas su protéger sa compagne chilienne lors du coup d'Etat de Pinochet. En 1992, lorsqu'il se retrouve au cœur de la guerre en Bosnie-Herzégovine, le destin frappe à nouveau, manquant lui arracher pour la seconde fois la femme qu'il aime.

De retour en France, Raúl est amené à enquêter sur les séquelles des réseaux d'exfiltration des criminels de guerre mis en place par le Vatican après la Seconde Guerre mondiale. (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Plusieurs affaires, plusieurs lieux dès les premiers chapitres : le lecteur comprend vite que chacune est liée mais, ce lien met longtemps à apparaître. Je me suis alors sentie décontenancée, me demandant où l'auteur voulait en venir et trouvant tout cela un peu long à se mettre en place. Il faut une centaine de pages et l'arrivée des photos en noir et blanc pour que tout s'imbrique et que l'histoire commence véritablement. A ce moment-là, impossible de lâcher ma lecture : je voulais savoir, démêler les fils de l'intrigue en même temps que Raúl.

J'ai beaucoup aimé l'aspect historique, que l'on aborde très peu en général durant nos études, cette part sombre et passée sous silence de l'après-guerre. Néanmoins, les informations fournies par Sombart et qui viennent éclairer toute l'histoire étaient véritablement foisonnantes : je n'en ai saisi que les grandes lignes, les détails s'étant noyés dans la masse. J'aurais préféré qu'elles soient plus disséminées dans le texte et non pas qu'elles arrivent toutes en même temps. Cela faisait beaucoup à intégrer en peu de temps, d'autant que les acteurs impliqués tant au niveau des États (Etats-Unis, Angleterre, URSS, Serbie, Croatie, Vatican...) que des organisations (KGB, BRU, CIC, OPC, Krizaris...) sont nombreux. J'ai perdu le fil à plusieurs reprises.

Une lecture donc très intéressante, qui m'a donné envie d'approfondir le sujet. Le personnage central est définitivement Raúl, c'est lui qui mène la barque et je l'ai trouvé très touchant : sa souffrance est palpable et on a envie qu'il reprenne pied, qu'il cicatrise de ses anciens traumatismes. Il est loin des super-héros qui n'ont peur de rien et qui foncent dans le tas sans réfléchir. J'ai aimé le duo qu'il forme avec Mondolani même si celui-ci est finalement peu présent dans l'histoire.

 

Encore merci au forum Partage Lecture et aux éditions Kyklos pour ce partenariat ! 

1ère newsletter sur mon blog

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, vous pouvez désormais vous inscrire à la Newsletter en vous rendant dans la rubrique "Newsletter", dans la colonne de droite et en notant votre adresse mail comme demandé.

Celle-ci a tardé à voir le jour mais existe aujourd'hui alors n'hésitez pas...

J'en appelle également à votre indulgence pour cette grande première. Vos commentaires, suggestions et encouragements  sont les bienvenus ! Encore une fois, je n'ai pas l'habitude d'en lire et ai donc fait comme j'ai pu (surtout comme j'ai supposé qu'elles se présentaient...).

 

Bonne lecture et merci à tous mes fidèles lecteurs (qu'ils soient inscrits ou non à la newsletter ) ainsi qu'aux autres, visiteurs occasionnels de mon blog !

 

Alex

Les Mystères romains Tome 2 : Les Secrets de Pompéi de Caroline LAWRENCE

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Genre : Littérature jeunesse

Série Les Mystères romains :

1.  Du Sang sur la Via Appia

2. Les Secrets de Pompéi

3. Les Pirates de Pompéi

4. Les Assassins de Rome

5. Les Dauphins de Laurentum

6. Les 12 travaux de Flavia

...

 

Quatrième de couverture :

Pompéi, 79 après J.C.

Ils sont quatre : Flavia, fille d'un riche armateur romain, Jonathan, un jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine et Lupus, le jeune mendiant muet. Leurs aventures les mènent à Pompéi, où ils rencontrent l'écrivain Pline l'Ancien, qui les lance sur la piste d'un trésor, Pompéi où le volcan va bientôt se réveiller...

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous retrouvons nos quatre jeunes héros là où nous les avions laissés à la fin du 1er tome : à Ostia, sur la plage. Ils se préparent à partir pour Stabia, près de Pompéi, dans la ferme de l'oncle de Flavia, Gaius. Ils font la rencontre de Pline, écrivain des Histoires naturelles dont Flavia est une fervente admiratrice. Pour les remercier de lui avoir sauver la vie, il leur remet une énigme avec à la clé, un trésor. Pour cela, ils doivent retrouver le forgeron, Vulcain. Ce deuxième tome est beaucoup plus captivant que le premier et nous entraîne sur la piste du mythe du Dieu Vulcain. Il est beaucoup moins prévisible, ce qui est un mieux fort appréciable. On y fait également connaissance avec de nouveaux personnages comme Vulcain, Gaius ou encore Clio et même certains qui ont réellement existé (Pline). L'histoire côtoie l'Histoire au niveau des événements contés également puisqu'on devine dès le début du livre et notamment par sa localisation que le Vésuve va se réveiller... Des personnages jusque là assez effacés prennent un peu plus d'ampleur comme Aristo, Miriam ou Mordecaï, le père de Jonathan.

Une aventure palpitante, pleine d'émotions : préparez vos mouchoirs car personne n'est épargné...

Un seul reproche : la fin, trop abrupte. J'ai eu l'impression que l'auteur nous laissait en plan... J'imagine que le 3ème tome reprend directement là où s'achève ce tome 2, comme ce fut le cas pour ce dernier avec le tome 1. Je suis impatiente de retourner à la médiathèque et de pouvoir l'emprunter !!!!!