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Joséphine - L'Intégrale (tomes 1 à 3) de Pénélope BAGIEU

Genre : BD

Série Joséphine :

1. Joséphine

2. Même pas mal

3. Joséphine change de camp

 

Quatrième de couverture :

Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.

Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'œnologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose.

Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une BD bien sympathique, qui parlera à beaucoup de femmes « modernes », célibataires par défaut et actives. Certaines se reconnaîtront, pas forcément dans tous les gags mais dans quelques situations. Joséphine est une héroïne très attachiante, gaffeuse, complexée, parano parfois car elle souffre d’un sérieux manque de confiance en soi renforcée par une famille qui ne fait rien pour la mettre en valeur et l’enfonce même souvent sans s’en rendre compte, entre sa sœur mariée à un chirurgien, très BCBG et qui ne se prive pas de lui envoyer des piques gratuites, son père qui la prend quelquefois pour une idiote et sa mère qui la couve comme si elle avait encore 4 ans… Mais, elle est surtout très drôle – souvent malgré elle. J’ai eu l’occasion de lire l’intégrale grâce à un emprunt médiathèque et j’ai bien aimé mais  l’accumulation des trois tomes d’un coup apporte une certaine lassitude. Les sketches ont tendance à se répéter, même si l’histoire évolue ainsi que son personnage principal, Joséphine, suit son cours et avance au fil des tomes. Mieux vaut ne pas les enchaîner en un seul bloc – c’est l’impression que j’ai eu !

 

Une lecture détente qui permet de passer un bon moment, qui donne le sourire et met de bonne humeur mais point trop n’en faut… Le propos est très décomplexé et permet d’aborder des questions qui nous touchent toutes ou nous ont toutes touchées un jour et très d’actualité concernant les rapports hommes-femmes notamment mais le tout est sans doute très (trop) léger pour être totalement approfondi : on reste dans l’humour et c’est tant mieux !

Le Protectorat de l'ombrelle Tome 1 : Sans âme de Gail CARRIGER

Genre : Fantastique

Série Le Protectorat de l'ombrelle :

1. Sans âme

2. Sans forme

3. Sans honte

4. Sans coeur

5. Sans âge

 

Quatrième de couverture :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Sans âme ne veut pas dire sans sentiment ou sans cœur, contrairement à ce que je craignais et comme le démontre Alexia. C’est une jeune femme au tempérament bien trempé, qui fait preuve d’une ironie mordante, que j’ai d’emblée adoptée et adorée – j’ai beaucoup ri -, comme elle le prouve dans ses échanges savoureux avec lord Maccon, comte de Woolsey, Alpha de la meute locale, qui provoque chez elle de froides colères. Elle a d’ailleurs le même effet sur lui, ce dont elle joue en toute conscience ! Elle n’est cependant pas indifférente aux personnes qui l’entourent, que ce soit Ivy, son amie, vieille fille tout comme elle, le professeur Lyall ou même son impossible famille qui la dévalorise sans cesse, pour qui elle est une cause perdue en raison de ses traits italiens trop prononcés et de sa passion pour les sciences, et avec qui elle a très peu de points communs, les Loontwill ou bien encore lord Akeldama, son ami vampire, excentrique, fin politicien, au courant de tout ce qui se passe car il l’a bien compris, le nerf de la guerre ce n’est pas seulement l’argent, c’est aussi et surtout l’information. Et pourtant, cette fois-ci, il ne sait rien lui non plus sur les étranges disparitions qui semblent frapper les communautés surnaturelles de la ville et les non moins étranges naissances de vampires solitaires que va mettre à jour notre héroïne. Grâce à ses « dons » de paranaturelle, elle va vite se trouver au cœur de l’affaire, emportant dans son sillon le lecteur, qui comprend bien qu’il n’est encore qu’au début de ses découvertes quant à ses pouvoirs. L’intrigue est assez bien ficelée, même si certaines révélations sont prévisibles et l’auteur revisite de manière fort adroite et originale les mythes et légendes sur les vampires et les loups garous en les plaçant à une époque que j’adore : celle de la reine Victoria (qui fait même une rapide mais très marquante apparition), dans un univers steampunk, avec de nombreux ajouts (le potentat, le derwan, le mujah…) qui ajoutent encore du sel à cette lecture, avec ses personnages charismatiques et tous plus attachants les uns que les autres car tous intrigants et ayant leur part de mystère… J’ai hâte d’en apprendre davantage sur eux dans les tomes suivants !

  

 (challenge normalement terminé au 31/12/2015 mais j'ai décidé de le continuer pour moi-même car j'ai beaucoup aimé l'année dernière).

Mortelle Adèle Tome 1 : Tout ça finira mal de Mr Tan et Miss Prickly

Genre : BD jeunesse

Série Mortelle Adèle :

1. Tout ça finira mal

2. L'Enfer c'est les autres

C'est pas ma faute

4. J'aime pas l'amour

5. Poussez-vous les moches

6. Un Talent monstre !

7. Pas de pitié pour les nazebroques !

8. Parents à vendre !

9. La Rentrée des claques

10. Choubidoulove (à paraitre en mai 2016)

 

Quatrième de couverture :

On m’appelle Adèle, mortelle Adèle…

 

Que ce soit pour faire enrager mes parents, torturer mon stupide chat, lutter contre Jade et ses copines ou briser le cœur de Geoffroy… j’ai toujours une idée intéressante !

 

Ce que j'en ai pensé :

Une BD jeunesse très second degré, à l’humour décapant, tout comme son héroïne, Adèle, petite peste aux réflexions certes insolentes, corrosives, acides mais également pleines de pertinence et d’acuité, révélant toute l’intelligence de la jeune demoiselle. Elle n’aime rien tant que tyranniser son entourage, exerçant ses pouvoirs de coercition et de manipulation sur eux, à commencer par Geoffroy, son amoureux, qu’elle mène par le bout du nez ou par Jade et Miranda, les deux « modeuses » de la classe qu’elle prend un malin plaisir à effrayer. Ses parents n’échappent pas à ses talents : elle les teste en permanence. Quant à son chat, Ajax, il fait les frais de ses multiples expériences de savant fou ! Et pourtant, à côté de cela, Adèle sait aussi se montrer attendrissante, tendre et touchante, pleurant par exemple sur le sort d’un pauvre cafard tué dans une pub pour un insecticide ou donnant à sa grand-mère (qu’elle prend pour une sorcière ^^) un mot d’excuse pour fausser compagnie à Dieu quand son heure viendra lol. C’est donc un petit génie du mal (j’exagère), délicieusement grinçante, méchante, mais pas trop, juste assez pour exercer son charme mortel sur les lecteurs également, qui finissent par l’adorer, il suffit pour s’en assurer de lire les avis quasiment unanimes à son sujet. Le mien ne fait d’ailleurs pas exception ! Un trésor d’humour noir, tout comme j’aime !