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La Madone de Notre-Dame d'Alexis RAGOUGNEAU

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

A Notre-Dame de Paris, sous le soleil du 15 août, une jeune femme provocante, tout de blanc vêtue, sème le trouble dans la procession. Le lendemain, elle s’effondre en plein cœur de la cathédrale. Si la police et le parquet semblent pressés de clore une affaire qui entache le prestige de l’Eglise, le père Kern, suivant son intuition et sa propre piste, est prêt à remonter aux racines du mal…

 

Ce que j'en ai pensé :

Le début ne m’a pas beaucoup emballé : le personnage du commandant Landard apparait comme la caricature du flic vulgaire, sûr de lui et prompt à se faire une opinion, sans aller plus loin que ce qu’il pense être la vérité. L’écriture s’en ressent d’ailleurs énormément : je l’ai trouvé très familière, vulgaire par moments aussi. Heureusement, il n’est pas le personnage principal de ce livre et disparait très vite au bénéfice du père Kern, un peu froid au premier abord mais que l’on apprend à apprécier au cours de la lecture. Il ne va pas hésiter à se salir les mains pour découvrir l’identité du véritable meurtrier, quitte à remettre en cause sa propre moralité. De même, le personnage de Claire Kauffmann a su me toucher, montrant un visage moins austère au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, livrant ses secrets les plus enfouis, expliquant ainsi ce qu’elle est. Elle va aussi être confronté à douter de la Justice dans laquelle elle exerce en tant que substitut du procureur et qui s’avère plus trouble qu’elle ne pouvait le croire. L’écriture devient alors beaucoup plus agréable, change totalement, suivant ainsi les personnages mis en exergue par l’auteur. Le fait que ce soit le prêtre et non le « flic » (ou un détective privé) qui mène l’enquête apporte un souffle nouveau au genre, sort de l’ordinaire et même sans être religieux, on se prend à suivre les pas de ce petit homme droit et intègre au sein d’une église parfois opaque, renfermée sur elle-même et influente. Le coupable saute aux yeux mais j’ai tout de même aimé savoir comment il allait être démasqué et découvrir son mobile. Une bonne lecture donc qui donne envie de replonger à la suite du père Kern dans de nouvelles aventures (malgré donc le personnage de Landard que je n’ai pas aimé et en espérant également que le lieutenant Gombrowicz sera davantage présent car il a du potentiel).

 

Lu dans le cadre du