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La Bibliothécaire de GUDULE

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Pourquoi la vieille dame qui habite en face de chez Guillaume écrit-elle très tard dans la nuit ? Quelle est cette jeune fille qui ne sort de chez elle qu’à la nuit tombée ? Pour résoudre ces mystères, Guillaume se lance dans un fantastique voyage au pays des livres et de l’écriture.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une petite merveille de fantaisie et d’inventivité que j’ai lu d’un trait samedi – ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, autant dire que j’ai été plus que captivée par cette histoire qui fait la part belle à la lecture, l’écriture et au français. Une fois commencé et plongé dans l’univers de l’auteur, impossible de décrocher. Un livre à mettre entre les mains de tous les lecteurs en herbe et surtout entre celles de ceux qui, comme Guillaume, notre héros, n’aiment pas lire pour leur faire voir ce qu’ils manquent. Un voyage formidable au cœur des livres où l’on côtoie des personnages emblématiques comme Alice (au pays des merveilles), Le Petit Prince, Poil de Carotte et bien d’autres encore, qui fait naître de nombreuses émotions. Je ne m’attarderai pas sur l’histoire, au risque de trop en dire mais c’est à mon sens un ouvrage à ranger au même rang que La Grammaire est une chanson douce d’Erik Orsenna, une belle façon d’entrer dans le monde des livres et des lettres, de manière ludique en compagnie de Guillaume, Doudou, Adi et Id(d)a.

L’Île des beaux lendemains de Caroline VERMALLE

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Après cinquante ans d’un mariage monotone, Jacqueline sent poindre une immense lassitude : il faut partir, et sans préavis. Deux jours, trois trains et un bateau plus tard, l’alerte septuagénaire débarque sur l’île d’Yeu. Là demeure sa cousine Nane, vue pour la dernière fois il y a fort longtemps, qui recueille les âmes –un peu – perdues…

Il n’y a pas d’âge pour suivre un rêve… D’une maison blanche aux volets bleus, la vie s’envole à nouveau, comme un papillon dans le vent.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur de cette histoire pleine de tendresse, de sensibilité et de douceur n’est autre qu’un papillon. Narration originale qui ajoute encore une touche de poésie à la magnifique écriture de l’auteure et qui donne une grande place à la Nature, aux lépidoptères et aux Vents, observateurs discrets mais non moins curieux des personnages et des drames qui se jouent à la villa Jolie-Fleur :

« Apéliote, le vent du sud-est, était un rêveur solitaire qui parlait peu. Les histoires qu’il racontait étaient si obscures, si étranges, que finalement personne ne l’écoutait. Il avait même déclaré un jour que le monde était plus vaste encore que ce que les phoenix, les sphinx et autres Monarques pouvaient dire. Il s’était mis à dos tous les lépidoptères, car personne – personne – ne critique le Monarque, qui est au monde des papillons ce qu’Ulysse est au monde des hommes. Alors Apéliote était devenu taciturne. Mais je l’aimais car c’était un poète. Il évoquait des mondes fabuleux et secrets qui contenaient la clef des mystères de la vie. Il faisait allusion à des choses qui se passaient avant notre naissance et après notre mort. Il interpellait l’infiniment grand et l’infiniment petit. Et il était toujours heureux de m’accepter comme auditoire de ses tirades inspirées, à une condition : que jamais je ne pose aucune question. »

 

Jacqueline, lassée de sa petite vie étriquée et coincée dans un mariage sans amour qu’elle n’a pas choisi, décide de rendre visite à sa cousine Nane, qu’elle n’a plus vu depuis cinquante ans, sur un coup de tête. Son séjour à l’île d’Yeu va rouvrir des plaies qu’elle avait laissées de côté, ouvrir les vannes des souvenirs, d’un passé que le lecteur devine douloureux. Elle va également se prendre d’une étrange passion - fouiller dans les souvenirs de Nane, la cousine autrefois admirée et adulée, qui, elle, a eu le courage de ne pas se soumettre aux dictats d’une mère abusive, celle de Jacqueline, la tante de Nane, qui a élevé cette dernière comme sa fille, à la mort de ses parents -, vivre la vie d’une autre par procuration, une vie bien éloignée de la sienne :

« L’atelier était comme illuminé de cette aurore heureuse, de ce bonheur incandescent qui brisait le cœur de celle qui ne l’avait jamais connu. Ce privilège de la liberté consommée, de l’amour choisi, de l’amour créé et cueilli, recueilli et partagé, semblait si proche sous les doigts ridés de Jacqueline. A la lumière du plafonnier sale, la vieille dame regarda longtemps Nane, et, enfin, sur cette mariée fatiguée qui avait perdu le rouge de ses lèvres à force de joie, Jacqueline plaça son visage. »

 

Les deux cousines sont le jour et la nuit. D’un côté, la réservée, introvertie, peu loquace, toute en retenue, élégante et de l’autre, l’expansive, l’insoumise, la joviale à la gouaille développée, toujours entourée. Toutes deux vont se retrouver, se redécouvrir, percer les secrets enfouis au long de ces années d’absence :

« Elle (Jacqueline) était venue sur l’île en espérant goûter une dernière fois à l’insouciance d’antan et partager avec sa belle Nane les souvenirs du temps d’avant, celui dont on avait le droit de parler. A la place, elle trouvait une cousine éloignée qui s’entêtait à vivre au présent et punaisait sur ses murs les souvenirs qu’on n’avait pas le droit de dire. Toutes ces choses qui pourrissaient la vie, les draps ou la mémoire, il fallait fermer les tiroirs dessus et jeter la clef. »

 

Au contact de Nane, elle va s’ouvrir. Et si elle avait enfin droit au bonheur ? Ne peut-on refaire sa vie à 76 ans ? Réaliser ses rêves ? Est-il trop tard ?

« - Tu veux toujours pas parler. Bon. Moi aussi j’ai décidé de causer minimaliste, alors je vais aller droit au but. Tu sais, ma belle, être heureux, c’est comme tout le reste : ça s’apprend.

Jacqueline leva les yeux vers Nane.

- C’est un philosophe qui disait ça, continua la cousine. Moi, je suis pas philosophe, mais j’en connais un rayon sur ce sujet-là. Et tu sais, changer de vie, c’était pas une si mauvaise idée. En plus, t’es arrivée au bon endroit. Sauf que t’es pas allée à bonne école et maintenant, tu t’y prends comme un manche. Zéro sur toute la ligne, au coin avec le bonnet d’âne. Pourtant si tu écoutais ta vieille Nane, on en serait pas là. »

Une occasion pour Jacqueline de faire la paix avec son passé et d’envisager son avenir plus sereinement. Le ton est parfois mélancolique mais toujours optimiste. C’est une très belle histoire au message positif et qui laisse son empreinte une fois la dernière page tournée, dont j’ai aimé la langueur, pas de précipitation, l’auteur prend le temps de dérouler son intrigue, de creuser ses personnages, même ceux qui gravitent autour des héroïnes et qui, tous, vont être entraînés dans le sillon du changement opéré avec l’arrivée de cette cousine. Impossible de ne pas évoquer Marcel et son projet fou de traverser La Loire pour rejoindre sa bien-aimée ou Arminda, Mathis et Bruno, Paul, etc… J’ai aimé prendre le temps de savourer chaque mot, chaque phrase, me surprenant à en relire certaines plusieurs fois, par amour pour cette plume si belle, si délicate. Presque un coup de cœur – c’en aurait sûrement était un si ma lecture avait été moins morcelée, par manque de temps malheureusement -, mais c’est un livre qui ne me quittera pas et que je prendrai plaisir à relire.

Bilan de février 2015

Un mois de février trop vite passé et avec très peu de lectures, sachant que l'une d'entre elles m'a occupée quasiment tout le mois (Rituel pour ne pas la nommer)...

 

Bilan des livres lus :

 Berceuse de Chuck PALAHNIUK : première fois que je lisais l'auteur. J'avoue j'appréhendais un peu au vu de certains avis mitigés mais la curiosité a été la plus forte ! Et j'ai bien fait. Certes, c'est totalement déjanté, atypique et ça part un peu dans tous les sens mais à côté de ça, l'auteur nous offre une vraie réflexion sur notre société actuelle. Une lecture plus sérieuse qu'il n'y paraît... J'ai beaucoup aimé cette singularité et j'y reviendrai sans aucun doute !

 

 RItuel de Mo HAYDER : une lecture qui m'a beaucoup moins emballée, en même temps vu le temps qu'elle m'a pris, c'était facile à deviner ^^ L'idée de départ était originale : cette référence aux rites ancestraux africains pour expliquer les meurtres, malheureusement l'intrigue et l'ambiance fort bien crée par l'auteur, d'angoisse et de malaise, sont trop pollués par les pérégrinations, quêtes personnelles des héros, Caffery et Flea, aussi torturés que leur enquête en cours. L'ennui finit par émerger et prédomine jusqu'à la fin qui arrive comme un soulagement : enfin, j'ai pu passer à autre chose, de moins noir, moins désespéré...

 

J'ai commencé L'Ile des beaux lendemains de Caroline VERMALLE. J'en suis au tout début. Je vous en reparle donc au mois de mars. Un mois de mars placé sous le signe du roman et de la jeunesse, en grande partie je pense...

 

Mes prévisions pour mars :

Jane Eyre de Charlotte BRONTË que je pensais lire ce mois-ci et qui doit être achevé avant le 20 mars pour une LC. Il va donc falloir que je me mette à cette relecture dans pas longtemps ^^

 

Beaucoup d'emprunts médiathèque :

Sachant que, comme d'habitude, je n'aurai jamais le temps de tout lire ^^

Rituel de Mo HAYDER

Genre : Policier

Série Jack Caffery et Flea Marley :

1. Birdman

2. L'Homme du soir

3. Rituel

4. Skin

5. Proies

6. Fétiches

7. Viscères

 

Quatrième de couverture :

Les fonds vaseux du port de Bristol révèlent parfois de lugubres trésors. La prise du sergent « Flea » Marley, chef-plongeuse de la police locale, aurait de quoi étonner le pêcheur le plus averti. Cette main, tranchée net, n’est assurément pas le vestige d’un noyé…

Récemment muté de Londres, le commissaire [adjoint] Jack Caffery ne sait quoi en penser. Il n’y pense d’ailleurs qu’à regret, trop occupé qu’il est à traquer ses vieux démons. Confusément, il partage avec Flea, obsédée elle aussi par un deuil impossible, une entêtante fascination pour la mort. Tous deux contemplent le fond, avec l’envie d’y sombrer. A jamais. Il n’y a guère que cette main pour les en empêcher. Cette main et ce souffle de magie noire, imprégné de superstitions africaines, qui semblent saisir d’effroi la paisible ville de Bristol…

 

Ce que j'en pense :

Plusieurs enquêtes déroulent leurs fils, plusieurs pistes s’intercalent dans les différents chapitres. Tout d’abord, la découverte d’une main dans le port de Bristol. Puis, l’inspecteur Caffery, hanté par la mort de son frère 30 ans plus tôt, Ewan, alors âgé de 9 ans, venu à Bristol rencontré Le Marcheur, personnage inquiétant, qui pourrait l’aider dans sa quête et Flea, qui cherche à entrer en contact avec ses parents, plus particulièrement sa mère, disparus deux ans plus tôt dans les eaux du fleuve Boesmansgat, en Afrique du Sud. Enfin, on suit également les pas d’un dénommé Mossy, un toxicomane prêt à tout pour obtenir une dose, même à vendre son âme au diable ? Ces différentes intrigues dans l’intrigue font que ça part un peu dans tous les sens. Néanmoins, l’auteur a su créer une ambiance. C’est noir, étouffant, presque irrespirable, crasseux, nauséabond, désespéré et le malaise s’installe avec ces maisons à l’aspect sinistre et en fond ces rites ancestraux, occultes, qui font appel à des pratiques dangereuses. Malheureusement, le suspense et la tension apportés par cette ambiance laissent vite place à l’ennui face aux questions existentielles qui taraudent nos deux héros et font passer l’intrigue policière à l’arrière-plan. Il m’a fallu un mois pour le lire et les deux cent dernières pages m’ont paru interminables même si le dénouement m’a surprise et apporte un peu d’action, il faut dire que l’identité du tueur ne m’importait plus guère, je n’avais plus qu’une envie : venir à bout de cette lecture pour pouvoir, enfin, passer à autre chose ! Je suis soulagée de l’avoir terminé et déçue aussi de m’être encore fait avoir par cette étiquette « thriller » collée sur la couverture, mensongère à mon avis. Je m’attendais à plus d’action, à un rythme plus effréné, qui m’aurait laissé pantelante, sans aucun moment de répit mais ce n’est pas le cas ! J’ai trop souvent vu le temps passé, compté les pages qu’il me restait encore à lire, eu l’impression de perdre mon temps… Dommage !