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Objectif PAL de mars : Les Soeurs de la lune tome 1 : Witchling de Yasmine GALENORN

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Genre : Bit-litt

Série Les Soeurs de la lune :

1. Witchling

2. Changeling

3. Darkling

4. Dragon witch

5. Night huntress

6. Demon mistress

 

Lecture commune du forum Livraddict (mars 2011)

 

Quatrième de couverture :

Nous sommes les sœurs D'Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d'Outremonde. Être une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons... sexy.

Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s'adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille... une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l'apprendre à leurs dépens !

 

Ce que j'en ai pensé :

Camille est la narratrice de ce premier tome. En tant que sœur aînée, elle veille sur ses sœurs comme une louve sur ses petits et prend les initiatives et les décisions. C'est la meneuse du groupe. Elle prend beaucoup de place dans cet opus, dû au fait notamment que c'est elle la narratrice. Du coup, Delilah et Menolly passent au second plan, elles sont très effacées... Dommage, Menolly a l'air très intéressante, j'ai plus accrochée sur son personnage, avec son humour sarcastique et sa force de caractère ainsi que sa difficulté à s'accepter en tant que vampire que sur celui de Camille. Mais, elle devrait être la narratrice d'un des tomes suivants, au même titre que Delilah. Ceci apporte un plus à cette série qui, sans cela, ne se démarque en rien de la masse des livres classés en bit-litt. En effet, l'intrigue n'a rien d'original : trois sœurs agents secrets au service de l'OIA, sorte de CIA appliquée à l'Outremonde, doivent sauver la Terre et leur monde d'origine, tous deux ménacés par un vilain méchant tout pas beau démoniaque qui a envoyé ses sbires pour récupérer des sceaux spirituels permettant d'ouvrir les portails entre les différents mondes. Cette trame déjà vue et revue aurait pu être rendue intéressante par l'auteur, tout comme d'autres arrivent à se sortir du lot (je pense à Laurell K. Hamilton, notamment, ma chouchoute et d'ailleurs j'ai trouvé que beaucoup d'éléments des sœurs de la lune ressemblaient à la série Merry Gentry : la cour Sidhe fait penser à la Cour Seelie du monde de Merry, de même que sa reine tyrannique, Lethesanar rappelle la tante de celle-ci par certains côtés et Trillian a d'étranges airs de Doyle... Fin de la parenthèse) mais j'ai trouvé que le tout était assez fade, manquait de profondeur. Les personnages secondaires sont peu développés, pire, certains mâles comme Trillian ou Chase servent avant tout de faire-valoir au personnage de Camille dont la vie sexuelle est très mouvementée ! Mention spéciale néanmoins à Morio, le démon renard, que j'aime beaucoup, notamment ses petits sourires en coin et sous-entendus, cela rajoute un peu d'humour à l'histoire. J'ai tout de même passé un bon moment de détente mais il ne faut rien demander de plus à cette lecture. Je lirai la suite SI je la trouve à la médiathèque, sinon, je m'en passerai facilement...

 

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Cette lecture me permet de participer au challenge Fang's addict pour le personnage de Menolly, la vampire, bien qu'elle ne soit pas très présente dans ce tome...

Challenge Fang's addict

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Je suis faible : j'ai encore craqué!

De quoi s'agit-il ?

Il faut lire un maximum de livres sur les vampires et les chroniquer, de notre date d'inscription jusqu'au 31 mars 2012. Sont admis tous les livres ayant pour héros et/ou personnage secondaire un ou plusieurs vampires. Les comics, BD et manga sont aussi acceptés.

Si vous souhaitez vous inscrire, vous avez jusqu'au 30 avril 2011 et cela se passe sur le blog de Choukette

 

Bonne lecture!

 

Objectif PAL de Mars : Les Hirondelles de Kaboul de Yasmina KHADRA

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Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Talibans veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

 

Ce que j'en ai pensé :

Encore une fois, j'ai beaucoup aimé. L'auteur a vraiment un talent incroyable pour décrire les lieux et les émotions de ses personnages, suscitant ainsi de nombreux sentiments chez son lecteur. Il parle à notre cœur, nous fait ressentir avec nos tripes tous les événements ayant lieu dans son livre et l'on oublie pour un instant où l'on se trouve. Nous sommes alors à Kaboul, avec Atiq, le geôlier qui s'est construit une carapace tellement épaisse qu'il n'est plus que haine, colère et amertume, mais, une femme va réveiller son envie de vivre, son empathie, va le sortir de sa torpeur et de son état de demi-folie ; avec Mussarat, qui m'a énormément touchée : on sent vraiment son amour pour Atiq, malgré sa maladie qui la diminue et malgré la brutalité dont celui-ci fait preuve à son égard, elle lui reste dévouée ; avec Zunaira, la belle qui va sombrer pour une humiliation de trop infligée à sa dignité par les talibans. Elle a un fort caractère et souhaite conserver le peu de fierté qu'il lui reste :

« Je suis incapable de passer devant une horreur et de faire comme si de rien n'était. D'un autre côté, je refuse de porter le tchadri. De tous les bâts, il est le plus avilissant. Une tunique de Nessus ne causerait pas autant de dégâts à ma dignité que cet accoutrement funeste qui me chosifie en effaçant mon visage et en confisquant mon identité. (…) Avec ce voile maudit, je ne suis ni un être humain ni une bête, juste un affront ou une opprobre que l'on doit cacher telle une infirmité. (…) Ne me demande pas de renoncer à mon prénom, à mes traits, à la couleur de mes yeux et à la forme de mes lèvres pour une promenade à travers la misère et la désolation ; ne me demande pas d'être moins qu'une ombre, un froufrou anonyme lâché dans une galerie hostile. »

 

Impossible de ne pas s'attacher à eux, j'étais véritablement à leur côté, soucieuse de connaître leur sort et de voir comment ils allaient s'en sortir. La fin m'a serré la gorge, laissée sans voix et heureuse de vivre en France, où même si tout n'est pas rose tous les jours, notre sort en tant que femmes est mille fois plus enviable que celui de ces femmes-là.

Pour ce qui est du décor, on s'y croit réellement : la chaleur, l'étau autour de Kaboul, le désespoir et la tristesse des habitants, la violence banalisée par les exécutions publiques auxquelles tous assistent et laissent libre court à leur côté bestial et qui donnent l'impression d'assister au « spectacle », un peu comme les jeux du cirque à Rome, les femmes qui rasent les murs, vêtues de leur tchadri qui les fait paraître comme des fantômes, les déshumanise et la surveillance constante de vos moindres faits et gestes par les talibans : tout y est et rend l'ambiance pesante, suffocante, tendue.

« Au diable vauvert, une tornade déploie sa robe à falbalas dans la danse grand-guignolesque d'une sorcière en transe ; son hystérie ne parvient même pas à épousseter deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d'un supplicié. Une chaleur caniculaire a résorbé les hypothétiques bouffées d'air que la nuit, dans la débâcle de sa retraite, avait omis d'emporter. Depuis la fin de la matinée, pas un rapace n'a rassemblé assez de motivation pour survoler ses proies. Les bergers qui d'habitude poussaient leurs maigres troupeaux jusqu'au pied des collines, ont disparu. A des lieues à la ronde, hormis les quelques sentinelles tapies dans leurs miradors rudimentaires, pas âme qui vive. Un silence mortel accompagne la déréliction à perte de vue. (...) »

Une vraie réussite !

 

Enfin, je tiens à le dire : j'aime les mots de Yasmina KHADRA, vraiment, sa plume est magnifique, intense et me transporte à chaque fois.

 

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Vous retrouverez les liens vers les billets des autres participants ici

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Du même auteur :

L'Attentat

Les Mystères romains tome 1 : Du Sang sur la Via Appia de Caroline LAWRENCE

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Genre : Littérature jeunesse

Série Les Mystères romains :

1. Du Sang sur la Via Appia

2. Les Secrets de Pompéi

3. Les Pirates de Pompéi

4. Les Assassins de Rome

5. Les Dauphins de Laurentum

...

 

Quatrième de couverture :

Ostia, port de Rome, 79 après J. C.

Ils sont quatre : Flavia, fille d'un riche armateur romain, Jonathan, un jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine et Lupus, le jeune mendiant muet. Tout les oppose.

Et pourtant... A la poursuite d'un impitoyable tueur en série, les quatre enfants vont s'unir. Pour le meilleur et pour le pire.

 

Ce que j'en ai pensé :

Littérature jeunesse oblige, le style est facile d'accès mais fluide. Le décor historique et géographique est bien planté, bien que là encore, on reste dans la simplicité. C'est une façon ludique d'en savoir plus sur la vie des Romains de l'époque, même si cette description n'est pas des plus poussées... Les personnages sont très attachants, notamment Flavia, la petite enquêtrice à l'intelligence vive et qui va jusqu'au bout de sa mission : retrouver le meurtrier de Bobas, le chien de Jonathan. De fil en aiguille, des indices sont disséminés dans le livre et même si j'ai trouvé l'identité du coupable bien avant la révélation finale, mon intérêt n'a pas faibli pour autant.

Une lecture détente, idéale pour les plus jeunes qui auront leur compte s'ils recherchent un livre historique avec une « enquête » à résoudre...

The Book of illusions de Paul AUSTER

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Titre français : Le Livre des illusions

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture (traduction approximative) :

Six mois après avoir perdu sa femme et ses deux jeunes fils dans un crash aérien, le professeur du Vermont, David Zimmer, passe ses heures éveillées emmuré dans un nuage d'alcool et d'auto apitoiement. En regardant la télévision une nuit, il tombe sur l'extrait d'un film perdu d'un acteur de cinéma muet, Hector Mann. L'intérêt de Zimmer est piqué et il se retrouve alors embarqué dans un voyage à travers le monde, pour entreprendre des recherches afin d'écrire un livre sur ce mystérieux personnage, qui a disparu en 1929 et est supposé mort depuis 60 ans. Lorsque le livre est publié l'année suivante, une lettre arrive dans la boîte de Zimmer avec comme adresse d'expéditeur une petite ville du Nouveau Mexique et l'invite à rencontrer Hector. Partagé entre le doute et la croyance, Zimmer hésite jusqu'à ce que, une nuit, une étrange femme apparaisse sur le pas de sa porte et prenne la décision pour lui, changeant sa vie pour toujours.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le narrateur est David Zimmer, un professeur du Vermont qui vient de perdre sa femme, Helen et ses deux enfants, Todd et Marco, suite à un crash aérien. Pour ne pas sombrer totalement, il se lance dans la rédaction d'un livre sur un ancien acteur disparu, Hector Mann. Les premières lignes nous expliquent comment il a entamé cette entreprise, décrivent Hector, sa façon d'être et les douze films qu'il a laissés à titre d'héritage. J'ai beaucoup aimé le début puis, le visionnage des douze films et leur description en large et en travers m'ont paru très long mais néanmoins nécessaires : ainsi, Hector nous paraît réel, je me suis plusieurs fois demandé s'il avait réellement existé, s'il s'agissait d'un acteur des années 20. De fil en aiguille, le lecteur s'interroge également sur son devenir : s'agit-il d'une disparition volontaire ou d'un meurtre ? Si elle est volontaire, pourquoi ? D'autant qu'il n'avait aucune raison de disparaître : sa carrière était en train de démarrer et il avait un contrat important sur le feu... Le suspense est donc total et l'on mène l'enquête en même temps que le narrateur. Le tout est assez sombre, empli de tristesse et pessimiste : à ne surtout pas lire lorsque l'on est déprimé, ce n'est clairement pas le livre qui va vous aider à voir la vie du bon côté !!!! Cette plongée dans la vie d'Hector Mann m'a souvent « dérangée », remuée, mise mal à l'aise : à chaque fois que l'on pense qu'il va enfin s'en sortir, il tombe encore plus bas ! Je comprends son sentiment de culpabilité mais je trouve qu'il va beaucoup trop loin dans l’auto flagellation, à la limite du malsain. J'ai trouvé de nombreuses longueurs, j'avais hâte d'en finir, de connaître enfin le fin mot de l'histoire et c'est uniquement cela qui m'a fait tenir, continuer ma lecture...

J'ai par contre trouvé David très touchant, c'est clairement LE personnage qui m'a le plus touchée, je n'ai eu aucun mal à me mettre à sa place, à ressentir de l'empathie pour lui. Tout comme Hector, on le sent au bord du gouffre mais il va se plonger dans la rédaction de son livre pour échapper à la terrible réalité, pour ne pas sombrer totalement. Sa colère et son chagrin sont palpables, le lecteur ne peut que compatir. Alma est également un personnage intéressant et sa rencontre avec David a un peu accru mon intérêt, même s'il a difficilement été maintenu jusqu'à la fin, fin que j'imaginais très différente, plus extraordinaire peut-être...

Un peu déçue par ce livre de Paul AUSTER, d'autant que j'avais beaucoup aimé The Brooklyn Follies  et je me faisais donc une joie de le lire. J'ai peut-être placé la barre trop haut...

 

 

Un extrait qui m'a plu car je partage entièrement l'opinion du narrateur (par contre, je ne traduis pas, désolée pour les non anglophones ...) :

"I liked them [the films] in the way that everyone else did - as diversions, as animated wallpaper, as fluff. No matter how beautiful or hypnotic the images sometimes were, they never satisfied me as powerfully as words did. Too much was given, I felt, not enough was left to the viewer's imagination, and the paradox was that the closer movies came to simulating reality, the worse they failed at representing the world- which is in us as much as it is around us."

LUENVO