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C'est lundi, que lisez-vous ? (91)

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Fini Fractured de Karin SLAUGHTER que j'ai beaucoup aimé !

 

Ma lecture en cours :

Je n'ai encore rien commencé. Je lis très lentement ces temps-ci...

Ah si, j'ai entamé Floconx d'amour, un receuil de nouvelles en débutant la première nouvelle, Le Jubilé Express de Maureen JOHNSON mais c'est le genre de bouquin que j'aime lire avec un autre en parallèle, d'autant que jusqu'ici cette première nouvelle ne m'accroche pas vraiment...

 

Ma prochaine lecture :

Je vais commencer Le Pacte des MarchOmbres Tome 1 : Ellana de Pierre BOTTERO (relecture) pour une LC en date du 29 décembre ou alors Le Spectacle de Noël d'Anne PERRY : entre les deux, mon coeur balance ^^

Fractured de Karin SLAUGHTER

Titre français : Irréparable

Genre : Policier

 

Quatirème de couverture :

When Atlanta housewife Abigail Campano comes home unexpectedly one afternoon, she walks into a nightmare. A broken window, a bloody footprint on the stairs and, most devastating of all, the horrifying sight of her teenage daughter lying dead on the landing, a man standing over her with a bloody knife. The struggle which follows changes Abigail's life forever.

When the local police make a misjudgement which not only threatens the investigation but places a young girl's life in danger, the case is handed over to Special Agent Will Trent of the Criminal Apprehension Team - paired with detective Faith Mitchell, a woman who resents him from their first meeting. 

But in the relentless heat of a Georgia summer, Will and Faith realise that they must work together to find the brutal killer who has targeted one of Atlanta's wealthiest, most privileged communities - before it's too late...

 

Traduction perso et approximative ^^ :

Quand Abigail Campano, femme au foyer d'Atlanta, rentre chez elle de manière impromptue, elle plonge en plein cauchemar. Une fenêtre cassée, une empreinte de pied pleine de sang dans les escaliers et plus troublant encore, l'horrible vue de sa fille adolescente allongée, morte, sur les lieux, un homme debout au-dessus d'elle avec un couteau ensanglanté. La lutte qui suit va changer la vie d'Abigail pour toujours.

Quand la police locale commet une erreur de jugement qui ne menace pas seulement l'investigation mais met aussi en danger la vie d'une jeune fille, le cas est transmis à l'Agent Spécial Will Trent [du GBI, en équipe avec Faith Mitchell, une femme qui lui en veut depuis leur première rencontre.

Mais dans l'implacable chaleur de l'été géorgien, Will et Faith réalisent qu'ils doivent travailler ensemble pour trouver le meurtrier brutal qui s'en est pris à l'une des plus riches et privilégiées des communautés d'Atlanta - avant qu'il ne soit trop tard...

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit ici de la deuxième aventure de Will Trent, si j’ai bien tout compris ^^ mais il n’y a aucun souci pour la lire avant ou sans avoir lu la précédente, ce que j’ai fait. Elles sont indépendantes les unes des autres. Je dois avouer que j’ai beaucoup aimé, même si l’enquête concernant la mort et l’enlèvement des deux jeunes femmes passe un peu au second plan, après les personnages, qui sont très fouillés et leurs histoires personnelles. Dans cette affaire, Will va être confronté à son passé immédiat – il doit faire équipe avec l’agent Faith Mitchell dont il a fait tomber la mère dans une affaire de corruption sur laquelle l’avait mis Amanda Wagner, la chef ambitieuse du GBI (un vrai dragon avec qui il vaut mieux être en bons termes car elle ne fait pas de quartier et a fait pleurer plus d’un homme travaillant pour elle et pourtant, elle semble presque maternelle avec lui, protectrice. Presque…) – et lointain – le père d’une des victimes, Paul Campano, n’est autre que la petite brute qui le martyrisait lorsqu’ils étaient tous deux à l’orphelinat. Autant dire qu’il risque de marcher sur des œufs plus d’une fois avec un tel entourage. Le personnage de Will est celui que j’ai le plus aimé. Malgré ou à cause de son passé douloureux, il est très compatissant, en empathie avec les victimes et leurs familles, loin de l’image du flic blasé et désabusé. Il est très intelligent, remarquant des détails ignorés par la police locale. C’est donc lui qui va les mettre sur la bonne voie et prendre l’enquête en mains. Néanmoins, il a du mal à travailler en équipe. Les frictions avec Faith seront donc nombreuses, d’autant qu’elle admet mal d’être laissée à l’écart. Ils vont quand même trouver un terrain d’entente et l’évolution de leur relation est aussi très intéressante. La famille de la jeune fille enlevée a également voix au chapitre, ce qui est appréciable, notamment la mère, Abigail, dont on a le ressenti au cours des différents chapitres.

Concernant l’enquête, le rythme n’a rien d’effréné, l’auteur prend son temps pour tirer les fils menant au coupable. J’ai d’ailleurs trouvé un peu facile le chemin emprunté pour nous conduire jusqu’à lui et avait pressenti son identité assez facilement, même si la suite m’a surprise et captivée.

Un bon policier donc, et une auteure que je relirai. Une fois fermée la dernière page de Fractured, j’ai d’ailleurs très envie de me plonger maintenant dans le premier tome, Tryptique, en savoir davantage sur Will et ses débuts pour ensuite me précipiter sur le troisième, Genesis !

Ce billet participe également au challenge Read in English dont je n'arrive pas à mettre l'image...

 

C'est lundi, que lisez-vous ? (90)

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Fini J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir suivi de Il n'est pas si facile de vivre de Christine ARNOTHY

Lu une BD : Blacksad Tome 1 : Quelque part entre les ombre de Juan DIAZ CANALES et Juanjo GUARNIDO

 

Ma lecture en cours :

Un thriller avec Fractured de Karin SLAUGHTER

 

Ma prochaine lecture :

Si j'ai le temps car je dois le rendre à la médiathèque avant le 25/12, Rêves de garçons de Laura Kasischke

J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir suivi de Il n'est pas si facile de vivre de Christine ARNOTHY

Genre : Journal intime/ Récit autobiographique

 

Quatrième de couverture :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, à Budapest, une jeune fille de quinze ans, réfugiée dans la cave de son immeuble, tient un journal dans lequel elle raconte la peur, l’espoir, la survie et bientôt la fuite vers la liberté…

 

Ce que j'en ai pensé :

Le livre se divise en deux parties. Dans la première intitulée J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir, l’auteure tient un journal lors du siège de Budapest. Deux mois pendant lesquels elle, ses parents et les autres habitants de son immeuble se réfugient à la cave pour éviter les bombardements des Allemands et des Russes qui tiennent le sort de la capitale hongroise entre leurs mains et tentent les uns de la garder sous leur contrôle, les autres de s’en emparer. Elle livre ses peurs, ses angoisses, ses attentes de jeune fille dont on a volé l’adolescence, qui perd son insouciance au contact de la guerre, de ses privations et ses exactions. On vit au rythme de son quotidien et de celui de ses compagnons d’infortune auxquels on s’attache aussi énormément comme M. Radnay ou Ilus et son bébé. Un témoignage qui participe du devoir de mémoire et qui montre bien l’ampleur de cette Seconde Guerre Mondiale, qui ne touche pas uniquement la France, l’Allemagne ou l’Angleterre mais bien toute l’Europe (sans parler du reste du monde). Une fois débarrassés des Allemands, le sort de Christine et de sa famille n’est pas certain pour autant. Le joug soviétique commence à se faire sentir, la suspicion, une ambiance délétère et la répression s’installent. La fuite est alors inévitable. D’abord vers Vienne grâce à un passeur à l’honnêteté douteuse. Malheureusement, ils découvrent que, tout comme Berlin et l’Allemagne, la ville et l’Autriche sont découpées en quatre zones et ils sont tombés dans la zone russe. Il faut donc bouger à nouveau, tomber dans la clandestinité, être ballotés d’une ville à une autre avec toujours la peur de se faire prendre au ventre. Cette première partie est très forte en émotions.

 

La seconde titrée Il n’est pas si facile de vivre m’a paru plus décousue et surtout, j’ai eu l’impression que l’auteure était plus détachée, plus lointaine, comme étrangère à ce qui se passait autour d’elle, ce qu’elle souligne souvent d’ailleurs. Du coup, le lecteur prend lui-même de la distance, même si on la comprend : elle vit dans la peur, est encore sous le choc des horreurs qu’elle a vues lors du siège de sa ville, a sans doute besoin de se détacher pour pouvoir continuer à avancer. Ce passage donc sur leur fuite et leur arrivée au camp de réfugiés de Kulfstein m’a paru long et je n’ai pas été aussi réceptive à cette partie. J’ai commencé à raccrocher lorsqu’elle part pour la France. Elle vit alors de petits boulots où on la traite comme une esclave. La jeune fille de bonne famille ayant reçu une éducation et qui vivait dans un certain luxe découvre l’envers du décor, est une paria, une étrangère qui a du mal à trouver sa place et doit lutter vaillamment pour se reconstruire et bâtir un avenir plus radieux. Sa vocation d’écrivain lui sera une aide précieuse, qui va l’aider à faire face aux coups durs. Ce sont des passages que j’ai beaucoup appréciés : on assiste à ses premiers pas sur la scène littéraire.

 

Dans l’ensemble, j’ai donc bien aimé cette lecture, même si les journaux intimes, récits autobiographiques ne sont toujours pas ce que je préfère. J’ai d’ailleurs un peu lutté (lors de la seconde partie notamment) pour arriver au bout et j’ai l’impression d’avoir déjà lu celui-ci car il m’a fait penser pendant toute la lecture à un autre (dont je n’ai plus le titre en tête mais qui était écrit par une jeune fille également, à Sarajevo je crois, pendant les bombardements de la ville). Bref, même si leur valeur historique me semble importante, je n’adhère jamais totalement à ce genre littéraire…

C'est lundi, que lisez-vous ? (89)

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Terminé Indiana Teller Tome 2 : Lune d'été de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

Finalement abandonné Désolation de Stephen KING

 

Ma lecture en cours :

J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir suivi de Il n'est pas si facile de vivre de Christine ARNOTHY que j'aime beaucoup pour l'instant.

 

Ma prochaine lecture :

Rêves de garçons de Laura Kasische

Désolation de Stephen KING

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

La route 50 coupe droit à travers le désert du Nevada, sous un soleil écrasant. On n’y entend rien que le jappement lointain des coyotes.

C’est là qu’un flic étrange, un colosse aux méthodes très particulières, arrête des voyageurs, sous des prétextes vagues, puis les oblige à le suivre à la ville voisine : Désolation. Et le cauchemar commence… (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé le début : le désert du Nevada que traverse Mary et Peter Jackson dans leur voiture, l’ambiance créée par l’auteur, l’angoisse qui monte doucement puis ce véhicule de police au comportement bizarre et leur arrestation par un agent à la taille et la stature immenses, inquiétant, qui leur demande de les suivre jusqu’à une ville au nom qui suscite lui aussi la peur : Désolation, d’autant plus lorsqu’on se rend compte qu’il est plutôt bien trouvé puisqu’il n’y a pas un chat dans les rues, elle parait déserte, inhabitée, comme si tout le monde était parti précipitamment, laissant tout en plan comme ces trois vélos retournés sur la chaussée, dont les roues grincent sous l’assaut du vent. Puis, au chapitre suivant, nous découvrons de nouveaux personnages : les Carver, viennent ensuite Johnny Marinville, l’écrivain pédant et Steve, le chauffeur et Cynthia et leur rencontre avec le même policier et cela pendant les deux cent premières pages, le temps que les personnages soient enfin tous mis en présence les uns avec les autres. Du coup, j’ai trouvé le temps long, même si cette mise en place parait néanmoins nécessaire et permet vraiment de bien faire connaissance avec chacun, les personnages étant assez fouillés. Cependant, elle conduit aussi à de nombreuses répétitions car chaque arrestation se ressemble. On a donc l’impression de lire plusieurs fois la même chose, à quelques détails près et si l’on fait abstraction des repères donnés par l’auteur et qui aident à se situer dans le temps. Finalement, lorsqu’ils se retrouvent tous au même endroit, Steve et Cynthia les rejoignant plus tard, je me suis dit que ça allait peut-être enfin bouger un peu. Et oui, c’est le cas… pendant quelques pages mais on retombe vite dans les travers de l’auteur : les longueurs et les temps morts qui rendent la lecture pénible et ardue et qui m’ont poussée à l’abandon, au bout de 600 et quelques pages, avec cette impression désagréable de ne plus en voir la fin, de ne pas avancer.

Pourtant, il y a bien un peu d’action et encore une fois, l’ambiance est très bien rendue : le suspense vous conduit à continuer, l’envie de savoir ce qu’il va arriver aux personnages, les questions qui vous taraudent et qui tardent elles aussi à trouver des réponses : qui est cette entité qui s’est emparé du corps de Collie Entragian, que leur veut-elle (pas du bien ^^, ça on le comprend rapidement !), vont-ils s’en sortir, comment ? Mais, ce n’est pas assez et d’autres points m’ont chagrinée, comme le cliché de la lutte du bien et du mal et la vision du jeune garçon, David, comme le sauveur, le Messie, l’instrument au service de Dieu pour éradiquer le Mal. L’aspect religieux prend une grande place. Je ne m’attendais pas du tout à cela ! Quant à l’écriture, j’avais encore en tête celle des Yeux du dragon, roman que l’auteur a écrit pour la jeunesse. J’étais totalement dans le faux : c’est cru, parfois vulgaire, même si elle est fluide, on est davantage dans le style oral et j’avoue que ce n’est pas du tout ce que je préfère : je n’aime pas les livres où l’on écrit comme on parle. Je ne recherche pas non plus les formules ampoulées et les grandes phrases stylées qui ne veulent plus rien dire tellement elles sont enrobées de belles parures grandiloquentes mais bon, je m’attends au moins à un langage courant, sans vulgarité excessive. Je pense qu’il n’y aurait eu que cela, je serai sans doute passé outre mais ça + ça + ça, ça fait beaucoup au final ! Si je relis un jour du Stephen King, je prendrai soin d’éviter scrupuleusement les gros pavés de 800 et quelques pages ou je me contenterai des classiques comme Misery, Carrie, ça, Shining…