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Lady Susan de Jane Austen

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Une veuve spirituelle et jolie, sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question…

 

Ce que j’en ai pensé :

J’ai beaucoup entendu parler de Jane Austen sur les blogs et les forums littéraires et j’avais très envie de la découvrir. J’ai voulu commencer par Lady Susan car c’est un court roman épistolaire qui se lit donc assez rapidement. Cela permettait de me faire une première idée. Verdict ? J’ai bien aimé ! A travers les lettres que s’échangent les différents personnages, l’auteur nous dresse le portrait de cette intrigante, séductrice qui ne supporte pas qu’on lui résiste, surtout pas les hommes qui croisent son chemin et encore moins sa fille, Frederica. Elles n’ont d’ailleurs rien à voir l’une avec l’autre. C’est le jour et la nuit. Même si Lady Susan n’est pas dépeinte sous son meilleur jour, j’ai beaucoup aimé le personnage alors que j’ai trouvé sa fille très pâlotte, sans consistance, trop docile à mon goût. Elle manigance dans l’ombre afin d’obtenir ce qu’elle veut : marier sa fille et faire elle-même un beau mariage c’est-à-dire un qui lui assurera une fortune très confortable. Des préoccupations d’époque pour une femme très (trop) en avance sur son temps, me semble-t-il ! Pour elle, « la fin justifie les moyens » et toutes les ruses sont bonnes ! Du fait du format choisi, les autres personnages sont beaucoup moins développés, juste esquissés ! Par exemple, j’aurais aimé en savoir plus sur Catherine Vernon, qui tout comme Lady Susan, ne semble pas manquer de caractère et voit très clair dans le jeu de celle-ci ou Madame Johnson (on comprend tout à fait pourquoi elle est amie avec Susan !)…

Malgré cela, j’ai apprécié la langue, très 18ème siècle, mais pas incompréhensible pour autant. La beauté de certaines phrases m’a touchée et je compte bien lire d’autres œuvres de Jane Austen.

Les hommes n’ont pas un grand rôle à jouer dans ce livre. Ce sont avant tout les dindons de la farce ou alors ils sont tout dévoués à leurs épouses et je dois dire que ça aussi j’apprécie grandement, surtout à la vue de l’époque où il a été écrit !

 

 defi_classique-1-.jpg

Encore une fois, merci Marie pour cette belle découverte! Me voilà revenue dans l'aventure, enfin!!!!!!

Enfantilles d'Harold ABRAHAM

Genre : livre-CD pour enfants (chansons)

 

Quatrième de couverture :
Trois enfants chantent la Guadeloupe et nous emportent dans un univers musical chatoyant et plein de rythmes à la découverte de chansons et comptines originales.
Le créole et le français se côtoient comme autant de ponts entre l’île aux belles eaux et la métropole. Les dessins de Sophie Mondésir, gais et lumineux, accompagnent ce voyage sous le soleil des Caraïbes !

Ce que j'en ai pensé :
J’ai bien aimé, c’est vraiment dépaysant d’écouter ces chansons tantôt entièrement en créole tantôt mélangeant le créole et le français. L’ambiance est soit festive soit un brin nostalgique et chaque chanson a un thème défini : les animaux comme Bal en Ba Bwa où les animaux font la fête et nous entraînent avec eux, Lapin garen’…, le quotidien avec la pêche, la préparation de Noël, le coucher des enfants (je crois que c’est ma chanson préférée, drôle et très réaliste : Blogodo on ti bo où le petit monstre ne veut pas dormir !), la fête… Cela sent bon le soleil et les îles mais je me demande si les enfants apprécieront autant notamment par l’usage du créole qui n’est pas systématiquement traduit dans les chansons (il existe par contre dans les dernières pages du livre les traductions de toutes les paroles en créole non traduites), je pense que je ferai le test avec mes filleuls qui auront bientôt quatre ans et rééditerai donc mon message afin de rajouter leur avis ! Enfin, je ne peux clore sans vous parler des illustrations qui savent si bien traduire l’album, je trouve : elles sont très colorées ou en noir et blanc, pour certaines, reprenant ainsi cette impression de fête et de nostalgie que l’on éprouve à l’écoute des chansons ! Elles sont vraiment magnifiques et feront la joie des petits lecteurs, à n’en pas douter !

 

Merci à Babélio et aux éditions AuMerleMoqueur pour ce livre reçu dans le cadre de l'opération Masse critique!

L'Enfant qui ne pleurait pas de Torey L. HAYDEN

Genre : Récit/ témoignage

 

coeur_rouge.jpg Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

Sheila, six ans, a enlevé un bébé, l’a ligoté à un arbre et a mis le feu. Il est dans un état critique et la coupable a été arrêtée.

C’est elle que Torey voit apparaître dans sa classe d’enfants inadaptés [, en attendant qu’une place se libère à l’hôpital psychiatrique]. Alors commence une lente approche entre la jeune pédagogue et l’enfant sauvage qui dit toujours non et ne pleure jamais. Des gestes, des mots, des jeux… et Sheila se révèle sensible, intelligente. Chaque soir, hélas ! elle retrouve son taudis, son père irresponsable et violent. Saura-t-elle jamais pleurer… et rire ?

 

Mon avis (relecture) :
Ce livre fait toujours partie de mes coups de coeur. On y voit évoluer Sheila, petit bout de 6 ans, victime de violences et qui réagit par la violence, le seul langage qu'on lui ait appris. C'est une petite sauvageonne mais, quand on gratte un peu le vernis, on s'aperçoit que ce n'est qu'une petite fille en mal d'amour, terrorisée et qui du haut de ses six ans a déjà connu bien des épreuves. Elle est très intelligente et Torey L. Hayden va devoir l'apprivoiser pour l'aider à avancer et à échapper au triste sort qui l'attend : l'hôpital psychiatrique. Je me suis attachée immédiatement à cette petite puce très courageuse, elle m'a souvent tirée des larmes. Je n'avais qu'une envie : la prendre dans mes bras et la consoler! Torey est également touchante, pour sa patience, sa passion des enfants et son envie de les voir grandir, malgré leur handicap. Elle fait preuve de beaucoup d'humilité en nous contant l'histoire de cette petite fille, se remettant souvent en question, nous faisant partager ses doutes, ses espoirs et ses joies. Quelle est la part de vrai et la part romancée de ce récit? Je n'en sais rien et cela m'est égal car une fois plongée dedans, je n'arrive pas à m'en détacher. Il est rempli d'émotions. L'auteur sait admirablement bien les retranscrire! Vous n'en ressortirez pas indemne mais cela en vaut la peine, croyez-moi..

Les Yeux du dragon de Stephen KING

Genre : Conte

 

Quatrième de couverture :

 

L'ombre de Flagg plane depuis quatre siècles sur le royaume de Delain...
Le jour où la silhouette du sinistre magicien se glisse derrière le trône du roi Roland, c'est en vue d'accomplir son noir dessein: assurer le triomphe du mal.
La machination se met en marche, vénéneuse comme le poison.
Mais c'est compter sans une antique maison de poupée, quelques milliers de serviettes de table, les yeux d'un vieux dragon empaillé et, bien sûr, le courage de ceux qui refusent la tyrannie.

 

Ce que j'en ai pensé :

 C'est mon premier livre de Stephen KING. J'ai voulu commencer "petit" avec ce conte destiné aux enfants en premier lieu mais qu'en tant qu'adulte, j'ai pris grand plaisir à lire (même si j'ai mis trois semaines pour achever ma lecture et qu'elle s'est donc faite en dents de scie). Ce qui m'a un peu dépaysée au début et constitue finalement le point fort de cet ouvrage ce sont, à mon avis, les interventions de l'auteur, très fréquentes et quelque fois teintées d’ironie, ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire ! Il crée une réelle complicité avec son lecteur et l'effet est très marqué. J'ai eu l'impression que l'auteur me racontait son histoire à voix haute, comme dans les temps où la télé n'existait pas et l'écrit était réservé aux grands de ce monde, où les conteurs racontaient des histoires au coin du feu. Il n'est pas impartial et l'on sent sa tendresse pour certains personnages comme Thomas, notamment. Ceux-ci constituent le deuxième point fort de l'histoire. Vous y ferez la connaissance de Peter, l'aîné des deux princes, destiné à prendre la succession de son père, il a tout d'un roi : une autorité naturelle alliée à l'intelligence et la beauté, qualités qu'il tient de sa mère, Sacha. Il est mature, responsable et droit, juste. Il a tout pour être heureux mais son bonheur va être entaché par l'infâme Flagg, magicien noir venu de contrées lointaines, avide de pouvoir et désireux de semer le trouble et la désolation sur le royaume de Delain, il manigance dans l’ombre afin de manipuler le roi Roland puis Thomas et souhaite se débarrasser de Peter, trop intelligent à son goût ! Il y a également Thomas, que l’on ne peut détester, comme le fait si bien remarquer l’auteur à de nombreuses reprises. Il est très attendrissant. Il est né cinq ans après Peter et n’a jamais connu sa mère, morte en couches. Il vit dans l’ombre de son frère et tente désespérément d’attirer les faveurs de son père qui n’a d’yeux que pour Peter, ce qui attise sa jalousie et sa haine envers son frère. Il est faible, très influençable et Flagg n’hésite pas à se servir de ses faiblesses ! C’est un pantin entre ses mains. J’ai éprouvé beaucoup de compassion pour lui, finalement beaucoup plus humain que Peter ! Il ne faut pas oublié Ben Staad, fidèle ami de Peter, Dennis, majordome du roi et bien d’autres encore… Ils sont tous très attachants. Même si l’histoire est assez prévisible, l’auteur sait ménager son suspense, nous tenir en haleine ! Je ne peux que vous conseiller cette lecture ! Juste une petite remarque : j’aurais beaucoup aimer en savoir plus sur Flagg, qui reste assez mystérieux et dont le « secret » n’est pas vraiment levé, même à la fin du livre mais là encore, je pense que c’est voulu par l’auteur !

 

 Lu dans le cadre du Challenge Stephen King organisé par Neph.

 

L'instruction civique pour les nuls de Guillaume BERNARD et Frédéric MONERA

Pas de quatrième de couverture cette fois-ci puisque le nom de l'ouvrage est déjà assez parlant en lui-même. Je propose donc le sommaire, pour vous faire une idée des thèmes et questions abordés :

 

Introduction

 

1ère partie : Les grands débats qui ont fait l'Histoire

Chapitre 1 : Qu’est-ce que la France ?

Chapitre 2 : L’héritage révolutionnaire

Chapitre 3 : La colonisation et l’esclavage

Chapitre 4 : La séparation des Eglises et de l’Etat

Chapitre 5 : L’abolition de la peine de mort

Chapitre 6 : L’histoire et le devoir de mémoire

 

2ème partie : L’identité culturelle en questions

Chapitre 7 : Nationalité et citoyenneté : droits ou devoirs ?

Chapitre 8 : L’immigration : intégration ou assimilation ?

Chapitre 9 : Non au communautarisme et oui à la discrimination positive ?

Chapitre 10 : La langue française a-t-elle de l’avenir ?

 

3ème partie : Les institutions sur la place publique

Chapitre 11 : Les principes fondamentaux de l’ordre républicain

Chapitre 12 : L’organisation de l’administration et la décentralisation

Chapitre 13 : L’intégration européenne et la souveraineté des Etats

Chapitre 14 : Les forces politiques et l’opinion publique

Chapitre 15 : La représentation nationale et la démocratie directe

Chapitre 16 : L’insécurité, les victimes et la justice

 

4ème partie : Ces grands problèmes qui nous gouvernent

Chapitre 17 : La libération des mœurs, la contraception et l’avortement

Chapitre 18 : Les enjeux en bioéthique et dans la recherche scientifique

Chapitre 19 : L’identité sexuelle et l’homoparentalité

Chapitre 20 : L’euthanasie et le suicide assisté

Chapitre 21 : La parité entre les hommes et les femmes

 

5ème partie : L’Homme en proie à l’enfer du quotidien

Chapitre 22 : Les forces syndicales et les conflits sociaux

Chapitre 23 : La mondialisation et le patriotisme économique

Chapitre 24 : Le service public et le droit de grève

Chapitre 25 : La protection sociale et la solidarité

Chapitre 26 : Le principe de précaution et le développement durable

 

6ème partie : La partie des dix

Chapitre 27 : Dix symboles de la République

Chapitre 28 : Dix lieux emblématiques de la République

 

7ème partie : Annexes

 

Ce que j'en ai pensé :

A la vue de ce sommaire, vous vous interrogez sûrement, tout comme moi lorsque j’ai ouvert ce livre. En effet, qu’a à voir l’Histoire, les grandes questions de société ou économiques avec l’instruction civique ? Les auteurs, Guillaume Bernard et Frédéric Monera, se justifient dans l’introduction (très instructive d’ailleurs : je vous conseille de la lire attentivement). Pour eux, l’instruction civique ne se limite pas à l’étude des institutions politiques ou juridiques, comme nous l’apprenons à l’école. Elle rejoint la question de l’identité nationale, question ô combien d’actualité aujourd’hui. Ils reviennent donc sur les valeurs, l’histoire de notre pays, les défis passés et à venir, nos  institutions publiques, les questions sociales, économiques, … qui agitent notre société et font ce que nous sommes. Il s’agit de « connaître les principes et valeurs de la France et de la République, ses symboles, son histoire, ses institutions, son fonctionnement, identifier les nouveaux défis qu’elle doit relever » « pour pouvoir exercer ce privilège si rare et si fragile dans notre monde : l’expression libre de ses idées ». Finalement, pour les auteurs, l’instruction civique doit éveiller la conscience des personnes et les pousser à réfléchir par eux-mêmes, à exercer leur sens critique. D’ailleurs, ils nous offrent des pistes de réflexion, nous donnent leur avis sur la question mais ne l’imposent jamais, ce qui est très appréciable et permet de se faire sa propre opinion. Je suis rapidement passée sur la première partie, sur l’Histoire. Par la suite, de nombreuses questions et notions sont évoquées, la plus importante, vous l’aurez compris, étant « Qu’est-ce qu’être Français, qu’est-ce qui fait notre identité ? » mais  également « Qu’est-ce qu’être citoyen ? », les questions d’intégration ou d’assimilation des immigrés à notre société, la notion de souveraineté … Le langage est simple, abordable pour tous et concis. Ce livre est idéal pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’instruction civique, qui souhaitent s’en faire une première idée ou revoir rapidement certaines questions liées au sujet mais nécessitera des recherches complémentaires et plus poussées pour les spécialistes ou ceux qui veulent quelque chose de plus approfondi. De plus, les auteurs maîtrisent bien leur sujet et s’attachent à utiliser les bons termes, en les expliquant systématiquement. Rien d’étonnant quand on sait qu’ils ont tous deux une formation juridique, donc très pointilleux sur la terminologie, sur les termes employés.

 

En conclusion, je dirais donc que j’ai beaucoup aimé cet ouvrage, à la fois clair et concis, et allant très loin dans la conception de ce qu’est l’instruction civique, permettant ainsi de revenir sur des questions sociales, actuelles. Je le conseille donc également à ceux qui souhaitent développer leur culture générale ou qui aiment l’actualité !

 

Un grand merci à Babélio et à l'éditeur, FirstEditions pour cette nouvelle édition de l'opération Masse critique!

Harry Potter à l'école des sorciers de J. K. ROWLING

Genre : littérature jeunesse

 

Série Harry Potter :

1. Harry Potter à l'école des sorciers

2. Harry Potter et la chambre des secrets

3. Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

4. Harry Potter et la coupe de feu

5. Harry Potter et l'ordre du phénix

6. Harry Potter et le prince de sang-mêlé

7. Harry Potter et les reliques de la mort

 

Quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance  et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Quel plaisir de se replonger dans cette saga ! Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d’Harry Potter, un jeune garçon de presque 11 ans, méprisé par son oncle et sa tante à cause de ses origines et martyrisé par son cousin, Dudley, un sale gosse pourri gâté qui est le centre du monde de sa mère et le sait. Il se croit d’ailleurs tout permis. Tout va changer le jour de son anniversaire, où il fait la connaissance d’Hagrid et va enfin découvrir d’où il vient, qui sont ses parents. Nous découvrons le monde des sorciers en même temps que lui, un monde riche de créatures plus fascinantes les unes que les autres, où l’on s’émerveille de tout. L’auteur est très prolifique, ne manque pas d’imagination et sait exactement où elle nous emmène. Son récit est des plus maîtrisé. J’ai apprécié de redécouvrir ce monde magique. Certains détails ou scènes qui m’avaient échappé, dont je ne me souvenais plus, me sont revenus. J’adore. J’ai eu l’impression de revenir en arrière, lors de ma première lecture, de retrouver les mêmes émotions pour les personnages (j’ai haï les Dursley qui ne sont d’ailleurs pas épargné par l’auteur, on sent l’ironie poindre lorsqu’elle les évoque, Malefoy, toujours aussi détestable, de même que Rogue et j’ai adoré revoir les jeunes Harry, Hermione et Ron), de ressentir le même émerveillement devant les lieux décrits comme Poudlard, le chemin de Traverse…  Rien ne s’est altéré avec le temps, au contraire, j’aime encore plus et suis sûre qu’il en sera de même après 10, 20 et même 30 lectures !

Merci pour cette (re)lecture commune à mes coparticipants : Evertkhorus, Liyah, Azariel87, Mycoton32, Lily, Erell, Poet24, Lounapil, Herisson08, Elora, Bulle, Gerry29, Ethernya, Aricie, Avalon, Comicboy, Bookaholic, Erato, Amethyst.

Les Aventures de Vicki Nelson tome 1 : Le Prix du sang de Tanya HUFF

Genre : bit-litt

 

Série Vicki Nelson (2 tomes disponibles pour le moment) :

1. Le Prix du sang

2. Piste sanglante

 

Quatrième de couverture :

(…) Un hurlement retentit… et les anciens réflexes de Vicki se réveillent. Trop tard : la victime gît, la gorge déchiquetée, tandis qu’une silhouette fuit dans les tunnels sombres du métro. Ancien flic devenue détective privé, Vicki Nelson ne peut s’empêcher d’enquêter sur cette affaire. Mais, plus elle avance, plus elle comprend qu’elle est sur la trace de créatures bien plus dangereuses que tout ce qu’elle a pu affronter.

 

Ce que j'en ai pensé :

Le gros plus de ce livre par rapport à tout ce que j’ai lu en bit-litt jusque-là, c’est son héroïne, Vicki Nelson. Contrairement aux autres héroïnes de bit-litt, elle n’a pas de super pouvoirs. Elle ne ranime pas les morts, ne se change pas en coyote ou ne lit pas dans les pensées comme Anita, Mercy ou Soukie. Au contraire, elle est dotée d’un sérieux handicap. En effet, elle est atteinte d’une dégénérescence qui, pour l’instant, n’affecte que sa vision. Sa vision périphérique est réduite d’un tiers et elle est quasiment aveugle lorsqu’il fait nuit. Néanmoins, elle ne manque pas de caractère et fait preuve de beaucoup de courage voire d’imprudence. Elle essaye de se prouver que cela n’affecte pas sa vie privée ou professionnelle or, elle a dû quitter son poste à La Criminelle à cause de sa maladie et on sent qu’elle en souffre énormément. Elle est très humaine. J’ai beaucoup aimé !

De plus, le monde où elle évolue est également différent de celui d’Anita et consorts. Ici, l’existence des vampires et autres créatures  n’est pas connue. Une série de meurtres atroces va semer le doute dans les esprits.

A côté de cela, l’histoire est assez classique et l’action met très longtemps à se mettre en place (il faut attendre la fin pour voir les événements se précipiter enfin !). De plus, on devine très rapidement qui se cache derrière les meurtres, même s’il faut attendre un peu plus pour avoir la réponse au « comment, par quels moyens ? ». Enfin, je n’ai pas accroché plus que ça aux autres personnages. Henry, le vampire, n’a pas le charisme d’un Jean-Claude et même si l’auteur veut le faire passer pour « dangereux », je l’ai trouvé très gentillet. De plus, le récit est parfois entrecoupé par ses souvenirs passés, ce qui déstabilise un peu au début car il n’y a pas de nette coupure entre l’histoire qui nous est contée et le passé d’Henry. Je me suis perdue plus d’une fois. De plus, les éléments que l’on apprend lors de ses retours en arrière ne sont pas exploités ensuite et n’ont donc pas de réelle utilité.

De même, la relation à la « je t’aime, moi non plus » qu’entretient Vicki avec Celluci m’a lassée ! Trop c’est trop !

 

J’ai donc moyennement apprécié ma lecture et ne suis pas sûre de lire le tome 2…

Challenge Partage Lecture

Et un de plus mais un qui me tient à coeur car il s'agit d'un challenge organisé sur le forum PartageLecture pour fêter ses deux ans d'existence (et j'espère qu'il aura une très longue vie!!!!!!).

Il s'agit de lire un certain nombre de livres parmi une liste donnée (que vous retrouverez ici) d'ici juin 2011 (ces livres ont été cités au moins une fois en coup de coeur par les membres du forum entre Mai 2009 et Mai 2010).

Il existe trois formules :

*La formule partageur boulimique : 20 livres à lire

*La formule partageur raisonnable : 10 livres à lire

*La formule partageur modeste : 5 livres à lire


J'ai choisi la formule Partageur modeste, histoire de ne pas présumer de mes forces. Je lirai les livres suivants :

  • L'ombre du vent Carlos Ruiz Zafon
  • La vague de Todd strasser
  • Les rivières pourpres de JC Grangé
  • No et moi de Delphine de Vigan
  • La voleuse de livres de Markus Zusak

Si vous voulez vous joindre à nous, n'hésitez pas, que vous soyiez ou non membre du forum!

Seul contre tous de Jeffrey ARCHER

Genre : policier/ thriller

 

Quatrième de couverture :

Il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour voir basculer le cours de sa vie... Si Danny Cartwright avait demandé Beth Wilson en mariage un jour plus tôt, ou un jour plus tard, il n'aurait jamais pu être accusé du meurtre de son meilleur ami. Mais quand les quatre témoins de l'accusation sont un avocat, un acteur à succès, un aristocrate et le plus jeune associé d'une prestigieuse agence immobilière, qui pourrait bien croire à la version des faits d'un garagiste de l'East End ? Danny est donc condamné à vingt-deux années d'emprisonnement dans le quartier de haute sécurité de la prison de Belmarsh, duquel personne ne s'est jamais échappé. Seulement, ses adversaires ont sous-estimé le désir de revanche du jeune homme et la farouche détermination de sa fiancée à faire entendre justice...

Ce que j'en ai pensé :

Contrairement à ce que laisse présager la quatrième de couverture, la vengeance de Danny n’occupe pas le cœur du livre. Il en parle beaucoup mais ne passe réellement à l’action que dans le dernier tiers de celui-ci. Ce qui crée une certaine frustration, une attente qui n’est pas satisfaite… En effet, ce roman est, je pense, avant tout une critique du système judiciaire où les gens riches ou connus comme Spencer Craig, avocat, Larry Davenport, acteur populaire, Toby Mortimer, fils de bonne famille et Gerald Payne, agent immobilier aux ambitions politiques, tous quatre issus du West End (les beaux quartiers de Londres) ont plus de chances de s’en sortir que Danny Cartwright, garagiste qui ne sait ni lire ni écrire, issu de l’East End (les quartiers modestes). C’est leur parole contre la sienne. Leur témoignage a plus de poids et va conduire à l’incarcération de Danny pour le meurtre de son ami, Bernie Wilson. En ce sens, Danny est le suspect idéal, la police n’a pas vraiment cherché ailleurs ou remis en question le témoignage des quatre acolytes. C’est donc une victime du système, mais ce n’est pas le seul à en pâtir. Cette décision va affecter toute sa famille et notamment, Beth Wilson, sa fiancée, enceinte de sa fille. La lutte a essentiellement lieu d’avocat à avocat (Redmayne, avocat de Danny contre Pearson, avocat de la Couronne ou Munro, avocat de Nick Montcrief contre Galbraith, avocat d’Hugo Moncrief) plutôt que d’hommes à homme (nos quatre Mousquetaires contre Danny). J’ai beaucoup aimé les joutes verbales entre les parties, les échanges d’arguments mais, comme je l’ai dit, je m’attendait à autre chose, à plus d’actions et non pas à un « policier juridique », ce qui m’a un peu déstabilisée et j’ai d’ailleurs trouvé quelques longueurs dans ces échanges, notamment lorsqu’il s’agit de régler les affaires de Nick. Néanmoins, j’ai apprécié certains points tels que les personnages. Contrairement au titre, Danny va trouver de nombreuses mains charitables sur son chemin. Bien sûr, j’ai aimé Danny (même s’il n’est pas exempt de quelques traits caricaturaux. Je pense notamment à la scène où Nick lui apprend à manger convenablement. On a limite l’impression que c’est la première fois qu’il voit une fourchette, un couteau ou une cuillère. J’ai trouvé cela un peu gros. Doit-on supposer qu’il mangeait avec les doigts jusque là ???? Ironie de ma part bien entendu mais c’est la réflexion que je n’ai pas pu m’empêcher de me faire en lisant ce passage). Malgré son manque de culture, il est vif, intelligent, droit et va beaucoup évoluer (notamment au niveau de son langage, c’est flagrant dans le roman). Je suis restée scotchée à ses pas, souhaitant le voir réussir dans son entreprise et rétablir la vérité. Mais, il y a aussi Nick et Big Al, ses compagnons de cellule, Me Redmayne et Munro, Beth et j’avoue un faible particulier pour le surveillant Pascoe (ceux qui l’ont lu sauront pourquoi).

Enfin, à travers ce livre, on se rend compte du pouvoir de l’argent. Il corrompt tout mais permet également d’ouvrir des portes qui seraient restées fermées sans lui !

 

En conclusion, j’ai bien aimé même si je ne m’attendais pas du tout à cela et que je suis justement un peu déçue que mes attentes n’aient pas été comblées. Je pensais y trouver plus d’actions, plus de punch peut-être et je pense sincèrement que la quatrième de couverture y est pour beaucoup. Comme quoi, elles peuvent aussi desservir les auteurs…

 

Un grand merci au forum PartageLecture et au LivreDePoche pour ce partenariat!

Le Chant des sorcières tome 3 de Mireille CALMEL

Genre : roman historique

 

Tomes précédents :

Le Chant des sorcières tome 1

Le Chant des sorcières tome 2

 

Quatrième de couverture :

Le temps est loin où, chambrière à la cour, Algonde pouvait compter sur ses puissants alliés. Si le baron Jacques l’a bien assurée de son aide et Philippine, sa fille, de son éternelle amitié, la menace plane toujours sur son enfant, Elora, la fillette aux pouvoirs fabuleux, l’instrument de la prophétie…

Prophétie dont l’accomplissement semble imminent. Les Hautes Terres entrouvrent déjà leurs portes : qui de l’ignoble Marthe, de la trouble Mélusine ou de Mounia l’Egyptienne en franchira le seuil la première ? Les nuages s’amoncellent sur les amours du prince Djem, d’Enguerrand, d’Algonde elle-même. Leur destin est-il si grand qu’il ne peut laisser place au bonheur ? De l’issue de la lutte dépend plus que leurs vies…

 

Ce que j'en ai pensé :

J’aime toujours autant, même si j’ai eu un peu (beaucoup) de mal à le lire jusqu’au premier tiers. Je ne pense pas que cela vienne de l’histoire en elle-même mais de moi. En ce moment, j’ai envie de tel livre, j’en lis quelques pages puis je n’en n’ai plus envie, je passe à un autre et ainsi de suite… De plus, souvent avec les sagas sur plusieurs tomes, j’ai un temps de latence pendant lequel il me faut me replonger dans l’histoire, me remettre dans le bain. Ma tâche n’a pas été facilitée car dans ce troisième tome, au début, on passe très rapidement d’un personnage à un autre, il faut donc ressortir d’une « histoire » pour entrer dans une autre. Même si ce découpage se justifie pleinement (cela donne plus l’impression que les destins de chacun sont liés), ça m’a gênée.

Pour ce qui est de l’histoire, certains éléments de la prophétie trouvent ici leur conclusion, les manigances des uns sont déjouées par les autres avec l’aide de personnages jusqu’ici peu présents mais tout aussi charismatiques que les autres. L’amour et la tristesse sont les émotions dominantes de ce tome. La fin laisse clairement deviner qu’il y aura une suite et n’en ai pas vraiment une. Elle ouvre sur une autre saga (La Reine de lumière et le premier tome : Elora). J’ai hâte de lire la suite d’autant que l’on devrait y suivre Elora, personnage au haut potentiel, par ses pouvoirs très développés…

Le fait de mêler la légende des Hautes Terres et la mythologie égyptienne (avec le personnage de Mounia que j’aime encore plus suite à la lecture de ce 3ème tome) ne me paraissait pas nécessaire. Pour moi, c’est de la surenchère. J’aurai préféré qu’on s’en tienne à la première m’enfin, j’attends la suite pour voir comment l’auteur va relier les deux…

 

Il s'agit d'une lecture commune avec Mariiine.