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Articles avec #fantasy- sf- horreur catégorie

Le Protectorat de l'ombrelle Tome 1 : Sans âme de Gail CARRIGER

Genre : Fantastique

Série Le Protectorat de l'ombrelle :

1. Sans âme

2. Sans forme

3. Sans honte

4. Sans coeur

5. Sans âge

 

Quatrième de couverture :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Sans âme ne veut pas dire sans sentiment ou sans cœur, contrairement à ce que je craignais et comme le démontre Alexia. C’est une jeune femme au tempérament bien trempé, qui fait preuve d’une ironie mordante, que j’ai d’emblée adoptée et adorée – j’ai beaucoup ri -, comme elle le prouve dans ses échanges savoureux avec lord Maccon, comte de Woolsey, Alpha de la meute locale, qui provoque chez elle de froides colères. Elle a d’ailleurs le même effet sur lui, ce dont elle joue en toute conscience ! Elle n’est cependant pas indifférente aux personnes qui l’entourent, que ce soit Ivy, son amie, vieille fille tout comme elle, le professeur Lyall ou même son impossible famille qui la dévalorise sans cesse, pour qui elle est une cause perdue en raison de ses traits italiens trop prononcés et de sa passion pour les sciences, et avec qui elle a très peu de points communs, les Loontwill ou bien encore lord Akeldama, son ami vampire, excentrique, fin politicien, au courant de tout ce qui se passe car il l’a bien compris, le nerf de la guerre ce n’est pas seulement l’argent, c’est aussi et surtout l’information. Et pourtant, cette fois-ci, il ne sait rien lui non plus sur les étranges disparitions qui semblent frapper les communautés surnaturelles de la ville et les non moins étranges naissances de vampires solitaires que va mettre à jour notre héroïne. Grâce à ses « dons » de paranaturelle, elle va vite se trouver au cœur de l’affaire, emportant dans son sillon le lecteur, qui comprend bien qu’il n’est encore qu’au début de ses découvertes quant à ses pouvoirs. L’intrigue est assez bien ficelée, même si certaines révélations sont prévisibles et l’auteur revisite de manière fort adroite et originale les mythes et légendes sur les vampires et les loups garous en les plaçant à une époque que j’adore : celle de la reine Victoria (qui fait même une rapide mais très marquante apparition), dans un univers steampunk, avec de nombreux ajouts (le potentat, le derwan, le mujah…) qui ajoutent encore du sel à cette lecture, avec ses personnages charismatiques et tous plus attachants les uns que les autres car tous intrigants et ayant leur part de mystère… J’ai hâte d’en apprendre davantage sur eux dans les tomes suivants !

  

 (challenge normalement terminé au 31/12/2015 mais j'ai décidé de le continuer pour moi-même car j'ai beaucoup aimé l'année dernière).

Mercy Thompson Tome 2 : Les Liens du sang de Patricia BRIGGS

Genre : Bit-lit

Série Mercy Thompson :

1. L' Appel de la lune (lu avant blog)

2. Les Liens du sang

3. Le Baiser du fer

4. La Croix d'ossements

5. Le Grimoire d'argent

6. La Marque du fleuve

7. La Morsure du givre

8. La Faille de la nuit

 

Quatrième de couverture :

(…)

La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout… y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l’un d’entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire, Stefan, pour remettre un message à un autre mort-vivant.

Mais ce vampire inconnu est loin d’être ordinaire… tout comme le démon qui le possède.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une éternité que ce deuxième tome traînait dans ma Pal. Je l’ai acheté peu après la lecture du premier, soit en 2009. Pourquoi ne l’ai-je pas lu plus tôt ? A vrai dire, je n’en sais trop rien. D’autant que le 1er m’avait plu, même si Mercy n’est pas mon héroïne de bit-lit préférée, ce que confirme ce deuxième tome, que j’ai bien aimé malgré cela. J’adore sa personnalité, son esprit contradictoire qui la pousse à faire le contraire que ce que les loups, qu’elle côtoie depuis son enfance, attendent d’elle, notamment Adam, le voisin hyper protecteur avec qui un lien étroit semble se nouer, rendu particulier (et problématique) par sa nature d’Alpha, Samuel, son premier amour qui a emménagé chez elle sans lui laisser vraiment le choix et Bran, le Marrock, qui l’a plus ou moins élevée et sa nature de changeuse la démarque des autres. Parions d’ailleurs qu’elle sera davantage encore exploitée dans les prochains opus, même si Les Liens du sang nous offre un avant-goût de ce qu’elle pourrait être capable de faire.

Dans cette seconde aventure, elle est enrôlée par Stefan, le vampire, dans une enquête dangereuse. Idéal pour en apprendre davantage sur les créatures de la nuit, leur fonctionnement et les rivalités internes à l’essaim de la maîtresse vampire, Marsilia et sur les démonologues. Même si Mercy reste un peu en retrait et ne s’engage réellement que dans la deuxième moitié du récit pour trouver le responsable des meurtres et de la montée de violence afférente, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. La lecture reste fluide et les informations disséminées par l’auteur la rendent intéressante. Ça manque cependant un peu de punch (dans les deux cent premières pages en tout cas même si le début semblait commencer sur les chapeaux de roue) et le combat final est un peu décevant car trop facilement gagné au vu de l’adversaire qui leur faisait face.

Le troisième semble plus centré sur les faes, que l’on entrevoit ici. Espérons qu’il ne me faudra pas à nouveau attendre 5 ans avant de le lire (ça ne tient qu’à moi, me direz-vous ^^) !

Valisar Tome 2 : Le Tyran de Fiona McINTOSH

Genre : Fantasy

Série Valisar :

1. L'Exil

2. Le Tyran

3. La Colère

 

Quatrième de couverture :

Dix ans ont passé depuis que Loethar, le chef de guerre barbare des Steppes likuriennes, a dévoré l’Ensemble Denova avec son armée de mercenaires, avant de s’installer dans le premier de ses royaumes : Penraven. Pensant les héritiers Valisar morts et enterrés, il s’est couronné empereur et ne ménage pas ses efforts pour que son peuple s’intègre à la population de l’Ensemble. Mais renoncer à ses méthodes de persuasion les plus violentes n’a pas suffi à éteindre les braises de la rébellion… car les héritiers Valisar sont toujours en vie. Protégés par de fidèles alliés, ils sont prêts à tout risquer pour l’avenir de leur royaume, et déterminés à faire couler le sang du tyran…

 

Ce que j'en ai pensé :

Heureusement, j’ai commencé par lire la « préface », ce que je ne fais pas d’habitude et là je tombe sur ces mots (sur lesquels j’ai bugué) : « Bonjour, amis lecteurs… J’étais un peu nerveuse à l’idée de vous projeter dans un monde contemporain au début de ce livre (…) ». J’avoue qu’à ce moment-là je me suis demandé ce qu’avait bien pu fumer l’auteure… Mais effectivement, dans le prologue, nous sommes projetés dans notre monde, à l’époque actuelle, en compagnie de Corbel/ Regor. C’est très déroutant puis, retour en Penraven dès le premier chapitre et là nouvelle surprise : nous sommes dix ans après l’invasion de Loethar et ses barbares. Il a donc fallu se réhabituer à la nouvelle donne politique : les royaumes n’existent plus, remplacés par des contrées avec à leur tête l’Empereur. Il faut également se faire à la situation des personnages, que l’on a quittés dix ans plus tôt et qui ont donc évolué/ grandi entretemps, sans nous. J’ai eu l’impression désagréable de tout reprendre depuis le début, de devoir refaire connaissance avec les personnages et l’univers créé par l’auteure, comme dans les tomes 1, qui sont souvent des tomes d’introduction et cela a duré pendant les deux cent premières pages. Le temps m’a paru très long, j’ai d’ailleurs failli laisser tomber et l’aurais sans doute fait s’il ne s’était pas agi d’une lecture commune avec Lisalor. Je ne regrette pas de m’être accrochée. La suite en valait vraiment la peine et est passée à toute allure, en comparaison. Les personnages principaux du tome précédent sont plus effacés ici (Loethar, au moins au début, il retrouve son importance en fin d’ouvrage, Freath, Gavriel), laissant la place à d’autres qui prennent plus d’ampleur et notamment le duo Piven (inquiétant) et Greven. Ce sont les personnages-phares de ce deuxième tome. Kirin, Lily, Kilt Faris et sa bande de hors-la-loi ne sont pas en reste, ce qui permet vraiment à l’auteur de faire le tour de tous ses personnages, aucun n’est laissé de côté et tous sont très travaillés sur le plan psychologique. Des petits nouveaux font d’ailleurs leur apparition et promettent beaucoup (Roddy). Certains faits entrevus dans le tome 1 se confirment mais encore une fois, l’auteure a su me surprendre : certains ne m’ont même pas traversé l’esprit et ont été de véritables surprises qui m’ont laissée bouche bée. Je regrette cependant quelques facilités (la rapidité avec laquelle Gavriel retrouve la mémoire : si c’était aussi simple, pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ? ou encore Kirin retrouvant Clovis en passant comme par hasard dans le même village, lequel n’est pas du tout sur la route qu’il est censé emprunter mais bon, je dois être un peu trop pointilleuse).

Bref, j’ai peut-être un peu moins aimé que le premier mais ça reste une très bonne lecture, il faut juste franchir le cap des 200 premières pages et je me demande bien comment tout cet embrouillamini va se conclure dans le troisième tome : qui montera finalement sur le trône ? Ce ne sont pas les prétendants qui manquent...

Merci Laure d'avoir patienté aussi longtemps !

Valisar Tome 1 : L'Exil de Fiona McINTOSH

Genre : Fantasy

Série Valisar :

1. L'Exil

2. Le Tyran

3. La Colère

 

Quatrième de couverture (très inexact et incorrect mais j'avoue je n'ai pas envie de faire mon propre résumé) :

A la tête d’une terrifiante armée de mercenaires et de renégats, Loethar a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven. Mais cette fois, le tyran veut davantage qu’une couronne, il rêve d’empire. S’il veut renverser le roi Brennus de Penraven, [huitième] de la lignée des Valisar, c’est parce qu’il possède le pouvoir de soumettre entièrement les gens à sa volonté : un don sinistre que possède tous les héritiers Valisar. Si Loethar s’imprègne de la magie de ces êtres d’exception, nul ne pourra plus l’arrêter.

 

Ce que j'en ai pensé :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre de fantasy aussi bon, aussi prenant que celui-ci. J’ai été tenu en haleine du (presque) début jusqu’à la fin ! Presque début car ce dernier est un peu long et il y a beaucoup de choses à intégrer – l’auteur nous plonge directement dans l’intrigue, sans réel préambule – et peu d’action pour commencer mais les choses s’accélèrent dès la confrontation entre Loethar et Brennus et là, tout s’enchaîne à la vitesse de l’éclair. Les nombreux dialogues donnent également du rythme au récit. Un récit parfaitement maîtrisé, construit : l’auteure sait où elle va et nous propose une intrigue complexe et riche, aux nombreux rebondissements. Complots, trahisons, secrets, machinations et imbroglios politiques sont au rendez-vous. Si j’ai deviné certaines choses, d’autres me sont tombées dessus comme des bombes lâchées par l’auteur au bon moment. Elle place ses pions avec dextérité. Ses personnages sont aussi très travaillés, du roi Brennus en passant par la servante du château, Genrie. Rien n’est laissé au hasard.

J’ai eu un peu de mal au départ avec Leo, le jeune prince héritier, très mature pour ses douze ans, trop pour que j’y crois, dans un premier temps. Puis, fils de roi oblige, on se dit qu’il a effectivement dû murir plus vite que les enfants de son âge. Il a été élevé pour prendre la suite de son père et endosser la responsabilité de la couronne. Les événements auxquels il va assister vont encore participer à cette maturité. A ce sujet, âmes sensibles s’abstenir (surtout évitez de lire en mangeant… Je dis ça comme ça… lol) : les horreurs de la guerre et de la conquête ne nous sont pas épargnées et Loethar tient très bien sa réputation de barbare. Mais là encore, il serait réducteur de ne le limiter qu’à ça. Notre « grand méchant » a lui aussi une personnalité complexe. S’il ne nous est pas entièrement sympathique, il est néanmoins très intéressant, peut-être même LE personnage le plus intéressant, à égalité avec Freath pour moi. Il est intelligent, un fin stratège qui a réussi à les défaire grâce à sa ruse. C’est aussi un être solitaire habité par la haine. Pourquoi en veut-il autant aux Valisar ? Quel passif a-t-il avec eux ? Avec Brennus, en particulier ?

Je ne vais pas revenir sur chaque personnage, il y en a beaucoup trop : l’insaisissable Freath, Gavriel et Corbel de Vis, les jumeaux du légat auxquels seront confiées de lourdes responsabilités dont dépend l’avenir du royaume, les Investis Kirin et Clovis, Piven, Lily, etc… Ils ont tous un rôle à jouer.

La fin de ce premier tome n’a pas fini de nous étonner et a un petit effet frustrant : après avoir avalé plus de 600 pages, on a tout de même envie de se jeter sur le second tome. Pire que ça : il y a certaines interactions – minimes mais bien présentes – avec Percheron, une autre saga de l’auteur et même sans avoir lu les 2ème et 3ème volets de Valisar, je sais que je n’en resterai pas là avec l’auteur : je commence déjà à loucher sur cette autre saga ! C’est dire si j’ai aimé !

 

Il s'agit d'une lecture commune avec Lisalor qui a aussi beaucoup aimé (un message subliminal se cache ici. Je décode : Courez acheter ce livre si ce n'est pas déjà fait, nom de Dieu !!!! lol)

La Promise des Monarchies de l'ombre d'Olivier LUSETTI

Genre : Fantasy

Série :

1. L'Envoyé des monarchies de l'ombre

2. La Promise des monarchies de l'ombre

Chaque tome peut se lire indépendamment de l'autre apparammenet (ça ne m'a pas posé de difficultés majeures).

 

Quatrième de couverture :

En Chine ancienne, la faiblesse impériale encourage les rois à lever des bataillons. Les astrologues prophétisent la fin des temps.

Un étrange cavalier parcourt le pays, en quête de celle qui donnera naissance au nouveau visage du Dieu du Ciel.

D’où provient cette folie meurtrière qui ronge le plus puissant des guerriers de l’Empire ?

Que sont réellement les huit Emissaires écarlates du Dieu Zargose, identiques telles des gouttes d’eau, qui fouillent l’âme comme le tisonnier la braise pour raviver les pensées cachées ? Pourquoi les filles nubiles du Royaume de Ch ‘u rêvent-elles toutes du même amant au visage enténébré murmurant les mots enchanteurs de l’amour ? Dans le royaume de Zhang Zhung – Tibet des origines -, pour quelle raison la jeune « Première oracle » du monastère de Jiu Gonpa se réveille-t-elle terrorisée ? (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Chaque chapitre est consacré à un nouveau personnage, lesquels sont nombreux et ont un lien plus ou moins ténu entre eux. L’histoire reste assez obscure : il s’agit de retrouver la promise qui enfantera l’enfant capable de sauver le monde ou de le conduire à sa perte. C’est donc une lutte entre le Bien et le Mal, entre La Mère obscure pour laquelle travaille un étrange cavalier et le Dieu Zargose et son fils Abbaddon, à travers ses disciples, les Emissaires écarlates. J’ai souvent eu l’impression que l’on perdait le fil de vue, de ne pas voir où l’auteur voulait en venir car chacun semble mener sa petite vie de son côté et ça ne fait pas vraiment avancer l’intrigue. D’ailleurs, certains n’ont aucun rôle dans celle-ci comme la jeune Hua, je m’interroge donc sur leur utilité. Autant dire que je n’ai pas vraiment apprécié. Je reste avec un goût à la fois de trop et de trop peu. Trop de détails superflus qui viennent encore alourdir un texte déjà flou telles les explications fournies par l’auteur sur la manière ancienne de faire la guerre et celle des nouveaux Royaumes Combattants. Trop peu de développements quant à ce qui aurait pu rendre l’histoire intéressante comme cette fin qui vient enfin éclairer l’intrigue, la nourrir mais qui n’en est pas vraiment une. C’est une fin en queue de poisson. Tout ce que je déteste. On reste avec l’impression d’avoir lu tout ça pour ça càd RIEN, comme si l’auteur ne savait pas comment finir son histoire et laissait donc le lecteur se débrouiller tout seul. En fait, il semblerait que ce soit un tome 2 mais ça ressemble beaucoup plus à un tome d’introduction, où l’on pose le décor et l’on présente les personnages. L’histoire ne décolle qu’à la fin et retombe aussitôt.

J’ai également un souci avec le style de l’auteur. J’ai aimé les premières lignes, lorsque l’on est dans la narration mais les dialogues me posent problème. Les personnages parlent par énigme. A petite dose, c’est agréable, dépaysant et ça peut même paraitre charmant mais à forte dose, ça devient vite énervant.

J’ai lu la deuxième moitié en diagonale, parce qu’il s’agissait d’un partenariat avec Babélio et l'éditeur, Fantasy Editions (que je ne connaissais pas, une bonne occasion de découvrir autre chose) que je remercie néanmoins mais j’avais hâte d’en finir. C’est assez brouillon, même si le contexte est intéressant et s’il y a des éléments à creuser.

Désolation de Stephen KING

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

La route 50 coupe droit à travers le désert du Nevada, sous un soleil écrasant. On n’y entend rien que le jappement lointain des coyotes.

C’est là qu’un flic étrange, un colosse aux méthodes très particulières, arrête des voyageurs, sous des prétextes vagues, puis les oblige à le suivre à la ville voisine : Désolation. Et le cauchemar commence… (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé le début : le désert du Nevada que traverse Mary et Peter Jackson dans leur voiture, l’ambiance créée par l’auteur, l’angoisse qui monte doucement puis ce véhicule de police au comportement bizarre et leur arrestation par un agent à la taille et la stature immenses, inquiétant, qui leur demande de les suivre jusqu’à une ville au nom qui suscite lui aussi la peur : Désolation, d’autant plus lorsqu’on se rend compte qu’il est plutôt bien trouvé puisqu’il n’y a pas un chat dans les rues, elle parait déserte, inhabitée, comme si tout le monde était parti précipitamment, laissant tout en plan comme ces trois vélos retournés sur la chaussée, dont les roues grincent sous l’assaut du vent. Puis, au chapitre suivant, nous découvrons de nouveaux personnages : les Carver, viennent ensuite Johnny Marinville, l’écrivain pédant et Steve, le chauffeur et Cynthia et leur rencontre avec le même policier et cela pendant les deux cent premières pages, le temps que les personnages soient enfin tous mis en présence les uns avec les autres. Du coup, j’ai trouvé le temps long, même si cette mise en place parait néanmoins nécessaire et permet vraiment de bien faire connaissance avec chacun, les personnages étant assez fouillés. Cependant, elle conduit aussi à de nombreuses répétitions car chaque arrestation se ressemble. On a donc l’impression de lire plusieurs fois la même chose, à quelques détails près et si l’on fait abstraction des repères donnés par l’auteur et qui aident à se situer dans le temps. Finalement, lorsqu’ils se retrouvent tous au même endroit, Steve et Cynthia les rejoignant plus tard, je me suis dit que ça allait peut-être enfin bouger un peu. Et oui, c’est le cas… pendant quelques pages mais on retombe vite dans les travers de l’auteur : les longueurs et les temps morts qui rendent la lecture pénible et ardue et qui m’ont poussée à l’abandon, au bout de 600 et quelques pages, avec cette impression désagréable de ne plus en voir la fin, de ne pas avancer.

Pourtant, il y a bien un peu d’action et encore une fois, l’ambiance est très bien rendue : le suspense vous conduit à continuer, l’envie de savoir ce qu’il va arriver aux personnages, les questions qui vous taraudent et qui tardent elles aussi à trouver des réponses : qui est cette entité qui s’est emparé du corps de Collie Entragian, que leur veut-elle (pas du bien ^^, ça on le comprend rapidement !), vont-ils s’en sortir, comment ? Mais, ce n’est pas assez et d’autres points m’ont chagrinée, comme le cliché de la lutte du bien et du mal et la vision du jeune garçon, David, comme le sauveur, le Messie, l’instrument au service de Dieu pour éradiquer le Mal. L’aspect religieux prend une grande place. Je ne m’attendais pas du tout à cela ! Quant à l’écriture, j’avais encore en tête celle des Yeux du dragon, roman que l’auteur a écrit pour la jeunesse. J’étais totalement dans le faux : c’est cru, parfois vulgaire, même si elle est fluide, on est davantage dans le style oral et j’avoue que ce n’est pas du tout ce que je préfère : je n’aime pas les livres où l’on écrit comme on parle. Je ne recherche pas non plus les formules ampoulées et les grandes phrases stylées qui ne veulent plus rien dire tellement elles sont enrobées de belles parures grandiloquentes mais bon, je m’attends au moins à un langage courant, sans vulgarité excessive. Je pense qu’il n’y aurait eu que cela, je serai sans doute passé outre mais ça + ça + ça, ça fait beaucoup au final ! Si je relis un jour du Stephen King, je prendrai soin d’éviter scrupuleusement les gros pavés de 800 et quelques pages ou je me contenterai des classiques comme Misery, Carrie, ça, Shining…

 

Le Livre et l'épée Tome 1 : La Voie de la colère d'Antoine ROUAUD

Genre : Fantasy

Sortie mondiale le 31/10/2013

 

Quatrième de couverture :

Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une caverne. C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.

Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.

C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

 

Ce que j'en ai pensé :

Quand Babélio m’a contacté pour lire ce livre dans le cadre d’une Masse critique spéciale, j’étais aux anges, ravie de pouvoir enfin renouer avec de la fantasy pure et dure, loin de la bit-litt et urban fantasy que j’ai pris l’habitude de lire depuis quelques temps. J’avais envie de revenir aux bons vieux basiques. Malheureusement, à la lecture de cet ouvrage, la déception a vite pointé le bout de son nez.

Viola nous mène sur les traces de Dun-Cadal, un ancien général de l’Empire, à la gloire et renommée nationales, quasi mythiques, qui n’est aujourd’hui plus qu’une loque humaine, un pauvre poivrot radoteur, à écumer les bars et chercher querelle dans l’espoir que quelqu’un finisse un jour par mettre définitivement fin à ses souffrances. Elle sait qu’il connait l’emplacement d’Eraëd, l’épée de l’empereur, aux pouvoirs magiques. D’abord réticent, le soldat va lui confier ses hauts faits d’arme, ses derniers jours au sein de l’armée de l’Empereur, avant que ce dernier ne soit défait et qu’il ne soit mis fin à l’ancien ordre établi pour en fonder un nouveau : la République. On a donc droit à une succession de batailles et de combats, qui s’enchaînent avec le présent, sans réelles transitions et créent donc la confusion. Confusion à laquelle s’ajoute le fait que le lecteur ne sait pas où il va : en quoi cette succession de souvenirs est-elle rattachée avec l’énigme concernant la disparition de l’Epée et sa quête ? J’ai eu l’impression que l’auteur perdait cet objectif de vue. J’ai vite décroché, ne sachant pas très bien où j’allais, si tout ceci avait ou non un sens et lequel. Il faut finalement attendre la fin de la première partie (c’est-à-dire 227 pages) pour avoir un semblant d’indice. C’est très poussif et très long… D’autant qu’il n’y a pas vraiment d’action ou celle-ci se répète : j’ai cru voir les mêmes scènes de combats rejouées encore et encore, à quelques détails près. De plus, ces scènes ayant lieu dans le passé et étant donc retranscrites par Dun-Cadal dans ses discussions avec Viola, ça manque de dynamisme.

Pour ne rien arranger, les personnages ne m’ont pas touchée, je ne me suis pas attachée à eux : ni le Dun-Cadal du passé, héroïque, chevalier sans peur mais pas sans reproche, encore moins celui du présent, amer et pitoyable, ayant renoncé depuis longtemps, refusant le changement, à vivre toujours dans le passé ni même Grenouille, son protégé. Il n’est pas attachant mais intrigant tout de même. Beaucoup de mystère entoure ce personnage : qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi cette rage en lui ? Quel est son but en devenant chevalier ? Là encore il faut patienter longtemps avant d’avoir quelques réponses. Quant à Viola et au Naaga, ils sont quasi-inexistants, ce sont davantage des figurants permettant au général de raconter son histoire qu’autre chose. La seule que j’ai véritablement aimé c’est Mildrel, la courtisane déchue, dans sa relation avec Dun-Cadal, leurs non-dits et cette affection sincère que l’on ressent entre eux mais qui semble ne jamais pouvoir trouver de conclusion heureuse. Logrid, la main de l’empereur, est également très intéressant. Dommage qu’il apparaisse aussi tard. Contrairement à son formateur, il est perspicace et clairvoyant, il a senti le vent tourner, vu les complots se fomenter sans pouvoir y mettre un terme…

Bref, j’ai essayé de m’accrocher aux branches mais je n’ai pas pu aller au terme de cette lecture. J’aurais aimé y prendre du plaisir. Au contraire, elle a été difficile, laborieuse. Il y a de bonnes idées comme celle du Souffle mais trop peu exploitées à mon goût et noyées dans une masse de détails parfois superflus. Même si j’ai cru que ça allait décoller à un moment donné, le mal était déjà fait : je n’étais plus dans ma lecture, totalement déconnectée de ce que je lisais, du devenir des personnages qui m’était finalement égal. Peut-être que ce début est un peu long, un peu maladroit, même si le revirement de la première partie semble promettre de belles choses, ce que confirment les différents avis que j'ai vite passé en revue (la deuxième partie semble bien meilleure que la première). Encore faut-il pouvoir tenir jusque-là ! Je n’ai pas pu…

 

Je tiens néanmoins à remercier Babélio et les éditions Bragelonne pour cette lecture en avant-première et espère néanmoins que ce livre recevra un bon accueil et trouvera son public…

La Communauté du Sud Tome 5 : La Morsure de la panthère de Charlaine HARRIS

Genre : Bit-litt

Série La Communauté du Sud :

1. Quand le danger rôde

2. Disparition à Dallas

3. Mortel corps à corps

4. Les Sorcières de Shreveport

5. La Morsure de la panthère

6. La Reine des vampires

7. La Conspiration

8. Pire que la mort

...

 

Quatrième de couverture :

« Moi, Sookie, 26 ans, je suis toujours serveuse Chez Merlotte et, à mon grand désespoir, à nouveau célibataire. Non contente d’être aux prises avec des mutants – dont mon frère Jason ! -, me voilà confrontée à un tueur de mutants ! Et j’ai jusqu’à la prochaine lune pour trouver le vrai coupable… »

 

Alors qu’un sniper bien décidé à éliminer les non-humains fait régner la terreur dans la petite ville sudiste de Sookie Stackhouse, elle est appelée à l’aide par le séduisant Len… et se retrouve plongée au cœur d’imbroglios politiques, mêlant vampires, loups garous et autres créatures ! Et ses sentiments aussi sont mis à rude épreuve, avec le beau vampire-pirate qui a investi son bar…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un cinquième tome qui n’apporte pas grand-chose à l’intrigue, à mon sens. Déjà, il peine à démarrer avec le « résumé » de la situation façon Sookie, retraçant les grandes trames des tomes précédents. Au lieu de ne faire que quelques lignes et de passer ensuite à l’histoire de ce tome, on a droit à des chapitres et des chapitres de rabâchage. L’ennui m’a donc vite gagné ! De plus, mordus d’action, passez votre chemin car il n’y en a pas beaucoup non plus, à part les nombreux coups du sort qui accablent la télépathe (incendie, coups de feu, …) et elle arrive finalement un peu par hasard car, si l’on croit au départ que Sookie est partie pour démasquer le tueur de changelings, on se trompe. Elle le fera mais sans avoir réellement menée d’enquête : le tueur va tout simplement lui « tomber » dessus (par contre, pour une fois, j’ai été surprise par son identité : bravo !). Du coup, on a surtout droit aux trop nombreux déboires sentimentaux de notre héroïne : ce n’est plus un  triangle mais un décagone amoureux auquel on assiste : elle semble fondre pour tous les mâles qui passent et fait la girouette puissance mille. C’était déjà un peu énervant dans les volumes précédents, ça devient ici franchement ridicule, entre déjà Bill, Eric et maintenant, Sam, Calvin, Quin, Len… Il serait peut-être temps de la caser, histoire qu’elle arrête de baver devant tous les beaux étalons masculins qui passent à côté d’elle ! J’ai par contre apprécié le fait qu’elle semble prendre un peu du poil de la bête, elle ne se laisse plus entraîner malgré elle dans des situations qui la dépassent, elle est plus « maîtresse de son destin » ^^, moins naïve au fur et à mesure des tomes et ça fait plaisir à voir !

Bref, cela semble plus être un tome de transition, en espérant que les suivants feront davantage avancer le schmilblick. Néanmoins, ça reste une lecture agréable, sans prise de tête et ce n’est déjà pas si mal !

Thursday Next Tome 3 : Le Puits des histoires perdues de Jasper FFORDE

Genre : Uchronie

Série Thursday Next :

1. L'Affaire Jane Eyre

2. Délivrez-moi !

3. Le Puits des histoires perdues

4. Sauvez Hamlet

5. Le Début de la fin

 

Quatrième de couverture :

Pas de repos pour les braves ! Poursuivie par une multinationale qui a juré sa perte, la star des détectives littéraires Thursday Next pensait savourer un congé mérité dans le Monde des Livres. Mais très vite, [le Conseil des genres], chargé de recycler les mauvais livres au Puits des histoires perdues, menace de démanteler le thriller de seconde zone où elle a élu domicile…

 

Ce que j'en ai pensé :

Vous avez toujours voulu savoir ce qui se cache derrière l’écriture et la lecture d’un livre ? Suivez le guide en la personne de Thursday Next. Vous apprendrez comment ils sont fabriqués, d’où viennent les idées aux auteurs, comment les personnages prennent vie dans l’imaginaire des lecteurs, etc... Vous en saurez également davantage sur la Jurifiction, police interne au Monde des Livres, que vient d’intégrer notre héroïne, en tant qu’apprentie, et que l’on a déjà pu appréhender dans le tome précédent. Une suite à la hauteur de ses prédécesseurs, pleines de nouvelles inventions foisonnantes (les Génériques, les grammasites, UltraWord, les empileurs, la Mer de texte…) et donc tout un nouveau monde à intégrer. La tâche est parfois complexe. Il faut se remettre dans le bain, s’adapter et se laisser porter par l’univers mis en place.

Même s’il n’y a pas vraiment d’intrigue principale dans ce tome, l’action ne manque pas, entre les dégâts causés par Aornis dans les souvenirs de Thursday, la menace qui pèse sur le livre où elle a élu domicile et la disparition du Minotaure qui cache bien plus encore. Encore une fois, bravo Monsieur Fforde ! Mais où allez-vous chercher tout cela ?

 

Il s'agit d'une lecture commune partagée avec Lisalor. Merci d'avoir accepté !

Les Gardiens des éléments Tome 1 : La Maîtresse du vent de Rachel CAINE

Genre : Fantasy

Série Les Gardiens des éléments :

1. La Maîtresse du vent

2. Vague de chaleur

3. Sueur froide

4. Vent de discorde

 

Quatrième de couverture :

Les gardiens des éléments existent depuis toujours. Certains contrôlent le feu, d’autres la terre, l’eau ou le vent. Sans eux, Mère Nature ferait sans mal disparaitre l’humanité de la surface de la Terre…

 

Joanne Baldwin est une gardienne du vent : en général, il lui suffit de faire un geste de la main pour apprivoiser la tempête la plus violente. Mais quand elle doit faire face à de terribles accusations de meurtres, Joanne n’a plus qu’une seule solution : s’enfuir…

 

Son seul espoir s’appelle Lewis, un gardien très puissant. Sans lui, les chances de survie de Joanne fondent comme neige au soleil… Elle part donc à sa recherche sur les routes des Etats-Unis au volant de sa Mustang, en espérant qu’il puisse l’aider, tout en essayant d’échapper à la tempête qui menace de s’abattre sur elle…

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous suivons donc Joanne dans sa fuite. Au début, on ne sait pas grand-chose : qui fuit-elle ? Pourquoi ? Qui a-t-elle tué ? Dans quelles conditions ? Qui semble contrôler la tempête qui la poursuit ? L’auteur répond à ses questions au fur et à mesure, grâce à des retours dans le passé qui alternent avec le présent. J’ai beaucoup aimé ces passages : ils permettent de mieux faire connaissance avec Joanne, ses amis, ses pouvoirs, comment elle en est arrivée là, etc… Pour ceux concernant le présent, dans la grande majorité du livre, Joanne se contente de fuir, il y a donc juste assez d’action pour maintenir l’intérêt du lecteur, sans l’ennuyer, malgré donc ce côté un peu répétitif. De plus, tous les mystères à résoudre font que finalement, les pages défilent toutes seules, la tension latente participant également à cette impression ainsi que les quelques obstacles que rencontrent notre héroïne, à qui l’on s’attache très rapidement. Le concept de gardiens des éléments est original, intrigant, de même que Joanne, qui apparait comme très puissante et que l’on soupçonne très vite d’être plus que ce qu’elle pense, par des petites remarques ou répliques d’autres personnages placées ici ou là. Par contre, elle est très naïve ou inattentive, certaines révélations finales n’en étant pas réellement pour le lecteur, pour un peu que l’on ait compris les indices disséminés par l’auteur (pour ma part, j’ai trouvé qu’ils étaient faciles à trouver, pas très subtils, du coup, j’ai été très étonnée que l’héroïne semble tomber des nues à plusieurs reprises. J’avoue qu’elle m’a un peu déçue par rapport à cela, mais rien de bien méchant). La lecture n’est pas exempte de quelques petites faiblesses comme certaines incohérences notées une fois arrivées à la fin, notamment : Attention spoilers Star nous dit que Lewis pouvait apparaitre et disparaitre à sa guise : pourquoi n’a-t-il pas dans ce cas-là prévenu lui-même Joanne du danger ? Et comment a-t-elle fait pour le mettre sous sa coupe sachant qu’il est en principe beaucoup plus puissant qu’elle ? et autres petites incongruités du genre… Fin des spoilers L’auteur s’en sort avec quelques pirouettes maladroites donc, bancales mais rien de gênant ou qui pousse à fermer le livre et à passer à autre chose. De plus, les explications lorsque Joanne exerce son art me sont parfois apparues trop techniques et me sont passées au-dessus de la tête. Or, elles sont nombreuses au début. Heureusement, elles sont plus disparates au fur et à mesure de l’avancement de la lecture.

En bref, malgré quelques bémols, j’ai passé un bon moment et j’ai bien envie de poursuivre avec cette série. Ce n’est pas la lecture du siècle mais ça reste agréable et facile à lire, nous permettant de passer un bon moment de détente, pour peu que l’on ne soit pas trop regardant sur les « détails ».

Il s'agit d'une lecture commune organisée par Galléane (et pour laquelle je suis très en retard). Vous pouvez retrouver l'avis des autres participants dans ce topic.