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La Mémoire fantôme de Franck THILLIEZ

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Genre : Thriller

 

Quatrième de couverture :

Quatre minutes. C'est le temps d'un souvenir pour Manon. Après, tout s'efface. Puis recommence. Pour quatre minutes.

Dans ces conditions, pas faciles pour Lucie Henebelle, fraîchement promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille, de trouver par qui la jeune femme vient d'être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume : « Pr de retour ».

S'agit-il du Professeur, ce tueur en série qui a sévi quatre ans plus tôt dans la France entière, semblant obéir à quelque sordide logique mathématique ?

Lucie le pressent , la clé de cette affaire jamais résolue réside dans la mémoire fragmentée de Manon. Une mémoire à laquelle plus personne n'a accès, pas même l'intéressée...

 

Ce que j'en ai pensé :

Un thriller très dynamique, qu'il est difficile de lâcher une fois commencé. Je me suis énormément attachée aux deux héroïnes, Lucie Henebelle, inspecteur de police et surtout à Manon Moinet, la clé de l'énigme : elle détient la solution mais, malheureusement, souffre d'amnésie depuis un cambriolage qui a mal tourné. Elle seule est en mesure de découvrir l'identité du Professeur, tueur en série qui fait son retour après 4 ans d'absence. Malgré son handicap, son intelligence et sa ténacité restent intactes. Elle m'a souvent fait monter les larmes aux yeux, pour son courage sans faille qui lui permet de faire face, de garder la tête hors de l'eau, malgré ses souvenirs défaillants. Elle est très émouvante : on la voit véritablement se débattre contre elle-même et elle s'en sort, je trouve, admirablement bien, grâce à cette force en elle, cette obsession pour retrouver le meurtrier de sa sœur, Karine. L'auteur nous en apprend beaucoup sur la mémoire et ses nombreuses subtilités. Ainsi, je sais maintenant qu'il existe différentes mémoires : celle où sont stockés nos souvenirs, dans nos hippocampes (c'est celle-ci qui a été affectée chez Manon), la mémoire procédurale (par exemple, lorsque l'on apprend à conduire : cela devient ensuite un automatisme), la mémoire du corps... Toutes ces données ne sont pas faciles à appréhender au départ : je n'y comprenais pas grand-chose au début de ma lecture mais elles sont nécessaires pour bien comprendre ce qui se passe dans le cerveau de Manon. Cela la rend « réelle ». Les mathématiques ont également une place de choix dans ce thriller : en effet, le Professeur laisse des énigmes sur les lieux de son forfait qui font toutes référence à des théories mathématiques, d'où l'importance de Manon dans l'enquête car c'est une brillante mathématicienne. Là, j'ai eu plus de mal, notamment concernant les explications sur le nombre Pi ou sur les spirales : je suis limite allergique aux maths ! Heureusement, là encore, l'auteur instruit son lecteur de manière simple mais efficace.

La fin en surprendra plus d'un (à moins de lire les dernières lignes avant... et comme par hasard de tomber pile poil sur le passage où est révélée l'identité du tueur... Cela m'apprendra à être trop curieuse!!!!!).

J'ai bien envie de lire La Chambre des morts, où apparaît pour la première fois, si j'ai bien tout compris, le personnage de Lucie...

 

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Avec quasiment une semaine de retard !!!!

Les billets des autres particpants sont ici

Prochain rendez-vous : le 26/03/2011 autour de Yasmina KHADRA. N'hésitez pas à vous inscrire

La Légende d'Aquazuria de Brigitte CASSETTE

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Genre : Conte

 

Quatrième de couverture :

Quel esprit malfaisant fait-il planer son ombre sur la paisible cité d’Aquazuria ? Quel plan machiavélique met-il en péril la vie de ses habitants ? Ni Louis le boulanger, ni Stanislas le bûcheron, ni même Anselme le chef respecté, ne se doutent qu’ils vont être la proie d’une machination cruelle, orchestrée par la plus ténébreuse des sorcières…

En nous offrant ce récit, Brigitte Cassette s’inscrit dans la ligne pédagogique et éducative des éditions À Contresens. Bien qu’appartenant aux légendes, son ouvrage met avec habileté les jeunes lecteurs face à l’une des questions essentielles de notre temps : le « prix de l’eau ».

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s'agit d'un très beau conte qui nous montre que l'argent ne fait pas le bonheur : suite aux manœuvres de la sorcière Discordante (qui porte très bien son nom!), le petit village d'Aquazuria va perdre sa quiétude, ses habitants vont se replier sur eux-même, devenir méfiants les uns envers les autres. Leur cœur est gangrené par la soif d'or et leur âme corrompue. Comment vont-ils s'en sortir ? Les biens matériels suffisent-ils à nous rendre heureux ? N'y a-t-il pas plus important ? Ils vont malheureusement l'apprendre à leur dépens lorsque l'eau viendra à manquer !

J'ai suivi les aventures des personnages avec bonheur, le sourire aux lèvres devant cette histoire qui nous replonge dans notre enfance, tout en nous interrogeant sur des sujets actuels. Le style soutenu, soigné et fluide et le nombre peu élevé de pages font que le tout se lit très vite !

 

Merci à Babélio et aux éditions A contresens pour ce partenariat organisé dans le cadre de l'opération Masse critique. 

 

EDIT du 28/02/2011 : J'ai oublié de vous parler des magnifiques illustrations en début de chapître signées Aria PARMENTIER. Esquissées au crayon à papier et jouant sur les effets d'ombre, elles rappellent au lecteur la naïveté et l'innocence de nos dessins d'enfants et sont en parfaite adéquation avec l'histoire... La couverture en est un parfait exemple ! 

Les Mystères de Harper Connelly tome 1 : Murmures d'outre-tombe de Charlaine HARRIS

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Genre : Fantasy

 

Quatrième de couverture :
"Depuis que j'ai survécu à la foudre, je suis capable de sentir et de revivre les derniers instants des morts. Contrairement aux apparences, cela peut s'avérer utile : on me contacte pour retrouver les personnes disparues... enfin, décédées devrais-je dire.
Du coup, j'en ai fait mon métier. C'est sûr, tout le monde n'apprécie pas la façon dont je gagne ma vie, mais, puisque je dois vivre avec ce "don", autant m'en servir.
Tolliver, mon demi-frère, m'accompagne. Un associé dont je ne peux pas me passer. Aujourd'hui, nous allons à Sarne dans l'espoir de retrouver une adolescente. Dénicher le corps ? Facile ! Mais quitter la ville, c'est une autre affaire ! "

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai bien aimé ce livre, surtout qu'il est arrivé après deux déceptions et en pleine « crise de bonnes lectures » (je me comprends). Au début, j'ai trouvé Harper froide, indifférente aux morts dont elle entrevoit les derniers instants (elle sait comment ils sont morts mais a besoin pour cela d'un corps et ignore qui est le meurtrier). Elle utilise son don afin de se faire de l'argent et les gens alentour la méprise pour cela. Ils la consultent afin de retrouver leurs proches ou savoir ce qui leur est arrivé mais ne la croient pas pour autant. Attitude contradictoire. On se rend vite compte que cette froideur affichée est en fait une carapace qu'elle s'est constituée afin de ne pas souffrir de leur mépris et parce que de toute façon, elle n'a pas le choix : elle doit vivre avec ce « don ». Finalement, au fur et à mesure de l'histoire, elle nous apparaît plus sensible, voire fragile, ce qui change de certaines héroïnes qui n'ont peur de rien. Harper est marquée par son passé, un passé de souffrances dont on connaît les grandes lignes et qui la rapproche d'autant plus de Tolliver, très protecteur avec elle. Il m'a semblé parfois limite envahissant, réagissant même dans certains cas comme un mari jaloux mais, là encore, nous comprenons ensuite pourquoi : en fait, Harper est très dépendante de lui, il est sa bouée de sauvetage, celui qui l'empêche de couler et elle a besoin de lui, ne sait pas vivre sans lui ! Vous l'aurez compris, je me suis beaucoup attachée aux personnages principaux.

Quant à l'histoire, Harper est appelée par des notables de la ville de Sarne pour retrouver le corps d'une jeune fille et découvrir comment elle est morte. Elle va vite avoir la réponse mais est retenue contre son gré par ces mêmes notables pour en savoir plus (encore une fois, sachant qu'elle ne « voit » pas le meurtrier, juste les derniers instants de la victime) : pourquoi ? Que cache cette mystérieuse histoire ? Elle va tenter de le découvrir... L'enquête en elle-même est assez lente mais sans être ennuyeuse : les éléments se mettent en place progressivement (même si j'ai deviné avant la fin). Je suis tout de même restée captivée par ma lecture : les sentiments éprouvés par Harper sont palpables et il est impossible de rester insensible à ce qui lui arrive. On découvre également quelques bribes de son passé, ce qui donne envie d'en savoir plus !

 

Une lecture sympathique offrant un agréable moment de détente. Ce n'est pas LA lecture du siècle mais cela reste très plaisant ! Le style de l'auteur l'est également... Cela me donne maintenant envie de lire la suite, bien sûr mais surtout de sortir le tome 1 de la Communauté du Sud de ma PAL (j'ai honte!).

Sang-mêlé ou ton fils Léopold d'Albert RUSSO

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Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson, « un Blanc » et Mama Malkia, la nourrice, africaine au cœur d'or et « forte gueule » forment une famille improbable et singulière.

Roman à trois voix, « Sang mêlé » aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. (…)

 

Mon avis :

Comme nous l'indique la quatrième de couv, ce roman se décompose en quatre parties, les trois premières ayant tour à tour pour narrateur Léo, Harry et enfin, Mama Malkia, la quatrième étant consacrée à l'épilogue.

Les premières lignes m'ont beaucoup plu, notamment grâce au style de l'auteur, impeccable, travaillé, de la « belle langue » en somme. Puis, au fur et à mesure de mon avancement, j'ai eu de plus en plus de mal à continuer ma lecture : la première partie, celle consacrée à Léo est très longue : Léo évoque son enfance, son adolescence dans une succession de souvenirs, ce qui m'a laissée totalement à l'extérieur de l'histoire : on passe de l'un à l'autre, au fil de ses pensées. Du coup, je n'ai pas accroché aux personnages, j'aurais aimé qu'ils soient plus développés, j'aurais aimé ressentir ce qu'ils ressentaient et au lieu de cela, je suis restée au bord du chemin, totalement étrangère à cette histoire. Certains thèmes auraient gagné à être plus développés comme la quête d'identité de Léo : il ne sait pas vraiment qui il est, à moitié blanc et à moitié noir, il ne se sent à l'aise dans aucune des deux communautés, rejeté par les blancs et pourtant élevé comme un européen, il ne parle pas très bien le kiswahili, la langue des Congolais d'origine. On passe très rapidement sur cette interrogation, de même sur la « différence » de Harry, son homosexualité, qu'il semble ne pas assumer totalement (du moins devant Léo, à qui il n'en a jamais parlé mais lequel n'est pas dupe et s'en rend compte de lui-même). Cette lecture m'a laissé une impression de « creux », d'une réflexion juste là en arrière fond mais jamais poussée. Malgré toute la bonne volonté du monde, j'ai abandonné à la page 140 (sur 201) : je m'ennuyais vraiment et n'étais plus du tout dedans !

 

Une lecture à laquelle je n'ai donc pas été réceptive, malgré un style fluide et agréable, qui donne envie tout de même de retenter l'aventure avec l'auteur !

 

Une petite remarque : l'éditeur a choisi de mettre les termes en kiswahili dans un lexique en fin d'ouvrage, afin de ne pas gêner la lecture du livre, selon ses dires. Or, moi, cela m'a gênée de devoir tourner les pages jusqu'à la fin à chaque fois qu'un terme étranger apparaissait et n'a pas aidé non plus à me faire entrer dans l'histoire (puisque du coup, à chaque fois qu'un tel terme était noté, je devais sortir de ma lecture et me reporter au lexique en fin d'ouvrage pour en trouver la signification : j'aurais préféré qu'ils soient expliqués en note de bas de page !).

 

Livre lu dans le cadre de l'opération Masse critique : merci à Babélio et à Ginkgo éditeur (que je ne connaissais pas, c'était l'occasion ). 

Percy Jackson tome 2 : La Mer des monstres de Rick RIORDAN

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Genre : Littérature jeunesse

 

Série Percy Jackson :

1. Le Voleur de foudre

2. La Mer des monstres

3. Le Sort du titan

4. La Bataille du labyrinthe

5. Le Dernier Olympien

 

Quatrième de couverture :

Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment... Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlé sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la Mer des Monstres, qui porte bien son nom.

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai moins aimé que le premier tome (même si dans l'ensemble, cette nouvelle aventure m'a plu) : je l'ai trouvée un peu répétitive dans le sens où la trame de l'histoire est à peu près la même : Percy est renvoyé de son école à cause d'une attaque de monstres et rejoint la colonie, recherché par la police. Un danger menace leur monde et nos amis, Annabeth et Percy partent en quête et à la recherche de Grover, aidé par un nouveau compagnon, Tyson.

Heureusement, l'auteur a tout de même su faire évoluer ses personnages : j'ai trouvé Annabeth beaucoup plus mature et moins crédule, plus fidèle à l'image que je me faisais de la fille de la déesse Athéna. Quant à Percy, il est fidèle à lui-même, bien que lui aussi ait grandi depuis leur dernière quête (mais il est toujours aussi naïf et confiant, ce qui est souvent exaspérant!). L'introduction de Tyson dans l'histoire est également un élément accrocheur : c'est un personnage attachant, malgré son côté pleurnichard et il va devenir un véritable frère pour notre héros... Enfin, encore une fois, il est question de mythologie : cette fois-ci, on s'attache plus particulièrement à deux héros et à leurs aventures : Hercule et Ulysse. En effet, certaines mésaventures survenant à notre trio (voire quatuor si l'on compte Grover) de choc ne sont pas sans rappeler celles de leurs prédécesseurs... J'ai trouvé cela très bien même si mes connaissances en la matière sont limitées, ce qui me donne envie de me plonger dans l'Iliade et l'Odyssée d'Homère afin de combler les manques et ce qui m'a poussé à faire quelques recherches sur internet ! C'est donc une très bonne lecture, qui encore une fois permet de s'instruire tout en s'amusant...

Enfin, un autre personnage m'a marquée dans ce deuxième tome : il s'agit de Clarisse, qui apparaît ici beaucoup plus humaine, moins « bestiale » et stupide que dans le premier opus. J'espère la voir un peu plus dans les prochains tomes et pourquoi pas, la voir intégrer notre sympathique petite bande... De même, la fin laisse le lecteur sur sa faim, désireux de connaître la suite, de nombreuses interrogations en tête quant à cette fameuse prophétie, surtout depuis ce superbe dénouement mais chut, je ne vous en dirai pas plus...

The Royal Doll Orchestra tomes 1 et 2 de Kaori YUKI

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Vous avez remarqué ??? Je peux de nouveau mettre des images! C'est y pas magnifique? Tout ça parce que mon ancien ordi m'a lâchement plantée... Le nouveau a l'air plus docile (enfin, pour l'instant! Espérons que ça dure!!!!)

Genre : Manga

 

Quatrième de couverture :

Dans un pays où un mal mystérieux transforme les humains en «guignols», marionnettes à l'agressivité exacerbée, un orchestre royal voyage pour apaiser les cœurs. Le chant de Rutile, leur chef, et «l'Oratorio noir», un mystérieux livre de chant, apporteront-ils un miracle dans ce monde de désolation ?

 

Ce que j'en ai pensé :

J'en suis au deuxième tome et j'ai adoré. Encore une fois, Kaori Yuki, grande dame du manga, m'a enchantée avec ses dessins et son histoire. Le monde dans lequel nous évoluons est infesté par les guignols, sorte de zombies désarticulés à l'intelligence limitée. La reine Gemsilica règne en maître absolu, tyrannique et cruelle. Au milieu de ce chaos se trouve l'orchestre royal « officieux », dirigé par Rutile, un personnage à l'apparence agréable mais beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît en fait ! Il est accompagné de deux musiciens au passé trouble (et dont on ignore pour l'instant les crimes) : Gwindel et Kohaku (un vrai dingue qui s'emporte pour un rien!!!!). Tous ses personnages sont très intéressants et on s'en doute très vite, ils nous réservent de nombreuses surprises ! Ils sillonnent les routes afin d'apporter de l'espoir aux habitants et leur musique éloigne ou détruit les guignols. Bien des mystères entourent cette joyeuse troupe et c'est un véritable plaisir que de les découvrir au fur et à mesure... Bien sûr, plus on avance et plus les questions se multiplient, quelques clés nous aident à comprendre les intentions de Rutile, notamment mais l'auteur ne fait qu'aiguiser notre curiosité, elle en dévoile juste assez pour nous donner envie de continuer, sans trop en dire toutefois ! Vous l'aurez compris, je suis mordue et j'ai été infectée par le virus ! Je n'ai plus qu'à me procurer les tomes suivants... J'espère qu'il en sera de même pour vous...

 

Juste une petite remarque : Rutile est un être androgyne (comme souvent dans les shojo!!!) qu'il est difficile de différencier de certains personnages secondaires parfois et c'est bien dommage : cela rend certaines scènes un peu confuses, heureusement, rien de rédhibitoire et cela s'arrange au fil de la lecture mais c'est tout de même un peu gênant !