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La Trilogie du mal Tome 3 : Maléfices de Maxime CHATTAM

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Genre : Thriller

Série La Trilogie du mal :

1. L'Ame du mal

2. In Tenebris

3. Maléfices

 

Quatrième de couverture :

Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon. C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie. Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Une nouvelle génération de tueur.

 

Ce que j'en ai pensé :
Avec ce troisième et dernier tome de la Trilogie du mal, j'ai retrouvé l'enthousiasme de ma lecture du 1er (qui reste quand même mon préféré). On recroise l'"équipe" de Portland et même s'il n'est plus inspecteur, c'est Brolin qui mène la danse pour identifier le tueur aux méthodes très particulières, faisant intervenir des araignées. De quoi donner des frissons ! Âmes sensibles, s'abstenir...
Annabel est également de la partie, pour notre plus grand plaisir. Nos héros se retrouvent là où ils s'étaient quittés, partageant la même complicité. Le rythme est très soutenu, pas de temps mort! L'auteur m'a tenue en haleine du début à la fin. Il nous ballade, nous mène de fausse piste en fausse piste. On partage les doutes et les interrogations des personnages, tentant de déchiffrer l'énigme en même temps qu'eux. Je n'ai pas vu la fin venir, m'attendant à tout sauf à ça et j'ai adoré! On ne peut pas reprocher à ce 3ème tome d'être prévisible et contrairement au second, l'intrigue est beaucoup plus originale. Une fin de trilogie de toute beauté, qui efface un peu la déception éprouvée à la lecture du 2ème opus (In Ténébris).

 

Lu dans le cadre de :

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Les billets des autres participants : ici

Le 30 juin, découvrons Arthur Ténor, toujours chez Pimprenelle

et :

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The Witches de Roald DAHL

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Titre français : Sacrées sorcières

Genre : jeunesse

 

Quatrième de couverture (traduction approximative) :

« Ce n'est pas un conte de fées. Ce livre a pour sujet les vraies sorcières », nous dit Roald Dahl dans son introduction. Vous n'y trouverez aucun chapeau pointu noir ou balai. La vérité est beaucoup plus effrayante.

Roald Dahl explique :

« Les vraies sorcières s'habillent avec des vêtements ordinaires et ressemblent beaucoup à des femmes ordinaires. Elles vivent dans des maisons ordinaires et ont des métiers ordinaires ».

N'est-ce pas horrible ? Comment peut-on savoir qui elles sont ? Peut-être qu'une sorcière habite la porte juste à côté de la vôtre. C'est pourquoi ce livre est si important. Plus encore parce qu'une vraie sorcière passe tout son temps à comploter pour s'emparer des enfants vivant sur son territoire. Elle a une totale aversion pour les enfants.

Mais il existe quelques signes que l'on peut repérer, et cette histoire - une histoire surprenante – sur les vraies sorcières d'Angleterre vous aidera à les reconnaître, si vous avez la malchance d'en croiser une. Elle se déroule en Norvège et à l'hôtel Magnificient, à Bournemouth, et met en scène l'une des plus adorables grand-mères et le plus révoltant, monstrueux et surnaturel groupe de « dames » imaginable (…).

 

Ce que j'en ai pensé :
Comme tous les livres jeunesse de Roald DAHL, j'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas mon préféré. J'y ai retrouvé la magie propre à l'auteur, sa faculté à nous transporter ailleurs lorsqu'on se plonge dans un de ses écrits. La relation entre le petit-fils et sa grand-mère m'a beaucoup touchée. Leur amour est plus fort que tout. C'est ce qui m'a le plus marquée : qu'importe les apparences, sa grand-mère l'aimera toujours. J'aurais adoré avoir la même : ne craignant rien ni personne, elle n'en fait qu'à sa tête mais est toujours là quand il s'agit de protéger son petit-fils. Une vraie dragonne veillant sur sa progéniture d'un œil bienveillant et n'hésitant pas à montrer les dents à qui lui cherche noise... C'est elle qui va lui apprendre à "détecter" les sorcières car ne vous fiez pas aux clichés répandus de longue date : elles ne portent ni chapeau pointu ni balai. Elles n'ont pas de verrues sur le nez. Non, elles ressemblent à n'importe quelle femme, ce qui les rend encore plus dangereuses. Le petit garçon de cette histoire (qui en est également le narrateur) va en avoir confirmation!

Le personnage de la Grand High Witch est excellent. Un régal à lire en anglais, je me demande comment ont été traduits ses "tics" de langage en français mais je me suis souvent surprise à lire à voix haute car le tout est très imagé et il y a de nombreux dialogues qui donneraient presque envie de "jouer" cette histoire : je vais me la garder de côté pour la lire à mes filleuls, quand ils seront un peu plus grands : je pense que ça va être très drôle!!!!
J'ai adoré la fin : l'aventure continue...

LUENVO

 

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8/20

Château en Suède de Françoise SAGAN

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Genre : Théâtre

 

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Présentation (site Fnac) :

Première pièce de théâtre de l’auteur, publiée en 1960. Mise en scène par André Barsacq au théâtre de l’Atelier, la pièce créa la surprise en recevant le prestigieux prix du Brigadier. Dès lors, le théâtre de Sagan attira les plus grands noms, de Juliette Gréco à Danielle Darrieux. Château en Suède sera même adapté au cinéma par Roger Vadim, avec pour interprètes principaux Monica Vitti et Jean-Louis Trintignant.

Dans un château en Suède encerclé de neige, les Falsen, une famille légèrement psychopathe, reste prisonnière jusqu’au printemps en compagnie d’un hôte qui s’est invité à l’improviste. Entre vrais et faux cadavres, la châtelaine désœuvrée s'amuse à séduire un cousin transi de froid et d'amour, sous le regard complice de son mari bourru et de son frère incestueux. À partir d’une intrigue classique de vaudeville, Château en Suède bascule vers la comédie de mœurs spirituelle et nuancée, décrivant les rêves d'amour et d'argent de générations opposées. Dans ce style faussement léger qui la caractérise, où l’humour l’emporte toujours sur la mélancolie, Françoise Sagan y réinvente le marivaudage moderne.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je n'avais jamais lu une œuvre de Françoise SAGAN auparavant et comme beaucoup, je pensais commencer par la plus renommée : Bonjour tristesse. J'ai donc emprunté cet ouvrage regroupant plusieurs de ses écrits à la médiathèque et comme je le fais toujours, je l'ai feuilleté. Première constatation : que des romans à part cette pièce de théâtre. Curieuse, j'ai voulu me faire un premier avis. J'ai donc lu une page puis 2, puis 3... jusqu'à arriver à la fin en moins de temps qu'il ne faut pour le dire tellement cette pièce m'a plu. Le hasard fait donc très bien les choses ! C'est un nouveau coup de cœur !

L'humour est omniprésent, j'ai ri du début à la fin (à lire quand vous êtes seule donc ou bien installée, chez vous, si vous voulez éviter les regards interrogateurs des personnes alentour...). Les répliques sont cinglantes, pleines de sarcasme et de bons mots. J'adhère totalement à cet humour très second degré !

Les personnages sont tous plus farfelus les uns que les autres, notamment Agathe qui possède les trois quarts du domaine et oblige tout le monde à vivre comme au XVè siècle, en tenue d'époque. Elle est très engoncée dans ses principes, tentant de préserver coûte que coûte l'honneur de la famille Falsen. Les convenances doivent être sauves. Et elle n'est pas aidée par les autres habitants du château : Hugo, son frère, bigame, Éléonore et Sébastien, l'épouse d'Hugo et son frère, tous deux aimant par dessus-tout les embrouilles. Ce sont deux « enfants » terribles (de 28 et 30 ans tout de même!), inséparables, aimant rien tant que de faire tourner en bourrique les visiteurs du château, des cousins éloignés, tel Frédéric, leur victime présente. Personnellement, j'ai un faible pour Sébastien. C'est un véritable parasite. Épousez la sœur, c'est adopter le frère ! De toute façon, il ne vous demande pas votre avis, il s’incruste. Il ne se prend jamais au sérieux, toujours en train de plaisanter même quand la situation devient critique. :

 

SEBASTIEN, gracieux - Vous trouvez que je minaude aussi ?

HUGO - Vous non. Vous grincez. Pourquoi avez-vous l'air si content ? Ça vous amuse, vous, ces petits cousins qui débarquent chaque hiver et nous encombrent ? Tout cela au nom de la fameuse hospitalité des Falsen !

SEBASTIEN – Je les trouve assez distrayants.

HUGO – Je sais. Ca vous amuse même rudement. Si vous n'aviez pas engrossé toutes les femmes de chambre, je me demanderais.. mais non, ça vous amuse simplement. Eléonore et vous passez l'hiver à ricaner dans leur dos, à jouer un jeu que je ne comprends pas. Quel plaisir prenez-vous à vous moquer d'un autre homme ?

SEBASTIEN – Le plaisir le plus bas, Hugo, donc un des plus profonds.

HUGO – Vous aimez bien les plhrases, hein ?

SEBASTIEN – C'est tout ce qui me reste, mon cher. L'intelligence est devenue une chose terrible, à notre époque. Elle vous tourmente vous-même, elle irrite les autres, elle ne convainc ni eux ni vous...

 

Les situations rocambolesques ne manquent pas non plus comme cet échange entre Agathe et Gunther, le domestique :

 

AGATHE, elle chuchote – Gunther...

GUNTHER – Elle m'appelle ?

(…)

AGATHE – Gunther, quand je vous ai dit mille fois que vous devriez m'appliquer la troisième personne du singulier, cela voulait dire « mademoiselle ». Pas « elle ».

GUNTHER – Bon.

AGATHE – Gunther, je vais vous tutoyer. Pour la première fois sans doute depuis trente ans.

GUNTHER, étonné – Elle est bien libre. C'est pas moi qui lui ferai des histoires.

AGATHE, solennelle – Gunther, tu m'es attaché, n'est-ce pas ? Et à notre demeure ? Et à mon frère Hugo ?

GUNTHER- Je les aime tous les deux comme s'ils étaient de ma famille. Elle le sait bien.

AGATHE – Oui, elle le sait. Elle a une mission à te confier, Gunther, il faut que tu l'écoutes.

GUNTHER – Qu'elle parle.

AGATHE – Qu'elle parle.

(…)

AGATHE, agacée – Elle, c'est moi ! Tu comprends, Gunther. Que c'est agaçant, cette manie chez toi ! On est toujours trois.

 

Cette pièce a des airs de vaudeville, de farce et même souvent, de Molière, une référence en la matière !

Un très bon moment qui m'a rappelé à quel point j'aime le théâtre, il faudrait que j'en lise plus ! D'ailleurs, l'auteur a écrit d'autres pièces, qui ne sont pas dans ce recueil mais que je note, à l'occasion...

L'Epopée des Normands de Sicile tome 1 : Le Peuple du vent de Viviane MOORE

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Genre : Policier historique

Série L'Epopée des Normands de Sicile :

1. Le Peuple du vent

2. Les Guerriers fauves

3. La Nef des damnés

4. Le Hors-venu

5. Le Sang des ombres

6. Les Dieux dévoreurs

7. A L'Orient du monde

 

coeur_rouge.jpgCoup de coeur 

 

Quatrième de couverture :

Pirou, château-fort accroché au rivage du duché de Normandie, n'aurait dû être qu'une brève étape de Tancrède et de son maître Hugues de Tarse. Mais en ce mois de septembre 1155, alors qu'un froid terrible s'abat sur le Cotentin, la Mort s'invite dans la citadelle. Le haut-mal (épilepsie) en est-il responsable ? (…)

Pris dans les remous des passions, des haines et de la peur qui règnent dans la forteresse, Tancrède découvrira-t-il le secret de ses origines ? Verra-t-il se réaliser la prophétie de l'inquiétant moine rencontré sur la lande de Lessay (…) ?

 

Ce que j'en ai pensé :

C'est un coup de cœur pour moi ! Cela faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivé mais cette lecture m'a captivée du début à la fin, impossible de reposer mon livre : il fallait que je sache, même si certains éléments sont évidents Attention spoiler comme l'empoisonnement de Muriel : dès le début, j'ai compris ou l'identité de son meurtrier mais justement, je me suis dit que c'était trop évident, que le coupable devait donc être quelqu'un d'autre mais non, je me suis fait avoir ! Fin du spoiler Et pourtant, le suspense est maintenu tout du long. Les morts se multiplient au château de Pirou : que se passe-t-il ? Qui en veut à la vie du seigneur et maître des lieux, Serlon de Pirou ? C'est ce que vont tenter de découvrir Hugues de Tarse et son protégé, Tancrède. Les personnages sont tous très charismatiques, notamment ces deux-là. En plus de ces morts mystérieuses se pose la question de l'identité de Tancrède : qui est-il ? Pourquoi son maître et lui sont-ils venus au château de Pirou ? Qui ou que fuient-ils ? L'étrange personnage tout de noir vêtu ? Que leur veut-il ? Le lecteur n'en saura pas beaucoup plus à ce sujet en refermant ce premier tome mais l'auteur m'a mis l'eau à la bouche : j'ai hâte de démêler les fils de cette intrigue !

Le contexte historique est très bien représenté tant au niveau factuel que stylistique, avec le vocabulaire de l'époque : Viviane Moore connaît son sujet et j'ai aimé (re)découvrir l'époque dans ce lieu qu'est le duché de Normandie, appartenant alors au roi d'Angleterre, Henri II Plantagenêt : une particularité historique sur laquelle on passe rapidement en cours d'Histoire. D'ailleurs j'ai encore quelques questions suite à cette lecture. Notamment, je n'ai pas bien compris le lien entre la Normandie, la Sicile et l'Italie mais peut-être aurais-je des réponses dans le tome 2. La vie des seigneurs et de leurs domestiques et surtout, la condition des femmes sont très réalistes. Celles-ci ne servent qu'à perpétuer la lignée, elles sont mariées très jeunes (12 ans pour Muriel, avec un homme beaucoup plus âgée qu'elle!), sans considération aucune pour leur ressenti, leurs sentiments. Elles sont quantité négligeable, un fardeau dont il faut se débarrasser. Seule Sigrid sort un peu du lot : elle s'habille, se comporte, parle et pense comme un homme, une femme libérée avant l'heure, au comportement et aux manières très masculins. Elle est hautaine, brusque, impulsive. Un être très difficile à cerner, même si le lecteur comprend très vite qu'elle agit ainsi avant tout pour attirer l'attention de son père, lequel ne jurait que par son fils décédé, Osvald.

L'amour et la haine sont au cœur de l'intrigue, les passions se déchaînent, les secrets sortent des placards dans lesquels ils ont été maintenus enfermés, faisant exploser cette famille et ceux qui l'entourent. Il est bien difficile de plaindre Serlon ou Ranulphe dans cette histoire !

Vivement le tome 2 !

Objectif Pal de mai : La Communauté du Sud Tome 1 : Quand le danger rôde de Charlaine HARRIS

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Genre : Bit-litt

Série La Communauté du Sud :

1. Quand le danger rôde

2. Disparition à Dallas

3. Mortel corps à corps
 
 4. Les Sorcières de Shreveport
 
5. La Morsure de la panthère
 
...

 

 

Quatrième de couverture :

« Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque ! D'ailleurs, un soir, un gentleman amateur d'hémoglobine, Bill Compton, adébarqué dans le bar où je travaille, Chez Merlotte. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis... »

 

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXè siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai aimé mais sans plus. Je trouve que ce premier tome manque de quelque chose. Mais quoi ? Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Tout d'abord, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, Sookie, la serveuse télépathe, la main sur le cœur, naïve et au centre de l'attention de deux mâles : Bill, le vampire d'un autre siècle et Sam, le patron du Merlotte. C'est peut-être ce dernier qui m'a le plus plu pour son côté protecteur avec Sookie et le mystère qui l’entoure (même si j'ai vite su à quoi m'en tenir...). J'ai trouvé que la romance était trop présente, on sent vite le triangle amoureux se former (voir quatuor si l'on compte Eric qui bien que moins présent dans ce tome semble devoir prendre de l'importance dans les suivants). L'intrigue, l'énigme de la mort de plusieurs jeunes femmes passe au second plan et sa résolution paraît un peu trop facile, attendue ! Une lecture rapide, qui sans être désagréable me laisse tout de même un goût d'inachevé. Heureusement, il s'agit d'une saga et ce premier tome sert surtout à planter le décor et nous faire découvrir les personnages. Je lirai donc le second afin de me faire une meilleure idée...

 

fangsaddict2j

 

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Du même auteur :

Les Mystères de Harper Connelly tome 1 : Murmures d'outre-tombe

Contes et légendes de la mythologie celtique de Christian LEOURIER (texte) et Jean-Louis THOUARD (illustrations)

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Des exploits du dieu Lug conduisant les tribus de Dana à la victoire, aux prouesses de Cûchulainn tenant tête à toute une armée, en passant par les amours tragiques de Diarmaid et Grainné, les bardes chantent l'épopée des celtes et soulèvent un coin du voile qui recouvre les secrets des druides.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je ne connaissais pas grand chose à la mythologie celtique avant d'ouvrir cet ouvrage : j'avais entendu parler de Taliésin, Lug ou Cûchulainn (se prononce Kourouline) dont je savais qu'il s'agissait d'un héros irlandais célèbre mais pourquoi ? J'aurais été bien en peine de répondre à la question. Aussi lorsque j'ai vu ce livre à la médiathèque, je n'ai pas hésité très longtemps et l'ai emprunté de suite. Il se découpe en différents chapitres, chacun consacré à une « histoire », une légende et parfois, ces histoires se suivent ou du moins elles ont un rapport les unes avec les autres : un même personnage va intervenir plusieurs fois, ce qui contribue à une certaine continuité. J'aime justement les ouvrages jeunesse de mythologie pour cette raison : ils nous permettent d'apprendre de façon ludique, vivante, sans ennui ou lassitude, le ton est simple, fluide et la mythologie devient un jeu d'enfants, on a l'impression que les personnages prennent vie devant nous. J'ai pris mon temps pour le lire, je l'ai dégusté comme une véritable petite gourmandise, lisant une à deux histoires par jour avec grand intérêt et si vous aussi vous aimez la mythologie ou que vous souhaitez en apprendre davantage sur le sujet, n'hésitez plus et lancez-vous dans cette collection qui compte plusieurs titres que je vais d'ailleurs noter car ils paraissent tous aussi intéressants les uns que les autres. Ces contes et légendes celtiques présentent également le mode de vie des celtes de l'époque avec la hiérarchie de leur société, le découpage du royaume en différents clans et tribus, leurs valeurs : à ce titre, il semble que l'honneur avait une grande importance pour eux comme le montrent ces légendes. Dans chacune d'elles, le héros est confronté à une situation qui met à mal son honneur et il doit tout faire pour le retrouver ou alors il doit faire un choix entre préserver son honneur ou l'amour d'une femme, par exemple et choisit toujours le premier. C'est donc une bonne introduction pour qui souhaite découvrir la civilisation celte également...

Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer de Frédéric ROUX

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Genre : Récit autobiographique

 

Quatrième de couverture :

Celle qu'il faut tuer, c'est la mère. Philip Roth

Pour être complet, l'auteur ajoute son père, sa ville et l'école.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre littéraire (récit autobiographique, autobiographie et biographie en général). Aussi quand Partage Lecture a proposé ce partenariat, je me suis dit que c’était l'occasion de m'essayer à autre chose, de sortir des sentiers battus. Et je ne regrette pas, j'ai beaucoup aimé. D'après la quatrième de couverture, on s'attend à un règlement de comptes, on a l'impression que l'auteur va laver son linge sale en public, ce qui me faisait un peu peur. Soit, il parle de lui et de sa famille mais il ne se contente pas de livrer une version subjective des faits ou une suite d'anecdotes comme Jean-Louis FOURNIER dans Il a jamais tué personne mon papa. Non, il analyse et brosse un véritable portrait psychologique de ses parents, notamment de sa mère, entre rancœur et regrets et toujours avec humour, une ironie mordante qui vient dédramatiser la pire des situations et rend moins acerbe la blessure. « On ne choisit pas sa famille » : il faut apprendre à vivre avec, à accepter les autres tels qu'ils sont mais ce n'est pas toujours facile quand on a des parents aussi peu conventionnels, qui aiment par dessus tout « emmerder le monde », une mère capricieuse, qui s'attend à ce qu'on lui cède à chaque minute, que les autres se plient à sa volonté mais ne donne rien en retour ou alors pas gratuitement, la solitude semble être une compagne de toujours pour l'auteur et se fait réellement sentir. Il essaye de les comprendre et se livre sans pathos. Il s'interroge également sur la télévision et ses effets dévastateurs sur les relations sociales, l'école telle qu'il l'a connue (à l'époque des coups de règles sur les doigts et des instits sadiques), son manque de souplesse pour ceux qui ne suivent pas, qui sont en difficulté, la destruction/ reconstruction des centres-villes qui du même coup ont perdu leur humanité mais aussi sur sa vision de l'écriture, etc... Un véritable voyage dans le passé, dans une époque qui n'est plus mais qu'ont également connu nos parents.

Le style est assez déroutant : il m'a fallu un temps d'adaptation : l'auteur utilise un langage familier, une sorte d'argot démodé. Je me suis demandé pendant un moment si nous parlions la même langue et j'avais beaucoup de mal à comprendre mais au bout d'un moment, cette impression s'est faite oublier. J'étais enfin entrée dans le livre, au côté de l'auteur. J'ai pris plaisir à suivre cette introspection, cette plongée dans ses souvenirs, qui touche au cœur.

Un grand merci à Partage Lecture et aux éditions Le Livre de Poche!

La Belgariade Chant 1 : Le Pion blanc des présages de David EDDINGS

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Genre : Fantasy

Série La Belgariade :

1. Le Pion blanc des présages

2. La Reine des sortilèges

3. Le Gambit du magicien

4. La Tour des maléfices

5. La Fin de partie de l'enchanteur 

 

Quatrième de couverture :

Les dieux créèrent l'homme et chacun choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux et ce fut la guerre. Le félon, châtié, dort toujours d'un long sommeil hanté par la vengeance à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit.

Pourtant, les livres des présages sont formels : Totak va se réveiller. Et justement, l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses...

 

Ce que j'en ai pensé (relecture) :

Cette deuxième lecture s'est avérée encore meilleure que la première : l'histoire n'a pas perdu sa saveur, bien au contraire. J'ai adoré les sous-entendus de Vieux loup solitaire et de tante Pol quant à la suite des événements. Comme tout premier tome de fantasy, il s'agit avant tout d'une mise en place des personnages, tous très charismatiques comme Pol, au caractère bien trempé et à laquelle personne ne résiste par crainte de ses colères qui sont légions (et encore, ici, ce ne sont que de petites colères, rien à voir avec ce qui nous attend par la suite), Sire Loup, le chapardeur qui connaît toutes les vieilles légendes et adore se chamailler avec tante Pol, Silk, l'espion drasnien, plus agile qu'un chat et à l'humour ravageur, Barak, le cheresque bien nommé, Durnik, le forgeron au sens pratique et honnête et enfin, Garion, dont l'auteur retrace ici l'enfance et le départ de la ferme de Faldor : qui est-il ? Quel rôle doit-il jouer dans cette aventure ? Ces questions ne trouveront pas leur réponse dans ce tome mais interrogent le lecteur.

L'intrigue n'a rien d'originale et pourtant, la sauce prend immédiatement grâce entre autre à l'humour omniprésent. Je ne suis pas très objective car c'est une de mes sagas de fantasy préférées mais je vous le conseille vivement. Ne vous étonnez cependant pas : pas énormément d'action dans ce premier tome, il faudra donc attendre les suivants, encore plus palpitants ! Ne vous arrêtez pas en si bon chemin !

 

Il s'agissait d'une lecture commune avec Lefso, félina, Nathalie, Taliésin, Sollyne,  Léo ElfiqueKorto, ptitelfePetite MariePlumeline .

 

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