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Quelques minutes après minuit de Patrick NESS

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars.

 

Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d’un arbre gigantesque qui apporte avec lui l’obscurité, le vent, les cris.

 

Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage.

 

Il veut connaître la vérité…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire sous forme de conte, qui m’a fait penser par certains côtés à Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu avec le monstre qui aide le héros à faire face. Ici, il s’agit d’un arbre, un if, vieux de plusieurs siècles. Un personnage mystérieux et inquiétant, qu’on a du mal à cerner. Que veut-il exactement ? Que cherche-t-il ?

 

Chaque soir ou presque, il vient trouver Conor et lui raconte une histoire dont le but et la morale ne sont pas évidentes, ne sautent pas aux yeux de prime abord. Quelle est leur utilité ? Surtout, Conor doit raconter la quatrième, lui dire la vérité… mais quelle vérité ? Conor est-il prêt à l’affronter ?

 

Le héros m’a beaucoup touchée. C’est un jeune garçon proche de sa mère, laquelle est malade, atteinte d’un cancer contre lequel elle se bat ardemment mais elle est de plus en plus fatiguée. Même si les adultes essaient de le préserver, il n’est pas dupe. Il se sent très seul et ne veut pas qu’on le regarde différemment à cause de la maladie de sa mère. Pourtant, autour de lui, à l’école, tout n’est que pitié, tristesse, gène et embarras, à tel point que les autres l’évitent. Tous sauf Harry et sa bande, dont il subit le harcèlement.

 

Pour couronner le tout, sa grand-mère, qu’il a du mal à supporter tellement elle aime tout régenter, que tout soit à sa place, net et bien rangé, débarque chez lui pour prendre soin de son petit-fils et de sa fille. La cohabitation n’est pas de tout repos !

 

En reprenant l’histoire de Siobahn Dowd, l’auteur nous offre un roman jeunesse bouleversant, où chaque mot fait mouche, d’une grande maturité, juste. J’ai eu beaucoup de mal à lire la fin, non que je n’aimais pas ma lecture mais les dernières lignes sont très dures. Difficile de lire avec les yeux pleins de larmes ^^

 

 

California Dreamin' de Pénélope BAGIEU

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

 

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse.

 

Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique, qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible.

 

A l’aube des années 60, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

 

Mon avis :

 

California dreamin' (California dreamin')

On such a winter's day

 

All the leaves are brown (all the leaves are brown)

And the sky is grey (and the sky is grey)

I've been for a walk (I've been for a walk)

On a winter's day (on a winter's day)

If I didn't tell her (if I didn't tell her)

I could leave today (I could leave today)

 

Ça vous dit quelque chose ? Non ?

 

https://youtu.be/N-aK6JnyFmk

 

Et maintenant ?

 

California Dreamin’ c’est l’histoire de Cass Elliot, mama Cass/ Ellen Cohen qui a fait partie du groupe The Mamas and the papas dans les années 60.

 

 

C’est aussi une belle rétrospective des années 50/60 puisque nous remontons de sa naissance en 1941 (et plus tard dans l’année, Pearl Harbor et l’entrée des Etats-Unis en guerre vue par la famille d’Ellen) jusqu’à ses 24 ans en 1965.

 

Son histoire est donc jalonnée de nombreux événements historiques (la ségrégation, l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam, l’époque « sex, drugs and rock and roll », à laquelle n’échappe pas Ellen…) sur fonds de bande musicale traversée par les styles opéra, jazz, folk, rock, pop et des chanteurs comme Elvis Priestley, les Beatles, Dylan, les Beach Boys… Le contexte est très fortement ancré dans cette BD et nous fait revivre en même temps que les personnages ces années.

 

Chaque « chapitre » est consacré à un personnage, lesquels sont nombreux mais certains ne passent qu’en coup de vent dans la vie de Cass et ne font qu’une brève apparition, ils n’ont droit qu’à ce seul chapitre mais n’en sont pas moins important dans sa construction, dans les futures rencontres qu’ils l’amènent à faire ou dans son avenir (Shirley, Sharon, Ken, Tim…), d’autres apparaissent plusieurs fois car ils restent plus longtemps à ses côtés (comme sa famille surtout présente au début mais que l’on revoit ponctuellement ensuite ou bien entendu les autres futurs membres du groupe : John, Michelle, Denny).

 

Tous se racontent et racontent leur rencontre et leurs interactions avec Cass qui est véritablement le fil conducteur du récit. A travers eux et à travers le récit de Cass, c’est son histoire que nous raconte Pénélope Bagieu, avec beaucoup de justesse et d’émotions, ainsi que la construction progressive du groupe et ses différentes variantes avant d’arriver à la version que l’on connait des Mamas and the Papas.

 

Cass est une jeune femme excentrique, pleine de vie, qui s’assume mais se sent aussi très seule, elle est également fragile, malchanceuse dans ses « amours ». Les hommes de son entourage ne semblent pas la voir comme une compagne de vie mais seulement comme une histoire d’un soir, une amie, voire une sex friend ou une sœur comme Denny ou Tim. Elle m’a beaucoup fait penser à Penelope Garcia dans Esprits criminels (surtout une case en fait où elle est sur un fauteuil et se retourne, avec une coupe proche de Garcia et une robe qu’elle aurait pu porter ^^, ça m’a immédiatement frappé à ce moment-là !).

 

En bref, une magnifique BD en forme de rétrospective originale tant dans sa forme que dans son contenu avec des dessins en noir et blanc et des effets d’ombre qui tranchent avec la série Joséphine, en couleur, mais donne un côté voyage dans le passé et accentue encore plus les émotions, à mon sens, d’autant qu’ils sont très épurés et vont directement à l’essentiel. Je ne m’attendais pas trop à ça en l’ouvrant. J’avoue que la musique et l’histoire des Mamas and the Papas ne m’a jamais passionnée plus que ça mais ce fut vraiment une très belle découverte, très proche du coup de cœur. L’auteur nous propose ici une œuvre beaucoup plus mature que les Joséphine, plus développée (on suit véritablement une histoire, celle de Cass, on ne passe pas de sketch en sketch, même si elle propose aussi une vraie histoire dans son autre série), moins comique bien que Cass ait également beaucoup d’humour mais le ton est beaucoup moins léger et elle traverse pas mal d’épreuves…

Rita et Machin à l'école de Jean-Philippe ARROU-VIGNOD et Olivier TALLEC

Genre : Littérature jeunesse (Album)

 

Quatrième de couverture :

 

Rita adore se déguiser, courir et être le chef.

 

Machin, le chien, adore mâchouiller, dormir et tricher aux échecs.

 

Avec ses drôles de copains, impossible de s’ennuyer un instant !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Rita emmène Machin à l’école, malgré l’interdiction de la maîtresse, qui ne veut pas de doudous en classe ! Mais Machin n’est pas un doudou, c’est un chien qui n’a pas de nom ! Caché dans le cartable de Rita, il va passer sa journée à lui faire des blagues, à se faufiler en traître pour lui voler ses frites à la cantine, tacher son joli dessin, lui envoyer une boule de neige à la récré, semant une belle pagaille, en toute discrétion… Pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse bien des réactions de Rita, qui ne soupçonne rien !

 

Un livre jeunesse tout en douceur et en tendresse, tant par son texte que par ses illustrations, en noir et blanc, avec une légère touche de rouge, sur la robe de Rita et l’œil de Machin, qui permet de « dédramatiser » la rentrée, de préparer les petits élèves à reprendre le chemin de l’école, tout doucement mais sûrement en leur proposant une petite histoire pleine d’humour !

Pierre Lapin de Beatrix POTTER

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Pierre Lapin s’aventure, malgré l’interdiction de sa maman, dans le jardin de M. MacGregor…

Une folle poursuite s’engage !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un classique de la littérature jeunesse anglaise que j’avais fortement envie de découvrir depuis ma lecture de Miss Charity de Marie-Aude MURAIL, un gros coup de cœur qui s’inspire librement de la vie de Beatrix Potter, l’auteur.

 

Une lecture sympathique mais sans plus, à réserver aux plus jeunes plutôt.

 

L’histoire est assez simpliste et pourrait se résumer ainsi : « Il faut toujours écouter sa maman, sinon il pourrait bien vous arriver des bricoles », ce dont Pierre Lapin va faire l’amère expérience en pénétrant dans le jardin de M. MacGregor, malgré l’interdiction maternelle.

 

Il y a un petit côté vieillot tant dans l’intrigue, assez moralisatrice au final, que dans les illustrations, lequel n’est pas désagréable…

 

Bref, à faire découvrir aux enfants qui ne savent pas encore lire, pour une lecture du soir, à voix haute ou à lire avec un 7/8 ans qui débute dans l’apprentissage de la lecture mais sans doute un peu trop « enfantin » pour les autres…

 

 

Le Diable de la Tamise d'Annelie WENDEBERG

Genre : Roman policier

Série Anna Kronberg et Sherlock Holmes :

1. Le Diable de la Tamise

2. La Dernière Expérience

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1889.

 

Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie.

 

Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg, intrigué par les résultats de l’autopsie, se rapproche de Sherlock Holmes.

 

Et il ne faut que peu de temps au détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme – un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé.

 

Tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Eventreur…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Nous sommes donc en pleine époque victorienne, celle de Sherlock Holmes, une époque où les femmes ne peuvent ni faire des études ni exercer en tant que médecin, sous peine d’être expulsées d’Angleterre et emprisonnées dans leur pays d’origine, comme c’est le cas pour Anna Kronberg, qui se fait passer pour le Dr Anton Kronberg afin d’exercer sa profession, devant ainsi renoncer à une partie de sa féminité. Elle s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de Sherlock, qui la démasque en un rien de temps, lors d’une enquête qu’ils vont devoir mener conjointement, mettant en commun leurs talents de détective et de bactériologiste.

 

J’ai beaucoup aimé le duo formé par ces deux personnages, Sherlock Holmes est assez fidèle à celui de Conan Doyle, mais passe peut-être davantage au second plan ici, derrière Anna, femme forte, intelligente, indépendante, duelle, ni totalement femme ni totalement homme, qui va malgré tout au bout de ses passions, même s’il faut pour cela renoncer à une partie d’elle-même. Ella va souvent mettre à mal le détective, utilisant les mêmes armes que lui, son fabuleux don d’observation, acquis pour sauvegarder son identité secrète et éveille en lui des sentiments qui lui étaient jusque-là étrangers : admiration ? fascination devant ses raisonnements tout aussi affûtés que les siens ? ou plus ? Lui-même ne semble pas bien sûr de ce qu’il éprouve pour la jeune femme…

 

La fin n’en est pas vraiment une, elle est ouverte, appelle une suite car tous les participants du « club » ne sont pas arrêtés, et la tête du réseau elle –même n’a sans doute pas encore été démasquée. Toutes les ramifications de l’affaire, qui s’avère finalement plus complexe qu’il n’y parait, qui s’appuie sur l’exploitation de la misère des quartiers pauvres de l’époque et se fait dans l’ombre – ou pas d’ailleurs, on ne sait pas bien encore une fois la dernière page tournée si les autorités de l’Etat sont impliquées, si elles ferment les yeux mais n’en sont pas moins dupes ou si tout leur a échappé et n’impliquent que des personnes du système isolément – n’ont pas été découvertes et mises au grand jour, ce qui donne très envie de poursuivre afin d’éclaircir tous ces mystères et de retrouver Anna et Sherlock.