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Une Vie après l'autre ou l'incarnation des possibles de Frankie VENTANA

Genre : Roman

 

coeur_rouge.jpg Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :
D’incidences en coïncidences se forgent d’improbables destins : celui de Gabrielle aura été de rencontrer, un soir de décembre 1982, Lila von Haffen, pianiste classique adulée. Leurs existences vont s’imbriquer en dépit de l’empreinte que nulle gloire, nul génie, nul talent n’effacera. De cette étrange nuit où chacune se trouve dans l’attente d’un événement indéfini, la première va s’enfermer dans sa destinée tandis que la seconde s’en délivrera par le suicide.
Vingt ans plus tard, Gabrielle entre en possession d’une correspondance signée de la main de la virtuose. Elle se lance alors sur ses traces, à travers l’Europe jusqu’en Argentine.

Ce voyage la conduira à accepter son destin cristallisé en la personne de Lila von Haffen…

 

Ce que j'en ai pensé :
Gabrielle, autrefois pianiste de talent, écrit aujourd’hui des biographies et notamment celle d’une autre célèbre pianiste, Lila Von Haffen, livre qui a connu un grand succès. Il faut dire que Lila fascine encore : devenue célèbre dans les années 60, elle envoûtait les âmes autant qu’elle dérangeait par son comportement rebelle. Une fois le concert terminé, elle ne saluait pas le public, ne faisait pas de rappels. Ce qui plaisait aux uns agaçait les autres mais tous étaient d’accord sur son génie et le talent qu’elle avait pour retranscrire à la perfection les œuvres de Chopin. Seulement, Lila s’est laissée enfermée dans ce personnage qu’elle s’est construite et s’est perdue. Aussi a-t-elle décidé d’en finir avec la vie et s’est suicidée en 1983, dans sa propriété de Lintz, en Autriche, qu’elle a hérité de son père. Or, Gabrielle reçoit une correspondance de Lila avec un homme dont elle était amoureuse. Les dates ne correspondent pas avec son suicide car l’une d’elle est datée de 2003. Serait-ce un plaisantin qui, profitant du regain d’intérêt pour Lila, aurait décidé de faire parler de lui ? Elle décide d’enquêter et va donc remonter le cours de la vie de Lila au travers des lieux de son enfance, de son adolescence et de sa fin de vie. On se rend vite compte que plus que la recherche de la vérité, c’est surtout et avant une quête initiatique pour Gabrielle. Elle a beaucoup de points communs avec Lila et à l’aube de ses quarante ans, elle est, tout comme Lila en 1983, au bord du gouffre, sur la brèche. Elle aussi s’est construite une carapace pour affronter les blessures de la vie et se retrouve donc seule, perdue, ne sachant plus qui elle est, ce qu’elle veut, où elle va. De plus, sa rencontre avec Lila, peu de temps avant le suicide de cette dernière, la hante encore. Pourquoi ? Qu’ont-elles partagé cette nuit-là ? Les personnages sont très charismatiques. On s’attache sans mal à Lila et à Gabrielle, se demandant comment tout cela va se finir. Plus qu’un roman, Frankie VENTANA nous offre une réelle leçon de vie en nous montrant qu’il faut savoir rester fidèle à soi-même, garder son identité, oui, mais comment, lorsque la vie vient nous chahuter, mettre des obstacles en travers de notre route ? Comment ensuite sortir de la carapace que l’on s’est construite ? Faut-il accuser le destin ? Non, il vient nous dire que chaque homme est maître de sa vie. Seules nos actions ou celles des autres ont des conséquences qui viennent interagir sur nous. Libres à nous de nous enfermer dans un cocon, de fuir ou de faire table rase du passé et d’aller de l’avant… Ce retour dans le passé de Lila est pour Gabrielle une deuxième chance de reprendre sa vie en main, de s’affirmer et de redevenir actrice de sa vie.

J’adore ce genre de livre qui, sous couvert d’une histoire, nous raconte bien plus, nous pousse à nous interroger, sur le sens de la vie, sur nous.

Un grand merci à PartageLecture et aux éditions Kyklos pour ce livre. Sans l’avis de Thot et d’Ansault, je pense que je n’aurai jamais été vers ce livre et je serai passée à côté d’une belle découverte. Un grand coup de cœur !

Un extrait qui m'a marquée :
"Sache que la prédestination n'est que prétexte à fuir indéfiniment, jusqu'à ce que l'on se trouve à court de souffle.
Là intervient la chance que l'on doit s'accorder.
A partir du moment où tu auras décidé de la direction que tu veux prendre, ne te retourne pas, ne t'encombre plus de cet excès de bagages que sont la vanité et sa cohorte de sentiments vains."

Le Chant des sorcières tome 2 de Mireille CALMEL

Genre : roman historique

 

ATTENTION RISQUE DE SPOILER PAR RAPPORT AU TOME 1 QUE VOUS POUVEZ RETROUVER ICI

 

Quatrième de couverture :

Jour après jour, nuit après nuit, la prophétie s'accomplit. Si Mélusine a pu tromper la jeune Algonde, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Chambrière à la cour, auprès de Philippine de Sassenage, l'ancienne paysanne ne s'en laisse plus conter. Elle a l'oreille de sa maîtresse et fait grande impression devant les courtisans. Certes, l'ignoble Marthe persiste à comploter à sa perte et ses yeux sont partout : Algonde n'en a cure qui puise, au plus profond de son ventre, le courage et la certitude de vaincre. Son enfant, c'est écrit, aura raison des forces maléfiques qui convoitent les Hautes Terres.

Ainsi les fées en ont-elles décidé. Privée de Mathieu, son malheureux amour, Algonde souffre pourtant. Il lui faudra plus d'habileté, plus de magie que jamais, pour triompher des ombres et étouffer le chant des sorcières...

 

Ce que j'en ai pensé :

Après un premier tome riche en enseignement sur Mélusine et le monde des fées, ce deuxième tome se déroule essentiellement à la cour de la Batie en Royans où l'on suit Algonde et Philippine dans leur quotidien riche de fêtes, de médisances et de libertinage. Les élèments de la prophétie se mettent lentement en place. Chaque jour, les pouvoirs d'Algonde croissent. Elle va également trouver une alliée précieuse. Sauront-elles faire pencher la balance et faire obstacle aux projets de Mélusine et de Marthe? On en n'apprend pas beaucoup plus sur la fée. Par contre, le secret des Hautes Terres commence à être dévoilé et des personnages jusque-là entraperçus vont prendre de l'importance et auront un rôle à jouer dans la prophétie. La fin ramène un peu d'espoir et je n'ai qu'une hâte : lire le tome 3! Même si j'ai un peu moins aimé ce deuxième tome (mais ne vous trompez pas : j'aime beaucoup quand même...), la plume de Mireille CALMEL m'a une fois encore charmée et je me suis laissée porter par l'histoire, accrochée aux pas d'Algonde, de Philippine, du prince Djem... Tous ont un petit quelque chose qui les rend attachants ou haïssables pour certains comme Philibert de Montoison mais une chose est sûre : je n'ai pas su rester indifférente. Même les personnages "secondaires" sont bien décrits. On a réellement l'impression de les côtoyer!

 

Il s'agissait d'une lecture commune avec Mariiine pour qui ce tome 2 fut encore meilleur que le premier. Marine, c'est quand tu veux pour le tome 3 (je crois d'ailleurs qu'il sort en poche début mai).

D'un autre monde de Claude CROZON

Genre : Roman (saga familiale)

 

Quatrième de couverture :

1914. Appelés sous les drapeaux, les hommes de la famille Kergalin sont arrachés à leur Bretagne natale. Ils reviendront blessés ou traumatisés. Désormais, pour eux comme pour les femmes qui ont dû s’organiser en leur absence, « rien ne sera plus comme avant ».

 

Vaste fresque éclairant notre temps, D’un autre monde raconte l’épopée d’une famille dans le siècle. Emportés dans le grondement de l’Histoire, les Kergalin trouveront un point d’ancrage dans leur grande maison. Affrontant le fracas des guerres et les assauts de la modernité, héros ou lâches, tour à tour jouets et maîtres de leur destin, ces hommes et  ces femmes nous touchent comme s’ils étaient les membres de notre propre famille.

 

Ce que j’en ai pensé :

Mon avis est très mitigé sur ce livre. Les personnages, beaucoup trop nombreux, ne m’ont pas touchés plus que ça, même si certains sortent du lot comme Emilienne, Madeleine et Antoine ou Etienne, André, jusqu’à son retour d’Angleterre et son engagement dans la guerre d’Indochine car après il revient changé par la guerre et n’est plus que l’ombre de lui-même. Il n’a plus rien à voir avec le petit garçon déterminé ou le héros de la guerre de 39-45 ! On passe de l’un à l’autre sans avoir le temps de bien les connaître, d’entrer réellement dans leur tête. De plus, arrivée à la génération de Pauline, j’étais perdue ne sachant plus qui était qui : c’est le risque quand il y a autant de personnages dans un livre me semble-t-il. Pauline m’a laissée de marbre alors qu’elle tient une grande place dans les deux dernières parties du roman. Elle est perdue, a grandi trop vite auprès de sa mère et de son père, André, devenu alcoolique et imprévisible. Malgré ses airs de forte tête, elle est très fragile, trop ! J’ai décroché à partir de ce moment-là et doit bien avouer avoir lu la fin en diagonale, trouvant ces deux dernières parties très longues.

Enfin, j’ai bien apprécié l’ancrage de l’histoire dans l’Histoire de France : on remonte le temps. Cependant, ce qui marque le plus c’est tout de même les guerres, les conflits. L’auteur semble avoir adopté un point de vue assez pessimiste et ses personnages croulent sous les malheurs. En conclusion, peut-être aurait-il fallu découper ce roman en trois livres, par exemple et suivre un personnage de chaque génération, un de celle d’Etienne, un de celle d’André et un de celle de Pauline pour éviter la lassitude et pour donner plus d’ampleur aux personnages. C’est n’est qu’un point de vue mais pour moi, le nombre (trop) important de personnages ne sert pas la lecture. Je dois également avouer qu’en ce moment je suis beaucoup moins réceptive à ce que je lis et plus exigeante avec mes lectures. Aussi, peut-être ne l’ai-je pas lu au bon moment, ce qui explique que je suis assez dure avec ce livre. Pour le côté positif, j’ai bien aimé la plume de l’auteur, fluide. Elle utilise une belle langue et quelques personnages m’ont touchés quand même comme je l’ai dit plus haut !

 

Je tiens à remercier le forum Livraddict et les éditions RobertLaffont pour cette découverte et je les prie d’excuser le retard pris dans la rédaction de mon billet !

Le Compagnon de voyage de Curzio MALAPARTE

Genre : Roman

 

Lecture commune du forum Partage Lecture (mars/ avril 2010)

 

Quatrième de couverture :

Fable pudique, baroque et pleine d'humanité, Le Compagnon de voyage a pour cadre l'Italie de 1943. Après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice, les hommes de troupe désormais sans ordres et sans chefs, décident de rentrer chez eux.

Au milieu de cette débandade, Calusia, un soldat bergamote, entame la lente remontée de la Péninsule jusqu'à Naples. Il s'est juré de rendre à sa famille la dépouille de son lieutenant, mort en Calabre lors des ultimes combats désespérés et vains contre le débarquement allié.

Cet honnête paysan, fier de ses origines, traverse l'Italie en compagnie de l'âne Roméo et d'une jeune fille qu'il a prise sous sa protection. A travers ses rencontres se dessine un portrait tout en finesse du peuple italien, capable des pires bassesses, mais aussi plein de courage et de générosité.

 

Ce que j'en ai pensé :

J'ai beaucoup aimé ce livre qui parait léger mais, après réflexion, soulève bien des interrogations. Il s'agit essentiellement d'une ode à la liberté. Les Britanniques et les Américains ne sont pas décrits comme des ennemis mais plutôt comme des libérateurs (même s'ils ne brillent pas par leur intelligence), ils vont aider Calusia dans sa "mission". Finalement, les ennemis à la liberté viennent de l'intérieur (les voleurs ou la maquerelle). Ils profitent de la faiblesse des autres, notamment celle des femmes ou des enfants, les premières victimes de la guerre. Durant son périple, notre héros va rencontrer Concettina, une orpheline recueillie par les soeurs mais dont l'orphelinat a été bombardé et qui goûte avec joie au bonheur de la liberté. Elle est tout l'opposé de Calusia, encore jeune et portant bien déterminée à ne plus être enfermée, assez expansive alors que Calusia est plutôt réservé. Il fait un peu "ours" même si l'on sent que derrière cela, il cache un coeur en or. Notre héros n'est pas épargné par l'auteur. Il n'est pas exempt de lâcheté (avec Concettina notamment ou lors de la remise du corps de son lieutenant à la famille). Il rencontrera également la belle Mariaguilia, qui lui ressemble plus de caractère. J'ai beaucoup aimé leur "relation", tout en pudeur et en non-dits.

Le style de l'auteur mérite également d'être souligné. Il est parfois très poétique. Je pense notamment à la scène du débarquement : il rend beau ce qui ne l'est pas. La scène est décomposée, on voit chaque mouvement, comme si le temps était suspendu. Le tout est très fluide et se lit rapidement, d'autant que le livre compte peu de pages (101). La postface m'a permis de mieux comprendre où souhaitait en venir l'auteur avec ce livre. Elle est très intéressante.

 

Un grand merci au forum PartageLecture et aux éditions de LaTableRonde, collection Quai Voltaire pour ce partenariat.

Robe de marié de Pierre LEMAITRE

Genre : Policier/ Thriller

 

Quatrième de couverture :

Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis, tout s'accélère.

(...) Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...

 

Ce que j'en ai pensé :

On entre immédiatement dans l’histoire et dans l’action. On fait la connaissance de Sophie qui parait folle et souffre de trous de mémoire mais à laquelle on s’attache tout de suite. Elle se réveille sans savoir pourquoi ni comment elle est arrivée jusque tel ou tel endroit. Elle en est consciente et essaye de vivre avec jusqu’au jour où elle trouve le petit Léo, l’enfant qu’elle garde mort. Elle prend peur et s’enfuit. Les morts vont alors s’enchaîner autour d’elle. Est-elle une meurtrière ? Tue-t-elle ses victimes pendant ses amnésies ? Elle va développer un incroyable instinct de préservation et déjouer la traque de la police. Jusqu’à quand ? L’évolution du personnage du statut de « victime » si je puis dire à celui d’acteur de sa vie est très séduisante.

Cette première partie, bien que passionnante, souffre de quelques longueurs, notamment lorsqu’elle s’installe dans sa fuite. Je n’ai pas été déçue d’arriver à la seconde ! C’est sans conteste ma préférée. Les fils se dénouent. On comprend pourquoi et comment Sophie en est arrivée là.  

 

ATTENTION SPOILER 

De plus, on y fait la rencontre de Frantz. J’ai adoré ce personnage à la fois fascinant et effrayant. Il est très intelligent et manipulateur. J’ai aimé comment il va prendre le contrôle de la vie de Sophie. Certaines réactions m’ont surprises comme lorsqu’il tue les personnes gravitant autour d’elle et qu’il fait comme si c’était elle ou lorsqu’elle réagit violemment et qu’il lui en fait le reproche, comme s’il l’infantiliser. On sent que le lien qu’il va développer avec elle n’est pas clair. Il en fait à la fois le catalyseur de sa haine et il l’admire et finit même par l’aimer en même temps. Il est très contradictoire, loin d’être lisse et c’est ce qui m’a plu en lui ! Son petit côté sadique aussi n’est pas pour me déplaire. Il est évident qu’il se réjoui de son malheur. Plus elle est mal et plus il se sent bien ! C’est très perceptible.

FIN DU SPOILER

 

L’écriture de Pierre LEMAITRE est également très agréable, fluide et efficace. Ne vous attendez pas à un suspense haletant. Il s’agit plus d’un thriller psychologique mais il m’a tout de même tenu en haleine. J’ai juste quelques reproches à faire par rapport à la fin, un peu facile et attendu mais ce n’est pas le plus gênant. Je trouve qu’elle souffre surtout d’incohérences. C’est un peu dommage !

 

ATTENTION SPOILER  (encore????)

Par exemple, comment Sophie fait-elle le lien avec sa mère ? On a l’impression que la solution lui tombe du ciel ! Pareil pour la façon dont elle se rend compte que Frantz la drogue et est à l’origine des meurtres pour lesquels elle est recherchée. D’ailleurs, si quelqu’un pouvait m’expliquer, je n’ai toujours pas compris si, à la fin, elle était toujours recherchée ou pas ! Une des répliques du père semble vouloir dire que oui (d’autant qu’elle a détruit toutes les preuves) et une autre de Sophie semble dire que non….

FIN DU SPOILER

 

En bref, j’ai bien aimé même si ce n’est pas le meilleur policier/ thriller que j’ai lu et s’il souffre de quelques faiblesses, à mon goût.

 

Il s'agit d'une lecture commune avec Cacahuète, Lasardine, Mélo, Mystix, Livresque, Chaplum, Jennifer, Calypso, Kactusss, Deliregirl, Clara, Cynthia, Ana76, MrsPepys, Valunivers, Leyla, Lagrandestef, Belledenuit et Véro (je rajouterai les liens au fur et à mesure!).

L'Empire invisible de Jérôme NOIREZ

Genre : Fantastique

 

Quatrième de couverture :

1858. Sous le soleil brûlant de Caroline du Sud, les esclaves ramassent le coton, avec la mort comme seule promesse d'une vie meilleure. Nat Walker est l'un d'eux, le chef officieux de leur communauté. La nuit, en secret, il offre à ses pairs un peu de réconfort en disant la messe pour ceux qui n'ont plus d'espoir. Mais les milices privées du maître ont l'alcool violent et la main lourde : Nat est battu à mort.

Désormais, Clara [sa fille] ne vit plus que pour se venger, se repaître du sang de ses bourreaux. Seule, elle ne peut rien, mais un étrange personnage, un esclave qui dit s'être libéré de ses chaînes par la mort et par le feu, lui propose un pacte. Jusqu'où la mènera la voie de la vengeance?

 

Ce que j'en ai pensé :
J'ai beaucoup aimé ce livre. En France, l'histoire des Etats-Unis n'est pas beaucoup étudiée et enseignée (je parle du primaire, collège, lycée), juste esquissée pendant les cours d'anglais. J'ai toujours voulu en savoir plus sur le sujet et je trouve que ce petit livre est un bon moyen de rentrer en douceur dans le sujet. Il traite exclusivement de l'esclavage, vu du point de vue de l'une d'entre eux, Clara, avant et après la mort de son père, Nat Walker. Il est d’ailleurs intéressant de suivre son évolution. Le style d’écriture est fluide. L’histoire est racontée au présent, ce qui nous rapproche d’autant plus des événements et des personnages. Tout s’enchaîne à une allure vertigineuse. On tremble pour Clara. On sent la colère gronder en elle et l’on se demande jusqu’où sa soif de vengeance va l’emmener. Beaucoup de thèmes sont évoqués : les relations privilégiées entre un père et sa fille, la vie quotidienne des esclaves dans une plantation de coton, le mépris et la froideur des maîtres qui les considèrent comme des objets que l’on marchande, la vengeance et ses conséquences, l’amitié, la solidarité, la révolte de Clara opposée au fatalisme des autres esclaves, … Le contexte est bien respecté au niveau historique, je pense. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les annexes en fin de livre qui présentent une chronologie de l’esclavage, la naissance du KuKlux Klan, entre autres et montre que l’auteur s’est bien documenté avant d’écrire son livre.

Juste une petite remarque : après lecture, je me suis demandée pourquoi ce livre était classé en fantastique. Le seul élément plus ou moins fantastique est le personnage d’Aaron et encore, sa « mort » mystérieuse n’est pas le thème principal de cet ouvrage (je me suis d’ailleurs demandé s’il était réellement mort ou s’il s’agissait d’une erreur faite par ses bourreaux au moment de sa pendaison). Puis, je me suis dit que le côté fantastique du livre consistait dans cet Empire Invisible. De quoi s’agit-il ? Certains éléments de réponse nous sont donnés au cours de notre lecture mais j’avoue qu’une certaine phrase vers la fin vient remettre en cause cette première explication (je ne vous mets pas cette phrase de crainte de vous gâcher le suspense. A vous de la trouver). Le mystère reste donc entier.

 

Merci au forum PartageLecture et aux éditions J'aiLu pour cette jolie découverte. Je ne connaissais pas l'auteur avant ce partenariat mais je serais curieuse de lire un autre de ses livres! Je vais voir ce qu'ils ont à ma médiathèque.

Les Bannis et les proscrits tome 1 : Le Feu de la Sor'cière de James CLEMENS

Genre : Fantasy

 

Série les Bannis et les proscrits :

1. Le Feu de la sor'cière

2. Les Foudres de la sor'cière

3. La Guerre de la sor'cière

 

Quatrième de couverture :

Par une nuit fatale à Alaséa, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir de préserver le bien.

Cinq cent ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir  perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur noir lance  ses hordes des ténèbres  pour s’emparer de la magie embryonnaire  qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible… mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.

 

Ce que j’en ai pensé :

Que dire ? Jusqu’à l’épisode de la caverne et des gobelins, je me disais que j’avais du mal à accrocher. Plusieurs raisons à cela : je trouvais que l’univers créé par Clemens était trop fouilli, brouillon. Dès le début, on entre dans un monde qu’on ne connaît pas et qui ne nous est jamais réellement présenté, juste esquissé. Soit, je suis allergique aux descriptions de plus de trois pages genre Le Seigneur des anneaux mais là, je m’attendais tout de même à un minimum, surtout dans un livre de fantasy, face à un monde qu’on ne connaît pas! Finalement, je m’y suis faite, trouvant les réponses au fur et à mesure de ma lecture. Je n’ai pas été captivée (loin s’en faut) : l’histoire n’est pas originale même si reprenant la trame de la majorité des livres de fantasy : une jeune héroïne se découvre des pouvoirs convoités par le seigneur des ténèbres qui tente de la capturer pour se les approprier. Une prophétie clamant la venue de compagnons pour l’aider à mener à bien sa mission. Le bien luttant contre le mal pour sauver le monde. Seulement là où certains auteurs ont su susciter mon intérêt malgré cette trame maintes fois utilisée, comme Eddings, ici, je n’ai rien ressenti, que du vide. Les personnages m’ont laissée froide. Je ne les trouve pas charismatiques. Ils sont bien loin d’égaler un Silk ou une Polgara ! Enfin bon, par curiosité, j’ai continué d’avancer, me disant qu’il s’agissait d’un premier tome. L’auteur ne faisait que planter le décor et les personnages. Mais, la scène (looooooooooooooooooongue et ennuyante !!!!!!) de la caverne a fini de m’achever ! Je ne l’ai donc pas terminé et n’ai pas l’intention de lire le tome 2 ! Je n’ai pas envie de prolonger la torture !

 

Il s'agissait d'une lecture commune avec Deliregirl1MelcouettesBelledenuit,  MrsPepysKristusDunkyPenelopeLisalorThaliaFrankiePhooka, Cecile, TitineroseMallou, Ana76 (je rajouterai les liens au fur et à mesure).

Mon billet arrive un peu tard! Désolée mais j'ai vraiment eu du mal à le lire. J'espère que vous aurez plus apprécié que moi!

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