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jeunesse

Quatre Sœurs Tome 1 : Enid de Malika FERDJOUKH

Genre : Roman jeunesse

Série Quatre Sœurs :

1. Enid

2. Hortense

3. Bettina

4. Geneviève

 

Quatrième de couverture (présentation de l’éditeur) :

 

Enid doit faire dix-sept pas de l'abribus jusqu'à l'impasse de l'Atlantique qui mène à sa maison, la Vill'Hervé.

Un de moins que l'été dernier.

La preuve que ses jambes allongent, donc qu'elle a grandi.

N'empêche qu'elle est toujours la plus petite des cinq sœurs Verdelaine.

 

Personne ne la croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique.

Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l'hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies.

Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver.

Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime.

Ni Tante Lucrèce qui n'écoute qu'Engelbert Humperdinck, son crooner préféré.

 

Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours.

 

Swift, sa chauve-souris, l'écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s'est mis à faire le poirier au fond du puits.

 

Il faut qu'Enid se résigne : « Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette lecture m’a beaucoup fait penser aux Quatre Filles du Docteur March, ce qui est un énorme compliment dans ma bouche puisque ce roman a bercé mon enfance et mon adolescence : je l’ai lu, relu et rerere…lu ^^.

 

J’ai retrouvé dans ce premier tome cette cohésion familiale, qui fait que les cinq sœurs Verdelaine (et non pas quatre, malgré le titre de la série) se serrent les coudes, sont là les unes pour les autres, depuis la mort de leurs parents, même si, fratrie oblige, elles se disputent parfois aussi, comme Jo, Meg, Beth et Amy ^^

 

C’est désormais l’aînée, Charlie, 24 ans, qui s’occupe de la maison et prend soin des plus jeunes, avec l’aide de Basile, son amoureux, maladroit et véritablement mordu par la jeune femme et avec l’aide de Geneviève, 16 ans, raisonnable, sage, mature et très maternelle, notamment avec la plus jeune, Enid, 9 ans.

Il y a aussi Hortense, lectrice assidue, aimant écrire dans son journal intime et Bettina, la pimbêche (il en faut toujours une !).

Tout ce petit monde cohabite tant bien que mal à la Vill’Hervé, entre rires et chamailleries.

 

J’ai adoré l’ambiance qui se dégage de cette lecture pleine d’humour et hors du temps : les prénoms des personnages sont délicieusement désuets et les détournements d’œuvres cinématographiques, notamment, permettent paradoxalement de rattacher cette lecture au présent.

Il fait bon vivre au milieu de cette famille.

 

Nul doute que chaque lecteur y trouvera son compte, chaque sœur étant différente l’une de l’autre par son caractère, ses loisirs et ses affinités.

Dans ce premier tome et comme son titre l’indique, on suit plus particulièrement la benjamine, aventurière, proche de la Nature et des animaux.

 

Depuis que le sycomore est tombé dans le puits, déraciné par une tempête, elle est inquiète : elle n’a plus revu Swift, la pipistrelle.

Que lui est-il arrivé ?

 

Elle va tenter de le découvrir, grâce à son ami, Gulliver, ce qui va la conduire sur la piste d’une mystérieuse histoire de fantôme, que j’ai adorée !

 

Bref, un roman jeunesse comme je les aime : doux, drôle et intelligent !

 

 

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Mauve de Marie DESPLECHIN

Genre : Roman jeunesse

Série Verte :

1. Verte

2. Pome

3. Mauve

 

 

Quatrième de couverture :

 

Mais… mais qu’est-ce qui se passe, en ce moment ?

 

Pome est d’une humeur terrible, Verte va s’enfermer dans sa chambre.

On les connaît pourtant, cela ne leur ressemble pas du tout.

 

Une crise d’adolescence ?

Ce serait trop facile.

 

La fatigue ?

Certainement pas.

 

Lorsque Pome revient des cours avec un bleu au visage, le doute n’est plus permis : quelque chose ne va pas.

 

Depuis l’arrivée d’une nouvelle au collège, tout semble détraqué.

Une nouvelle… quelle nouvelle ?

 

Verte et Pome ne veulent absolument pas en parler.

Dès que l’on prononce son nom, une scolopendre surgit !

 

Et que fait la police dans ces cas-là ?

 

Et que font les sorcières ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je me faisais une joie de retrouver Verte et Pome dans ce troisième et malheureusement dernier tome !

 

Ne vous méprenez pas : je les aime toujours autant ! Mais on ne peut pas dire que la situation dans laquelle elles se retrouvent ici incite à la joie !

 

Nos deux amies sont confrontées au harcèlement scolaire depuis l’arrivée d’une nouvelle élève au collège, Mauve.

 

Dans un premier temps, les adultes ne remarquent rien.

Oh, ils se rendent bien compte qu’elles sont plus irascibles et plus susceptibles, à prendre avec des pincettes mais Raymond, le grand-père de Verte, met cela sur le compte de l’adolescence.

 

Quand elles se décident enfin – contraintes et forcées – à lui parler, les choses s’emballent.

Au lieu d’arranger leurs affaires, les adultes ne viennent que mettre de l’huile sur le feu !

 

Si les problèmes actuels liés à l’adolescence étaient bien au centre des 1er et 2ème tomes, ici, le harcèlement, sujet évoqué par la situation qu’elles subissent, m’a paru passer plus à l’arrière-plan.

 

Le côté « sorcière » est davantage mis en valeur et j’ai adoré : je crois que c’est ce qui en fait mon préféré des trois ainsi que le fait que certains personnages, jusqu’ici très secondaires, sont plus présents.

Je pense notamment à Ursule, toujours autoritaire, intransigeante et dure comme la glace mais que l’on voit prendre les choses en main.

On sent que l’on peut compter sur elle en cas de coups durs.

Elle prend de l’ampleur et son personnage est plus étoffé, de même pour Clorinda, en très grand désarroi dans ce tome.

 

Elle est celle par qui tout advient, la victime toute désignée.

Il faut dire qu’elle ne s’est jamais montrée très agréable avec ses voisins – doux euphémisme ^^- et elle en paie désormais le prix !

On la plaindrait presque (presque j’ai dit ^^ : elle n’est pas totalement étrangère à son malheur, au contraire…).

 

On fait également la connaissance d’Euphronie.

Son duo, très mal assorti, avec Anastabotte apporte de la légèreté et un humour bienvenu dans ce piège qui se referme lentement mais sûrement sur nos sorcières et dont l’issue nous apparaît bien sombre !

 

J’aurais par contre bien aimé en savoir un peu plus sur les Puissances, qui ne sont pas totalement exploitées, d’après moi… Dommage !

 

En bref, une très bonne série jeunesse que je vous conseille très fortement donc et qui me donne envie de lire d’autres titres de l’auteure.

 

 

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Les Filles au chocolat Tome 2 : Cœur Guimauve de Cathy CASSIDY

Genre : Roman jeunesse

Série Les Filles au chocolat :

1. Cœur Cerise

2. Cœur Guimauve

3. Cœur Mandarine

3.5 Cœur salé

4. Cœur Coco

5. Cœur Vanille

5.5 Cœur sucré

5.75 Cœur poivré

6. Cœur Cookie

6.5 Cœur piment

 

 

Quatrième de couverture :

 

Je m’appelle : Skye Tanberry

Mon âge : 12 ans

Je suis : sentimentale et passionnée

Mon style : chapeaux et robes vintage

J’aime : les histoires romantiques, l’astrologie

Je rêve : d’être aussi populaire que ma sœur jumelle

 

Mon problème : je ne suis pas faite pour les garçons d’aujourd’hui…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’étais contente de retrouver Cherry et les sœurs Tanberry au sein de leur famille recomposée mais au final, je n’étais pas là…

 

J’ai lu ce roman juste après Les Lettres de Rose, mauvais choix : j’étais encore trop immergée dans cette lecture, hantée par l’histoire, par Rose, Louise, Lola et tous les personnages.

Je suis donc passée totalement à côté de ce second tome des Filles au chocolat, série plutôt sympathique, qui s’adresse avant tout aux adolescents.

 

On suit ici Skye, qui, après avoir retrouvé les affaires d’une parente éloignée, Clara Travers, dans une malle, au grenier, afin de libérer la pièce pour en faire la chambre de Cherry, fait d’étranges rêves.

 

Elle voit la jeune femme en compagnie de son grand amour, un gitan, lequel l’aurait abandonnée, la poussant à une fin tragique.

 

Encore une histoire d’amour contrarié !

Je n’étais pas prête à affronter la tristesse et la peine causées par une telle histoire : c’était beaucoup trop pour moi après avoir vécu et ressenti de plein fouet celles de Rose !

J’ai volontairement pris de la distance, ai refusé de me plonger et me laisser porter par cette histoire et suis donc restée en marge, n’ai pas pleinement vécu les émotions des personnages comme je les aurais vécues en d’autres circonstances, sans doute…

 

Malgré tout, j’ai aimé suivre Skye, partager ses doutes, ses interrogations et la voir sortir de l’enfance pour entrer progressivement dans l’âge ingrat.

 

On la découvre plus avant.

Vivant dans l’ombre de sa jumelle, Summer, qui décide de tout pour elles deux, elle tente de s’affirmer comme individu à part entière, prend de la distance et revendique son indépendance, suscitant quelques remous dans leur relation jusqu’ici sans nuage.

Le thème de la gémellité et tout ce qu’elle entraîne est donc plutôt bien traité et m’a beaucoup plu !

 

D’habitude conciliante, Skye sort désormais de sa coquille et dit ce qu’elle pense, n’en déplaise à Summer ou même à Honey, l’aînée de la fratrie, qui est ici sur une mauvaise pente, peste et mal dans sa peau et qui oblige ainsi tout le monde à marcher sur des œufs, à tout faire pour éviter une nouvelle crise.

 

Molly, sa meilleure amie, s’éloigne également d’elle, lui préférant sa jumelle, plus rayonnante, moins dans la Lune, contrairement à Summer, qui a tendance à vivre dans ses rêves.

 

Que sont-ils d’ailleurs, ces rêves ?

Des réminiscences du passé de Clara, qui viendrait la hanter, comme semble le craindre Summer ou de purs fantasmes, sortis de son imagination, après avoir raconté l’histoire de cette aïeule pendant une veillée entre amis ?

Et qui est ce Finn, le garçon qui envahit ses pensées mais qu’elle n’a encore jamais rencontré ?

L’amant de Clara, celui qui l’a laissée tomber ?

 

J’ai davantage apprécié ma lecture sur la fin ainsi que son dénouement plein d’espoir, qui fait la lumière sur le destin de Clara.

Malheureusement, je suis entrée un peu tard dedans ^^

 

Bref, une lecture qui n’est pas arrivée à point nommé, au bon moment, ce qui m’a empêchée de véritablement entrer dans l’histoire, notamment dans celle de Clara, qui vient hanter le présent, même si j’ai trouvé cette lecture sympathique, je n’en ai pas pleinement profité… Dommage !

 

Lu dans le cadre de la journée "littérature jeunesse" du mois anglais

 

 

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Demandez-leur la lune d'Isabelle PANDAZOPOULOS

Genre : littérature jeunesse (roman)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Lilou, Samantha, Bastien et Farouk.

 

Pour ces quatre-là, le passage en seconde générale vient d’être refusé.

 

Dans un de ces coins de France où même internet ne passe pas, de quel avenir peuvent-ils rêver ?

 

C’est alors qu’Agathe Fortin croise leur route.

Jeune prof de français passionnée, elle propose de les préparer à un concours d’éloquence.

 

C’est la première fois que quelqu’un croit en eux.

(…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’auteure donne corps aux quatre ados de ce roman, en leur offrant également une voix qui leur est propre, facilement reconnaissable et discernable.

 

Il y a tout d’abord Lilou Vauzelles, celle qui m’a le plus touchée.

Est-ce parce qu’elle a la parole en premier ?

Je n’en suis pas sûre : je me suis reconnue ado à travers elle, moi et ma peur de m’exprimer devant tout le monde, la panique qui me broie les tripes avant de me lancer et la paralysie qui empêche de prononcer le moindre mot...

 

Timide, elle fait tout pour ne pas se faire remarquer, depuis l’arrestation de son frère.

Pourquoi ? Qu’a-t-il fait ?

On le découvre bien plus tard et ce n’est pas le plus important, ce qui interpelle, c’est l’effet que cette arrestation a eu sur toute cette famille : ses parents lui ont appris à raser les murs et à baisser la tête, par honte, par réaction envers le mépris et les accusations silencieuses de leur petite ville, de ceux qui furent autrefois leurs amis.

 

Vient ensuite Samantha Berthier, jeune fille exubérante, originale, excentrique, pleine de vie, superficielle, en apparence du moins…

On découvre peu à peu la jeune fille responsable, en manque d’équilibre et de sécurité, sous ce masque, son amour pour sa mère, tout aussi extravertie qu’elle… Enfin, dans ses bons jours.

On ressent aussi au plus profond de nous sa peur de devoir la quitter, d’être séparée d’elle à nouveau…

 

« - En fait, t’as raison, a repris Lilou à toute vitesse, comme si de le dire si vite, ça allait faire oublier ce qu’elle était en train de dire, oui, je l’aime bien cette prof. C’est la première fois que… où c’est important ce qu’on a à dire, ce que MOI, j’ai à dire. Tu peux pas imaginer comment le silence, ça peut faire mal… oui, pour toi, c’est si facile…

- Facile ?

Sam a manqué de l’envoyer balader. Elle ne l’a pas fait et elle ne saurait pas expliquer pourquoi. Lilou fait comme les autres, elle se fie aux apparences. A croire que parce qu’elle est jolie, qu’elle plaît et qu’elle aime plaire, sa vie est un chemin tapissé de pétales de rose… »

 

Arrive en troisième lieu Bastien, le bad boy de leur groupe hétéroclite, mal assorti au premier coup d’œil et pourtant, tellement de choses, de non-dits les lient !

Rebelle, coincé dans un avenir qui semble tout tracé pour lui, par son père notamment mais dont il ne veut pas, il n’est pas très causant, pas du genre à exprimer son mal être.

 

Très vite, on sait qu’il existe un passif entre lui et Lilou, une relation trouble s’installe entre eux, faite d’attraction et de répulsion…

Pourquoi cette rancœur et ce ressentiment chez la jeune fille ?

Que s’est-il passé ?

 

« Les mots ça vous console et ça venge.

Elle avait écrit ça, la prof, sur le tableau, l’autre jour. Albert Cohen.

Je suis pas d’accord avec toi, Albert. Je pourrais même te casser la gueule pour balancer des conneries pareilles. C’est pour les gens comme toi, rien que des jolies formules. Parce que si en face, t’as personne qui t’écoute, plus personne qui te croit, y a pas pire comme souffrance que les mots qui te restent sur l’estomac et tournent en rond dans ta tête.

Ça rend fou, les mots, quand tu peux pas les dire. »

 

Enfin, le quatrième de la bande, Farouk, fait son entrée.

C’est sans doute le plus posé, le plus raisonnable mais il cache lui aussi une blessure douloureuse et intense, qui l’empêche de se livrer aux autres.

 

Tous les quatre vont donc se découvrir de nombreux points communs, malgré leurs caractères opposés.

 

Ils n’ont connu que les mots qui enferment, ceux qui blessent, plus encore que les coups et humilient, rabaissent, les mots qui jugent et accusent en silence, insidieusement, ceux qui vous montrent du doigt et font de vous un paria, ceux qui excluent, les mots qu’on ne dit pas aussi ou plus…

 

Anne Fortin, leur professeur de français, va leur apprendre les mots qui rassurent, ceux qui donnent confiance, ceux qui libèrent, bousculent, chamboulent tout sur leur passage, vous laissent exsangues, désarmés, démunis, pour mieux vous relever ensuite, les mots qui grandissent et ceux qui disent qui vous êtes.

Elle va leur dévoiler le pouvoir des mots, qui peuvent être destructeurs ou libérateurs.

 

J’ai adoré voir ces quatre jeunes désœuvrés, qui cachent tous une blessure, une faille, s’épanouir, avancer non sans heurts, reprendre confiance en eux grâce à son aide, un peu brutale certes par moment, pas toujours très conventionnelle.

Voir sa foi en eux, sa peur de les pousser trop dans leurs retranchements.

 

Malgré son apparente froideur, on sent la passion qu’elle met à exercer son métier, son goût pour les mots, qui ne pouvait que parler à la lectrice que je suis, un goût qu’elle essaye de transmettre.

On s’imagine bien, par effet miroir, la professeure de lettres, l’auteure elle-même, derrière ce personnage.

 

Une très belle lecture donc, servie par une plume qui donne corps à Lilou, Bastien, Sam et Farouk mais aussi à Anne, que l’on quitte tous à regret… et un texte parsemé de références littéraires dont deux qui sortent du lot : Bérénice de Racine et Cyrano de Bergerac d’Edmond de Rostand, lequel se trouve dans ma Pal : ça tombe bien, les extraits qui parsèment le récit m’ont encore plus donné envie de les lire tous les deux !

 

« - Par ici, on est plutôt taiseux. Sans doute qu’on se méfie de ceux qui parlent pour ne rien dire. Et si on préfère se taire, c’est que les mots, on les respecte trop, on sent le poids qu’ils pèsent et le pouvoir qu’ils ont. Ici, on sait, peut-être plus qu’ailleurs, que les mots qu’on dit, ils t’engagent tout entier, ils te montrent tel que tu es, d’où tu viens et à qui tu ressembles.

Oui, les mots sont des révélateurs. Ils dessinent des différences et, plus encore, ils les creusent… »

 

«  Longtemps, je me suis méfiée des mots.

Quand j’ai eu besoin d’eux, ils manquaient. Ils se barraient, me narguaient, me snobaient et même ils me ridiculisaient. Alors si je parlais peu, c’est que je ne m’y risquais pas. Résultat, les gens ont toujours pensé que je n’avais rien à dire. Que ceux qui me ressemblent n’ont rien à défendre, rien dans le ventre et rien à déclarer. Mais ils se trompent. »

 

«  Laissez les mots courir et prendre leur envol.

Laissez-les danser et faire des cabrioles.

Libres, c’est encore comme ça qu’ils seront les plus heureux. »

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L’Île au manoir d'Estelle FAYE

Genre : Littérature jeunesse (fantastique)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Par une nuit d’hiver, sur une île de l’Atlantique, Adam aperçoit une fille étrange sur la plage en bas de chez lui.

Une fille très pâle aux longs cheveux humides, qui ressemble à une noyée.

 

En cherchant à l’aider, Adam se retrouve entraîné dans une quête dangereuse, entre le présent et le passé, entre la réalité et le rêve…

 

D’où vient cette fille à la voix qui l’ensorcelle ?

 

Que lui veut cet homme en noir, qui contrôle les vagues et les vents ?

 

Et surtout, quelle porte ouvre une vieille clé rouillée, dotée d’un pouvoir obscur, ramenée du fond de l’océan ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’ambiance étrange, mystérieuse, angoissante créée par l’auteure fait de ce titre une histoire captivante, qui se lit d’un seul trait tellement on est pris dans cette aventure aux côtés d’Adam et de ses deux meilleurs amis, Adélis et Gaël, pour découvrir qui est cette étrange jeune fille.

 

Elle ne semble pas de ce monde.

D’où vient-elle alors ?

Et surtout, qu’attend-t-elle de notre héros, Adam ?

 

Celui-ci se voit confier une mission dangereuse, aux multiples péripéties et il va devoir affronter des forces obscures et puissantes.

 

Heureusement, il n’est pas tout seul et peut compter sur ses amis.

 

En bref, un court roman haletant, à la tension palpable, qui nous fait entrer dans une dimension fantastique teintée de mystères glaçants, que j’ai dévoré de bout en bout. J’étais même très frustrée d’arriver à la fin !

 

Première rencontre avec Estelle Faye, d’autres livres d’elle se trouvent dans ma Pal et depuis la fin de ma lecture, j’ai hâte de me pencher dessus !

 

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Will et ses frères Tome 1 : Panique à la bibliothèque de Eoin COLFER (texte) et Tony ROSS (illustrations)

Genre : Roman jeunesse

Série Will et ses frères :

1. Panique à la bibliothèque

2. La Vengeance du pirate

3. Un Frère d'enfer

 

 

Quatrième de couverture :

 

Cinq frères à la maison, c’est panique à bord !

 

Alors, cet été, Will et Marty, les deux aînés, iront tous les jours à la bibliothèque.

Ainsi en ont décidé leurs parents.

 

Mais attention !

 

On raconte que la terrifiante bibliothécaire ferait régner l’ordre et le silence à l’aide d’un mystérieux fusil lance-patates.

 

Gare à celui qui osera la défier…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Il semble qu’il s’agisse d’une série rééditée. En grande fan de l’auteur et de son humour découvert avec la série des Artémis Fowl (que je vous conseille fortement !), j’étais apparemment passé totalement à côté de la première impression.

Erreur réparée et comme d’habitude avec les titres d’Eoin COLFER, quand je l’ai vu sur l’étal de ma librairie, je n’ai même pas pris la peine de lire le résumé : hop, direct dans mon panier !

Et oui, il fait partie de ses rares auteurs dont j’achète, sans même me poser de question, tous les livres !

 

Deuxième d’une fratrie de 5 frères, Will et son aîné, Marty, 9 et 10 ans, sont envoyés à la bibliothèque pendant les vacances, sur décision de leurs parents excédés par leurs enfants énergiques, bruyants et toujours en train de se disputer ou d’inventer une nouvelle bêtise.

 

Ils vont faire la connaissance de Patator, la redoutable bibliothécaire dont la réputation n’est plus à faire parmi les enfants !

 

D’abord bravache et frondeur, Marty va tenter quelques incartades rapidement tuées dans l’œuf avec une efficacité à toute épreuve, pour le plus grand plaisir du lecteur qui ne peut s’empêcher de rire de leurs malheurs (c’est pô bien ^^ lol).

 

Will, plus prudent, va finalement découvrir le pouvoir des livres.

 

Une aventure pleine d’humour (on n’en attendait pas moins de la part de l’auteur) et de douce folie, accompagnée par les illustrations non moins hilarantes du génial Tony ROSS, parfaite pour les jeunes lecteurs, qui font leurs premiers pas dans la lecture.

 

J’ai adoré la fin, jubilatoire et tendre aussi, qui vient parfaitement clore ce premier épisode des (més)aventures de Will et ses frères.

 

 

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Sarah la pas belle de Patricia MacLACHLAN

Genre : Roman jeunesse

Série L'Histoire de Sarah la pas belle :

1. Sarah la pas belle

2. Sarah la pas belle se marie

3. Le Journal de Caleb

4. Un Cadeau pour Cassie

5. La Ferme de grand-père

 

Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

 

Anna et Caleb n’ont plus de maman.

Elle est morte à la naissance de Caleb, laissant Jacob le fermier seul avec ses deux enfants.

 

Mais la vie continue.

 

Un jour, Jacob met une petite annonce dans le journal et Sarah y répond.

 

Après quelques lettres, Sarah écrit : « J’arriverai par le train. Je porterai un bonnet jeune. Je suis grande et pas belle ».

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un coup de cœur inattendu pour cette lecture jeunesse et notamment pour Caleb, petit garçon très touchant, en mal de mère.

Il n’a jamais eu la chance de connaître la sienne, morte quelques jours après sa naissance.

Elle ne vit plus qu’à travers les souvenirs d’Anna, sa grande sœur, qu’il interroge sans relâche pour en savoir plus sur elle.

 

Depuis ce jour tragique, leur père, Jacob, ne chante plus.

 

Pour remédier à cette tristesse ambiante (que l’on ressent jusque dans les dessins de Quentin Blake, aux couleurs beaucoup plus sombres que dans les livres de Roald Dahl, par exemple), Jacob passe une annonce dans le journal pour trouver une nouvelle épouse.

 

Sarah y répond : elle sera bientôt là et restera tout d’abord un mois, le temps de voir si la situation lui convient.

 

Les enfants vont tout mettre en œuvre pour lui faire oublier son Maine natal, son frère et la mer, lesquels lui manquent tant !

 

Quant à elle, elle remet de la joie dans leur foyer, leur apporte un brin de fantaisie bienvenu, leur redonne le sourire et fait naître l’espoir dans leur cœur, un espoir que le lecteur espère ne pas voir déçu…

Femme de tête, elle trouve très vite sa place dans la maisonnée, où elle sait se rendre indispensable mais va-t-elle rester au-delà d’un mois ?

Le bonheur qu’elle leur offre ne sera-t-il qu’éphémère ?

Va-t-elle le leur reprendre aussitôt ?

Ne fera-t-elle qu’un bref passage dans leur vie ?

 

C’est la question qui hante Caleb, Anna et même Jacob et que se pose donc aussi le lecteur, la gorge nouée devant les doutes et la peur de l’abandon du petit garçon et de sa sœur.

 

Bref, une histoire hors du temps, qui nous replonge à l’heure où l’on correspondait par lettres, y compris pour se chercher une épouse, dans une Amérique rurale, où chacun se serre les coudes, malgré la distance entre les fermes, malgré l’isolement.

 

Une histoire pleine d’émotions, qui nous fait passer du rire aux larmes.

Une fois commencée, il est très difficile de quitter cette famille… ça tombe bien, il existe apparemment plusieurs tomes, j’espère juste qu’ils seront facilement disponibles (je croise les doigts !) !

 

 

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A comme Association Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit d'Erik L'HOMME

Genre : Littérature jeunesse (fantastique)

Série A comme Association :

1. La Pâle Lumière des ténèbres

2. Les Limites obscures de la magie (écrit par Pierre BOTTERO)

3. L’Étoffe fragile du monde

4. Le Subtil Parfum du soufre (écrit par Pierre BOTTERO)

5. Là où les mots n'existent pas

6. Ce qui dort dans la nuit

7. Car nos cœurs sont hantés

8. Le Regard brûlant des étoiles

 

 

Quatrième de couverture :

 

Walter, le directeur de l’Association, a disparu.

 

La troublante stagiaire Nina est en danger.

 

De faux agents traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro.

 

De vrais vampires organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue…

 

Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d’Ombe, qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper remonte une piste semée de cadavres…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

A ce jour, c’est le tome que j’ai le moins aimé des 6 déjà lus…

Il ne s’y passe pas grand-chose et on n’apprend rien de nouveau par rapport aux précédents.

 

De plus, Jasper m’a vraiment exaspérée : je l’ai trouvé très lourd avec son humour pourri (que j’aimais pourtant beaucoup au départ mais en fait, à petites doses !).

 

Tout se passe davantage dans la tête de notre héros, une tête toujours occupée par la « présence » et les interventions d’Ombe : est-elle toujours vivante, quelque part ? N’est-ce que l’esprit de Jasper qui la maintient en vie ? Les réponses à ces questions, qui se posaient déjà dans le tome 5, ne sont toujours pas à l’ordre du jour…

 

Ici, on est davantage dans l’attente, en pleine filature d’un sorcier, Otchi, qui possède de grands pouvoirs destructeurs, et qui semble frayer avec les vampires. Ce dernier est lui-même à la recherche de Walter, qui a mystérieusement disparu.

 

Les interrogations s’accumulent et les réponses ne viennent toujours pas !

 

Par contre, j’ai aimé que l’on en découvre un (tout petit peu) plus sur Melle Rose et la présence plus manifeste de l’agent stagiaire Nina, même si elle n’a pas un très grand rôle dans ce tome, à part celui de victime à délivrer des griffes des méchants et à protéger ensuite...

 

Au final, j’ai du mal à voir où l’auteur veut en venir avec cette disparition et le comportement étrange de Walter avant cela, avec cette histoire de vampires et de sorcier.

 

La fin par contre offre un bon rebondissement, très surprenant, qui ne va pas arranger les affaires déjà bien compliquées de ce pauvre Jasper et va peut-être permettre de relancer l’intrigue –espérons-le - , laquelle s’essouffle quelque peu dans ce 6ème tome, qui ne semble pas servir à grand-chose, en fait… A voir…

 

 

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A comme Association Tome 5 : Là où les mots n'existent pas d'Erik L'HOMME

Genre : Littérature jeunesse (fantastique)

Série A comme Association :

1. La Pâle Lumière des ténèbres

2. Les Limites obscures de la magie (écrit par Pierre BOTTERO)

3. L'Etoffe fragile du monde

4. Le Subtil Parfum du soufre (écrit par Pierre BOTTERO)

5. Là où les mots n'existent pas

6. Ce qui dort dans la nuit

7. Car nos coeurs sont hantés

8. Le Regard brûlant des étoiles

 

Attention risque de spoilers sur les tomes précédents...

 

Quatrième de couverture :

 

Après la terrible attaque dont Ombe et Jasper ont été victimes, le garçon se retrouve seul et submergé par le chagrin.

 

Décidé à se venger, il se lance à la poursuite de ses agresseurs.

 

Mais qui sont-ils et que veulent-ils ?

 

Lâché par l’Association, Jasper ne peut compter que sur l’aide d’un vampire peureux et d’une goule revêche.

 

Mais rien n’arrête l’Agent stagiaire Jasper quand il a une idée en tête !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Ce tome a un goût un peu particulier à mes yeux : dès les premières lignes, on apprend qu’Ombe, à l’image de son créateur, le regretté Pierre Bottero, est morte des suites de leur rencontre avec l’homme à la moto et son complice.

Le ton est donc beaucoup moins drôle, même si Jasper en est le narrateur et l’histoire prend des accents plus sombres.

 

On y trouve beaucoup de réflexions autour de la mort : font-elles écho à la disparition du co-auteur d’Erik L’Homme ? En tout cas, elles résonnent en la lectrice que je suis et qui adorait cet auteur ainsi que le personnage qu’il a créé dans cette série, Ombe.

Je l’ai donc lu avec une pointe de tristesse et de nostalgie…

 

Jasper se retrouve ainsi seul face à un ennemi difficile à traquer, qui semble protégé par un puissant sorcier.

 

Il est animé par un esprit de vengeance qu’on ne lui connaissait pas jusqu’alors et semble « communiquer » avec la voix d’Ombe, dans sa tête : simple effet de son imagination et de la perte de sa sœur de cœur ou réalité ?

N’espérez pas trouver de réponse à cette question…

 

D’ailleurs, de nouvelles interrogations font surface à l’issue de ce tome 5 : qui sont réellement Ombe et Jasper ? Quels mystères cachent-ils ?

Qui est ce sorcier invisible qui semble tirer les ficelles ?

Et la MAD ? Amie ou ennemie à combattre ?

 

 

 

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Les Chroniques de Narnia Tome 1 : Le Neveu du magicien de C.S. LEWIS

Genre : Littérature jeunesse

Série Narnia :

1. Le Neveu du magicien

2. Le Lion, la sorcière blanche et l'armoire magique

3. Le Cheval et son écuyer

4. Le Prince Caspian

5. L'Odyssée du passeur d'aurore

6. Le Fauteuil d'argent

7. La Dernière Bataille

 

Quatrième de couverture :

 

Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante .. jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory.

 

Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange.

 

Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu.

 

Commence alors la plus extraordinaire des aventures ...

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

 

Je n’ai pas du tout vécu cette relecture comme j’avais vécu ma première lecture. Autant la dernière fois, je me souviens avoir éprouvé de la déception et des longueurs, autant cette fois-ci, ce ne fut pas le cas.

 

Il faut dire que j’avais vu la version cinématographique de l’œuvre, adaptée du tome 2 de la série des Narnia, je crois.

 

Aussi, j’avais été très surprise de ne pas retrouver dans le livre ce que j’avais pu voir dans le film tant au niveau de l’histoire que des personnages, j’attendais désespérément donc le moment où nous serions conduits à Narnia et où arriveraient Lucy, Peter, Susan et Edmund.

 

Or, on découvre ici deux enfants vivant l’un à côté de l’autre, Polly et Digory, qui, lors de l’une de leurs excursions dans le grenier de la fillette, vont atterrir devant la porte de l’oncle du garçon, un savant fou, dont la compagnie leur a été interdite jusqu’ici.

 

Et l’on comprend vite pourquoi !

 

Comme j’étais prévenu cette fois-ci, ma lecture a été totalement différente : je n’attendais pas de retrouver les passages du film qui m’avaient plu et je me suis enfin laissé prendre par l’intrigue.

 

De fil en aiguille, ils se retrouvent à voyager dans une sorte de dimension parallèle et vont croiser la route d’une sorcière terrifiante, manipulatrice et jouant de son charme auprès de ses messieurs qui semblent ne rien pouvoir lui refuser, comme Digory et son oncle en feront l’amère expérience.

 

J’ai beaucoup aimé cette entrée en matière et surtout voir naître le monde de Narnia sous mes yeux de lectrice. C’est un passage que j’ai adoré, plein de poésie et de merveilleux.

 

Polly et Digory sont très attachants, l’oncle Andrew, beaucoup moins. J’avoue avoir éprouvé un malin plaisir à le voir malmené par Jadis. La sorcière n’est pas en reste et garde une part de mystère dans ce tome : j’espère en savoir plus à son sujet dans les prochains épisodes mais j’ai bon espoir, après lecture de la fin, de la revoir.

 

Une question me taraude à son sujet : est-ce bien la même sorcière que celle du film ?

Je pense que oui mais j’ai un doute tant elles semblent différentes. Elle n’est pas du tout représentée de la même manière dans le livre (il faut dire que j’ai une version accompagnée d’illustrations, ce qui m’a influencée dans ma représentation du personnage : elle est ici brune et non pas la sorcière au teint glacé que l’on connaît). Change-t-elle d’apparence entre le tome 1 et le tome 2, à cause de ce que l’on entraperçoit dans l’épisode du jardin, avec la pomme ?

Ça m’intrigue beaucoup !

 

On rencontre beaucoup d’autres personnages fascinants : Fraise qui deviendra Fledge, le cocher et sa femme et bien sûr l’énigmatique et charismatique Aslan.

 

Bref, merci beaucoup à Adely, à son fils, Brucewainely et à sa fille, Maelly, avec qui j’ai partagé cette lecture ! Je voulais relire ce tome 1 depuis des années, sans jamais passer à l’acte. Je ne regrette pas de l’avoir fait.

Comme quoi, parfois, la deuxième lecture peut être bien meilleure que la première !

Espérons maintenant que je ne traîne pas autant pour lire la suite ^^

 

 

 

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