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jeunesse

Le Royaume des loups Tome 1 : Faolan le solitaire de Kathryn LASKY

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Genre : Jeunesse

Série Le royaume des loups :

1. Faolan le solitaire

2. Dans l'ombre de la meute

3. Le Gardien des volcans sacrés

 

Quatrième de couverture :

Quand Morag met au monde un louveteau avec une patte courbée, elle est forcée par son clan de l’abandonner… Le petit est sauvé par Cœur-de-Tonnerre, une ourse [qui vient de perdre son ourson]. Faolan grandit auprès de sa nouvelle maman. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse. De nouveau seul, guidé par son instinct de loup, Faolan se demande si un jour il pourra lui aussi trouver sa place parmi les siens…

 

Ce que j'en ai pensé :

Je me suis immédiatement attachée à Faolan, louveteau maudit car né avec une malformation et un étrange symbole en spirale sur sa patte courbée vers l’extérieur et à la relation mère/ fils, improbable et pourtant magnifiquement retranscrite par l’auteur, qui le lie à Cœur de Tonnerre, une ourse. Cette dernière va lui apprendre à devenir plus fort, à utiliser sa patte difforme, …. Elle se pose beaucoup de questions sur sa maternité, comme toute mère, à savoir si elle fait les choses bien ou pas, comment élever un petit loup quand cette espèce lui apparait totalement étrangère, loin de la sienne mais on sent tout l’amour qu’elle a pour cette créature si différente d’elle-même et qui lui est pourtant si chère. Une rencontre qui m’a fait penser à l’histoire de cette lionne qui avait élevé un bébé antilope et qui du coup ne me parait pas si irréaliste que cela…

L’auteur vient titiller la sensibilité du lecteur en lui offrant des moments riches en émotion. L’écriture, bien que très orientée jeunesse, tout comme l’histoire, parait presque poétique. Je déplore juste les termes inventés comme malcadh, byrrgis, et bien d’autres encore dont l’utilité ne saute pas aux yeux… Tous les personnages sont touchants, même Shibaan, l’Obea responsable de l’abandon de Faolan, qui ne fait que son devoir et a endurci son cœur mais n’est pourtant pas dépourvue de sentiments. C’est mignon tout plein, une petite bouffée de fraicheur et de douceur qui me donne envie de poursuivre l’aventure, savoir ce qu’il va advenir du louveteau, s’il va retrouver sa vraie mère…

 

N.B. : L’auteur a également écrit Les Gardiens de Ga’Hoole. Le Royaume des loups se passe dans le même monde, sauf que comme son nom l’indique, au lieu de mettre l’accent sur les chouettes, il est consacré à l’univers des loups, leurs alliés…

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Percy Jackson Tome 3 : Le Sort du Titan de Rick RIORDAN

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Genre : Jeunesse

Série Percy Jackson :

1. Le Voleur de foudre

 2. La Mer des monstres 

3. Le Sort du Titan

4. La Bataille du labyrinthe

5. Le Dernier Olympien

 

Quatrième de couverture :

Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n’ont la vie sauve que grâce à l’intervention de la déesse Artémis et de ses chasseresses. Mais lorsqu’Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d’embûches s’annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’action démarre en fanfare : Annabeth, Thalia et Percy sont appelés par Grover dans l’académie militaire de Westover Hall pour lui venir en aide et récupérer deux nouveaux sang-mêlés en danger, Bianca et Nico Di Angelo. Le lecteur est donc directement plongé dans le vif du sujet, ce que j’ai beaucoup apprécié. J’aurais aimé qu’il en soit de même tout au long de ma lecture car après ce sauvetage, l’intervention d’Artémis et la disparition d’Annabeth, il y a un moment creux qui dure jusqu’à ce que nos héros quittent la colonie. J’ai trouvé le temps long entre ces deux événements ! Heureusement, une fois repartis, l’action reprend le dessus pour ne plus s’essouffler…

Un tome dans la lignée des précédents, le schéma est le même. Ce qui était original dans le premier tome devient redondant au fur et à mesure que l’histoire avance et c’est bien dommage. Néanmoins, je ne dirai pas que je n’ai pas autant apprécié que les précédents. Seulement, j’ai tout de même hâte d’en voir le bout ! Je crois que ce que j’ai le plus aimé, dans ce 3ème tome, c’est la rencontre avec de nouveaux Dieux comme Artémis et surtout Apollon. Séducteur, un peu (beaucoup) frimeur, très sûr de lui, taquin et poète (raté ^^) et le côté irascible en moins, il correspond tout à fait à la vision que je m’en faisais ! C’est pour moi la plus belle réussite de ce volet. Dommage qu’il ne fasse que de rapides apparitions ! Dans les côtés positifs, on assiste également aux préparatifs entre la guerre entre Olympiens et Titans qui approche à grands pas. Le dénouement semble d’autant plus proche… Enfin, encore une fois, la fin me laisse sur ma faim, désireuse de voir comment évolueront les choses et si Percy est bien l’enfant de la prophétie ou s’il ne s’agit pas plutôt de… Vous pensiez vraiment que j’allais vous le dire ? Il faudra le lire pour vous faire votre propre opinion ! Na !

 

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Inspecteur Toutou de Pierre GRIPARI

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Genre : Littérature jeunesse (théâtre)

Contient deux pièces de théâtre :

- Inspecteur Toutou

- Crac ! dans le sac !

 

Quatrième de couverture :

Les deux pièces contenues dans le présent volume sont destinées, l’une comme l’autre, au public enfantin.

Inspecteur Toutou est une sorte de féerie policière, qui montre un brave chien policier dans l’exercice de ses fonctions, sollicité, requis et bien souvent dupé par plusieurs personnages bien connu du conte populaire. La bonne fée Rutabaga intervient à la fin pour rattraper toutes ses bévues.

Crac ! dans le sac !, librement inspiré du Frère Loustic des frères Grimm, est une pièce pour marionnettes à gaine.

Ces textes peuvent fournir chacun un spectacle de moins d’une heure, n’exigeant que peu de moyens matériels.

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit, comme l’indique la quatrième de couverture de deux pièces de théâtre pouvant être lues, vues, jouées par des enfants.

Dans la première,  divers personnages de contes tels le loup du Petit Chaperon rouge ou la reine de Blanche-Neige, ou le prince charmant de La Belle au bois dormant, viennent demander l’aide de l’inspecteur Toutou. Tous ne sont pas bien intentionnés mais celui-ci est tellement naïf et stupide qu’il n’y prend pas garde et se fait avoir. Heureusement, le miroir magique est là pour lui apporter son aide et réparer ses bêtises.

Les contes de fée sont détournés par l’auteur, pour notre plus grand plaisir. On y retrouve son humour et sa fantaisie. Certaines répliques, savoureuses à souhait, m’ont fait pouffer de rire ! Une pièce de théâtre qui fera mouche auprès des plus petits mais aussi auprès des plus grands, à n'en pas douter !

 

La deuxième, Crac ! dans le sac, m’a moins plu : plus sombre que la première, on sent bien la paternité des frères Grimm, il m’a manqué l’humour et la griffe de Pierre Gripari, même si certaines répliques m’ont bien fait rire tout comme le personnage du soldat, tantôt naïf, limite stupide, tantôt cruel et vindicatif. D’ailleurs, je me demande si l’auteur est impliqué en quoi que ce soit dans la création de cette pièce. Voici ce que dit la première page :

« Cette pièce est inspiré du conte des frères Grimm intitulé « Bruder Lustig ».

Elle est écrite pour marionnettes à gaines.

Elle a été créée en 1974, par les élèves de l’atelier de marionnettes du lycée Henri IV, à Paris, atelier dirigé par Sylvine Bouvet-Delannoy.

Mise en scène de Véra Brody ».

 

Ce n’est pas très clair…

J’ai néanmoins beaucoup aimé la fin de ce conte cruel, qui interroge et pousse à la réflexion… Un peu déçue donc par cette seconde pièce même si elle reste très honorable !

 

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Apolline en mer de Chris RIDDELL

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Genre : jeunesse

Série Apolline :

1. Apolline et le chat masqué

2. Apolline et le fantôme de l'école

3. Apolline en mer

(Ils peuvent être lus indépendamment les uns des autres)

 

Quatrième de couverture :

Catastrophe ! Monsieur Munroe a disparu.

Pour le retrouver, Apolline est prête à tout : voyager en sous-marin, voler en hydravion et même voguer sur un radeau. Car Monsieur Munroe court un grave danger : il est parti à la recherche du Très Grand Troll. Et le Très Grand Troll est Très dangereux…

 

Ce que j'en ai pensé :

Les parents d’Apolline, collectionneurs itinérants professionnels, sont partis en Norvège, à la recherche du Très Grand Troll, l’Abominable Troll de Trondheim, laissant Apolline en compagnie de Monsieur Munroe dans leur appartement 243 de la Troisième Rue de Grande Ville, comme à leur habitude. Apolline, occupée à choisir la destination de leurs prochaines vacances, ne remarque pas le comportement étrange de son ami. Aurait-il le mal du pays ? Il décide finalement de faire ses bagages, direction la Norvège, sur les pas du Très Grand Troll. Commence alors pour la fillette une merveilleuse aventure pour rejoindre son acolyte. Elle sera aidée par l’Ours du Canada, précédemment rencontré dans Apolline et le chat masqué mais aussi de personnes dont elle va faire la connaissance comme Jules Pasternak, Minty feuille de vigne, Ninian la chèvre des montagnes…

Encore une superbe histoire, pleine de fraicheur et de légèreté, accompagnée des magnifiques illustrations de l’auteur, en noir et blanc avec toujours une touche de vert, comme la couverture, voire même parfois des pages entières de cette couleur. Contrairement à Apolline et le chat masqué, il ne s’agit pas vraiment d’une enquête à résoudre mais bien plutôt d’un voyage initiatique qui mènera le lecteur de Grande Ville aux fjords de Norvège, à dos de baleine, dans un sous-marin, sur un hydravion, dans les griffes d’un aigle… Même si l’attrait de la nouveauté n’est plus, le charme opère une fois encore ! J’ai emprunté le tome 1 des Chroniques du bout du monde à la médiathèque, en même temps que ce livre. Chris Riddell y exerce de nouveau ses talents d’illustrateur mais l’auteur du texte est son compagnon, Paul Stewart. J’espère y retrouver cette fraicheur, l’humour, l’ingéniosité et la légèreté de la série Apolline… A voir…

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Fablehaven Tome 2 : La Menace de l'Etoile du soir de Brandon MULL

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Genre : Littérature jeunesse

Série Fablehaven :

1. Le Sanctuaire secret

2. La Menace de l'Etoile du soir

3. Le Fléau de l'ombre

4. Le Temple des dragons

5. La Prison des démons

 

Quatrième de couverture :

Dès la fin de l’année scolaire, Kendra et Seth sont de retour à Fablehaven, incroyable refuge pour créatures fantastiques, dont leurs grands-parents sont les gardiens. Grand-père Sorenson y a invité trois experts : un maître en potions, un collectionneur d’objets magiques et une chasseuse de créatures étranges. Ils ont pour mission de protéger Fablehaven de la maléfique Société de l’Etoile du Soir, déterminée à mettre la main sur un artéfact d’une grande puissance dissimulé au cœur du sanctuaire.

Le temps est compté. Si l’Etoile du Soir parvient à ses fins, ce sera un désastre pour tous les sanctuaires du monde… et peut-être pour la Terre entière.

 

Ce que j'en ai pensé :

Nous retrouvons Kendra et Seth un an après les événements survenus à Fablehaven, leur découverte du monde féérique et leur affrontement contre Bahumat et Muriel pour sauver leur famille et la réserve. Un petit nouveau, hideux, arrive en plein troisième trimestre dans la classe de Kendra. A son grand désespoir, toutes ses amies en sont raides dingues. Que lui trouvent-elles ? Il faut dire qu’il n’est pas ce qu’il parait être et seule la jeune fille le voit sous sa véritable apparence. Elle va tout mettre en œuvre pour chasser l’intrus, avec l’aide de son frère et d’un personnage énigmatique, qui semble vivre dans une autre époque, Errol.

Nous entrons donc directement dans l’action. Pas de temps mort dans cette nouvelle aventure ! Nos jeunes héros, Seth et Kendra, ont mûri. L’un est moins stupide, plus prudent même s’il a gardé son côté fonceur et casse-cou. Il apparait plus responsable et s’avère un allié de poids pour sa sœur. L’autre est plus confiante, plus sûre d’elle, toujours aussi responsable. On en apprend plus sur les effets du baiser des fées, on lui découvre de nouvelles capacités dont elle prend tout juste conscience… Ils forment une belle équipe et j’ai aimé voir évoluer Seth qui m’insupportait parfois dans le premier tome. Il n’est plus celui-par-qui-le-danger-arrive, même s’il reste fidèle à lui-même en un sens mais ses erreurs sont plus « pardonnables ». Il agit afin de préserver Fablehaven et de libérer ses grands-parents et leurs invités. Dans ce deuxième tome, des questions laissées en suspens dans le premier volet trouvent une réponse ou un début de réponse. Le lecteur en apprend davantage sur l’Etoile du soir, sur l’accident survenu à Warren, le frère de Dale, sur les nouveaux pouvoirs de Kendra… Une suite réussie donc et bien meilleure que son introduction ! Même si certains événements sont prévisibles, j’ai eu de vraies surprises. Je n’ai pas vu venir la révélation finale, une petite bombe qui laisse envisager de belles choses pour le troisième tome ! J’ai bien fait de poursuivre l’aventure, malgré mon manque d’enthousiasme face au premier tome !

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Tom Patate Tome 1 : La Société secrète des Granmanitous d'Emmanuelle MAISONNEUVE (texte) et François GOMES (illustrations)

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Genre : jeunesse

Série Tom Patate :

1. La Société secrète des Granmanitous

2. Le Pays caché d'Alba Spina

3. Eïlandihis ou les monnes en furie

 

Quatrième de couverture :

Arrivé on ne sait comment dans une grosse patate, un garçon minuscule est recueilli par les Granmanitous, la société très secrète du jardin. Baptisé Tom Patate, il va apprendre à se débrouiller dans son nouvel univers rempli de dangers. Mais Tom souffre de ne pas savoir qui il est. En quête de son identité, il va alors être emmené aux portes d'un autre monde, un monde aussi merveilleux que dangereux, celui de ses origines...

 

Ce que j'en ai pensé :

Il ressemble à un Grande Gens (c’est-à-dire un humain comme vous et moi), il parle leur langage mais il n’est pas plus grand qu’une pomme de terre. D’ailleurs, c’est dans l’une d’entre elles que le trouve le père Lagrônle, le hérisson. Il n’a plus aucun souvenir. Comment a-t-il atterri ici ? Qui est-il ? D’où vient-il ? Les animaux du jardin vont le prendre sous leur aile en lui procurant des habits, de la nourriture et un toit où dormir, jusqu’à ce qu’il puisse se débrouiller tout seul. L’auteur déploie un trésor d’inventivité pour pourvoir aux besoins de notre nouveau compagnon : tout ce dont il a besoin se trouve dans la nature et l’aide de ses voisins n’est jamais superflue. Une belle leçon d’entraide ! L’écriture est de qualité, d’une grande fluidité et teintée d’humour. J’ai beaucoup aimé cette histoire sur fond de quête d’identité, qui joue avec les légendes ayant cours dans nos régions de France (et notamment en Auvergne, région d’origine et d’installation de l’auteur et de sa famille). Il est très facile de se représenter le décor et les personnages car elle maîtrise parfaitement l’art de la description, ne nous noyant pas dans les détails mais permettant de vraiment visualiser chacun d’entre eux, d’autant plus que le texte est accompagné de magnifiques illustrations réalisées par François GOMES et qui mettent bien en avant le travail de l’auteur.

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L'Agence Pinkerton Tome 1 : Le Châtiment des hommes-tonnerres de Michel HONAKER

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Genre : Littérature jeunesse

Série L'Agence Pinkerton :

1. Le Châtiment des hommes-tonnerres

2. Le Rituel de l'ogre rouge

 

Quatrième de couverture :

"L'Agence Pinkerton embauche des détectives. URGENT. Entretien ce jour à midi au restaurant Chez Rouillard, à Salt Lake City."

Neil Galore est recruté par la première agence fédérale américaine et est chargé de mettre sous les verrous un voleur qui opère sur le Transcontinental. Une affaire, plus mystérieuse qu'il n'y paraît, qui va chambouler son existence et le conduire à tout sacrifier pour devenir un véritable Pinkerton.

 

Ce que j'en ai pensé :

En ouvrant ce livre, je m’attendais à un western. Or, ce n’est pas uniquement cela : il s’agit plus d’un western fantastique, cette deuxième dimension représentant une part non négligeable du récit, ce qui m’a surprise… et un peu déçue. Pas que je ne sois pas habituée à lire ce genre littéraire mais justement, j’avais envie d’autre chose. En relisant la quatrième de couverture, je me dis que je n’ai pas été assez attentive car il est tout de même fait mention d’une « affaire plus mystérieuse qu’il n’y parait »… ça m’apprendra !

 

Pour en revenir au livre, Neil Galore est un joueur invétéré, un filou qui a appris très jeune à se débrouiller par lui-même, en mettant notamment son intelligence à profit ! Un jour, il se retrouve à cours d’argent, la chance ayant tourné. Il voit alors une annonce de l’Agence Pinkerton et se rend à l’entretien. Je ne spoile rien en disant qu’il sera embauché, on s’en doutait ^^ Lui et ses trois collègues, Angus, Elly et Armando, ont pour mission de mettre fin aux agissements du Chapardeur, un voleur qui officie sur les lignes du Transcontinental. C’est le début d’une folle aventure…

Les personnages sont attachants : Neil prend très vite la tête de l’équipe de bras cassés nouvellement constituée. Tous ont un passé plus ou moins douteux et le lecteur se demande alors pourquoi Clay Harper les a fait entrer dans l’agence, laquelle lutte contre le crime. On sent bien qu’il y a anguille sous roche et nos amis ne tarderont pas à le découvrir eux aussi… D’ailleurs, les méthodes de l’agence sont très contestables : peu importe les moyens employés pour parvenir aux objectifs fixés, seul le résultat compte. On en apprend le fonctionnement au fur et à mesure du récit et une fois parvenu à la fin, des questions et des mystères demeurent quant à sa véritable utilité…. Autant dire que je ne fais pas du tout confiance à l’homme à la tête de celle-ci, j’ai nommé Allan Pinkerton. L’intrigue ne manque pas d’action, néanmoins les ficelles utilisées sont parfois un peu trop énormes et prévisibles, même si le suspense quant à l’identité du Chapardeur est lui très bien gardé, jusqu’à la fin… Le tout est très agréable et prenant. Mention spéciale à l’écriture de Michel Honaker, soignée. Le langage est plutôt soutenu et la lecture n’en est pas moins fluide, ce qui change un peu de la simplicité des œuvres de littérature jeunesse actuelle…

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Mes Premiers Poètes de Michel PIQUEMAL

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Genre : Poésie

 

Quatrième de couverture :

La poésie est aussi nécessaire que le pain. Elle nourrit notre besoin d’émotion, d’enthousiasme, de plaisir. La poésie française a mille ans ; au cours des siècles, elle a pris mille visages, brassé mille images, joué de mille mots. Cette anthologie réunit les plus beaux poèmes de cette longue histoire. Mes premiers poètes, c’est la première rencontre avec la magie et la diversité de la poésie. Et on n’oublie jamais sa première fois…

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur a regroupé ici des poèmes de tout mouvement littéraire (classicisme, lyrisme, surréalisme, symbolisme, etc…) et de toute époque, en commençant par les plus modernes, ceux du 20ème siècle jusqu’aux plus anciens, remontant au Moyen-Age.

J’ai longuement hésité avant d’acheter ce livre. Je ne suis pas spécialement réceptive à la poésie mais heureusement, ma curiosité m’a poussée vers cette lecture ! En fait, j’ai perdu le goût de la poésie à mon entrée au lycée, quand on vous apprend à décortiquer les vers, à extraire toute leur substance pour deviner les intentions cachées du poète, voir ce qu’il y a sous la surface. J’ai toujours trouvé cela stupide : il ne s’agit que d’une interprétation, comment être sûr du sens donné par l’auteur, à moins de l’avoir interrogé à ce sujet ? Ce qui me paraissait difficile pour ceux des siècles précédant le nôtre (^^). Du coup, la poésie était devenue quelque chose d’obscur, d’hermétique à mes yeux. Avec ce livre, j’ai retrouvé ce que j’aimais petite, dans la poésie : le goût des mots, la mélodie des rimes, la beauté des vers, sans pour autant essayer d’aller au-delà. Ce recueil a des accents de nostalgie, en me faisant redécouvrir des poésies apprises sur les bancs de l’école (Le Cancre de Prévert, la Complainte du petit cheval blanc de Paul Fort, Il pleure dans mon cœur de Verlaine…) mais il va bien au-delà. J’ai découvert des poètes qui m’étaient inconnus ou que je connaissais uniquement de nom. Même pour les plus connus, les textes choisis ne sont pas toujours les plus courants, ce qui permet d’ouvrir notre horizon. Une très bonne surprise donc, qui me donne envie de continuer sur ma lancée en lisant d’autres ouvrages du genre et qui surtout, met fin à une croyance que je m’étais forgée après mes mésaventures lycéennes : non, je ne suis pas allergique à la poésie !

 

Une poésie qui m’a particulièrement touchée :

 

Prière (poème écrit à la mort de la femme de l’auteur)

 

Nous sommes les oiseaux d’une île nouvelle

Tout est toujours à recommencer

Nous allons créer d’autres cris d’oiseaux

Tout est toujours à recommencer

Nous allons créer des fontaines

Et une eau propre

Et un ciel clair

Nous allons laver nos yeux de nos larmes

Aux chutes du fleuve avenir

Tout est toujours à recommencer

Nous allons escalader les désastres

Pour y planter la vie

Nous allons aller au sommet de cet

Everest de peine

A force de courir

A force de pâlir

A force de nous cogner aux murs de ce bas monde

Nous déboucherons dans les plaines de la sagesse

Et moi je te hisserai devant moi

Comme la proue d’un vaisseau

En pleine mer démontée

Tout est toujours à recommencer

Sur ma Pompéi enseveli

J’installerai un nouveau pays

 

Extrait de Chandeleur 75, Julos Beaucarne

 

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L'Ile des sorciers d'Anthony HOROWITZ

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Genre : Littérature jeunesse

Ce volume regroupe deux tomes :

1. L'Ile du Crâne

2. Maudit Graal

 

Quatrième de couverture :

David Eliot est exclu de son collège. Ses terribles parents trouvent la punition rêvée : il sera envoyé à Groosham Grange, où les vacances se réduisent à un jour par an !

David se retrouve dans une école bien étrange, sur la sinistre île du Crâne, au large de l’Angleterre. Et il n’est pas au bout de ses surprises…

Aidé de ses amis, Jeffrey et Jill, il décide d’enquêter sur ses inquiétants professeurs et sur le lourd secret que semblent partager les élèves de l’établissement (…).

 

Ce que j'ai pensé :

Nous suivons les aventures de David Eliot, jeune garçon de treize ans, renvoyé du collège de Beton, où son père l’avait envoyé afin d’en faire un banquier digne de prendre sa suite. Autant dire qu’il (le père) ne va pas bien prendre la nouvelle, lui qui a été élevé à la dure et ne montre aucune tendresse pour son fils ni même pour sa femme, souvent victime de ses maladresses… La lettre de Groosham Grange tombe donc à point nommé. A peine le temps de se retourner, David se retrouve dans un train en partance pour cet étrange établissement. J’ai beaucoup aimé la description des lieux, la découverte de l’île du Crâne, pleine de mystère, presque effrayante. J’aurais encore plus aimé avoir la surprise de ce qui se cachait derrière ses murs mais la quatrième de couverture vient tout gâcher en révélant tout ce qui aurait fait le sel de cette histoire : ne la lisez surtout pas (je l’ai d’ailleurs raccourci pour ménager le suspense). Pour moi, c’est le seul point positif de cette lecture. Le tout est beaucoup trop prévisible, surtout dans le deuxième tome, pas assez consistant, les personnages, mis à part David, manquent de profondeur. C’est du déjà vu, aucune surprise (la seule possible est balayée par la 4ème de couv. encore une fois !). Même la « conversion » de David arrive trop vite, elle est trop facile. Je m’attendais à un minimum de résistance de sa part, lui qui a vigoureusement lutté tout du long. J’aurais au moins apprécié qu’il se trouve aux prises avec sa conscience mais, il s’adapte rapidement à sa nouvelle condition… Cela ne parait pas très réaliste.

 

Attention spoiler : Le deuxième tome n’est pas sans évoquer Harry Potter, même si le premier en avait déjà quelques accents : les trois compagnons qui se rencontrent dans le train, l’école de magie, les parents indignes et peu aimants, le graal maudit qui m’a fait penser à la Coupe de feu, le système de notation des élèves, etc… Une pâle copie de l’œuvre de J. K. ROWLING, qui ne possède pas son intensité et sa qualité. Fin du spoiler.

 

J’ai pensé abandonner à la fin du premier tome mais la curiosité a été la plus forte : le deuxième est un peu plus mouvementé mais le tout reste très médiocre…

 

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Charlie et la chocolaterie de Roald DAHL

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Mr Willy Wonka est le plus incroyable inventeur de chocolat de tous les temps. Son usine, la chocolaterie Wonka, doit être un endroit vraiment magique !

L’extraordinaire histoire du jeune Charlie Bucket commence le jour où il gagne l’un des cinq tickets d’or permettant de visiter la mystérieuse fabrique du confiseur. Mais il est bien loin d’imaginer les folles aventures qui l’attendent…

 

Ce que j'en ai pensé :

En dix ans, personne n’est jamais entré ou sorti de la chocolaterie Wonka. Aussi, quand le fantasque directeur d’usine met sur le marché cinq tickets d’or cachés dans les tablettes Wonka, tout le monde se rue dessus afin d’obtenir le fameux laisser-passer. Charlie Bucket, jeune garçon issu d’une famille très modeste, rêve lui aussi de visiter la chocolaterie. Nous faisons sa connaissance ainsi que celle de ses 4 grands-parents et de ses parents. Tout ce beau monde vit dans une petite maison et se partage la modeste pitance que les revenus du père, Mr Bucket, leur permettent d’acheter. L’amour qu’ils se portent les uns aux autres et la complicité qui les lie valent toutes les richesses du monde et m’ont énormément touchée. Bien sûr, Charlie va avoir la chance de tomber sur le fameux sésame et les portes de la chocolaterie s’ouvrent donc sous ses yeux et sous les nôtres. Un pur instant de magie digne des meilleurs Roald Dahl ! Il nous régale avec ses trouvailles et nous met l’eau à la bouche ! Nous faisons par la même occasion la connaissance du maître des lieux, Willy Wonka. J’avais d’abord vu le film. Eh bien, je dois dire que le Willy Wonka joué par Johnny Depp et celui du livre n’ont rien à voir ! Autant l’un m’est apparu mystérieux, limite effrayant par moments, il dégage une impression de tristesse et de mélancolie alors que l’autre (celui du livre) respire la joie de vivre. Expansif, volubile et chaleureux bien qu’il puisse aussi se montrer très tranchant avec les enfants mal élevés, ce personnage est une pure réussite ! Et encore une fois, deux niveaux de lecture s’offrent aux lecteurs : l’histoire qui plaira aux petits et aux grands ayant gardé une âme d’enfants mais aussi une belle morale : les enfants ingrats, irrespectueux et capricieux payent pour leurs méfaits ainsi que les parents qui n’ont pas su les éduquer. La télévision en prend également pour son grade. A ce titre, les chansons des Oompa Loompas sont très pédagogiques et drôles.

Une lecture fort réjouissante, non dénuée de tendresse et qui vous donne une furieuse envie de chocolat, mais pas n’importe lequel : celui de Mr Wonka, notamment la nougatine à la framboise enrobée de chocolat, le chocolat télévisé et la rivière de chocolat (noir pour moi et sans les tubes qui vous aspirent).

 

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