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Les Petites Victoires d'Yvon ROY

Genre : BD

 

 

Présentation éditeur :

 

Comment dire à son fils tant désiré qu'il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale...

 

C'est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Encore une petite perle trouvée au rayon BD de ma médiathèque, découverte une fois de plus, sur les blogs.

 

Une BD aux accents autobiographiques, basée sur le vécu de l’auteur, Yvon Roy, même s’il change les prénoms des protagonistes.

 

Un père, d’abord ravagé, effondré par le diagnostic posé sur son fils, atteint d’autisme, va tout mettre en œuvre pour lui apprendre à vivre avec, à devenir autonome, en suivant des voies différentes de celles prescrites par les spécialistes : médecins, orthophonistes…, des méthodes bien à lui, qui semblent faire leur effet, montrant aussi qu’il n’y a pas qu’une seule façon de faire : chacun est différent et réagit différemment, il en est de même pour les enfants autistes (et leurs parents ^^) !

 

Un vrai ascenseur émotionnel : comme lui, le lecteur passe de la dévastation devant ses rêves anéantis à la peur, la colère au vu de la bêtise de certains, jamais de résignation, arrive le moment de l’acceptation, sans pour autant renoncer à créer un lien avec son fils, à le voir s’épanouir, apprendre à vivre avec les autres, communiquer et toujours en fil conducteur, l’amour qu’il porte à son fils et qui leur permet d’avancer, main dans la main, en confiance, malgré les moments de doute et sa ténacité, son courage, le calme dont il fait preuve.

Même quand Olivier pique des colères, il est désormais capable de distinguer les colères dues à l’autisme de celles dues aux caprices et sait comment réagir face aux unes et aux autres.

 

Et toujours, malgré la séparation et quelques dissensions, le soutien de son ex-compagne, avec qui il travaille de concert, pour l’amour de ce petit garçon très attachant !

 

Une belle leçon pour tous les parents, à la portée universelle. En effet, l’auteur ne s’adresse pas uniquement aux parents d’enfants autistes en nous contant son histoire.

J’ai, par exemple, beaucoup aimé l’échange avec sa sœur, maman célibataire d’une petite fille angoissée, qui repousse l’heure du coucher et qu’il arrive à endormir en un tournemain, devant les yeux ébahis de la maman !

 

Il nous montre qu’il n’est pas facile d’être parent : il n’y a pas de parents parfaits, tout comme il n’y a pas d’enfants parfaits mais c’est aussi ce qui fait la beauté du monde, sa richesse !

 

Une belle ode à la différence et une leçon de courage qui trouve écho en chacun de nous, parents ou non, enfants et adultes (le public visé est clairement adulte cependant) : à mettre entre toutes les mains, comme un appel à la tolérance et une ouverture sur les autres !

Un coup de cœur, le deuxième en peu de temps pour une BD, un genre qui me réussit plutôt bien en ce moment !

 

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Lady Grace Tome 3 : Intrigue au bal masqué de Patricia FINNEY

Genre : Littérature jeunesse (roman historique)

Série Lady Grace :

1. Un Assassin à la cour

2. Une Disparition mystérieuse

3. Intrigue au bal masqué

4. Trahison et fausse monnaie

5. La Princesse au rubis

6. Vengeance au palais

7. L'Or de Sa Majesté

8. Le Secret du fantôme

9. L’Énigme de la clé d'or

10. La Malédiction des flammes

...

 

Quatrième de couverture :

 

La Reine est en danger !

 

Plusieurs accidents étranges sont survenus ces derniers jours.

 

Tantôt c’est sa selle qui se rompt, tantôt une pierre qui manque de l’assommer…

 

Je compte bien trouver qui en a après elle !

Foi de Lady Grace !

 

Et si je profitais du bal costumé pour démasquer le coupable…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une série que j’aime toujours autant, pour son contexte notamment : celui de la cour d’Elizabeth Ière, personnage à part entière du roman, également.

 

Cette fois-ci, le lecteur part en voyage d’été avec la cour, à Kenilworth, domaine du comte de Warwick et Leicester, Sir Robert Dudley, avec qui il fait plus amplement connaissance.

 

Un autre personnage énigmatique ayant réellement existé, qui partage un amour impossible avec la reine, contrarié par le mystérieux décès de sa femme, que chacun présume être non accidentel, malgré les apparences et impute au comte lui-même, ce qui rend tout mariage avec la reine désormais impossible.

 

Aussi joue-t-elle encore le « jeu du mariage » avec des princes venant de l’étranger, comme le prince Sven, son prétendant suédois, qui l’attend sur le domaine du comte afin de lui conter fleurette et qui sait, obtenir sa main afin d’allier leurs deux royaumes.

 

Débute ainsi une nouvelle enquête pour notre jeune héroïne, Grace, demoiselle d’honneur de la reine officielle et sa poursuivante d’armes officieuse depuis le premier tome car des incidents étranges ont eu lieu autour de la souveraine.

 

Simples incidents dus à des négligences ou complot en vue d’assassiner la reine ?

 

Qui en voudrait à sa vie ?

C’est ce que la jeune fille va devoir découvrir, aidée d’Elsie, cette fois-ci, ce qui permet de mettre en avant la petite servante, après avoir fait de même avec son ami acrobate, Masou, dans le tome précédent.

 

En bref, un roman qui mêle petite et grande Histoire, avec une pointe d’intrigue policière et des personnages attachants, fictifs ou non.

Une lecture jeunesse instructive et divertissante à la fois, qui m’a permis de revenir sur le personnage controversé de Robert Dudley, que j’avais déjà rencontré dans un documentaire qui relatait d’ailleurs cette histoire de mort suspecte de son épouse ! J’ai été ravie de le retrouver ici et de pouvoir vivre en direct l’amour qui le lie à sa reine. Malgré toutes les rumeurs qui accompagnent le personnage, c’est un fait qu’on ne peut pas lui enlever, semble-t-il et c’est sans doute aussi le seul qu’elle ait réellement aimé de son côté !

 

Dernier billet retardataire pour :

 

 

 

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Black Butler Tome 11 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série en 26 tomes (en cours au Japon) dont 25 traduits et publiés en France

Tome 1

Tome 2

Tome 3

...

Tome 9

Tome 10

 

 

Quatrième de couverture :

 

Aurora, une société secrète, proclame avoir rendu possible la résurrection des morts.

 

Afin d’en apprendre plus, le majordome Sebastian s’invite dans une réunion se tenant à bord d’un paquebot de luxe.

 

Le grand océan d’azur rugit, tandis que vogue sur ses flots un groupe hétéroclite dont les membres se reconnaissent à ce cri de ralliement : « Phénix ».

 

Savourez ce manga terriblement horrifiant…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je savais qu’il y avait anguille sous roche dans le tome 10 mais honnêtement, je ne voyais pas comment toute cette affaire avait pu conduire à une telle conclusion.

 

Heureusement, ce 11è tome vient répondre aux questions et aux doutes laissés en suspens.

Voilà qui clôt de belle façon cet épisode hommage à Sherlock Holmes et à son auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

 

Un personnage entrevu dans les tomes précédents refait également son apparition.

Encore une fois, Sebastian et Ciel se gardent bien de lui révéler toute la vérité sur ce qui est arrivé à ses compagnons d’infortune : comment cela va-t-il évoluer ?

Je suis curieuse de l’apprendre !

 

Enfin, une nouvelle enquête débute à bord du Concordia, un bateau, où semblent avoir lieu des expériences médicales dangereuses et à bord duquel se trouvent, en plus du comte et de son diable de majordome, Elizabeth, son frère et ses parents.

 

Un sujet déjà vu et revu. Je me demande comment l’auteur va l’exploiter, ce qu’elle va en faire.

 

J’avoue que cette enquête me parait a priori moins palpitante que les précédentes, en tout cas, le thème abordé m’intéresse beaucoup moins mais je la lirai tout de même, pour voir comment évoluent les personnages, ce qu’ils vont nous dévoiler…

Sans doute, l'auteur réussira-t-elle une fois encore à me surprendre ^^

 

 

 

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Orgueil et Préjugés de Jane AUSTEN

(Réflexion ô combien importante (hem hem) mais je préfère les nouvelles couvertures de l'éditeur (10/18) beaucoup plus jolies (j'ai mis celle de mon exemplaire - que je n'aime pas -, je vous mets la "nouvelle" en fin de billet, pour vous faire votre propre opinion))

 

Genre : Roman (classique)

 

 

Présentation de l’éditeur (Gallimard) - je n'aime pas celle de mon édition et j'ai la flemme de faire un résumé moi-même ^^ :

 

Orgueil et préjugés (1813) est le roman le plus populaire de Jane Austen.

 

L'histoire en est simple : Elizabeth Bennet, qui se croit dédaignée par Darcy, jeune homme riche et hautain, s'amourache d'un bel officier, Wickham.

 

Au roman sentimental et de coup de foudre, Jane Austen substitue celui qui décrit l'évolution d'une psychologie plus complexe, où se mêlent la raison, le sentiment de gratitude, la méfiance à l'égard des «premières impressions».

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Première lecture de Jane Austen dont j’ai tellement entendu parler. En effet, même sans l’avoir lu, impossible de passer à côté de l’évocation des personnages : Elizabeth Bennett et Mr Darcy, sur la blogosphère littéraire !

 

Le début de ma lecture ne s’est pourtant pas fait sans heurt.

L’histoire tourne principalement autour du mariage des filles de Mrs Bennett, en somme rien de très excitant (je sens que je vais me faire lyncher mais tant pis, c’est dit ^^).

 

De plus, l’écriture est également très classique (mais pas désagréable, bien au contraire, seulement, cela m’a demandé un certain temps d’adaptation ! –«  Comme à chaque fois que j’ouvre un classique » me souffle la petite voix dans ma tête ^^).

 

Bref, je craignais déjà d’être (encore une fois !) le vilain petit canard en passant totalement à côté de cette lecture et puis, est arrivé le passage où Mr Darcy donne une lettre d’explication à Elizabeth, une lettre qui remet en cause tout ce qu’elle pense de lui – et que le lecteur partage avec elle !

 

Ma lecture est alors devenue beaucoup plus intéressante avec ce changement de perspective et l’habilité de l’auteur à remettre en question la clairvoyance de notre héroïne, jusqu’ici joliment vantée et mise en avant ^^

 

L’auteur analyse finement l’âme humaine, ne cachant rien des qualités et des défauts de ses personnages dont elle semble d’ailleurs s’amuser, comme le montre son ton ironique et sarcastique mais sans méchanceté, plutôt avec une grande acuité et sans complaisance non plus.

 

Je n’avais aucun mal à me la représenter avec un petit sourire en coin, en train d’écrire son manuscrit, le même petit sourire qui est souvent venu soulevé mes lèvres, quand elle évoque Mrs Bennett, par exemple, qu’elle prend plaisir à tourner en ridicule, soulignant son manque d’intelligence flagrant et sa manie d’en faire et d’en dire toujours trop, mettant souvent ses filles, Jane et Elizabeth, dans l’embarras.

 

Si Mrs Bennett n'est pas épargnée, tous en prennent pour leur grade : Mr Collins et sa flagornerie, son côté obséquieux qui m’insupportait et me faisait doucement rigoler en même temps, un vrai lèche-botte patenté doublé d’un personnage sûr de son importance, Lydia et sa futilité, son sans gêne hérité de sa mère sans doute et son aplomb qui frise l’inconscience et Catherine, qui semble suivre le même chemin, Mary, toujours plongée dans un livre, avide de se cultiver ou même la douce Jane, extrêmement charitable, d’humeur toujours égale, la confidente de notre héroïne mais d’une grande naïveté dans son désir de ne voir chez les autres que le bien, jamais le mal, Charlotte et son pragmatisme, Lady de Bourgh, toujours prompte à donner son opinion sur tout et sur tout le monde, qui n’aime pas qu’on la contredise (avec Elizabeth, elle va être servie !), les sœurs Bingley, de vraies pimbêches, hypocrites et qui, dans l’ombre, vont tout mettre en œuvre pour empêcher l’union de Jane et de leur frère, assez volatile de son côté ou encore Mr Bennett, n’aimant rien tant que se moquer de sa femme et la faire tourner en bourrique mais n’ayant finalement aucune prise sur les événements car réagissant trop tard, et qui perd ainsi de sa superbe, même aux yeux de sa fille préférée, Elizabeth (et même si j’ai une grande tendresse pour lui, un de mes personnages préférés !).

 

Les héros n’échappent pas eux non plus à l’œil et à la critique acérés de leur créatrice : on voit bien que l’opinion d’Elizabeth à l’égard de Mr Darcy souffre beaucoup de l’affront qu’il lui fait lors de leur première rencontre.

Il a froissé son ego et elle a aussi la vilaine habitude de porter des jugements souvent plein de bon sens et véridiques mais parfois hâtifs, comme vont ensuite le montrer les événements, sur les personnes qui l’entourent, que ce soit sur Mr Wickham ou sur Mr Darcy.

 

En même temps, comment lui en vouloir concernant ce dernier ?

Il est vrai qu’il n'apparaît pas sous son meilleur jour, au tout début du roman. Il nous est finalement décrit par contraste avec Mr Bingley. Les deux sont comme l’ombre et la lumière ou comme le jour et la nuit.

Autant Mr Bingley est avenant, de bonne compagnie, agréable et disert, autant Mr Darcy parait peu sympathique, hautain, suffisant et ombrageux. Heureusement, il se dévoile peu à peu au cours du récit et là où on voyait de l’arrogance et un sentiment de supériorité se substituent une grande discrétion, un sens accru des responsabilités et des convenances, un homme avec la tête sur les épaules, à la différence de son ami, qui parait plus impulsif, moins apte à prendre des décisions seul, en se faisant sa propre opinion.

Sans doute aussi la réaction d’Elizabeth à sa demande l’a-t-elle poussé à se remettre en question, comme il le lui fait savoir à la fin et à changer…

 

Finalement, seuls les Gardiner semblent échapper aux sarcasmes de l’auteur…

 

Je vous invite à lire la préface de Virginia Woolf (présente dans l’édition 10/18), très instructive sur l’ensemble de l’œuvre de Jane Austen et qui fait également une belle analyse de ce livre-ci en particulier !

 

Je ne saurai faire mieux !

 

En bref, ne vous laissez pas décourager par le premier quart de la lecture, poursuivez.

Même si l’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire, avec sa thématique du mariage, en vogue à l’époque pour les demoiselles de bonne famille et notamment pour celles de la petite bourgeoisie, dont font partie les sœurs Bennett, pour asseoir leur position sociale, notamment et pourquoi pas, entrer dans « la cour des Grands », l’écriture de Jane Austen et la psychologie des personnages, justes, sans concession et faisant preuve d’une grande acuité et d’une ironie sans appel, sauront sans nul doute vous séduire, reproduisant avec un grand réalisme les préoccupations et les esprits de ses contemporains de la « bonne » société, plein d’orgueil et de préjugés, des travers très (trop) humains ! - et très courants, pas seulement dans la "bonne société", que ce soit à l'époque ou de nos jours, je ne prétends d'ailleurs pas y échapper ^^, ce qui rend cet ouvrage finalement très moderne aussi en un sens !

 

 

Chose promise, chose due, la "nouvelle" couverture des éditions 10/18 :

 

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