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policiers- thrillers

Hamish MacBeth Tome 1 : Qui prend la mouche de M.C. BEATON

Genre : Policier

Série Hamish MacBeth :

1. Qui prend la mouche

2. Qui va à la chasse

3. Qui s'y frotte s'y pique

4. Qui a une taille de guêpe

5. Qui franchit la ligne jaune

6. Qui sème le vent

7. Rira bien qui rira le dernier

8. Les Flèches de Cupidon

....

(Il y en a 32 en tout (arghhhhhh !) Seuls ces 8 là ont été traduits en français à ce jour)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d'ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes.

 

Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière.

 

Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s'immerge en eaux troubles pour démasquer l'assassin.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bienvenue à Lochdubh, un petit village d’Ecosse, durant les années Thatcher.

 

John et Heather Cartwright accueillent les participants de leur stage de pêche à la mouche, un métier qu’ils exercent avec passion.

 

Le lecteur fait donc connaissance avec un panel de personnages variés : Jeremy Blythe, homme séduisant et charismatique de 34 ans, de riches américains, les Roth, un major à la retraite, Peter Frame, un jeune garçon de 12 ans, Charlie Baxter et deux jeunes femmes dont Alice Wilson, 17 ans, des rêves plein la tête.

 

L’histoire est principalement contée de son point de vue à elle : nous sonnes donc aux premières loges pour voir le cade idyllique de carte postale virer au cauchemar, sous l’influence de Lady Jane, vieille rombière à la langue bien pendue.

 

J’ai trouvé à cette histoire des airs de Dix Petits Nègres (oh ! pardon, il ne faut plus le nommer ainsi depuis que certains ont décidé de refaire l’histoire – oui, ça m’énerve : au lieu de vouloir effacer le passé, agissons plutôt sur le présent !!!!!!! Je fais donc de la résistance ! Na !) à cause justement des petites révélations que laisse échapper, comme des coups de massue, cette fauteuse de troubles aussi désagréable qu’incisive et venimeuse.

Chaque participant traîne des casseroles derrière lui et elle s’acharne avec un malin plaisir à les faire sortir au grand jour.

 

Qui est-elle ?

Comment en sait-elle autant sur eux ?

Arrive finalement ce qui doit arriver…

 

Dans cette première enquête, Hamish intervient assez tard, le temps pour l’auteur d’installer le décor et les différents protagonistes mais, ça ne m’a pas gênée pour autant.

 

Au contraire, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et n’ai pas vu le temps passer lors de ma lecture, à la différence de celle du premier tome de la série précédente de l’auteur, les Agatha Raisin.

 

Hamish nous est présenté à travers les yeux des autres et leur vision du policier n’est pas des plus flatteuses ^^ : fainéant, sans-gêne, pique-assiettes et un peu benêt sur les bords.

Au fil des pages, notre vision de lui s’affine et change du tout au tout.

Sous son côté benêt, se cache un être perspicace, fin observateur, sarcastique et beaucoup plus malin qu’il n’y parait au premier abord.

 

Certes, il se fait discret dans la première moitié du récit mais, c’est pour mieux se  dévoiler ensuite lors de son enquête sur la mort de Lady Jane et pour mieux clouer le bec de ses détracteurs, un peu à la manière de l’inspecteur Colombo : il est doué pour écouter et recueillir les confessions des uns et des autres, avec l’aide également de sa nombreuse famille, qui collecte des informations pour son compte et fait ainsi avancer l’affaire.

 

On sent les nombreux clins d’œil de l’auteur à Agatha Christie, notamment dans la scène de la révélation finale, qui fait clairement référence à Hercule Poirot (je ne pouvais qu’adorer ^^).

 

Bref, un premier tome très agréable à lire, rempli de clins d’œil drôles et assumés à la Reine du crime et porté par un anti-héros que l’on prend plaisir à découvrir.

J’ai hâte de lire la suite !

 

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Son Espionne royale mène l'enquête Tome 1 de Rhys BOWEN

Genre : Policier

Série Son Espionne royale :

1. Son Espionne royale mène l'enquête

2. Son Espionne royale et le mystère bavarois

3. Son Espionne royale et la partie de chasse

4. Son Espionne royale et la fiancée de Transylvanie

5. Son Espionne royale et le collier de la reine

 

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1932.

 

Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glenn Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres.

 

Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !

 

Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.

 

Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bienvenue dans l’Angleterre des années 30, en compagnie d’une héroïne haute en couleurs, pas banale, débrouillarde et très maladroite !

Elle cherche à s’émanciper d’une famille éminemment célèbre.

 

Georgiana est en effet une descendante d’un des fils de la reine Victoria… Rien que ça !

 

Tentant de fuir une réception organisée par la reine Mary, visant à la mettre en relation avec le prince Siegfried, un personnage pompeux, ennuyeux et très imbu de sa personne, avec qui on cherche à la marier ainsi que pour échapper aux reproches et aux ordres de sa belle-sœur, Fig, au château de Rannoch, en Ecosse, au sein du domaine familial hérité par son demi-frère, Binky, elle invente une excuse pour se rendre à Londres et voler enfin de ses propres ailes !

 

Mais difficile de fuir sa famille, tout le monde sait ça ^^ !

 

De plus, il va désormais falloir trouver un emploi, chose peu aisée pour une jeune femme de bonne famille, surtout quand il faut le faire sans se faire remarquer (et là, avec une mère comme la sienne, ce n’est pas gagné ^^ J'ai adoré faire sa rencontre, un grand moment d'anthologie !) et sans que cela ne parvienne aux oreilles de la reine (surtout quand on sait la voie qu’elle choisit, en décalage complet avec son « rang »).

 

Elle sera aidée par une ancienne amie de pensionnat, Belinda, astucieuse et délurée et par l’énigmatique Darcy O’Mara.

 

On découvre ainsi l’envers du décor : celui des grandes et nobles familles dont les descendants sont aujourd’hui obligés de jouer les pique-assiette pour survivre car la plupart sont désargentées par les investissements réalisés par leur père respectif, les jeux d’argent et la crise de 1929 est également passée par là !

Un petit vent de liberté et de modernité flotte dans l’air en ce début des années 30 !

 

L’auteur prend le temps d’installer le décor et de présenter ses personnages. Aussi, l’intrigue « policière » n’arrive que plus tard mais, malgré cette intervention tardive du côté policier, je ne me suis pas ennuyée  : il s’agit pour Georgie de découvrir qui a pu assassiner Gaston de Mauxville, odieux bonhomme français (tiens, tiens ^^) et laisser son corps dans la baignoire de la maison londonienne de son frère.

 

A quel point ce dernier est-il impliqué dans cette affaire ?

Pourquoi a-t-il pris la fuite, comme un lâche, la laissant seule avec le cadavre sur les bras ?

 

Pour résoudre ce mystère, elle peut compter sur son adorable grand-père cockney, ancien policier à la retraite, avec qui sa famille proscrit toute relation et qu’elle adore (comme on la comprend ! Je l’ai moi aussi adoré : prévenant, aimant au point de faire passer sa petite-fille avant lui et sa propre survie, le vieux monsieur n’appartient pas au même monde qu’elle. Il vit de bouts de chandelle, bien loin du faste de sa royale famille. Le contraste est très marquant).

 

En bref, un roman à l’ambiance très bon enfant, décalé, plein d’humour, avec des personnages attachants, que je retrouverai avec plaisir. Il permet de passer un très bon moment de détente !

 

J’ai aimé chercher l’identité du coupable, relever les indices. L’un d’entre eux m’a tout de suite permis de résoudre l’énigme – j’avais déjà quelques soupçons mais un certain fait ne concordait pas et m'a fait douter : l'auteur sème les fausses pistes avec brio ! - alors que notre héroïne, plutôt vive d’esprit et intelligente, ne le voit pas, le laisse passer… et s’en rend compte trop tard !

 

Je me suis fait prendre au jeu, captivée par l’histoire, qui, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard, est plaisante à lire et follement amusante, davantage dans l’esprit des Agatha Raisin que des policiers plus « traditionnels » comme les Hercule Poirot ou Charlotte et Thomas Pitt.

C’est le genre de douceurs que j’aime lire en cas de coups de mou ou quand j’ai envie d’une lecture légère : j’y reviendrai donc !

Aucun doute là-dessus !

 

Ce billet participe à la journée Cosy mystery du mois anglais !

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La Dernière Expérience de Annelie WENDEBERG

Genre : Policier

Série Anna Kronberg et Sherlock Holmes :

1. Le Diable de la Tamise

2. La Dernière Expérience

3. L'Héritier de Moriarty

 

 

Quatrième de couverture :

 

Loin de la Londres victorienne, de Scotland Yard et d’un célèbre détective qui ne partage pas les sentiments qu’elle nourrit à son égard, Anna Kronberg, médecin, s’est réfugiée dans son cottage du Sussex, pour y mener une existence paisible.

 

Jusqu’au jour où elle se réveille dans un lieu inconnu, un pistolet sur la tempe…

La jeune femme a été enlevée.

 

Son ravisseur ?

Le redoutable Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui rêve de mettre au point une arme chimique en prévision d’un prochain conflit avec l’Allemagne.

 

Et voilà qu’Anna est condamnée à travailler sur des bacilles mortels.

 

Vivant sous haute surveillance, l’intrépide scientifique tente de reprendre contact avec Holmes…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un livre que j’ai commencé l’année dernière au mois de juin, il me restait moins d’une centaine de pages avant de le terminer mais je l’avais mis de côté et ne l'ai donc repris que récemment.

 

La raison de cette mise au placard ^^ ?

Ce second tome m’a paru beaucoup moins palpitant que le premier : l’action n’est pas au centre du récit mais bien plutôt le combat psychologique, une sorte de guerre des nerfs, que se livrent Anna et James Moriarty.

 

Ce dernier l’a enlevé afin qu’elle élabore une arme biologique capable de tuer de nombreuses personnes, en masse.

Que veut-il en faire ?

Qui dans cette histoire est le chat ? Qui est la souris ?

 

Malgré son emprisonnement, Anna ne se laisse pas faire et livre bataille comme une lionne, usant de tous les stratagèmes à sa disposition pour retarder cette entreprise macabre et mettre des bâtons dans les roues de Moriarty, avec Holmes.

 

Néanmoins, celui-ci n’est pas très présent ni d’une très grande aide pour la bactériologue, qui doit se débrouiller seule la plupart du temps. Or, Moriarty n’est pas homme facile à berner.

J’ai aimé ce duel entre eux, où tantôt l’un prend la main, tantôt l’autre, où l’issue est des plus incertaines tant ils sont intelligents et manipulateurs, à force égale, quasiment, Anna ayant le désavantage d’être retenue contre son gré, la vie de son père étant également menacée et d'être surveillée par le personnel de la maison ainsi que par le funeste colonel Moran, elle n’est pas libre de ses mouvements et quand elle prend l’avantage, c’est donc un véritable triomphe... même s'il ne dure pas !

 

Cette nouvelle aventure nous permet aussi d’en apprendre davantage sur Moriarty, personnage trouble, qui souffle le chaud et le froid sur notre héroïne, se montrant à la fois détestable et fascinant.

 

Cruel, dépourvu de scrupules, manipulateur, froid et violent, il peut aussi se montrer vulnérable, doux et taquin.

 

Si j’ai aimé les voir s’affronter, j’ai aussi souvent trouvé le temps long : l’enfermement d’Anna dure 6 mois et croyez-moi, je les ai sentis passer !

Ils sont parfaitement retranscrits, à mon sens, dans le rythme du récit, lent et plutôt statique : la lutte est avant tout psychologique et non pas physique (quoique…).

De plus, Holmes m’a manqué, j’aurais aimé le voir davantage et les informations scientifiques me sont passées bien au-dessus de la tête.

 

Bref, j’ai fini par m’ennuyer, seule l’envie de savoir comment ou plutôt si elle allait s’en sortir m’a poussée à reprendre cette lecture très poussive mais non dénuée d’intérêt cependant, grâce à la place qu’elle accorde à Moriarty et au duel qui l’oppose à Anna.

 

Cependant, après avoir lu la fin, poignante et déchirante, j’ai tout de même envie de lire la suite !

 

 

 

 

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L'Egarée de Donato CARRISI

Genre : Thriller

Série Mila Vasquez :

1. Le Chuchoteur

2. L’Écorchée

3. L’Égarée

4. Le Jeu du Chuchoteur

 

 

Quatrième de couverture :

 

Une jeune femme nue avec une jambe cassée est retrouvée sur la route, dans une zone inhabitée.

Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration.

Elle se souvient de peu de choses – un homme, un labyrinthe, un bébé…

 

Son identité est cependant établie : il s’agit de Samantha Andretti, dont l’enlèvement avait été surmédiatisé quinze ans auparavant.

 

Sa réapparition fait la une des journaux et met la police dans l’embarras.

 

Le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarré à l’époque.

 

Mais la donne a changé car Genko, atteint d’une maladie grave, sait que ses jours sont comptés et que cette mission sera pour lui la dernière.

 

Le compte à rebours s’enclenche, tandis que plane l’ombre du Chuchoteur…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Troisième enquête mettant en scène le Chuchoteur, psychopathe dont on ne connait toujours pas l’identité ni le visage.

 

J’ai été un peu désarçonnée au début de ma lecture : aucune trace de Mila ni de Simon Berish, que l’on quitte dans le tome 2 et que j’espérais retrouver ici beaucoup plus tôt. Ils apparaissent très tard dans l’intrigue et n’en sont pas les personnages principaux (quoique…).

 

En lieu et place, on trouve un détective privé dont le pronostic vital est engagé.

Il cherche à se racheter en retrouvant le kidnappeur de Samantha Andretti, qui a mystérieusement refait surface 15 ans après son enlèvement.

 

On suit parallèlement l’enquête de Genko pour remonter au coupable et les séances de Samantha avec le Dr Green, pour faire remonter les souvenirs à la surface afin de parvenir au même but. C'est une déchirure de voir la jeune femme obligée de se rendre - même si ce n'est que par la pensée - une nouvelle fois dans le labyrinthe et de revivre son calvaire, bien qu'il s'agisse de faire avancer l'affaire.

 

J’ai beaucoup aimé le personnage du détective, lequel ne paie pas de mine avec son vieil imper et son aspect négligé et débraillé et n’est ainsi pas sans rappeler un certain Colombo.

C’est un vieux briscard qui ne lâche rien et use parfois même de méthodes peu orthodoxes pour résoudre les affaires qu’on lui confie.

 

Toutes sauf celles de Samantha, vieux squelette au fond de son placard, qui vient se rappeler à son bon souvenir.

Ce sera sa dernière enquête. Il lui doit bien ça, avant de partir, sachant qu'il n'a pas fait grand chose pour la retrouver, quinze ans plus tôt et s'est contenté d'empocher l'argent de son père.

 

Cette fois-ci et contrairement aux deux premiers tomes, j’ai vu venir les choses : j’ai vite compris où tout cela allait nous mener et j’ai vu arriver le rebondissement final quasiment dès le début....

A force, je crois que je me suis habituée aux chemins tortueux pris par l'auteur, j'étais donc sur mes gardes et je savais qu'il y avait un coup foireux à venir.

 

Ce qui était autrefois une surprise n'en est plus une, c'est ce que je lui reproche !

 

J'aimerais qu'on connaisse enfin l'identité de ce fameux Chuchoteur, que l’on ne voit jamais (quoique ?) et qui n’agit que par personne interposée... Il se cache une nouvelle fois derrière un de ses sbires, de ses disciples, qui a été contaminé par un autre.

 

Bref, l’histoire se répète…

 

Je commence à me lasser de courir après cette ombre, de ce jeu du chat et de la souris.

 

Malgré tout, je serai tout de même au rendez-vous pour la lecture du 4ème tome (quand il sortira en poche) mais il est clair que j’attends l’auteur au tournant et que ce sera peut-être le dernier pour moi.

 

J’espère que l’on aura enfin la réponse à cette question lancinante : qui est le Chuchoteur ? Va-t-on finalement lui mettre la main dessus ?

 

 

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Agatha Raisin enquête Tome 2 : Remède de cheval de M.C. BEATON

Genre : Policier

Série Agatha Raisin enquête :

1. La Quiche fatale

2. Remède de cheval

3. Pas de pot pour la jardinière

4. Randonnée mortelle

5. Pour le meilleur et pour le pire

6. Vacances tous risques

7. A la claire fontaine

8. Coiffeur pour dames

...

 

 

Quatrième de couverture :

 

Après la pluie, le beau temps !

 

Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.

Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes.

 

Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.

 

Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre.

 

A l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine.

 

Et nos deux détectives amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginent…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’ai trouvé qu’il y avait plus de rythme que dans le tome 1 : cette fois-ci, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer dans cette nouvelle enquête menée tambour battant par une Agatha en pleine forme.

 

Adoucie ( ?) par le bon air de Carsely, l’ex-femme d’affaires aux dents longues ne flaire même pas les embrouilles qui lui tombent dessus et qu’elle évite uniquement par chance ou grâce à cet adorable Bill Wong dont on rencontre ici les parents (qui n'ont absolument rien d'adorables ^^) !

 

Va se joindre à elle pour résoudre le mystère du supposé meurtre du véto, Paul Bladen, celui que l’on n’attendait pas et pour cause : il s’agit de son voisin, qui la fuyait – avec raison – jusqu’ici comme la peste, James Lacey. Celui-ci semble bien plus au courant qu’elle des petits secrets des uns et des autres, ayant ses entrées partout, sans doute grâce à son charme discret.

 

Voilà qui promet encore de belles scènes de rigolade et un mystère autour de l’identité du coupable qui ne sera révélée qu’à la fin. Même si l’on voit poindre un début de réponse avant celle-ci, l’entière vérité ne nous apparaît qu’en même temps qu’à notre chère et impayable Agatha !

 

J’ai surtout aimé le duo improbable qu’elle forme ici avec James et leur incessant jeu du chat et de la souris : va-t-elle enfin réussir à lui mettre le grappin dessus ?

Pour l’instant, c’est plutôt un pas en avant et deux pas en arrière, notre enquêtrice ayant du mal à refréner ses ardeurs ^^ et lui, prenant ses jambes à son coup dès qu’elle se montre trop entreprenante…

C’est vraiment très drôle à lire !

 

Bref, un bon moment de détente, qui permet de retrouver notre détective amateur et tous les habitants de Carsely, auxquels on s’attache : Mrs Bloxby bien sûr mais aussi Miss Sims, Rosa, la femme de ménage d’Agatha, l’épicier (Mr Harvey) et les habitués du Red Lion et j’en oublie certainement…

 

 

 

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Mr Brown d'Agatha CHRISTIE

Genre : Policier

Série Tommy et Tuppence Beresford :

1. Mr Brown

2. Associés contre le crime

3. Le Crime est notre affaire

4. N. ou M. ?

5. Mon Petit Doigt m'a dit

6. Le Cheval à bascule

 

 

Quatrième de couverture :

 

C’est toujours après le drame qu’on s’avise d’un personnage falot qui a traversé la scène sans que personne ne lui prête attention.

 

Et justement, dans le bureau de Mr Whittington, il y avait un clerc qui se faisait appeler Mr Brown.

 

Mais voilà !

Personne n’est capable de se rappeler quoi que ce soit de Mr Brown.

Pas même son visage…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’étais vraiment heureuse de retrouver Tommy et Tuppence dans leurs jeunes années, après les avoir découverts dans la fleur de l’âge, ayant commencé leurs aventures dans le désordre…

 

Nous sommes ici dans l’entre-deux-guerres, la 1ère Guerre Mondiale vient de prendre fin et nos deux jeunes compères se retrouvent donc libérés de leurs obligations militaires, sans emploi et sans le sou.

Ils décident, sur une idée folle de Tuppence, de s’associer au sein de la S.A. des « jeunes aventuriers », prêts à accepter n’importe quelle mission, même les plus déraisonnables, pourvu qu’elles payent bien…

 

C’est en élaborant leur plan que Mr Whittington tombe sur leur conversation et propose sa première affaire à Tuppence.

De fil en aiguille, ils découvrent qu’il s’agit de beaucoup plus que ce qu’il ne parait et mettent les pieds dans une véritable affaire d’espionnage.

 

Ils doivent alors retrouver une jeune femme disparue, Miss Jane Finn, une américaine et remettre la main sur un document compromettant pour leur pays, l’Angleterre.

Mais le fameux Whittington et ses complices sont également sur le coup.

Cette mystérieuse et dangereuse organisation est dirigée par l’insaisissable Mr Brown, qui sait se fondre comme personne dans l’ombre et dont tout le monde (ou presque) ignore le véritable visage…

 

Existe-t-il réellement, d’ailleurs ?

 

J’ai adoré découvrir nos deux héros dans leur jeunesse.

Ils sont déjà quasiment égaux à eux-mêmes avec une Tuppence toujours aussi pleine de fougue, téméraire, voire imprudente, impulsive, dynamique et n’ayant pas la langue dans sa poche.

C’est une véritable tête brûlée !

J’ai découvert ici son goût pour l’argent et son absence apparente de sentimentalisme (et de conscience aussi ^^).

 

Quant à Tommy, il est plein de flegme, plus prudent et posé peut-être, débrouillard et sarcastique, un humour tout britannique auquel j’accroche tout de suite !

 

Pour dire vrai, je m’attendais davantage à une affaire criminelle qu’à une affaire d’espionnage impliquant des tenants et aboutissants politiques qui m’ont parfois échappé.

D’ailleurs, arrivé à la fin, on ne sait toujours pas quelle est la teneur exacte du fameux document incriminant.

Ce n’est donc pas l’objet de cette enquête non plus mais bien plutôt l’identité du dangereux et néanmoins génial Mr Brown qui importe et constitue l'intérêt principal de cette lecture …

 

A ce sujet, c’est la première fois que ça m’arrive mais j’ai très vite su qui se cachait derrière cet alias, chose rare (voire inédite) avec l’auteur. Il n’y a donc pas eu d’effet de surprise, contrairement à d’habitude.

Un indice m’a immédiatement mis la puce à l’oreille et impossible ensuite pour moi d’en démordre, malgré les fausses pistes sur lesquelles elle tente de nous mettre.

Je ne suis pas peu fière mais aussi paradoxalement, un peu déçue… J’aime bien me faire avoir par la grande dame du crime, j’avoue ^^.

 

Une bonne lecture donc mais pas, à mon sens, le meilleur de la série mettant en scène mes deux détectives préférés. Je suis finalement contente de ne pas avoir commencé par celui-ci, j’aurais sans doute été un peu moins enthousiaste à y revenir… même si je pense que les personnages m’auraient déjà beaucoup plu ^^

 

Encore un billet retardataire pour le mois anglais, en juin ^^

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La Cité des jarres de Arnaldur INDRIDASON

Genre : Policier

Série Erlendur Sveinsson :

1. Les Fils de la poussière

2.  Dauðarósir (non traduit en français)

3. La Cité des jarres

4. La Femme en vert

5. La Voix

6. L'Homme du lac

7. Hiver arctique

8. Hypothermie

...

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik.

 

L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un « truc bête et méchant » qui fait perdre son temps à la police…

 

Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans.

 

Et le conduisent tout droit à la « cité des jarres » (…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Et voilà, j’ai enfin fait la connaissance de l’inspecteur Erlendur dont j’ai tant entendu parler, à tel point que j’ai commencé cette lecture avec une légère appréhension : allais-je placer la barre trop haut et me retrouver encore une fois dans le rôle du « vilain petit canard », le seul n’ayant pas aimé ce livre parmi la multitude d’avis élogieux ?

 

Mettons fin au suspense insoutenable (^^) tout de suite : non, pas cette fois-ci !

 

Aucune déception de mon côté.

Au contraire, j’ai beaucoup aimé cette enquête et cette ambiance sombre, noire, sordide, créée par l’auteur et par les découvertes successives de l’inspecteur, qui nous amènent à côtoyer la noirceur de l’âme humaine, en allant toujours plus loin dans l’horreur et le mal dont nous sommes capables au fil des révélations.

 

Le personnage principal n’a rien d’avenant au premier abord : toujours mal fagoté, pas lavé, avec les vêtements de la veille la plupart du temps, il ne brille pas par son hygiène de vie irréprochable.

C’est un « vieux de la vieille », aux méthodes éculées, simples mais efficaces, qui ont fait leur preuve dans la durée.

Revêche, sa vie privée n’a rien de la vie de famille idéale.

 

Il traîne un lourd bagage : divorcé, comme souvent chez les policiers, son ex-femme ne lui adresse même plus la parole et, pour solliciter ses services afin de retrouver la fille disparue d’un couple d’amis, passe par l’entremise de leur fille, Eva Lind, junkie, qui oscille entre confrontation et séduction avec son père, pour lui soutirer de l’argent, en jouant sur la culpabilité que celui-ci peut ressentir de ne pas avoir été présent auprès de ses enfants.

Elle semble ici vouloir décrocher mais y parviendra-t-elle ?

Ou sa tentative se soldera-t-elle, comme toutes les précédentes, par un échec et une plongée encore plus profonde dans l’enfer de l’addiction ?

En tout cas, Erlendur semble décidé à l’aider à s’en sortir…

 

Mais a-t-il vraiment le temps pour cela alors qu’une nouvelle affaire requiert ses services ?

Il lui faut résoudre le meurtre d’un vieil homme, Holberg, tué dans son appartement d’un coup de cendrier sur le crâne.

Meurtre crapuleux et gratuit ?

 

Cette enquête va le mener sur les traces de Kilbrun et de sa fille, Audur, morte il y a trente ans de cela, bien trop jeune.

 

En quoi Holberg et Kilbrun sont-ils liés ?

 

Notre héros va remuer de nombreux secrets enfouis pour le découvrir. Plus on découvre le passé de la victime et moins nous avons envie de voir son meurtre résolu et son coupable puni…

 

Ce premier épisode (dans l'ordre de publication français mais en fait le troisième écrit par l'auteur) met donc particulièrement en avant Erlendur et son équipe reste quelque peu dans l’ombre, notamment Elinborg et Sigurdur Oli mais gageons qu’ils seront davantage présents dans les autres tomes.

 

L’intrigue est parfaitement maîtrisée et le titre ne prend tout sa signification que dans la deuxième moitié du récit, levant le voile sur une pratique autrefois courante mais heureusement aujourd’hui disparue…

 

 

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Le Spectacle de Noël d'Anne PERRY

Genre : Policier

Série Petits Crimes de Noël :

1. La Disparue de Noël

2. Le Voyageur de Noël

3. La Détective de Noël

4. Le Secret de Noël

5. La Promesse de Noël

6. La Révélation de Noël

7. Un Noël plein d'espoir

8. L'Odyssée de Noël

9. Le Spectacle de Noël (je ne les ai pas lus dans l'ordre comme vous pouvez le remarquer mais ce n'est pas gênant, je me suis juste spoilé une information qui n'a rien de capitale par rapport à la série principale des Charlotte et Thomas Pitt ^^)

10. Un Noël à Kanpur

(...)

 

Quatrième de couverture :

 

C’est à Whitby, petit village de pêcheurs où le comte Dracula aurait fait sa première apparition – selon le roman éponyme de Bram Stoker – que Joshua Fielding a décidé de produire sa troupe théâtrale.

 

Avec sa femme Caroline, la mère de Charlotte Pitt, il s’apprête à livrer une adaptation inédite du fameux roman.

 

La première est un désastre, mais l’apparition d’un étranger (…), suivi d’un meurtre inattendu, viennent donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une petite histoire annexe à la série Charlotte et Thomas Pitt, où l’on retrouve avec plaisir la mère de l’héroïne, Caroline, qui tient d’habitude le second rôle et qui est ici mise au premier plan.

 

Récemment remariée avec un acteur, Joshua Fielding, pour qui elle a renoncé à une vie confortable, bien rangée et ennuyeuse, elle l’accompagne chez les Netheridge, famille riche et puissants mécènes dont son époux cherche à avoir le soutien financier.

Une Caroline beaucoup plus épanouie, ouverte, impulsive et téméraire, en un mot, libre.

ça fait plaisir à voir et m’a donné le sourire !

 

Le couple Netheridge souhaite faire plaisir à sa fille, Alice, fiancée à Douglas Paterson avec qui elle va bientôt se marier et quitter le nid parental, en mettant en scène la pièce qu’elle a écrite, une adaptation de Dracula. Un cadeau qui fait à la fois office de cadeau de Noël et de cadeau de mariage donc. C’est à cette fin qu’ils ont engagé Joshua et sa troupe de théâtre.

 

Alice m’a beaucoup fait penser à Charlotte (à Caroline aussi), les jeunes filles partageant la même liberté d’esprit et le même besoin d’indépendance et de prise de distance face au carcan des conventions qu’on leur impose…

Elle offre un beau contraste avec sa mère, Eliza, timide et très pondérée, chaleureuse et amicale malgré tout mais que l’on sent à l’étroit dans cette vie qu’elle n’a elle-même pas choisie et qui semble attendre la jeune fille à son tour… Une vie sur laquelle plane l’ombre de sa belle-mère, matrone décédée mais qui, même dans la mort, fait encore régner sa loi.

 

Une intrigue qui nous permet aussi de revivre certains épisodes du livre de Bram Stoker et de vivre les soucis propres à l’écriture, la mise en scène et l’adaptation d’un roman en pièce de théâtre, lesquels sont nombreux et très présents dans cette lecture.

On peut même dire que quasiment toute la première moitié du roman tourne autour de cela, ce qui est très intéressant pour des férus de littérature mais apporte aussi quelques lenteurs.

 

Finalement, les choses prennent une nouvelle dimension avec l’arrivée d’un étrange et énigmatique personnage, Anton Ballin, lequel semble en savoir beaucoup sur les vampires et sur le monde du théâtre.

Qui est-il ?

 

L’auteur nous offre une ambiance en forme de huis-clos inquiétant qui prend donc forme lentement mais où la tension monte en puissance, d’abord à travers les dissensions qui se font jour au sein de la troupe puis avec le mystère et l’angoisse causés par Mr Ballin, renforcés par la neige qui empêche toute communication avec l’extérieur et toute sortie…

 

Le meurtre commis a constitué une vraie surprise dans le choix de la victime, apportant un rebond inattendu dans l’intrigue et lui redonnant du peps.

 

En bref, une petite lecture bien sympathique qui permet de croiser la route de personnages qui jusque-là restent dans l’ombre dans la série principale et peuvent ainsi montrer tout leur potentiel.

A réserver aux fans de la série peut-être, pour un bon moment de détente, pas forcément indispensable mais agréable....

 

 

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Snjόr de Ragnar Jόnasson

Genre : Policier

Série Dark Iceland :

1.  Fölsk nóta ( 2009 ) (non traduit en France)

2. Snjór

3. Nátt

4. Sótt

5. Andköf ( 2013 ) (non traduit en France)

6. Mörk

Attention : "La parution en France ne respecte pas la chronologie des publications en Islande. Certes chaque roman relate une histoire indépendante mais il est regrettable de ne pas pouvoir suivre l'évolution de la personnalité des personnages et de voir des protagonistes apparaître ou disparaître sans explication." (trouvé sur le blog Découverte du polar nordique).

 

 

Quatrième de couverture :

 

Siglufjördur, ville perdue au Nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien.

 

Ari Thόr, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation.

 

Mais voilà qu’un [événement tragique survient. Accident ? Meurtre ?].

 

Pour résoudre l’enquête, Ari Thόr devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Grâce aux livres de Camilla LÄCKBERG et aux enquêtes d’Erica Falck et Patrick Hedstrom notamment, je me suis habituée à la « lenteur » des polars nordiques, qui prennent leur temps pour installer les personnages et le décor, celui-ci ne fait pas exception.

 

Cependant, il m’a d’autant plus surprise que le crime « déclencheur » de l’affaire n’intervient pas dès les premières pages mais beaucoup plus tardivement (au bout d’une centaine de pages).

 

En attendant, nous faisons donc connaissance avec Ari Thόr, le héros de cette nouvelle série de polars, un jeune policier fraîchement sorti de l’école, au parcours atypique.

Il a accepté le poste proposé par le commandant Tόmas, à Siglufjördur, petite ville tranquille à l’extrême Nord de l’Islande, où tout le monde connaît tout le monde, en apparence seulement.

 

Nous sont également présentés les habitants de la ville et leurs interactions les uns avec les autres, chacun se voyant dédier un chapitre, ce qui nous permet d’avoir plusieurs points de vue et de s’en faire une bonne idée au niveau psychologique.

 

La tension n’en est que plus forte, le lecteur étant dans l’ignorance de celui qui tiendra le rôle de la victime (sauf si l’on relit la quatrième de couverture avant d’entamer sa lecture, où des indices nous mettent sur la voie, chose que je ne fais jamais. Ouf ! Je viens de m’en rendre compte en la tapant ci-dessus ^^ et l’ai donc modifiée en conséquence, pour ne pas vous spoiler !).

 

Une tension renforcée par les lieux, pris en étau par les montagnes et par cette neige omniprésente, ce qui donne à Ari – et au lecteur, par empathie -, l’impression d’étouffer et accroît son sentiment de solitude, déjà prégnant depuis son arrivée en terre étrangère pour lui, le citadin.

A-t-il fait pris la bonne décision en quittant la capitale, Reykjavik et sa fiancée, Kristin, avec qui sa relation bat de l'aile depuis son départ ?

 

Un bon roman policier, où rien n’est laissé au hasard : tout est à sa place et s’imbrique parfaitement dans cette intrigue très bien ficelée.

 

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ari Thόr, son entêtement, son impulsivité et son humanité, tout comme j’ai aimé les autres personnages, qui ont tous un petit quelque chose, une faille, qui les rend très attachant, que ce soit Ugla, Palmi, Ulfur, qui ont pour point commun d’avoir connu la perte d’un être cher très jeunes mais aussi Hrolfur, Tόmas, Linda, Anna, Nina…

 

Lu dans le cadre de la LC autour de l'auteur, Ragnar Jόnasson

 

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Le Club des philosophes amateurs d'Alexander McCALL SMITH

Genre : Policier

Série Isabel Dalhousie :

1. Le Club des philosophes amateurs

2. Amis, amants, chocolat

3. Une question d'attitude

4. Le Bon Usage des compliments

5. La Douce tranquillité des samedis

6. L'Importance d'être reconnaissant

7. Les Charmants Travers de nos semblables

...

 

 

Quatrième de couverture :

 

Isabel Dalhousie est quadragénaire, célibataire et vit à Edimbourg où elle est rédactrice en chef de la très respectée Revue d’éthique appliquée.

Elle préside aussi le club des philosophes amateurs qui se rassemble chez elle.

 

Isabel s’intéresse à des problèmes qui, à parler franc, ne la regardent en aucune façon – à commencer par ceux qui sont du ressort de la police.

 

Un soir, alors qu’elle assiste à un concert à l’Opéra, Isabel est témoin de la chute mortelle d’un jeune homme.

 

Poussée par la curiosité et par son éternel besoin de comprendre la nature humaine, Isabel Dalhousie va mener l’enquête.

 

A sa façon.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un tome d’introduction où nous est présenté le personnage principal, Isabel Dalhousie, rédactrice en chef de la Revue d’éthique appliquée.

 

Lors d’un concert à l’Usher Hall, à Edimbourg, elle assiste, impuissante, à la chute mortelle d’un homme, Marc Frazer, du haut du deuxième étage.

 

Accident, meurtre ou suicide ?

 

Elle ne laissera pas tomber l’affaire tant qu’elle n’aura pas découvert le fin mot de cette histoire.

 

Une enquête qui prend son temps pour démarrer et pour être résolue, ce qui génère quelques longueurs (ce qui est tout de même bien dommage pour un « petit » livre de 290 pages) et l’ennui chez le lecteur.

 

J’ai eu du mal avec l’héroïne, trop pleine de certitudes et de préjugés et adepte des lieux communs, bien loin de l’idée que je me fais d’une philosophe. Ce sont d’ailleurs des défauts qu’elle reproche à son employée de maison, Garce, mais qu’elle ne semble pas voir chez elle !

C’est une fouineuse, qui met son nez partout, se mêle des affaires des autres sans vergogne, notamment celles de sa nièce, Cat et de Jamie, son ex.

Au bout d’un moment, j’en ai eu assez du « c’était mieux avant » ou des descriptions d’Edimbourg comme la ville la plus vertueuse du monde, très conformiste et conventionnelle.

 

J’imagine que l’effet escompté était de provoquer le rire aux dépens de notre philosophe, grâce à l’ironie de certaines situations mais ça n’a malheureusement pas pris avec moi ! Je préférais l’humour plus subtil de la série des Mma Ramotswe

 

Par ailleurs, point positif cette fois-ci, de nombreuses réflexions philosophiques émaillent le texte, même si le club dont il est question dans le titre brille par son absence…

 

L’enquête en elle-même est intéressante mais sa résolution a soulevé une légère déception, une partie des découvertes d’Isabel restant sans réponse, dans l’impasse au profit de l’identité du coupable, qui a su me surprendre.

 

Bref, un avis en demi-teinte pour une lecture qui n’est certes pas exempte de défauts mais qui a très bien rempli son office de lecture-détente que je recherchais alors.

 

Par contre, je le fais rarement mais là, je pousse un gros coup de gueule pour le manque de relecture et de correction de la traduction française : le texte est plein de coquilles (ce qui passe encore : les erreurs de frappe ne sont pas dérangeantes en soi) mais surtout plein de fautes de français, ce qui est davantage impardonnable à mes yeux !

Les fautes de grammaire (dans l’emploi des pronoms par exemple : on passe du « tu » au « vous » sans préambule. Ok les deux sont employés indifféremment en anglais mais pas dans notre langue !) et de conjugaison (concordance des temps) piquent les yeux et gênent surtout la lecture en freinant la compréhension du texte, effet assez dissuasif pour le lecteur !

Il m’a parfois fallu relire deux fois la même phrase pour remettre les choses dans l’ordre et saisir le sens de celle-ci, ce qui est très déplaisant !

C’est franchement dommage, surtout que c’est la première fois que cela m’arrive avec cet éditeur.

On sent comme un sentiment d’urgence dans la sortie de ce titre, qui joue sur la qualité de la relecture du texte avant impression !

 

 

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