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Le Père Noël assassiné de Kenneth B. ANDERSEN

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Plus de sapins, plus de rennes, plus de lutins, et surtout plus de cadeaux !

 

Le 1er décembre, le Père Noël a été assassiné par un monstre sanguinaire, et ses petits assistants massacrés par une horde de créatures maléfiques. Depuis, la magie de Noël a laissé place à l’effroi.

 

Mais comment sauver Noël, quand la seule personne assez puissante pour combattre cette malédiction n’était autre que le Père Noël lui-même ?

 

Katrine, Frederik et Jesper ont vingt-quatre jours pour empêcher l’humanité de s’enfoncer à jamais dans les ténèbres…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un « conte » de Noël d’un genre nouveau : un conte d’horreur, cruel, où dès les premières pages, le Père Noël est assassiné de la pire des façons possibles.

 

Un cauchemar éveillé commence alors pour Katrine, Frederik et Jesper afin de changer les événements en cours. Ils sont aidés d’Aruld, un des seuls lutins ayant réussi à échapper au massacre et de Rudalf, le renne au nez rouge.

 

Une lecture décalée, où tous les codes sont renversés, ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire : j’adore ça ! L’auteur se joue des traditions avec dérision et on sent l’amusement poindre derrière sa plume :

 

« - Comme je vous l’ai déjà dit, tout vient de l’Atelier. Même l’idée de l’histoire à laquelle tu fais allusion.

- Donc, si quelque chose qui est réel peut finir par inspirer un livre, qu’en est-il de nous ? demanda Frederik. Est-ce que nous aussi, nous pourrions devenir les personnages d’une histoire ?

- Peut-être est-ce déjà le cas, fit Jesper. Cela dit, j’ai l’impression d’avoir atterri dans un conte de Noël complètement déjanté. Le genre qui est interdit aux enfants et dont l’auteur est complètement barré dans sa tête… »

 

Un humour décalé et plaisant parsème donc les pages néanmoins, l’auteur semble parfois en faire un peu trop dans le gore et ses personnages ne m’ont finalement pas touchés outre mesure.

 

Katrine et Frederik, les jumeaux, manquent de consistance, bien trop sages et fades à mon goût. Seul Jesper trouve grâce à mes yeux, pour son côté gaffeur et son humour qui m’a souvent fait sourire.

 

Mais, mes personnages préférés sont sans conteste Aruld et Rudalf.

 

Un livre sur lequel j’ai sans doute fondé trop d’espoirs, après avoir lu de nombreux avis élogieux. Une lecture sympa, distrayante et amusante mais sans plus, au final.

 

Un bon moment de détente malgré quelques horreurs qui ne figurera pourtant pas dans mes annales…

 

 

 

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La Douce Empoisonneuse d'Arto PAASILINNA

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

 

Une maisonnette rouge flanquée d’un petit sauna en bois gris, non loin d’Helsinki.

Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat.

 

Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s’invite sous son toit pour la détrousser.

 

Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c’en est trop.

 

Elle est résolue à en finir. Comprenez : à se suicider.

 

Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter.

 

Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d’événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis…

 

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Portrait au vitriol d’une certaine jeunesse représentée par Kauko « Kake » Nyssonen, neveu de Linnea, Perthi Latela et Jari Fagerstrom, des parasites qui vivent de mauvais coups et au crochet de la vieille dame, qu’ils dépouillent tous les mois de sa pension de retraite pour payer leurs virées bien arrosées entre copains, une jeunesse sans avenir, avide d’argent facile sans avoir à suer sang et eau pour le gagner. Un portrait peu reluisant qu’il faut prendre au second degré.

 

Des copains de beuverie tombés très tôt dans la délinquance, toujours sur la corde, craints par tous, même par la police, qui ne fait pas grand-chose pour aider Linnea quand elle les appelle à la rescousse. Ce qui fait qu’elle va prendre les choses en main, pour le plus grand bonheur du lecteur, créant un poison afin de se l’injecter en cas de menace ! Mais rien ne va se passer comme prévu…

 

L’auteur crée des situations cocasses qui parsèment son histoire d’une pointe d’humour bienvenue dans toute cette noirceur.

 

Néanmoins, je n’ai pas trouvé ce titre aussi drôle et enlevé que Le Cantique de l’apocalypse joyeuse, du même auteur, qui avait été un réel coup de cœur. Il lui manque un petit quelque chose sur lequel j’ai du mal à mettre le doigt.

 

Le comique de situation fait que chaque fois que Linnea tente d’arranger les choses, d’arrondir les angles, ça tourne mal pour nos trois compères et la situation profite finalement à notre héroïne, et ce bien malgré elle, preuve que le crime ne paie pas !

 

On a un déséquilibre des forces en présence, c’est peut-être ce petit quelque chose qui manque : de l’imprévu, même si les retournements de situation sont vraiment drôles, la fin parait évidente et coule de source.

 

Malgré tout, un livre à lire, pour se donner le sourire et pour l’humour grinçant d’Arto Paasilinna que j’ai été heureuse de retrouver.

 

 

 

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Les Filouttinen Tome 1 de Siri KOLU

Genre : Roman jeunesse

Série Les Filouttinen :

1. Les Filouttinen

2. Coup de bluff

3. Le Guide des guides

 

Quatrième de couverture :

 

Alors qu’elle s’apprête à passer les vacances les plus ennuyeuses de sa vie, Liisa, dix ans, est kidnappée par les Filouttinen.

 

Cette famille de bandits est complètement loufoque, prête à braquer une voiture et à défier la police pour un simple paquet de bonbons !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Venez découvrir la famille Filouttinen : des voleurs de grand chemin des temps modernes, qui ne cherchent pas à s’enrichir mais qui volent ce qui leur est nécessaire, à bord de leur camionnette aménagée : des vêtements quand les leurs sont devenus trop petits ou usagers, des barbies que la fille aînée collectionne et relooke à sa manière, de la nourriture mais surtout… des bonbons !

 

Il y a le chef un peu bourru mais au grand cœur, Kaarlo le Rude, la mère, véritable kamikaze du volant, la fille, Hélène, redoutable, rusée et sans doute la plus dangereuse de la bande, la fils, Erick, qui veut faire ses preuves et Marko, leur ami, qui suivrait Karlo jusqu’au bout du monde.

 

Ils vont changer la vie de Liisa le jour où ils décident de l’enlever mais ils ne s’attendaient pas à ce qu’elle change leur vie également !

 

Une belle comédie jeunesse, farfelue, drôle, fraîche et originale, qui n’est pas sans rappeler les romans d’Arto Paasilinna et qui porte de belles valeurs : la richesse n’est pas uniquement dans la fortune, elle est surtout dans le cœur, c’est ce que va apprendre Liisa au contact des Filouttinen !

 

 

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Le Fabuleux Voyage de Nils Holgersson, texte adapté par Anne JONAS et illustrations de Vincent DUTRAIT

Genre : Album jeunesse

 

 

Quatrième de couverture :

 

Nils est un garnement dont le passe-temps favori est de martyriser les animaux de la ferme…

 

Jusqu’au jour où un tomte – sorte de petit lutin scandinave – lui jette un sort et le transforme en une minuscule créature !

 

Au même moment, Nils aperçoit Martin, le jars de ses parents, qui tente de rejoindre un vol d’oies sauvages migrant vers le Nord.

 

Oubliant sa petit taille et sa vulnérabilité, Nils essaie de le retenir en se jetant à son cou…

 

C’est ainsi que le garçon se retrouve embarqué dans un périple inattendu, à la fois fabuleux et dangereux, au cours duquel il apprendra le respect, le courage et la fraternité…

 

 

Ce que j'en ai pensé:

 

Nils est un jeune garçon turbulent qui n’aime rien d’autre qu’embêter les animaux de la ferme de ses parents !

 

Un jour que ceux-ci sont sortis et le laissent seul, il découvre l’existence d’un tomte et le capture. Ce dernier lui lance alors un sort : il lui donne l’apparence d’un des siens !

 

Nils va alors vivre de folles aventures en compagnie de Martin, le jars et des oies sauvages qu’ils rejoignent, menées par Akka, qui dans un premier temps ne veut pas de lui. Il devra donc faire ses preuves pour se faire accepter de ses compagnons d’infortune.

 

Il découvre le sens des mots amitié, courage et loyauté à leurs côtés, changeant du tout au tout.

 

L’auteur nous offre ici un très beau conte initiatique et l’adaptation qu’en ont fait Anne Jonas et Vincent Dutrait semble plutôt réussie (mais n’ayant pas lu l’œuvre originale de Selma Lagerlöf, je n’ai pas vraiment les moyens de comparer mais je peux vous dire que j’ai beaucoup aimé et que j’ai très envie de revenir à la version initiale).

 

Les illustrations de Vincent Dutrait sont belles, délicates et sensibles, avec un petit côté suranné qui nous ramène à l’enfance.

 

 

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L'Oiseau de mauvais augure de Camilla LÄCKBERG

Genre : Policier

Série Erica Falck et Patrik Hedström :

1. La Princesse des glaces

2. Le Prédicateur

3. Le Tailleur de pierre

4. L'Oiseau de mauvais augure

5. L'Enfant allemand

6. La Sirène

7. Le Gardien de phare

8. La Faiseuse d'anges

9. Le Dompteur de lion

10. La Sorcière

 

Quatrième de couverture :

 

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents.

Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui.

 

La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop.

 

D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ?

 

Un sombre pressentiment s'empare de l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient.

 

Un sinistre schéma émerge...

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’avais hâte de retrouver Anna après ce qui lui était arrivé dans le tome précédent (même si j’ai attendu plus d’un an avant d’emprunter et de lire celui-ci ^^ Hum hum… No comment !). Le début m’a fait énormément de peine pour elle, pour Erica et pour ses enfants, qui la voient chavirer mais semble incapable de la retenir, de la ramener à eux et, paradoxalement, même si je suis très heureuse de la voir sortir de sa torpeur et reprendre goût à la vie, j’ai trouvé cela très rapide, peu réaliste.

 

Pour caricaturer (mais à peine finalement), le jour même, elle est au fond du trou, étrangère à elle-même et au monde qui l’entoure, murée dans son silence et dans sa douleur, semblant porter tout le poids du monde sur ses épaules, n’arrivant pas à reprendre pied et le lendemain, après la visite de Dan et une discussion avec lui, elle resplendit de joie, retrouve tout son allant et s’investit immédiatement dans l’organisation du mariage d’Erica. Ça m’a paru très gros !

 

Pour ce qui est de l’enquête, elle piétine et semble tourner en rond une bonne partie de la lecture.

 

A ma grande surprise et contrairement aux autres tomes, j’ai très vite su qui était le coupable, ça m’a véritablement sauté aux yeux, paru évident alors que d’habitude, il faut quasiment attendre la fin pour en avoir ne serait-ce qu’une petite idée.

 

De plus, la résolution devient très « classique », l’auteur semble reprendre toujours les mêmes ficelles : les faits disent quelque chose à Patrick, il a l’impression vague mais persistante de reconnaître les éléments d’une affaire ancienne. Bref, c’est du déjà-vu dans ses précédentes enquêtes ! Dommage ! J’aurais aimé que l’auteur se renouvelle un peu et tous ses éléments ajoutés font que j’ai un peu moins aimé ce quatrième volet alors même que le troisième m’avait beaucoup plu, plus que les autres.

 

L’impression d’un petit coup de mou de sa part mais ce n’est sans doute qu’une impression car à côté de cela, j’ai été heureuse de retrouver tous les personnages, de reprendre avec eux le cours de leur vie, voir où ils en sont, ce qu’ils sont devenus depuis la dernière fois. Ça devient un véritable plaisir, moi qui ai pourtant eu du mal avec La Princesse des glaces. Comme quoi, il ne faut jamais renoncer ^^ Même les retrouvailles avec Mellberg m’ont plu, pour dire et j’ai aimé rencontrer la nouvelle collègue de Patrick, Hanah Kruse, qui amène un peu de sang neuf à l’équipe et nous change de tous ces messieurs et surtout d’Ernst, pour ceux qui s’en souviennent !

 

Ambitieuse et énergique, elle semble entretenir une relation difficile avec son mari, qu’elle aime pourtant. On sent une tension entre eux tout au long du récit, un poids, un abcès jamais percé qui menace d’exploser. De quoi s’agit-il ?

 

Enfin, Camilla Läckberg s’attaque ici à la téléréalité et à ses dérives, inscrivant encore une fois son œuvre dans des questions de société. Elle nous montre l’envers du décor : ses concurrents en mal de reconnaissance ou à la recherche de gloire dont on utilise les fragilités pour les jeter en pâture aux média mais aussi à ceux qui suivent ces émissions avec avidité, les jugeant sans appel, sans même savoir ce qu’il y a derrière et aux producteurs qui font du fric sur leur dos, en dépit de toute considération humaine.

 

Personne n’est épargné et c’est vraiment jouissif. Elle nous explique les motivations des candidats, toutes leurs attentes, tous les espoirs qu’ils fondent sur ces émissions sans qu’ils ne soient jamais tenus, malheureusement ! Elle les rend humains et profondément attachants, leur donne une âme et une voix au-delà de leur apparence, de ce qu’ils font ou disent à l’écran !

 

En bref, malgré quelques petits défauts, j’ai aimé ma lecture et je me sens de mieux en mieux à chaque tome en compagnie des personnages, que j’ai ensuite du mal à quitter ! Qui l’eut cru ? Certainement pas moi ! ^^

 

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