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Matilda de Roald DAHL

Genre : littérature jeunesse (à partir de 9 ans)

Lecture commune du forum Livraddict (mars 2010)

Résumé (Fnac) :
À cinq ans, Matilda a déjà tout lu, de Dickens à Steinbeck. En fait, elle est dotée d’un QI surdimensionné, mais personne ne s’en rend compte, surtout pas ses parents, bêtes et méchants, ni sa directrice d’école, la malveillance incarnée. Seule son institutrice la comprend. Le génie de Matilda va lui donner des pouvoirs surnaturels qui seront l’instrument de sa vengeance… Une histoire à la fois cocasse et grinçante: c’est là la patte de Roald Dahl. Pour apprendre à rire jaune avec de l’humour… noir.

Ce que j'en ai pensé :
Avec ce livre, j’ai retrouvé avec plaisir le Roald DAHL de mon enfance, dont j’avais adoré Le Bon Gros Géant. L’humour de l’auteur, noir et ironique, fait sourire…
Les parents de Matilda, M. et Mme Verdebois, ne sont pas comme tous les autres parents. Alors que la plupart encensent leurs enfants, vantant leur intelligence hors norme (à leurs yeux…), les siens dénigrent voire même ignorent leur petite fille alors qu’elle est réellement surdouée : elle a appris à lire seule à l’âge de trois ans et à cinq ans, lorsqu’elle entre à l’école, elle sait également compter, multiplier… Pour eux, Matilda est une tare, une enfant stupide et oisive : elle lit à longueur de journée. A quoi cela va-t-il lui servir ? On ne demande pas à une fille d’être intelligente mais de savoir tenir une maison et de se trouver un mari pour l’entretenir. Voilà la vision que les parents de Matilda ont du monde.
Certains aspects sont assez stéréotypés : les méchants ont le physique de l’emploi (ils sont laids, en général, tels M. et Mme Verdebois et Melle Legourdin, la directrice de l’école) et ne sont pas très intelligents alors que les gentils sont beaux (Matilda, Melle Candy, l’institutrice) et ingénieux. Cependant, ce livre a priori léger, sous couvert d’humour, soulève également des interrogations comme le rôle des filles et des femmes dans la société et à ce sujet, l’auteur fait preuve de modernisme, nous montrant que le « soit belle et tais toi » ne suffit pas ! De même, il critique la « culture de masse », l’abrutissement des personnes devant leur poste de télévision et le dénigrement des livres, de l’intelligence, de l’ouverture d’esprit qui pousse à s’instruire.

En bref, ce livre est très moderne, pour voir qu’il a été publié pour la première fois en 1988. J’ai passé un très bon moment en sa compagnie, retombant un peu en enfance. J’ai adoré suivre les aventures de Matida qui bien que surdouée, reste humble. Elle est très attachante de même que Melle Candy, qui va devenir sa confidente, son amie et bien plus mais chut, si vous souhaitez en savoir plus, il faudra le lire !

Du même auteur :
The Umbrella man and other stories/ L'Homme au parapluie et autres nouvelles

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La Femme qui pleure de Viktor LAZLO

Genre : Roman

Quatrième de couverture :
Ida Sayag attend son procès depuis sa chambre d'hôpital psychiatrique. Elle s'essaie à dénouer les fils qui l'ont menée jusqu'à l'irréparable, déliant le long ruban des hommes de sa vie depuis la Martinique de son enfance. Il y eut d'abord son père, puis Greg, Emmanuel, John, Selim et tant d'autres, il y eut son fils, Alexandre, qu'elle a couvé d'un amour exclusif, et surtout Adrien, l'amant terrible, celui qui l'a manipulée et brisée. Ida ausculte minutieusement le mécanisme de la dépendance amoureuse dans laquelle elle a peu à peu sombré jusqu'à perpétrer le plus abominable des actes...

Ce que j'en ai pensé :
Très sincèrement, je suis bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas, ce qui est rare! Je vais donc procéder par étapes.
Tout d'abord, ce qui m'a plu : la plume de l'auteur, fluide, qui correspond parfaitement aux états d'âme de son personnage. Je m'explique : Ida essaye de reconstituer les événements et remonte dans ses souvenirs. Elle nous parle essentiellement de ses relations avec les hommes; lesquelles l'ont amenée dans cet asile où elle est assommée par les narcoleptiques. Son histoire nous est donc contée de manière décousue, au fil de sa pensée, comme les souvenirs lui viennent lorque son esprit est plus clair. L'écriture retranscrit donc bien la folie, l'état dans lequel se trouve Ida. Du coup, on y croit et l'on tente de comprendre avec elle ce qu'elle a fait, quel crime elle a commis. Cependant, certains élèments "échappés" par Ida permettent de comprendre le geste qu'elle a commis avant elle (ce n'est pas un point négatif!).

Ce qui m'a le moins plu : je pense que si je n'ai pas tout à fait accroché, c'est à cause du personnage principal! Elle m'a laissé froide. Je ne comprend pas que l'on puisse se laisser traiter de la sorte par un homme. Adrien l'a séduite, l'a faite tomber dans ses bras puis, une fois qu'il a obtenu ce qu'il veut, il s'en va. Sauf que ceci ne se produit pas une fois mais plusieurs. Elle le laisse revenir, comme un gentil chien-chien, prêt à tout pour son maître. Elle se conduit en perpétuelle victime. Elle sait qu'elle va souffrir en le laissant rentrer à chaque fois dans sa vie mais, peu importe. Le pire : elle délaisse son fils au profit de cet homme qui ne les aime pas, ni elle ni son fils et les détruit moralement.
J'avoue que je lui aurais volontiers mis une ou deux claques pour qu'elle se réveille enfin!

Voilà donc, un avis très mitigé mais je pense que certains devraient aimer ce livre, ne serait-ce que pour la plume de l'auteure...

Merci à Babélio et aux éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre!

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