Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

mois anglais

Les Enquêtes d'Enola Holmes Tome : La Double Disparition de Nancy SPRINGER (roman)

Genre : Roman jeunesse (policier)

Série Les Enquêtes d'Enola Holmes :

1. La Double Disparition

2. L'Affaire Lady Allistair

3. Le Mystère des pavots blancs

4. Le Secret de l'éventail

5. L'Enigme du message perdu

6. Métro Baker Street

 

 

Quatrième de couverture :

 

Ceux qui disent que Sherlock Holmes est le meilleur détective du monde ignorent encore l’existence de sa jeune sœur de quatorze ans…

 

Sa mère l’a appelé Enola, qui, à l’envers, se lit alone, « seule » en anglais.

 

Lorsque Madame Holmes disparaît, Enola se refusant au destin trop convenu que lui ont choisi ses frères Mycroft et Sherlock décide de prendre son avenir en main et se lance, seule, à la recherche de sa mère…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Il y a peu de temps, je lisais le premier tome de la BD (alors que ce livre-ci est déjà dans ma Pal depuis des années ! Qui a dit que j’étais une fille logique ? Lol). Je l’avais beaucoup aimée !

 

Eh bien, je dois dire d’emblée que l’adaptation BD est très fidèle au roman, mon avis sera donc assez court car il correspond à mon ressenti précédent, je ne m’étalerai donc pas trop sur l’histoire.

 

Les sentiments d’Enola sont plus approfondis, on s’attarde davantage sur sa solitude notamment et la peine causée par la disparition de sa mère avec cette question lancinante : pourquoi ne l’a-t-elle pas emmenée avec elle ?

 

C’est un récit immersif, à la première personne, ce qui permet de bien s’imprégner des doutes, des interrogations, des peurs de la jeune demoiselle, de ses réflexions et réactions face aux événements, également ainsi que de suivre « de l’intérieur » son raisonnement afin de résoudre à la fois l’énigme posée par la disparition de sa mère et celle du fils du duc de Basilwether, le jeune vicomte Tewksbury, lequel a deux ans de moins qu’elle.

Cela nous la rend très proche de nous, lecteurs et attachante.

 

L’auteure s’attarde également plus sur la brouille à l’origine de la fracture entre les fils aînée et lady Eudora Vernet Holmes, plus présente aussi malgré sa disparition, présentant un aspect caractéristique de cette société victorienne : la condition des femmes, maintenues sous la dépendance de leur père, mari ou fils et tenues pour peu de choses par les hommes, il n’y a qu’à lire les commentaires de Sherlock sur « le sexe faible » et son cerveau atrophié !

On prend ainsi un malin plaisir à la voir défier le grand détective et à lui échapper grâce à sa débrouillardise, sa ruse et souvent aussi, grâce à la chance : il s’en faut parfois de peu !

Elle a encore beaucoup à apprendre et le lecteur tremble souvent pour elle !

 

Enola découvre ainsi que leur dispute n’est pas imputable au scandale causé par sa naissance tardive ou, en tout cas, pas uniquement.

Elle découvre une réalité et un monde dont elle a été jusque-là préservée.

 

Lors de sa fuite, elle entrevoit également les deux visages de Londres : celui des beaux quartiers et celui, plus triste et dur des bas quartiers de l’East End.

 

En bref, ce premier tome signe finalement pour elle la fin de l’enfance et de ses illusions.

Je l’ai trouvé plus sombre que la BD et bien entendu, il est aussi plus poussé et permet de comprendre certains éléments qui ne sont qu’effleurés dans celle-ci, format oblige. Les deux se complètent donc parfaitement bien !

Je pense continuer la lecture de la sorte : lire d’abord la BD et ensuite les romans.

 

Il s'agit d'une lecture que je suis contente de partager avec Blandine.

 

Voir les commentaires

Le Crime de Paragon Walk d'Anne PERRY

Genre : Policier

Série Charlotte Ellison et Thomas Pitt :

1. L'Etrangleur de Cater Street

2. Le Mystère de Callander Square

3. Le Crime de Paragon Walk

4. Resurrection Row

5. Rutland Place

6. Le Cadavre de Bluegate Fields

7. Mort à Devil's Acre

8. Meurtres à Cardington Crescent

9. Silence à Hanover Close

10. L'Egorgeur de Westminster Bridge

...

(il y a 32 tomes ! Argh !!!!!)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk.

 

Tandis que l’inspecteur Pitt, chargé de l’affaire, se heurte au mutisme des résidents, son épouse Charlotte ne se laisse pas intimider par cette omerta des classes.

 

De garden-parties en soirées, les façades respectables de l’Angleterre victorienne ne tarderont pas à se fissurer…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Troisième enquête de Thomas et Charlotte Pitt, laquelle suit le même schéma que les tomes précédents : Thomas est appelé à Paragon Walk, où une jeune femme de 17 ans, Fanny Walsh, a été retrouvée poignardée et violée.

 

Il commence à mener son enquête parmi l’entourage de la victime, les Nash, des personnages peu sympathiques, notamment l’aîné des frères, Afton, méprisant, cassant et brutal, il semble peu se préoccuper de ce qui est arrivé à sa demi-sœur, laissée au soin de son cadet, Diggory, beaucoup plus abordable et chaleureux (mais pas vis-à-vis de Pitt) et de sa belle-sœur, Jessamyn, une femme à la beauté fatale, intelligente et redoutable. Le troisième des frères, Fulbert, est une vraie fouine, aimant déterrer les secrets bien gardés de ses semblables, les narguant à la vue de tous.

 

Eux et leurs voisins ne se mélangent pas au petit peuple, dont fait partie Thomas, n’étalent pas au grand jour leurs vices, pourtant nombreux, craignant par dessus tout le scandale qui mettrait à mal leur réputation et causerait leur fin et celle de leur famille.

 

Heureusement, le crime a eu lieu dans la rue où vivent Emily et George Ashworth, durant la saison, et Fanny était une de leurs connaissances, une jeune femme insipide, innocente et très naïve.

 

Charlotte s’en mêle donc à son tour, introduite par sa sœur dans ce cercle très fermé, véritable nid de guêpes, faisant sortir les fantômes du placard et révélant le visage peu brillant de cette Haute Société, avec son franc-parler coutumier, lequel lui attire - encore une fois ^^ - les foudres de ces messieurs-dames, sauf pour Paul Alaric, qui semble plutôt s’en amuser et lui fait frôler le danger de très près.

 

Malgré ce schéma répétitif, j’ai eu grand plaisir à la retrouver et me suis totalement immergée dans cette enquête dont les fils ne sont pas si simples à dénouer.

 

J’ai adoré la voir évoluer dans son rôle de mère, au côté de Jemima, la voir s’épanouir et trouver sa place dans le monde de Pitt, un monde très éloigné du sien, elle semble s’être bien adaptée à son nouveau statut social, grâce notamment aux bons conseils et à la solidarité de Mrs Smith, sa voisine et à sa débrouillardise mais j’ai également adoré revoir Emily, qui sera bientôt mère à son tour et que j’aime de plus en plus, je me demande d’ailleurs si elle ne détrône pas Charlotte dans mon cœur et découvrir de nouveaux personnages dont Lady Vespasia, la tante par alliance d’Emily, le double de Charlotte en plus âgée et plus affranchie de l’étiquette sociale : elle aussi à la langue bien pendue, dit tout haut ce qu’elle pense, sans la moindre gêne, l’avantage de son âge aidant…

 

Je regrette que Thomas ne soit pas davantage présent et mis en valeur !

 

 

Voir les commentaires

Les Détectives du Yorkshire Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia CHAPMAN

Genre : Policier

Série Les Détectives du Yorkshire :

1. Rendez-vous avec le crime

2. Rendez-vous avec le mal

3. Rendez-vous avec le mystère

4. Rendez-vous avec le poison

5. Rendez-vous avec le danger

6. Rendez-vous avec la ruse

 

 

Quatrième de couverture :

 

Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais œil.

 

De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses.

Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux.

 

Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !

 

Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Première rencontre avec Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontres des Vallons (ARV), Brunclifienne pur jus, butée et au caractère bien trempé, comme toute sa famille et Samson O’Brien, pestiféré de la ville, d’abord à cause des origines irlandaises de son père et de l’alcoolisme de celui-ci puis suite à son départ précipité et fracassant une dizaine d’années plus tôt, les causes nous étant révélées au fur et à mesure de la lecture et nous aidant à comprendre le ressentiment des Metcalfe envers lui, en ravivant un passé douloureux, lié à la disparition de Ryan, l’un des frères de Delilah.

 

Une rencontre explosive (!!!!!) sur fonds de mystère et d’humour.

 

Les deux ennemis vont devoir faire équipe - bien malgré eux – pour résoudre une série de meurtres déguisés en accidents et ayant tous pour point commun l’Agence de Delilah !

 

Ambiance petit village garanti, où tout se sait, où chacun épie et commente les moindres faits et gestes des autres, les étrangers ne sont pas les bienvenus, sensation qu’a toujours eu Samson, à Bruncliffe, même s’il est né entre ses murs.

 

Un premier tome qui nous permet de découvrir l’entourage de Delilah, sa famille, dont Will, l’aîné, bourru et le plus « hargneux » et rancunier envers Samson et Ash notamment, le plus jeune frère, beaucoup plus sympathique et amical, avec qui elle semble très complice mais aussi ses amies, Lucy, sa belle-sœur, la veuve de Ryan et mère de leur fils, Nathan, un adolescent en crise et Elaine, gemmologue excentrique et maladroite.

 

N’oublions pas les habitants de Bruncliffe : Melle Hird, redoutable directrice d’école à la retraite, à la langue bien pendue et aux yeux acérés et sa sœur, Joseph O’Brien, le père de Samson, qui semble avoir changé depuis le départ de son fils et s’être repenti, Stuart Lister, jeune agent immobilier, Troy Murgatroyd, le tenancier du bar local, peu loquace et encore moins aimable qu’une porte de prison, Rick Procter, le promoteur immobilier, pas très net, on se demande bien ce qu’il cache, peut-être le découvrira-t-on dans les prochains tomes, Harry Furness, Seth Thistlethwaite, l’ancien entraîneur de Delilah, etc.

 

Outre les personnages, j’ai adoré l’intrigue, bien maîtrisée et le duo formé par Delilah et Samson.

 

J’ai très envie d’en savoir plus sur la véritable raison de son retour dans son village natal, savoir à quoi et surtout à qui il tente d’échapper, même si l’on entrevoit quelques petites choses, le mystère reste entier à ce sujet !

 

Voir les commentaires

Le mois anglais fête ses 10 ans !

Déjà 10 ans ! 

J'ai commencé à participer en cours de route c'est-à-dire pas dès la première année mais depuis ma première participation, j'attends fébrilement et avec grande impatience juin et le retour du mois anglais pour les découvertes, les échanges, les lectures communes autour de cette passion que sont nos lectures, séances de cinéma, escapades, recettes anglaises et tout autre lié à l'Angleterre et sa culture.

Je resigne donc pour une nouvelle année (et les suivantes ^^).

Pour les 10 ans du mois anglais, Titine, Lou et Cryssilda nous ont concocté un très beau programme, comme d'habitude :

  • Présentation de PAL, d’envies : dès à présent
  • Billets libres: à tout moment
  • Avant 1837 : 3 juin
  • Animaux : 5 juin
  • 1ere ou 2e guerre mondiale : 7 juin
  • Littérature jeunesse / album jeunesse : 9 juin
  • Époque victorienne : 10 juin
  • Une saison au choix : 12 juin
  • Années 50/60 : 14 juin
  • Époque édouardienne : 17 juin
  • English Royals : 19 juin
  • Années 70/80/90 : 21 juin
  • Non fiction (essai / biographie / livre d’histoire) : 22 juin
  • Années 20/30/40 : 24 juin
  • Voyage / évasion au sens large (régions anglaises, voyage dans le temps, dans l’espace si l’équipage est anglais) : 26 juin
  • Années 2000 jusqu’à aujourd’hui : 28 juin

Il ne s'agit pas de participer à tous les rendez-vous mais de choisir en fonction de nos pals et de nos envies, tout autre billet sur un thème non évoqué est également le bienvenu !

 

Voici ma Pal avec mes lectures finies

(et d'ores et déjà programmées ou en cours de programmation ^^) :

- Les Détectives du Yorkshire Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia CHAPMAN

- Le Crime de Paragon Walk d'Anne PERRY, troisième aventure de Charlotte et Thomas Pitt

- La Première Enquête d'Agatha de M.C. BEATON

- La Mystérieuse Affaire de Styles d'Agatha Christie (pour une LC autour de l'auteure le 4 juin, avec Enna)

- Les Chemins de la haine de Eva DOLAN

- Les Enquêtes d'Enola Holmes Tome 1 : La Double Disparition de Nancy SPRINGER, le roman (pour une LC avec Blandine Lanza)

- Le Collier du géant de Michael MORPURGO (texte) et Briony May SMITH (illustrations) (pour une LC autour de l'auteur le 20 juin, toujours avec Enna ^^)

- Maman est une fée Tome 1 : Une Baguette très magique de Sophie KINSELLA

- J'ai également commencé Une Autobiographie d'Agatha CHRISTIE mais c'est un énorme morceau (pas sûre de l'avoir fini pour le 22 juin et la journée consacrée à la non fiction, je ne suis même pas sûre de le terminer d'ici fin juin lol ^^)

 

Un mois anglais placé sous le signe du cosy mystery et des lectures jeunesse donc pour l'instant.

 

J'espère avoir le temps de lire quelques romans :

- Mansfield Park de Jane Austen (pour une LC  avec Blandine Lanza autour de l'auteure)

- Tout ce qui nous submerge de Daisy JOHNSON

- La Chorale des Dames de Chilbury

et des Bds :

- relire Miss Charity Tome 1 : L'Enfance de l'art de Loïc CLEMENT et Anne MONTEL, que je n'ai pas pris le temps de chroniquer

- Le Jardin secret - Première partie de Maud BEGON

- Les Enquêtes d'Enola Holmes Tome 2 : L'Affaire Lady Alistair de Serena BLASCO

et beaucoup d'autres mais je ne suis pas sûre d'avoir le temps de tout lire ^^, ce sera donc en fonction !

 

N'hésitez pas à venir nous rejoindre, vous ne le regretterez pas !

Et bon mois anglais à tous !

 

Voir les commentaires

Holmes (1854-1891 ?) Livre IV : La Dame de Scutari de Cecil et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854-1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre d'un doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Le chapitre 5 vient clore les deux entreprises parallèles menées par Wiggins d’un côté avec le Dr Parks et par le Dr Watson et sa femme, Mary, de l’autre, avec la nourrice de Holmes, sur qui on a tiré en fin de livre III.

 

On y croise Miss Florence Nightingale, en 1854, à l’hôpital Scutari, pendant la guerre de Crimée, où elle fait la rencontre du Dr Parks et de Gloria Dumbley, l’infirmière de Siger.

Cet épisode dans le passé vient clore l’affaire Judy Brown, apportant une solution à la mort de ces deux enfants et met en exergue, encore une fois, le quotidien des habitants de l’East End et les injustices qu’ils subissent de la part des riches et nobles gens, indifférents à leur sort.

 

Le chapitre 6 débute par la naissance de Holmes (nous sommes donc toujours en 1854), un enfant non désiré par sa mère, Violet, comme on le découvre très vite, laquelle a d’autres projets qui la mènent à… Scutari.

 

C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre plus sur elle, sur son passé.

Elle semble être le personnage central dans cette intrigue.

 

Enfin, on a l’impression d’avancer un peu dans cet imbroglio, ce casse-tête orchestré de mains de maître par l’auteur.

Certaines pièces du puzzle commencent à s’emboîter les unes dans les autres et le lecteur a l’impression d’y voir déjà un peu plus clair dans ce brouillard, même si certains mystères demeurent.

 

J’ai beaucoup aimé que s’entremêlent dans ce tome fiction et réalité (avec la rencontre de Miss Nightingale notamment !), que l’histoire se mêle à l’Histoire avec en toile de fonds cette fameuse guerre de Crimée, laquelle fait également écho à ma lecture en cours (Un Etranger dans le miroir d’Anne Perry).

J’aime beaucoup quand mes lectures entrent en résonance les unes les autres !

 

D’un côté, j’ai hâte de connaître la suite et ai bien envie de me plonger tout de suite dans le livre V, d'autant que vu le titre de celui-ci, on devrait enfin en découvrir plus sur Mycroft, qui continue de manœuvrer dans l'ombre mais dont on ignore toujours le dessein qu'il poursuit et de l’autre côté, j’appréhende un peu, notamment s’il s’agit de la fin de cette série ( ?), je n’ai pas envie de laisser les personnages et si ce n’est pas le cas, vu le temps d’attente entre la parution des livres IV et V, je n’ai pas non plus envie d’attendre aussi longtemps la parution du livre VI.

 

Bref, je suis carrément accroc à cette série BD et je n’ai pas envie d’en voir le bout. Elle se lit comme un bon thriller et n’a rien à envier aux meilleurs d’entre eux niveau scénario bien rôdé et bien tortueux ni même en ce qui concerne le côté haletant et captivant de l’intrigue !

 

Je participe ainsi à la journée consacrée aux BD dans le cadre du mois anglais !

Voir les commentaires

Holmes (1854-1891 ?) Livre III : L'Ombre d'un doute de Cecil et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854-1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Streeet

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre d'un doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un titre de circonstances ?

 

On suit d’un côté John et Mary, en France, à Pau, partis sur les traces de l’oncle de Violet, Horace Vernet, celui qui a peint le tableau où l’on voit Siger et ses deux fils mais aucune trace de sa femme.

Pourquoi ?

 

En parallèle, à Londres, Wiggins fait appel aux enfants des rues, à qui il raconte sa rencontre avec Holmes, lorsqu’il était lui-même enfant et vivait de rapines, afin de retrouver le Dr Dudley Parks, surnommé « docteur touche-touche » par les enfants, ce qui ne m’est pas le lecteur dans de bonnes dispositions face au personnage.

 

Et pourtant, cet homme semble dédier sa vie aux miséreux, prenant fait et cause pour eux, les aidant de son mieux à faire face à la dure vie des rues de l’East End, alors qu’il aurait pu exercer dans les beaux quartiers.

 

Il est d’ailleurs absent, cherchant à innocenter une certaine Judy Brown, qui serait responsable de la mort d’un enfant.

 

Pas le temps de s’ennuyer dans ce troisième tome !

On sent que les personnages sont enfin sur une piste qui pourrait permettre d’élucider tout le mystère autour de la mort de Sherlock et de sa famille. C’est l’occasion encore une fois d’en apprendre plus sur son enfance et son adolescence.

 

On ressort de cette lecture avec toujours autant de questions et très peu de réponses mais on a tout de même l’impression d’avancer et d’être sur la bonne voie !

En tout cas, cela démontre, si l’on avait encore des doutes, que le scénariste sait où il va et maîtrise parfaitement son intrigue !

De plus, ce tome permet de se plonger dans la réalité de l'époque. On y côtoie la misère crasse, celle  qui vous rend capable des pires forfaits, pour quelques pièces.

 

L'ombre de Mycroft plane sur cette affaire et plus on le voit, plus il me parait malsain... tout comme la famille Holmes dans son ensemble.

On comprend pourquoi Sherlock a tenté de leur échapper, s'inventant une nouvelle identité et cherchant sa vocation dans les rues de Pau !

 

 

Voir les commentaires

Holmes (1854/ 1891 ?) Livre 2 : Les Liens du sang de CECIL et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854/ 1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre du doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

Ce que j'en ai pensé (relecture) :

Lors de la première lecture, voilà ce que je me disais :

 

" Autant le premier tome de cette série avait été un coup de cœur, autant ce second m'a quelque peu déçue, surtout la première partie qui ne fait que reprendre mot pour mot me semble-t-il la deuxième partie du tome précédent. Le procédé narratif me laisse dubitative : quel intérêt ? Nous rappeler des faits déjà évoqués dans le tome 1 pour mieux les avoir en mémoire ? J'aurais tout aussi bien pu reprendre directement celui-ci. Ai-je loupé quelque chose ? Y a-t-il en fait des ajouts entre les deux, des différences minimes à décoder ? Je n'en ai pas vu mais la question me taraude méchamment... J'ai l'impression persistante d'être passée à côté de quelque chose. Est-ce l'effet voulu ?

 

Après relecture, ce second chapitre, m'interroge toujours autant mais différemment :

 

Pourquoi ce chapitre 2 est-il répété au début de ce tome 2 ?

 

En quoi est-il si important, déterminant pour la suite ?

 

Lors de cette relecture, j’ai eu l’impression de davantage partager les émotions de  Violet, d’être plus à l’écoute de ses sentiments, de ce qui transparaît sur son visage, ce qu’elle laisse échapper et des mots qu’elle prononce.

 

Était-ce l’effet désiré ?

 

En tout cas, cette fois, je suis sûre que ce rappel n’est pas anodin, n’est pas une erreur d’impression et j’ai hâte de découvrir ce qu’il cache !

 

Dans le chapitre 3, le mystère s’épaissit.

 

On y rencontre Siger Holmes, le père de Sherlock, dans de drôles de circonstances…

Celui-ci semble avoir perdu l’esprit et être retenu prisonnier dans sa propre maison, par son infirmière, Gloria Dumbley, à qui il a réussi à échapper, tombant sur le couple Watson dans sa fuite.

 

Peu avenante, froide et ne voyant pas d’un très bon œil la visite des Watson, qu’elle tente vainement d’éconduire, que cherche-t-elle à cacher ?

 

Elle est aidée par Audrey et ses frères, qu’elle semble tenir en son pouvoir.

Par quel moyen ?

 

Dans ce tome, Wiggins exerce avec succès ses talents de déduction, suivant les traces de son mentor.

Là encore, la chambre du jeune Sherlock, qu’il visite avec Watson, est trop « propre » pour qu’il ne s’agisse pas d’une mise en scène mais c’est compter sans l’ingéniosité du détective disparu, qui a laissé des indices à ses amis !

 

Où tout cela va-t-il nous mener ?

 

La mère de Holmes, Violet, que l’on retrouve donc dans le présent, nous sert encore une version différente sur l’étrange relation qui unissait son fils à Moriarty : faut-il la croire ?

 

Le lecteur finit par douter de tout et de tout le monde !

Comment démêler le vrai du faux ?

 

En bref, une série vraiment intrigante et prenante !

 

 

J'en profite pour participer à la BD de la semaine, que j'ai un peu délaissé ces temps-ci...

Retrouver aujourd'hui les billets des autres lecteurs de bulles chez...

Voir les commentaires

Son Espionne royale mène l'enquête Tome 1 de Rhys BOWEN

Genre : Policier

Série Son Espionne royale :

1. Son Espionne royale mène l'enquête

2. Son Espionne royale et le mystère bavarois

3. Son Espionne royale et la partie de chasse

4. Son Espionne royale et la fiancée de Transylvanie

5. Son Espionne royale et le collier de la reine

 

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1932.

 

Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glenn Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres.

 

Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !

 

Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.

 

Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bienvenue dans l’Angleterre des années 30, en compagnie d’une héroïne haute en couleurs, pas banale, débrouillarde et très maladroite !

Elle cherche à s’émanciper d’une famille éminemment célèbre.

 

Georgiana est en effet une descendante d’un des fils de la reine Victoria… Rien que ça !

 

Tentant de fuir une réception organisée par la reine Mary, visant à la mettre en relation avec le prince Siegfried, un personnage pompeux, ennuyeux et très imbu de sa personne, avec qui on cherche à la marier ainsi que pour échapper aux reproches et aux ordres de sa belle-sœur, Fig, au château de Rannoch, en Ecosse, au sein du domaine familial hérité par son demi-frère, Binky, elle invente une excuse pour se rendre à Londres et voler enfin de ses propres ailes !

 

Mais difficile de fuir sa famille, tout le monde sait ça ^^ !

 

De plus, il va désormais falloir trouver un emploi, chose peu aisée pour une jeune femme de bonne famille, surtout quand il faut le faire sans se faire remarquer (et là, avec une mère comme la sienne, ce n’est pas gagné ^^ J'ai adoré faire sa rencontre, un grand moment d'anthologie !) et sans que cela ne parvienne aux oreilles de la reine (surtout quand on sait la voie qu’elle choisit, en décalage complet avec son « rang »).

 

Elle sera aidée par une ancienne amie de pensionnat, Belinda, astucieuse et délurée et par l’énigmatique Darcy O’Mara.

 

On découvre ainsi l’envers du décor : celui des grandes et nobles familles dont les descendants sont aujourd’hui obligés de jouer les pique-assiette pour survivre car la plupart sont désargentées par les investissements réalisés par leur père respectif, les jeux d’argent et la crise de 1929 est également passée par là !

Un petit vent de liberté et de modernité flotte dans l’air en ce début des années 30 !

 

L’auteur prend le temps d’installer le décor et de présenter ses personnages. Aussi, l’intrigue « policière » n’arrive que plus tard mais, malgré cette intervention tardive du côté policier, je ne me suis pas ennuyée  : il s’agit pour Georgie de découvrir qui a pu assassiner Gaston de Mauxville, odieux bonhomme français (tiens, tiens ^^) et laisser son corps dans la baignoire de la maison londonienne de son frère.

 

A quel point ce dernier est-il impliqué dans cette affaire ?

Pourquoi a-t-il pris la fuite, comme un lâche, la laissant seule avec le cadavre sur les bras ?

 

Pour résoudre ce mystère, elle peut compter sur son adorable grand-père cockney, ancien policier à la retraite, avec qui sa famille proscrit toute relation et qu’elle adore (comme on la comprend ! Je l’ai moi aussi adoré : prévenant, aimant au point de faire passer sa petite-fille avant lui et sa propre survie, le vieux monsieur n’appartient pas au même monde qu’elle. Il vit de bouts de chandelle, bien loin du faste de sa royale famille. Le contraste est très marquant).

 

En bref, un roman à l’ambiance très bon enfant, décalé, plein d’humour, avec des personnages attachants, que je retrouverai avec plaisir. Il permet de passer un très bon moment de détente !

 

J’ai aimé chercher l’identité du coupable, relever les indices. L’un d’entre eux m’a tout de suite permis de résoudre l’énigme – j’avais déjà quelques soupçons mais un certain fait ne concordait pas et m'a fait douter : l'auteur sème les fausses pistes avec brio ! - alors que notre héroïne, plutôt vive d’esprit et intelligente, ne le voit pas, le laisse passer… et s’en rend compte trop tard !

 

Je me suis fait prendre au jeu, captivée par l’histoire, qui, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard, est plaisante à lire et follement amusante, davantage dans l’esprit des Agatha Raisin que des policiers plus « traditionnels » comme les Hercule Poirot ou Charlotte et Thomas Pitt.

C’est le genre de douceurs que j’aime lire en cas de coups de mou ou quand j’ai envie d’une lecture légère : j’y reviendrai donc !

Aucun doute là-dessus !

 

Ce billet participe à la journée Cosy mystery du mois anglais !

Voir les commentaires

Biographics Austen de Sophie COLLINS

Genre : Biographie (?)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Vous savez sans doute que Jane Austen (1775-1817) est une romancière anglaise, dotée d’un humour cinglant et auteure du livre Orgueils et Préjugés.

 

Mais savez-vous :

 

Qu’elle est la septième des huit enfants d’un ecclésiastique ?

Que ses romans ont d’abord été publiés anonymement ?

Que, contrairement à ce que laisse penser sa réputation d’écrivain romantique, on ne trouve de baiser amoureux dans aucun de ses livres ?

Qu’elle est toujours restée célibataire alors que la majeure partie de son œuvre questionne le mariage ?

Que ses romans ont été adaptés dans pas moins de 30 films ?

 

Cette biographie visuelle de Jane Austen vous plongera au cœur de l’univers de l’auteure.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette « biographie » (documentaire ?) offre une mine d’informations claires et variées sur la vie de Jane Austen, même si celle-ci nous est peu connue mais on en apprend pas mal sur sa famille, ses frères et sa sœur, Caroline, ses parents, sa cousine Eliza, la maladie qui l’a affectée (l’auteure évoque différentes hypothèses retenues par les scientifiques, fait la liste des symptômes et valide celle d’un chercheur qui vérifie tous ses symptômes, par exemple), son apparence… à travers notamment les lettres qu’elle échangeait avec sa sœur et ses neveux et nièces, les citations des autres auteurs de l’époque à son sujet, des comparaisons avec ces auteurs (en termes de nombres de ventes de livres, de livres écrits et publiés…) ou d’autres, moins connus aujourd’hui mais qui avaient alors un grand succès comme Fanny Burney (dont je n’avais jamais entendu parler !).

 

L’auteur s’attache également à son œuvre, nous explicitant la vie à l’époque de Jane, la domesticité, les véhicules que conduisent les personnages en fonction de leur rang et de leurs moyens financiers, ce que l’on mangeait alors, nous immergeant réellement dans l’époque et nous permettant de donner vie à ses romans, en leur prêtant un cadre réel, qui vient les éclairer d’un jour nouveau.

 

Par contre, concernant ces passages-là, où il est fait mention de ses romans, mieux vaut les avoir tous lus, ce qui n’était pas mon cas.

Ce n’est pas gênant en soi mais gare aux spoilers : autant faire abstraction de certains d’entre eux (comme les histoires d’amour vécues par les personnages.

C’est ce que j’ai fait !

 

Le graphisme est vraiment agréable et participe au côté ludique et plaisant de cette lecture grâce à une présentation aérée, qui attire l’œil également : je l’ai dévoré en très peu de temps et j’aurais même voulu que cette lecture se prolonge encore !

 

En bref, c’est une très bonne entrée en matière dans la vie et surtout, dans le monde et la société de l’auteur, qui aiguise notre curiosité et donne envie de poursuivre la lecture de son œuvre et d’en savoir encore davantage sur Jane Austen, même s’il me parait déjà très complet.

 

Une très belle découverte : nul doute, je lirai d’autres titres de cette collection mais j’ai aussi très envie de compléter ma lecture avec une biographie peut-être plus conséquente de l’auteure.

 

Ce billet est ma participation à la journée "Essai ou biographie" du mois anglais

 

Voir les commentaires

Avec Vue sur l'Arno de E.M. FORSTER

Genre : Roman

 

 

Quatrième de couverture :

 

Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue.

 

Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ?

 

Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent le coup, M. Emerson et son fils Goerge, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno.

 

Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand…

(…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Première rencontre avec E.M. Forster dont j’avais entendu le plus grand bien sur les blogs littéraires et… une fois n’est pas coutume, je vais encore jouer les vilains petits canards ^^ J’en ressors beaucoup moins conquise que la plupart de ceux qui l’ont lu…

 

Si la plume m’a plu, l’histoire, elle, ne m’a pas passionnée (ce n’est rien de le dire ! Je me suis ennuyée quasiment du début à la fin de ma lecture – un peu moins au début de la seconde partie mais c’était sans compter les atermoiements de Lucy, à la fin de celle-ci, qui durent et ont fini par me lasser !).

 

J’ai eu l’impression, durant la première partie, qu’il ne se passait absolument rien : on fait la connaissance d’un groupe d’aristocrates anglais en villégiature à Florence, dans la pension Bertolini et on  se contente de les suivre au cours de leurs pérégrinations dans les rues de la ville.

 

Le portrait que fait l’auteur de cette classe sociale n’est pas très brillant. On sent poindre l’ironie derrière…

 

Ces messieurs/dames restent sur leur quant-à-soi, entre eux et se révèlent très snobs et empruntés, telle Charlotte Bratlett, qui sert de chaperon à sa cousine, Lucy Honeychurch.

 

Elle s’excuse sans arrêt, passe son temps à se plaindre, en se faisant passer pour une martyre, qui se sacrifie pour la jeune demoiselle, comble tous ses désirs et s’offusque du geste de Mr Emerson, lequel leur propose leurs chambres, à lui et à son fils, George, afin qu’elles puissent bénéficier d’une vue sur l’Arno, comme elles le désiraient.

Elle a le chic pour compliquer une situation qui n’a pourtant rien de bien compliquée et pour transformer en drame le moindre fait innocent au nom de cette sacro-sainte bienséance, qu’ils appliquent davantage en paroles plutôt qu’en actes.

 

Elle forme un duo assez mal assorti avec Miss Lavish, écrivaine originale et loufoque, qui semble parler et agir librement et pourtant…

Elle aussi adopte la même attitude que les autres vis-à-vis des Emerson, qui ne sont pas du même milieu qu’eux et ne vaut donc au final pas mieux que les Misses Lane ou Mr Eager, le chapelain, pompeux, arrogant, donneur de leçons qui a provoqué le malheur de M. Emerson, qu’il rend pourtant responsable de sa propre stupidité et de son propre aveuglement, lui qui se dit cultivé et aime à étaler son savoir…

 

Certes, autre lieu, autre époque et autres mœurs mais on sent l’œil aiguisé et sans concession que pose l’auteur sur cette « bonne » société du début du 20ème siècle, engoncée dans les convenances et aveuglée par les préjugés, où chacun doit rester à sa place.

 

On observe d’ailleurs tout ce microcosme à travers notamment les yeux de Lucy, innocente jeune fille, qui fait son entrée dans la vie adulte et ceux de Mr Beebe, qui semble s’amuser de tout ce petit monde.

Seuls ces deux personnages ainsi que les Emerson, droits, francs, qui disent ce qu’ils pensent, comme ils le pensent, sans s’embarrasser justement de ces bonnes manières et autre étiquette, ont trouvé grâce à mes yeux.

 

J’ai trouvé cette première partie très longue et « vide », me demandant sans cesse quand il allait enfin se passer quelque chose, un événement marquant qui ferait basculer le récit et le rendrait plus captivant. Cela arrive à la fin de cette partie – il faut savoir être patient : j’ai failli abandonner ma lecture !

Celle-ci a suscité un regain d’intérêt : j’ai pensé que Lucy allait enfin évoluer, commencer à changer car elle prend conscience qu’elle souhaite prendre son destin en mains, être maîtresse de sa vie, décider par elle-même de ce qu’elle veut faire, pas comme Charlotte, qu’elle finit par prendre en pitié et exécrer.

 

Malheureusement, la seconde partie, concernant cette espérance, s’avère très décevante : elle quitte le giron de Charlotte pour se placer sous le joug d’un autre, Cecil Vyse, rencontré à Rome lors de ce même voyage et avec qui elle revient chez elle, en Angleterre, à Windy Corner, auprès de sa mère, Mrs Honeychurch et de son frère, Freddy.

 

J’ai immédiatement détesté son futur mari : intellectuel ou qui se dit tel, imbu de sa personne, méprisant envers ses hôtes, envers les provinciaux, en général, il essaye de modeler la jeune fille à son image, d’en faire « une des leurs » et celle-ci se laisse faire, semblant avoir oublié toutes ses velléités de liberté, de libre-arbitre.

 

J’ai davantage apprécié cette seconde partie, plus dynamique et à l’intrigue plus intéressante, même si le dénouement est assez prévisible (je l’ai vu venir quasiment dès le début du roman ^^).

 

Cependant, j’ai eu très envie de secouer Lucy, de la voir ouvrir enfin les yeux, sortir de son sommeil mais il n’en est rien !

Il faudra qu’un autre le fasse pour elle, encore une fois et après cela, loin d’agir, de prendre les choses en mains, elle fait l’autruche, se ment à elle-même, plus qu’aux autres, refusant d’admettre ses sentiments et comme Charlotte, se fait toute une montagne d’un petit rien, empirant davantage encore la situation.

 

Bref, du début à la fin, elle se conduit en éternelle enfant ! Et c’est bien dommage, j’aurais tellement aimé, comme Mr Beebe, la voir rompre la corde du cerf-volant.

Certes, elle va y parvenir mais ce n’est pas vraiment de son fait !

 

En bref, une première partie très longue et ennuyeuse, qui permet de présenter les personnages, dresse un tableau peu élogieux et flatteur de l’aristocratie anglaise, suivie par une seconde partie plus intéressante mais ce ne sera clairement pas la lecture du siècle, pour moi !

Si je me suis attachée à Lucy, elle m’a également déçue et l’histoire ne m’a pas plus intéressée que ça : j’ai vu venir les choses et là encore, le dénouement se fait longuet à cause des atermoiements de la jeune femme.

 

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>