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Holmes (1854-1891 ?) Livre IV : La Dame de Scutari de Cecil et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854-1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre d'un doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Le chapitre 5 vient clore les deux entreprises parallèles menées par Wiggins d’un côté avec le Dr Parks et par le Dr Watson et sa femme, Mary, de l’autre, avec la nourrice de Holmes, sur qui on a tiré en fin de livre III.

 

On y croise Miss Florence Nightingale, en 1854, à l’hôpital Scutari, pendant la guerre de Crimée, où elle fait la rencontre du Dr Parks et de Gloria Dumbley, l’infirmière de Siger.

Cet épisode dans le passé vient clore l’affaire Judy Brown, apportant une solution à la mort de ces deux enfants et met en exergue, encore une fois, le quotidien des habitants de l’East End et les injustices qu’ils subissent de la part des riches et nobles gens, indifférents à leur sort.

 

Le chapitre 6 débute par la naissance de Holmes (nous sommes donc toujours en 1854), un enfant non désiré par sa mère, Violet, comme on le découvre très vite, laquelle a d’autres projets qui la mènent à… Scutari.

 

C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre plus sur elle, sur son passé.

Elle semble être le personnage central dans cette intrigue.

 

Enfin, on a l’impression d’avancer un peu dans cet imbroglio, ce casse-tête orchestré de mains de maître par l’auteur.

Certaines pièces du puzzle commencent à s’emboîter les unes dans les autres et le lecteur a l’impression d’y voir déjà un peu plus clair dans ce brouillard, même si certains mystères demeurent.

 

J’ai beaucoup aimé que s’entremêlent dans ce tome fiction et réalité (avec la rencontre de Miss Nightingale notamment !), que l’histoire se mêle à l’Histoire avec en toile de fonds cette fameuse guerre de Crimée, laquelle fait également écho à ma lecture en cours (Un Etranger dans le miroir d’Anne Perry).

J’aime beaucoup quand mes lectures entrent en résonance les unes les autres !

 

D’un côté, j’ai hâte de connaître la suite et ai bien envie de me plonger tout de suite dans le livre V, d'autant que vu le titre de celui-ci, on devrait enfin en découvrir plus sur Mycroft, qui continue de manœuvrer dans l'ombre mais dont on ignore toujours le dessein qu'il poursuit et de l’autre côté, j’appréhende un peu, notamment s’il s’agit de la fin de cette série ( ?), je n’ai pas envie de laisser les personnages et si ce n’est pas le cas, vu le temps d’attente entre la parution des livres IV et V, je n’ai pas non plus envie d’attendre aussi longtemps la parution du livre VI.

 

Bref, je suis carrément accroc à cette série BD et je n’ai pas envie d’en voir le bout. Elle se lit comme un bon thriller et n’a rien à envier aux meilleurs d’entre eux niveau scénario bien rôdé et bien tortueux ni même en ce qui concerne le côté haletant et captivant de l’intrigue !

 

Je participe ainsi à la journée consacrée aux BD dans le cadre du mois anglais !

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Holmes (1854-1891 ?) Livre III : L'Ombre d'un doute de Cecil et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854-1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Streeet

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre d'un doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un titre de circonstances ?

 

On suit d’un côté John et Mary, en France, à Pau, partis sur les traces de l’oncle de Violet, Horace Vernet, celui qui a peint le tableau où l’on voit Siger et ses deux fils mais aucune trace de sa femme.

Pourquoi ?

 

En parallèle, à Londres, Wiggins fait appel aux enfants des rues, à qui il raconte sa rencontre avec Holmes, lorsqu’il était lui-même enfant et vivait de rapines, afin de retrouver le Dr Dudley Parks, surnommé « docteur touche-touche » par les enfants, ce qui ne m’est pas le lecteur dans de bonnes dispositions face au personnage.

 

Et pourtant, cet homme semble dédier sa vie aux miséreux, prenant fait et cause pour eux, les aidant de son mieux à faire face à la dure vie des rues de l’East End, alors qu’il aurait pu exercer dans les beaux quartiers.

 

Il est d’ailleurs absent, cherchant à innocenter une certaine Judy Brown, qui serait responsable de la mort d’un enfant.

 

Pas le temps de s’ennuyer dans ce troisième tome !

On sent que les personnages sont enfin sur une piste qui pourrait permettre d’élucider tout le mystère autour de la mort de Sherlock et de sa famille. C’est l’occasion encore une fois d’en apprendre plus sur son enfance et son adolescence.

 

On ressort de cette lecture avec toujours autant de questions et très peu de réponses mais on a tout de même l’impression d’avancer et d’être sur la bonne voie !

En tout cas, cela démontre, si l’on avait encore des doutes, que le scénariste sait où il va et maîtrise parfaitement son intrigue !

De plus, ce tome permet de se plonger dans la réalité de l'époque. On y côtoie la misère crasse, celle  qui vous rend capable des pires forfaits, pour quelques pièces.

 

L'ombre de Mycroft plane sur cette affaire et plus on le voit, plus il me parait malsain... tout comme la famille Holmes dans son ensemble.

On comprend pourquoi Sherlock a tenté de leur échapper, s'inventant une nouvelle identité et cherchant sa vocation dans les rues de Pau !

 

 

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Holmes (1854/ 1891 ?) Livre 2 : Les Liens du sang de CECIL et Luc BRUNSCHWIG

Genre : BD

Série Holmes (1854/ 1891 ?) :

1. L'Adieu à Baker Street

2. Les Liens du sang

3. L'Ombre du doute

4. La Dame de Scutari

5. Le Frère aîné

 

Quatrième de couverture :

 

Le 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty…

 

Ce que j'en ai pensé (relecture) :

Lors de la première lecture, voilà ce que je me disais :

 

" Autant le premier tome de cette série avait été un coup de cœur, autant ce second m'a quelque peu déçue, surtout la première partie qui ne fait que reprendre mot pour mot me semble-t-il la deuxième partie du tome précédent. Le procédé narratif me laisse dubitative : quel intérêt ? Nous rappeler des faits déjà évoqués dans le tome 1 pour mieux les avoir en mémoire ? J'aurais tout aussi bien pu reprendre directement celui-ci. Ai-je loupé quelque chose ? Y a-t-il en fait des ajouts entre les deux, des différences minimes à décoder ? Je n'en ai pas vu mais la question me taraude méchamment... J'ai l'impression persistante d'être passée à côté de quelque chose. Est-ce l'effet voulu ?

 

Après relecture, ce second chapitre, m'interroge toujours autant mais différemment :

 

Pourquoi ce chapitre 2 est-il répété au début de ce tome 2 ?

 

En quoi est-il si important, déterminant pour la suite ?

 

Lors de cette relecture, j’ai eu l’impression de davantage partager les émotions de  Violet, d’être plus à l’écoute de ses sentiments, de ce qui transparaît sur son visage, ce qu’elle laisse échapper et des mots qu’elle prononce.

 

Était-ce l’effet désiré ?

 

En tout cas, cette fois, je suis sûre que ce rappel n’est pas anodin, n’est pas une erreur d’impression et j’ai hâte de découvrir ce qu’il cache !

 

Dans le chapitre 3, le mystère s’épaissit.

 

On y rencontre Siger Holmes, le père de Sherlock, dans de drôles de circonstances…

Celui-ci semble avoir perdu l’esprit et être retenu prisonnier dans sa propre maison, par son infirmière, Gloria Dumbley, à qui il a réussi à échapper, tombant sur le couple Watson dans sa fuite.

 

Peu avenante, froide et ne voyant pas d’un très bon œil la visite des Watson, qu’elle tente vainement d’éconduire, que cherche-t-elle à cacher ?

 

Elle est aidée par Audrey et ses frères, qu’elle semble tenir en son pouvoir.

Par quel moyen ?

 

Dans ce tome, Wiggins exerce avec succès ses talents de déduction, suivant les traces de son mentor.

Là encore, la chambre du jeune Sherlock, qu’il visite avec Watson, est trop « propre » pour qu’il ne s’agisse pas d’une mise en scène mais c’est compter sans l’ingéniosité du détective disparu, qui a laissé des indices à ses amis !

 

Où tout cela va-t-il nous mener ?

 

La mère de Holmes, Violet, que l’on retrouve donc dans le présent, nous sert encore une version différente sur l’étrange relation qui unissait son fils à Moriarty : faut-il la croire ?

 

Le lecteur finit par douter de tout et de tout le monde !

Comment démêler le vrai du faux ?

 

En bref, une série vraiment intrigante et prenante !

 

 

J'en profite pour participer à la BD de la semaine, que j'ai un peu délaissé ces temps-ci...

Retrouver aujourd'hui les billets des autres lecteurs de bulles chez...

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Son Espionne royale mène l'enquête Tome 1 de Rhys BOWEN

Genre : Policier

Série Son Espionne royale :

1. Son Espionne royale mène l'enquête

2. Son Espionne royale et le mystère bavarois

3. Son Espionne royale et la partie de chasse

4. Son Espionne royale et la fiancée de Transylvanie

5. Son Espionne royale et le collier de la reine

 

 

Quatrième de couverture :

 

Londres, 1932.

 

Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glenn Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres.

 

Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !

 

Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.

 

Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Bienvenue dans l’Angleterre des années 30, en compagnie d’une héroïne haute en couleurs, pas banale, débrouillarde et très maladroite !

Elle cherche à s’émanciper d’une famille éminemment célèbre.

 

Georgiana est en effet une descendante d’un des fils de la reine Victoria… Rien que ça !

 

Tentant de fuir une réception organisée par la reine Mary, visant à la mettre en relation avec le prince Siegfried, un personnage pompeux, ennuyeux et très imbu de sa personne, avec qui on cherche à la marier ainsi que pour échapper aux reproches et aux ordres de sa belle-sœur, Fig, au château de Rannoch, en Ecosse, au sein du domaine familial hérité par son demi-frère, Binky, elle invente une excuse pour se rendre à Londres et voler enfin de ses propres ailes !

 

Mais difficile de fuir sa famille, tout le monde sait ça ^^ !

 

De plus, il va désormais falloir trouver un emploi, chose peu aisée pour une jeune femme de bonne famille, surtout quand il faut le faire sans se faire remarquer (et là, avec une mère comme la sienne, ce n’est pas gagné ^^ J'ai adoré faire sa rencontre, un grand moment d'anthologie !) et sans que cela ne parvienne aux oreilles de la reine (surtout quand on sait la voie qu’elle choisit, en décalage complet avec son « rang »).

 

Elle sera aidée par une ancienne amie de pensionnat, Belinda, astucieuse et délurée et par l’énigmatique Darcy O’Mara.

 

On découvre ainsi l’envers du décor : celui des grandes et nobles familles dont les descendants sont aujourd’hui obligés de jouer les pique-assiette pour survivre car la plupart sont désargentées par les investissements réalisés par leur père respectif, les jeux d’argent et la crise de 1929 est également passée par là !

Un petit vent de liberté et de modernité flotte dans l’air en ce début des années 30 !

 

L’auteur prend le temps d’installer le décor et de présenter ses personnages. Aussi, l’intrigue « policière » n’arrive que plus tard mais, malgré cette intervention tardive du côté policier, je ne me suis pas ennuyée  : il s’agit pour Georgie de découvrir qui a pu assassiner Gaston de Mauxville, odieux bonhomme français (tiens, tiens ^^) et laisser son corps dans la baignoire de la maison londonienne de son frère.

 

A quel point ce dernier est-il impliqué dans cette affaire ?

Pourquoi a-t-il pris la fuite, comme un lâche, la laissant seule avec le cadavre sur les bras ?

 

Pour résoudre ce mystère, elle peut compter sur son adorable grand-père cockney, ancien policier à la retraite, avec qui sa famille proscrit toute relation et qu’elle adore (comme on la comprend ! Je l’ai moi aussi adoré : prévenant, aimant au point de faire passer sa petite-fille avant lui et sa propre survie, le vieux monsieur n’appartient pas au même monde qu’elle. Il vit de bouts de chandelle, bien loin du faste de sa royale famille. Le contraste est très marquant).

 

En bref, un roman à l’ambiance très bon enfant, décalé, plein d’humour, avec des personnages attachants, que je retrouverai avec plaisir. Il permet de passer un très bon moment de détente !

 

J’ai aimé chercher l’identité du coupable, relever les indices. L’un d’entre eux m’a tout de suite permis de résoudre l’énigme – j’avais déjà quelques soupçons mais un certain fait ne concordait pas et m'a fait douter : l'auteur sème les fausses pistes avec brio ! - alors que notre héroïne, plutôt vive d’esprit et intelligente, ne le voit pas, le laisse passer… et s’en rend compte trop tard !

 

Je me suis fait prendre au jeu, captivée par l’histoire, qui, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard, est plaisante à lire et follement amusante, davantage dans l’esprit des Agatha Raisin que des policiers plus « traditionnels » comme les Hercule Poirot ou Charlotte et Thomas Pitt.

C’est le genre de douceurs que j’aime lire en cas de coups de mou ou quand j’ai envie d’une lecture légère : j’y reviendrai donc !

Aucun doute là-dessus !

 

Ce billet participe à la journée Cosy mystery du mois anglais !

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Biographics Austen de Sophie COLLINS

Genre : Biographie (?)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Vous savez sans doute que Jane Austen (1775-1817) est une romancière anglaise, dotée d’un humour cinglant et auteure du livre Orgueils et Préjugés.

 

Mais savez-vous :

 

Qu’elle est la septième des huit enfants d’un ecclésiastique ?

Que ses romans ont d’abord été publiés anonymement ?

Que, contrairement à ce que laisse penser sa réputation d’écrivain romantique, on ne trouve de baiser amoureux dans aucun de ses livres ?

Qu’elle est toujours restée célibataire alors que la majeure partie de son œuvre questionne le mariage ?

Que ses romans ont été adaptés dans pas moins de 30 films ?

 

Cette biographie visuelle de Jane Austen vous plongera au cœur de l’univers de l’auteure.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Cette « biographie » (documentaire ?) offre une mine d’informations claires et variées sur la vie de Jane Austen, même si celle-ci nous est peu connue mais on en apprend pas mal sur sa famille, ses frères et sa sœur, Caroline, ses parents, sa cousine Eliza, la maladie qui l’a affectée (l’auteure évoque différentes hypothèses retenues par les scientifiques, fait la liste des symptômes et valide celle d’un chercheur qui vérifie tous ses symptômes, par exemple), son apparence… à travers notamment les lettres qu’elle échangeait avec sa sœur et ses neveux et nièces, les citations des autres auteurs de l’époque à son sujet, des comparaisons avec ces auteurs (en termes de nombres de ventes de livres, de livres écrits et publiés…) ou d’autres, moins connus aujourd’hui mais qui avaient alors un grand succès comme Fanny Burney (dont je n’avais jamais entendu parler !).

 

L’auteur s’attache également à son œuvre, nous explicitant la vie à l’époque de Jane, la domesticité, les véhicules que conduisent les personnages en fonction de leur rang et de leurs moyens financiers, ce que l’on mangeait alors, nous immergeant réellement dans l’époque et nous permettant de donner vie à ses romans, en leur prêtant un cadre réel, qui vient les éclairer d’un jour nouveau.

 

Par contre, concernant ces passages-là, où il est fait mention de ses romans, mieux vaut les avoir tous lus, ce qui n’était pas mon cas.

Ce n’est pas gênant en soi mais gare aux spoilers : autant faire abstraction de certains d’entre eux (comme les histoires d’amour vécues par les personnages.

C’est ce que j’ai fait !

 

Le graphisme est vraiment agréable et participe au côté ludique et plaisant de cette lecture grâce à une présentation aérée, qui attire l’œil également : je l’ai dévoré en très peu de temps et j’aurais même voulu que cette lecture se prolonge encore !

 

En bref, c’est une très bonne entrée en matière dans la vie et surtout, dans le monde et la société de l’auteur, qui aiguise notre curiosité et donne envie de poursuivre la lecture de son œuvre et d’en savoir encore davantage sur Jane Austen, même s’il me parait déjà très complet.

 

Une très belle découverte : nul doute, je lirai d’autres titres de cette collection mais j’ai aussi très envie de compléter ma lecture avec une biographie peut-être plus conséquente de l’auteure.

 

Ce billet est ma participation à la journée "Essai ou biographie" du mois anglais

 

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Avec Vue sur l'Arno de E.M. FORSTER

Genre : Roman

 

 

Quatrième de couverture :

 

Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue.

 

Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ?

 

Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent le coup, M. Emerson et son fils Goerge, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno.

 

Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand…

(…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Première rencontre avec E.M. Forster dont j’avais entendu le plus grand bien sur les blogs littéraires et… une fois n’est pas coutume, je vais encore jouer les vilains petits canards ^^ J’en ressors beaucoup moins conquise que la plupart de ceux qui l’ont lu…

 

Si la plume m’a plu, l’histoire, elle, ne m’a pas passionnée (ce n’est rien de le dire ! Je me suis ennuyée quasiment du début à la fin de ma lecture – un peu moins au début de la seconde partie mais c’était sans compter les atermoiements de Lucy, à la fin de celle-ci, qui durent et ont fini par me lasser !).

 

J’ai eu l’impression, durant la première partie, qu’il ne se passait absolument rien : on fait la connaissance d’un groupe d’aristocrates anglais en villégiature à Florence, dans la pension Bertolini et on  se contente de les suivre au cours de leurs pérégrinations dans les rues de la ville.

 

Le portrait que fait l’auteur de cette classe sociale n’est pas très brillant. On sent poindre l’ironie derrière…

 

Ces messieurs/dames restent sur leur quant-à-soi, entre eux et se révèlent très snobs et empruntés, telle Charlotte Bratlett, qui sert de chaperon à sa cousine, Lucy Honeychurch.

 

Elle s’excuse sans arrêt, passe son temps à se plaindre, en se faisant passer pour une martyre, qui se sacrifie pour la jeune demoiselle, comble tous ses désirs et s’offusque du geste de Mr Emerson, lequel leur propose leurs chambres, à lui et à son fils, George, afin qu’elles puissent bénéficier d’une vue sur l’Arno, comme elles le désiraient.

Elle a le chic pour compliquer une situation qui n’a pourtant rien de bien compliquée et pour transformer en drame le moindre fait innocent au nom de cette sacro-sainte bienséance, qu’ils appliquent davantage en paroles plutôt qu’en actes.

 

Elle forme un duo assez mal assorti avec Miss Lavish, écrivaine originale et loufoque, qui semble parler et agir librement et pourtant…

Elle aussi adopte la même attitude que les autres vis-à-vis des Emerson, qui ne sont pas du même milieu qu’eux et ne vaut donc au final pas mieux que les Misses Lane ou Mr Eager, le chapelain, pompeux, arrogant, donneur de leçons qui a provoqué le malheur de M. Emerson, qu’il rend pourtant responsable de sa propre stupidité et de son propre aveuglement, lui qui se dit cultivé et aime à étaler son savoir…

 

Certes, autre lieu, autre époque et autres mœurs mais on sent l’œil aiguisé et sans concession que pose l’auteur sur cette « bonne » société du début du 20ème siècle, engoncée dans les convenances et aveuglée par les préjugés, où chacun doit rester à sa place.

 

On observe d’ailleurs tout ce microcosme à travers notamment les yeux de Lucy, innocente jeune fille, qui fait son entrée dans la vie adulte et ceux de Mr Beebe, qui semble s’amuser de tout ce petit monde.

Seuls ces deux personnages ainsi que les Emerson, droits, francs, qui disent ce qu’ils pensent, comme ils le pensent, sans s’embarrasser justement de ces bonnes manières et autre étiquette, ont trouvé grâce à mes yeux.

 

J’ai trouvé cette première partie très longue et « vide », me demandant sans cesse quand il allait enfin se passer quelque chose, un événement marquant qui ferait basculer le récit et le rendrait plus captivant. Cela arrive à la fin de cette partie – il faut savoir être patient : j’ai failli abandonner ma lecture !

Celle-ci a suscité un regain d’intérêt : j’ai pensé que Lucy allait enfin évoluer, commencer à changer car elle prend conscience qu’elle souhaite prendre son destin en mains, être maîtresse de sa vie, décider par elle-même de ce qu’elle veut faire, pas comme Charlotte, qu’elle finit par prendre en pitié et exécrer.

 

Malheureusement, la seconde partie, concernant cette espérance, s’avère très décevante : elle quitte le giron de Charlotte pour se placer sous le joug d’un autre, Cecil Vyse, rencontré à Rome lors de ce même voyage et avec qui elle revient chez elle, en Angleterre, à Windy Corner, auprès de sa mère, Mrs Honeychurch et de son frère, Freddy.

 

J’ai immédiatement détesté son futur mari : intellectuel ou qui se dit tel, imbu de sa personne, méprisant envers ses hôtes, envers les provinciaux, en général, il essaye de modeler la jeune fille à son image, d’en faire « une des leurs » et celle-ci se laisse faire, semblant avoir oublié toutes ses velléités de liberté, de libre-arbitre.

 

J’ai davantage apprécié cette seconde partie, plus dynamique et à l’intrigue plus intéressante, même si le dénouement est assez prévisible (je l’ai vu venir quasiment dès le début du roman ^^).

 

Cependant, j’ai eu très envie de secouer Lucy, de la voir ouvrir enfin les yeux, sortir de son sommeil mais il n’en est rien !

Il faudra qu’un autre le fasse pour elle, encore une fois et après cela, loin d’agir, de prendre les choses en mains, elle fait l’autruche, se ment à elle-même, plus qu’aux autres, refusant d’admettre ses sentiments et comme Charlotte, se fait toute une montagne d’un petit rien, empirant davantage encore la situation.

 

Bref, du début à la fin, elle se conduit en éternelle enfant ! Et c’est bien dommage, j’aurais tellement aimé, comme Mr Beebe, la voir rompre la corde du cerf-volant.

Certes, elle va y parvenir mais ce n’est pas vraiment de son fait !

 

En bref, une première partie très longue et ennuyeuse, qui permet de présenter les personnages, dresse un tableau peu élogieux et flatteur de l’aristocratie anglaise, suivie par une seconde partie plus intéressante mais ce ne sera clairement pas la lecture du siècle, pour moi !

Si je me suis attachée à Lucy, elle m’a également déçue et l’histoire ne m’a pas plus intéressée que ça : j’ai vu venir les choses et là encore, le dénouement se fait longuet à cause des atermoiements de la jeune femme.

 

 

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Les Filles au chocolat Tome 2 : Cœur Guimauve de Cathy CASSIDY

Genre : Roman jeunesse

Série Les Filles au chocolat :

1. Cœur Cerise

2. Cœur Guimauve

3. Cœur Mandarine

3.5 Cœur salé

4. Cœur Coco

5. Cœur Vanille

5.5 Cœur sucré

5.75 Cœur poivré

6. Cœur Cookie

6.5 Cœur piment

 

 

Quatrième de couverture :

 

Je m’appelle : Skye Tanberry

Mon âge : 12 ans

Je suis : sentimentale et passionnée

Mon style : chapeaux et robes vintage

J’aime : les histoires romantiques, l’astrologie

Je rêve : d’être aussi populaire que ma sœur jumelle

 

Mon problème : je ne suis pas faite pour les garçons d’aujourd’hui…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’étais contente de retrouver Cherry et les sœurs Tanberry au sein de leur famille recomposée mais au final, je n’étais pas là…

 

J’ai lu ce roman juste après Les Lettres de Rose, mauvais choix : j’étais encore trop immergée dans cette lecture, hantée par l’histoire, par Rose, Louise, Lola et tous les personnages.

Je suis donc passée totalement à côté de ce second tome des Filles au chocolat, série plutôt sympathique, qui s’adresse avant tout aux adolescents.

 

On suit ici Skye, qui, après avoir retrouvé les affaires d’une parente éloignée, Clara Travers, dans une malle, au grenier, afin de libérer la pièce pour en faire la chambre de Cherry, fait d’étranges rêves.

 

Elle voit la jeune femme en compagnie de son grand amour, un gitan, lequel l’aurait abandonnée, la poussant à une fin tragique.

 

Encore une histoire d’amour contrarié !

Je n’étais pas prête à affronter la tristesse et la peine causées par une telle histoire : c’était beaucoup trop pour moi après avoir vécu et ressenti de plein fouet celles de Rose !

J’ai volontairement pris de la distance, ai refusé de me plonger et me laisser porter par cette histoire et suis donc restée en marge, n’ai pas pleinement vécu les émotions des personnages comme je les aurais vécues en d’autres circonstances, sans doute…

 

Malgré tout, j’ai aimé suivre Skye, partager ses doutes, ses interrogations et la voir sortir de l’enfance pour entrer progressivement dans l’âge ingrat.

 

On la découvre plus avant.

Vivant dans l’ombre de sa jumelle, Summer, qui décide de tout pour elles deux, elle tente de s’affirmer comme individu à part entière, prend de la distance et revendique son indépendance, suscitant quelques remous dans leur relation jusqu’ici sans nuage.

Le thème de la gémellité et tout ce qu’elle entraîne est donc plutôt bien traité et m’a beaucoup plu !

 

D’habitude conciliante, Skye sort désormais de sa coquille et dit ce qu’elle pense, n’en déplaise à Summer ou même à Honey, l’aînée de la fratrie, qui est ici sur une mauvaise pente, peste et mal dans sa peau et qui oblige ainsi tout le monde à marcher sur des œufs, à tout faire pour éviter une nouvelle crise.

 

Molly, sa meilleure amie, s’éloigne également d’elle, lui préférant sa jumelle, plus rayonnante, moins dans la Lune, contrairement à Summer, qui a tendance à vivre dans ses rêves.

 

Que sont-ils d’ailleurs, ces rêves ?

Des réminiscences du passé de Clara, qui viendrait la hanter, comme semble le craindre Summer ou de purs fantasmes, sortis de son imagination, après avoir raconté l’histoire de cette aïeule pendant une veillée entre amis ?

Et qui est ce Finn, le garçon qui envahit ses pensées mais qu’elle n’a encore jamais rencontré ?

L’amant de Clara, celui qui l’a laissée tomber ?

 

J’ai davantage apprécié ma lecture sur la fin ainsi que son dénouement plein d’espoir, qui fait la lumière sur le destin de Clara.

Malheureusement, je suis entrée un peu tard dedans ^^

 

Bref, une lecture qui n’est pas arrivée à point nommé, au bon moment, ce qui m’a empêchée de véritablement entrer dans l’histoire, notamment dans celle de Clara, qui vient hanter le présent, même si j’ai trouvé cette lecture sympathique, je n’en ai pas pleinement profité… Dommage !

 

Lu dans le cadre de la journée "littérature jeunesse" du mois anglais

 

 

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Read-a-thon mois anglais 2020

Lou et Martine nous ont concocté un super week-end consacré à la lecture - anglaise of course !

Qu’est-ce qu’un Read-a-thon ? C’est un moment défini - du vendredi 12 au dimanche 14 juin 2020 - pendant lequel on se fixe des objectifs de lecture, on lit davantage que d’habitude… ou simplement, on continue à lire selon ses envies, mais en partageant ses lectures au fil de l’eau ! On parle autant lectures en cours qu’escapades dans le jardin, tea times et séries télévisées anglaises.

Quelques mini challenges pendant le R.A.T nous sont proposés (sans obligation) :

  • Défi 1 : Partager un tea time de lecteur / lectrice en photos
  • Défi 2 : Lire 9 titres différents, autant de titres que de bougies à souffler pour notre Mois anglais
  • Défi 3 : Lire un titre en VO

Je ne les ferai pas, toujours du mal à me tenir aux challenges mais j'avoue qu'ils m'ont quand même bien tentés ! Mais bon, il faut savoir raison garder ^^

 

Pour participer, il vous suffit de publier à votre tour un billet à partir de vendredi (vous pourrez bien sûr rejoindre le RAT en cours de route) et partager vos instants de lecture, vos PAL du moment, et toutes les Britisheries dont vous avez envie de nous parler, goodies de la couronne inclus ! N’hésitez pas à taguer les gentilles organisatrices ainsi que les autres participants au RAT pour permettre à tous de suivre plus facilement vos aventures livresques !

Si vous ne participez pas, vous pouvez aussi jouer les pom pom girls et encourager les read-a-thonien.ne.s en laissant des mots doux sur leurs blogs respectifs.

Bon RAT à tous, n'hésitez pas à nous rejoindre !

 

Vous trouverez à la suite de ce billet mon avancée au cours de ce RAT :

Nous sommes donc vendredi matin et pour l'instant, je n'ai pas commencé à lire (à vrai dire, ce matin j'ai dormi - il me fallait récupérer d'une nuit passée en compagnie de ma lecture en cours, que j'ai eu beaucoup de mal à reposer ^^) et j'en ai aussi profité pour traîner - sur facebook notamment, découvrir et lire les billets de lecture non encore lus sur les blogs des participants au mois anglais - et prendre mon temps ! Mais je compte bien me rattraper ^^

1er objectif : terminer donc cette fameuse lecture en cours :

 

Et voilà, j'ai fini mon livre et j'ai ADORE ! Je suis contente que le Tag d'Enna m'ait refait penser à Sophie Kinsella, une auteure que j'aime beaucoup mais que je n'avais plus lu depuis un bail ! J'ai adoré Katie-Cat, l'héroïne, que l'on voit évoluer au cours du roman et encore une fois avec l'auteur, j'ai beaucoup ri et suis moi aussi tombée amoureuse d'Alex (je ne spoile pas grand chose : on le voit venir de loin ^^, de très très loin mais pas grave : je VEUX le même !).

Une fois terminé ma lecture, j'ai fait une pause thé :

Et me suis accordée environ 2h30 de pause ^^

 

2ème objectif : finir le livre de nouvelles de Sherlock Holmes :

Il me restait la dernière des 4 nouvelles de ce recueil à lire : Les Hêtres d'or et c'est actuellement (il est 20h26) chose faite : j'en ai également profité pour dîner ! Une nouvelle que j'ai beaucoup aimé, ma préférée des 4 avec la 1ère (celle qui donne son titre au recueil). Je trouve que jusqu'à maintenant, c'est une de celles où Sherlock Holmes s'épanche le plus, au début, alors qu'il est d'habitude plus silencieux, dans l'observation. Ici, il y a une sorte d'intermède très plaisant où il discute avec Watson.

 

3ème objectif : Trouver ma prochaine lecture ^^

Ce n'est pas une mince affaire (je vous renvoie à ma Pal établie au début du mois anglais, d'autant que d'autres livres, que je n'avais pas prévu de lire en ce mois de juin dans le cadre du mois anglais, toujours, me font méchamment de l’œil....)

Je pense d'ailleurs sortir l'un de ces derniers ^^ (mais à quoi peut bien servir la liste préparée en amont du mois anglais, je vous le demande ^^)

J'ai finalement opté pour le premier tome de la série Monk d'Anne Perry :

Pas beaucoup lu vendredi soir : la fatigue m'a très vite rattrapée ^^ (voilà ce que c'est de se coucher à pas d'heure à cause d'un livre !). 

J'en suis à la page 29 ^^ et le continuerai donc samedi !

 

Samedi 13 juin :

Comme d'hab, le matin je traînasse (je ne suis vraiment pas du matin ^^) donc pas encore lu.

Je vais faire un tour sur le fil mois anglais de FB et sur les blogs, lire les nouveaux billets et passer sur ceux des autres participants au RAT puis je reprendrai mon livre !

Bonne journée à tous !

Lu une cinquantaine de pages aujourd'hui, pas plus ^^

Mon rythme baisse un peu à cause des corvées ménagères (berk !) du samedi : linge, ménage, rangement... et autres joyeusetés ! Et aussi à cause des visites de la famille : j'adore ma famille mais elle est parfois un peu envahissante ^^ (et ça risque d'être pareil dimanche ^^).

Pas de lecture ce soir : ce sera télé (oui, je sais, c'est le mal, tant pis ^^). Avant ça, je vais essayer de rédiger mes deux billets en attente pour la semaine prochaine !

A demain ^^

 

Dimanche 14 juin :

Finalement, j'ai un peu lu après le film d'hier soir (j'en suis à la page 120 ^^, j'avance bien et je me plais dans cette lecture, pour l'instant... J'espère qu'il en sera de même jusqu'à la fin (croise les doigts ^^))

Ce matin et en début d'aprèm, mon programme consistera à terminer de préparer ma classe pour lundi et mardi puis lecture (si ma famille ne vient pas m'envahir... encore ^^).

Comme je l'avais vu venir, mon oncle et ma tante ont débarqués vers les 15/16h : on a donc pris le café pour eux, thé pour moi et bavardé puis petite balade histoire de prendre l'air.

Résultat : rien lu avant mon retour à 18 h ^^

 

J'aime beaucoup mon livre en cours mais j'avais envie d'une BD

 

4ème objectif : Relire les tomes 1, 2 et 3 de la série de BD Holmes de Brunschwig et Cecil avant l'achat et la lecture des tomes 4 et 5 incessamment sous peu ^^

A l'heure actuelle, j'ai commencé le tome 1 (lu le chapitre 1) et me surprends à reprendre des notes sur cette lecture dense, mystérieuse et captivante : peut-être de quoi remanier mon billet réalisé lors de ma première lecture ?

En tout cas, j'ai sacrément bien fait de le relire : plein de choses dont je ne me souvenais pas ou qui m'avaient totalement échappées !

Je ne pense pas revenir d'ici ce soir par ici : merci à tous pour vos petits mots. J'ai adoré ses moments de partage lors du RAT ! Hâte de vous lire demain soir, après le travail : je viendrai également compléter mon billet en vous faisant part de mon avancée lors de cette fin de soirée - j'espère lire ce soir, histoire de rattraper le désastre de cette après-midi ^^

 

Dilemme : est-ce que, une fois terminé le livre 1 de ma série BD j'enchaîne directement avec les autres tomes ou est-ce que je reprends ensuite Un Etranger dans le miroir

On verra ! 

 

Bilan du RAT :

J'ai finalement choisi de terminer ma lecture du tome 1 de Holmes puis j'ai repris Un Etranger dans le miroir.

Au final,

- j'ai terminé Ma Vie (pas si) parfaite : 70 p.

- lu la dernière nouvelle du recueil Le Diadème de Béryls : 31 p.

- lu Holmes (1854-1891 ?) Livre 1 : 48 p.

- commencé Un Etranger dans le miroir : lu 152 p.

Soit un total de : 301 p.

​​​​​​​Ce n'est pas extraordinaire mais encore une fois, j'ai adoré le faire et les moments partagés avec les autres participants à ce RAT ou nos supers pom-pom girls ! ça m'aura au moins permis de terminer mes lectures en cours et de poursuivre mes lectures anglaises ^^

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Amour et amitié de Jane AUSTEN

Genre : Roman épistolaire

 

 

Résumé

(extrait de l’avant-propos de Pierre GOUBERT – avant-propos que je suis contente d’avoir lu après le roman de Jane Austen en question car encore une fois, il nous dit tout, spoile l'histoire dans son ensemble ce qui est déjà fort regrettable et ne laisse aucun mystère, aucune chance de le découvrir avec des "yeux neufs", dénué des ressentis et interprétations d'un autre : heureusement que je ne me fais plus avoir !) :

 

« Isabel presse son amie Laura de raconter à sa fille, Marianne, les aventures et malheurs de sa vie.

 

Comme cette amie est maintenant âgée de 55 ans, Isabel pense qu’elle est parvenue au terme de ses épreuves.

 

Laura n’est pas du même avis mais consent à tout dire dans une série de lettres qui constituent autant de petits chapitres.

(…) »

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Il s’agit ici d’une des Juvenilia, œuvres de jeunesse de Jane Austen, écrites quand elle était âgée de 11 à 17 ans soit entre 1787 et 1793.

 

C’est un court roman épistolaire dans lequel Laura, amie d’Isabel, raconte les déboires de sa vie passée à la fille de celle-ci, Marianne.

 

L’auteur use d’un ton emphatique, très maniéré, ampoulé, qui m’a un peu déstabilisée au départ mais j’ai mis cela sur le compte de sa jeunesse or, il n’en est rien : c’est le ton utilisé par Laura dans ses lettres et non le sien, il serait dommage de se méprendre, je l’ai compris plus tard dans ma lecture.

 

On voit qu’elle se moque doucement de son héroïne, qui se dit dotée d’une grande sensibilité, mot qui revient très souvent dans cette correspondance mais fait surtout preuve d’une parfaite mauvaise foi, a tendance à s’emballer très vite en amour et en amitié, dispensant l’un et l’autre à tort et à travers et entraînant dans son sillage de pauvres jeunes filles naïves et innocentes, comme Janetta.

 

Elle aime à parler d’elle-même et à se poser en victime, même quand sa conduite frise l’immoralité –

qu’est-ce que j’ai ri quand, avec Sophia, elles arrivent à retourner la situation à leur avantage quand McDonald les prend la main dans le sac, en train de le voler et que ce sont elles qui ont le culot de se sentir outragées !

Un grand moment !

 

Elle tombe également en pâmoison ou défaille à tout bout de champ !

 

Bref, le portrait d’elle dressé par l’auteur ne lui est pas très favorable mais là encore, Jane Austen le fait avec ironie et sarcasme, les faisant passer, elle et Sophia, pour de parfaites idiotes, égoïstes et hypocrites, pour le plus grand plaisir du lecteur !

 

Le récit n’a ni queue ni tête, ce qui le rend d’autant plus drôle et ne fait qu’accroître le ridicule des deux jeunes femmes et des situations plus rocambolesques les unes que les autres dans lesquelles elles se trouvent !

 

Un roman à prendre au second degré donc, qui m’a beaucoup fait rire et qui permet d’entrevoir tout le talent de la future grande écrivaine et montre cet œil malicieux, acerbe et d’une grande acuité qui lui est propre et qu’elle porte déjà sur ses personnages et le monde qui l’entoure.

 

On pourrait peut-être lui reprocher un certain manque de subtilité, dans le sens où les défauts de son héroïne sont vraiment « grossiers » et son ironie n’est pas encore aussi déguisée que dans ses œuvres maîtresses mais il faut bien comprendre que l’on a ici affaire à une satire, un pastiche des romans sentimentaux très en vogue à l’époque et c’est franchement réussi !

 

J’ai pris un réel plaisir à la lire ! J'ai même eu l'impression de ressentir l'amusement éprouvé par son auteure lors de son écriture !

 

Lu dans le cadre de la journée "romancière anglaise"

 

De la même auteure, sur le blog :

Lady Susan

Orgueils et Préjugés

 

Je suis contente : il m'en reste encore plein d'autres à découvrir ! ^^

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Le Tag d'Enna - Spécial mois anglais

Aujourd'hui, Enna nous a concocté un Tag spécial mois anglais. J'ai eu envie de participer à ses côtés ^^

Voici donc mes réponses aux questions posées.

Si vous souhaitez y répondre à votre tour, n'hésitez pas !

 

1) Quels lieux anglais aimes-tu ou aimerais-tu visiter ?

 

J'ai beaucoup aimé Londres lors de mon voyage scolaire en classe de 3ème, ça date un peu, j'adorerais retourner en Angleterre, voir des lieux moins "connus". Lors des précédents mois anglais, je me suis notée quelques idées de visites, piochées chez les autres participants : Chawton, voir la maison de Jane Austen, la maison d'Agatha Christie qu'avait présenté Enna, le quartier de Notting Hill (ok c'est à Londres ^^), les studios Harry Potter, Oxford, Glastonbury et son abbaye, lieu supposé de la tombe du roi Arthur, même s'il n'y a pas de preuve historique mais moi, il suffit de mentionner la légende arthurienne et j'accours ^^, revoir Buckingham Palace et la côté Sud de l'Angleterre visitée lors de ce fameux voyage en 3ème : Hastings, Brighton, Canterbury, Dover (Douvres)...

 

Ne me viennent que ces lieux pour l'instant mais c'est déjà pas mal ^^

 

 

2) Quels aliments/boissons anglais aimes-tu ?

 

J'avoue que je n'ai pas eu l'occasion de beaucoup goûté l'alimentation anglaise lors de ce séjour (à part des sandwich que préparaient la famille dans laquelle nous étions pour midi ^^^) mais je dirais le thé (même si pas spécifiquement le thé anglais)

 

3) Quels auteurs anglais aimes-tu ?

 

Il y en a beaucoup ^^ Tout d'abord, Charlotte Brontë et son livre Jane Eyre, gros coup de coeur découvert à l'adolescence et lu plusieurs fois à cette époque, première lecture anglaise pour moi, c'est donc mon souvenir le plus marquant, celle qui m'a "mis le pied à l'étrier" en me poussant à aller vers d'autres auteurs anglais par la suite !

Il y a aussi Agatha Christie même si je l'ai découverte sur le tard ^^, Jane Austen, de plus en plus (lu Susan, Orgueils et Préjugés et pour ce mois anglais, Biographics Austen, qui m'a permis d'en apprendre davantage sur elle et me donne encore plus envie de lire toute son oeuvre !), Chris Riddell en littérature jeunesse et Thomas Hardy, que j'ai découvert il y a deux/trois ans lors du mois anglais, Roald Dahl (oui, je sais il n'est pas anglais mais gallois, je triche ^^ mais la plupart de ses livres ont lieu en Angleterre ^^), pareil pour Arthur Conan Doyle, qui est écossais et son héros, Sherlock Holmes ^^, bien anglais lui, Jacqueline Wilson (lu un seul pour l'instant mais c'était un énorme coup de cœur). J'ai failli oublier Sophie Kinsella, dont les romans me font toujours hurler de rire, Anne Perry et sa série des Charlotte et Thomas Pitt (j'ai un Monk aussi dans ma Pal, que j'ai bien envie de sortir pour cette nouvelle édition du mois anglais !) et J.K. Rowling dont je n'ai lu pour l'instant que les Harry Potter mais j'espère découvrir incessamment sous peu ses romans adultes !

 

Pour la suite, ce sera davantage des livres lus car pas lu d'autres œuvres de leurs auteurs : Peter Pan de J.M. Barrie, Alice aux pays des merveilles de Lewis Caroll....

 

Je suis sûre que j'en oublie ^^

 

4) Quels films / séries anglais aimes-tu ?

 

Merlin (même si j'ai eu du mal pour le premier épisode ^^ : QUOI ? Merlin, jeune garçon ? Et serviteur d'Arthur ? ça va pas, non !!!! lol), Broadchurch, adoré de bout en bout, Downtown Abbey (qu'ils faudrait que je termine), Doctor Who (j'ai eu du mal au début, je trouvais l'univers trop étrange, ne comprenais pas tout... jusqu'à l'épisode avec Agatha Christie ^^ puis ceux avec Winston Churchill, le reine Victoria et Charles Dickens, mes préférés !), la série Hercule Poirot avec David Suchet et celle des Miss Marple, Ripper Street (Arte avait passé les deux premières saisons, que j'ai adoré et depuis... plus rien. Snif ! Il faut absolument que je les trouve en DVD pour revoir ces deux premières saisons et découvrir la suite !)

 

5) Quels artistes anglais (peintre, sculpteur, photographe...) aimes-tu ?

 

Oula ! Autant la littérature ça me connait, autant, je suis inculte niveau arts... Je dirais Turner (mais sans vraiment le connaître, je sais juste qu'il fait partie du mouvement impressionniste, que j'adore, c'est à peu près à ça que se résume mes connaissances artistiques ^^, une grosse lacune, que j'aimerais beaucoup combler... Mais, il me faudrait un minimum de temps pour ça ! Et je n'en ai pas, en ce moment ! J'espère en trouver dans les années à venir !)

 

6) Quels chanteurs /chanteuses / groupes anglais aimes-tu ?

 

J'adore Muse, Adele et Ed Sheeran, les seuls noms qui me viennent en tête pour l'instant (et pourtant, je suis sûre que j'en écoute d'autres ^^)

 

7) Montre nous des babioles "anglaises" que tu possèdes :

 

ça va être rapide : je n'en ai aucune (j'ai bien des petits trucs avec Londres ou l'Angleterre en photos comme des marque-pages ou un carnet mais ils ont été achetés en France ^^ et n'ont donc que leur illustration d'anglaise à mes yeux ! Je n'avais ramené aucune babiole de mon voyage en Angleterre en classe de 3ème : oups ! Ce n'était pas encore ma tasse de thé ^^ lol)

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