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Il ajamais tué personne mon papa de Jean-Louis FOURNIER

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Genre : récit autobiographique

 

Quatrième de couverture :

Il était docteur le papa de Jean-Louis Fournier. Un drôle de docteur qui s'habillait comme un clochard, faisait ses visites en pantoufles et bien souvent ne demandait pas d'argent. Ses patients lui offraient un verre. Il n'était pas méchant, seulement un peu fou quand il avait bu ; il disait alors qu'il allait tuer sa femme. Un jour, il est mort : il avait quarante-trois ans. Longtemps après, son fils se souvient (…).

 

Ce que j'en ai pensé :

Le livre se compose de courts chapitres qui relatent chacun une anecdote à propos de ce papa un peu particulier. Cela donne l'impression de feuilleter un album photo d'une personne que l'on connaît peu ou pas et qui se souviendrait de moments de son enfance, comme des instantanés, des flashs qui lui reviennent de manière un peu décousue, au fil de ses pensées. Le ton enfantin dont le titre « Il a jamais tué personne mon papa » est caractéristique et l'humour noir de l'auteur met une certaine distance avec son lecteur, comme s'il souhaitait se détacher du récit qu'il nous fait.

Plus que des images, il m'en restera des émotions, des sentiments dont l'amour et l'admiration du petit garçon envers son papa, l'espoir de le voir changer, les regrets quand il prend conscience que cela n'arrivera jamais, le bonheur lorsque ce papa lui manifeste la moindre marque d'intérêt, la peur quand il rentre « fatigué » ou « très fatigué » (jamais il ne dit ivre ou ivre mort ou soûl... comme s'il fallait taire cette réalité) et qu'il se comporte de manière étrange, l'incompréhension parfois aussi, etc...

Ce qui m'a le plus touchée c'est finalement la note de l'auteur en fin d'ouvrage :

« Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui, je suis plus vieux que lui.

Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu.

Je ne lui en veux pas.

Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des « mauvais » moyens pour rendre supportable leur insupportable ».

Il ne se cache plus derrière le petit garçon qu'il a été ni derrière son humour grinçant et tombe enfin le masque...

 

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Les billets des autres participants sont recensés chez Pimprenelle

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Le Serment des limbes de Jean-Christophe GRANGE

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Genre : Policier/ Thriller

 

Quatrième de couverture :
Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n'a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l'Europe dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s'appuient sur la symbolique satanique. Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frôlé la mort et vécu une 'Near Death Experience'. Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle : ces tueurs sont des 'miraculés du Diable' et agissent pour lui. Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?

 

Ce que j'en ai pensé :

Les cent premières pages m'ont paru très longues : l'intrigue prend du temps à se mettre en place et le personnage principal ne m'a pas plu dès le départ. Il nous raconte les grandes lignes de sa vie et ce qui ressort surtout c'est sa foi inébranlable : en effet, Mathieu Durey est un fervent catholique et est devenu flic, après avoir suivi le Séminaire de Rome et être parti en mission humanitaire au Rwanda dont il est revenu traumatisé par les massacres des Hutus sur les Tutsis (ou le contraire, je confonds à chaque fois!!!!!). Cette foi prend beaucoup de place dans sa vie et j'ai eu peur qu'elle ne devienne un peu trop envahissante tout au long du roman mais il n'en est rien, elle sait se faire plus discrète ensuite et s'insère parfaitement dans l'histoire. Il enquête sur le suicide de son ami d'enfance, Luc Soubeyras, lui aussi fervent catholique, beaucoup plus fanatique dans ses croyances que Mathieu, on le snet très « border line ». Il ne comprend donc pas son geste et se plonge dans ses anciennes affaires pour savoir ce qui a provoqué un tel déclic en lui....

Finalement, il suit la piste Sylvie Simonis et l'aventure commence alors véritablement. A partir de ce moment-là, je suis enfin rentrée dans l'histoire, l'auteur m'a embarquée sur les traces du Mal. Il nous mène de pistes en pistes : chaque indice débouche sur une nouvelle piste et pose de nouvelles questions. Nous suivons donc Mathieu en temps et en heure, menant l'enquête au même rythme que lui, pataugeant avec lui, même si certaines révélations me sont apparues bien avant lui !!!!! J'ai aimé la tournure fantastique que prend cette histoire et j'ai d'ailleurs regretté le retournement de la fin pour revenir à une explication plus terre à terre, plus rationnelle. Environ 150 pages avant la fin, mon intérêt est retombé : je sentais venir les choses et le tout m'a paru encore une fois très long : j'avais hâte que cela se termine, d'avoir le fin mot de l'histoire et de pouvoir passer à autre chose.

 

En conclusion donc, si l'on met de côté les 100 premières pages et les 100 dernières qui souffrent en longueur, j'ai apprécié ce Grangé même s'il m'a manqué le côté haletant, palpitant de mes autres lectures de l'auteur (L'Empire des loups et La Ligne noire). Ce n'est donc pas mon préféré de lui...

 

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En lieu et place de Les Rivières pourpres du même auteur

1/5

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