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jeunesse

Comment (bien) gérer sa love story d'Anne PERCIN

Genre : Littérature jeunesse

Série :

1. Comment (bien) rater ses vacances

2. Comment (bien) gérer sa love story

3. Comment devenir une rock star (ou pas)

 

Quatrième de couverture :

On retrouve Maxime, le héros de Comment (bien) rater ses vacances, qui rentre en Terminale après un été mouvementé. L’année commence bien : il a maintenant une vraie copine, Natacha alias Pikachu, une étudiante à la Sorbonne rencontrée sur internet…

Mais quand on a 17 ans, gérer l’amour, l’amitié et la guitare, c’est loin d’être évident.

Sous la plume d’Anne Percin, c’est en tout cas toujours hilarant !

 

Ce que j'en ai pensé :

Où l’on retrouve Max, son ton caustique et son humour grinçant ! Encore un très bon moment de lecture, même si j’ai trouvé ce second tome un tout petit peu en-dessous du premier. Les vacances sont ici terminées. Retour à la vie « normale ». On fait donc plus ample connaissance avec l’entourage du jeune homme, sa famille, ses amis, Kévin et Alex et surtout, sa copine, Natacha. De quoi rire aux éclats face aux réflexions toujours aussi pleines de verve et de mordant du héros, même si le tout me parait moins abouti, plus convenu. L’axe est principalement mis sur son histoire d’amour (comme l'indique le titre, hum : ça se voit que je ne suis pas inspirée pour écrire ce billet ?) et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a le chic pour mettre les pieds dans le plat ! Au plus grand bonheur du lecteur. J’ai regretté que Mamie ne soit pas plus présente, de même que ces livres ne soient pas vendus avec une play list car les références musicales sont toujours aussi nombreuses et la plupart, issues des 70’s/ 80’s ne me disent rien (car oui, Max, je fais partie de ses trentenaires pour qui Muse est une référence en matière de pop rock. A ton grand désespoir, oui, je sais lol). J’aurais donc aimé pouvoir les écouter tout en lisant. Ça manque un peu ! La fin nous laisse sur notre faim. J’ai hâte de lire le troisième !

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Miss Charity de Marie-Aude MURAIL

 

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Charity est une fille.

Une petite fille.

Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une lecture que j’ai adoré, qui m’a rappelé de très bons souvenirs. Je ne l’ai jamais caché, j’adore les romans se passant en Angleterre, pendant le règne de Victoria. Aussi, c’était quasiment joué d’avance ! Rajoutons à cela des airs des Quatre Filles du docteur March, - un de mes livres préférés, qui a bercé mon enfance et une grande partie de mon adolescence, que j’ai lu, relu et rerelu - tout d’abord dans la présentation des dialogues entre les personnages, qui m’a tout de suite frappé et fait penser à cet autre ouvrage, puis, dans le personnage de Charity qui  n’est pas sans évoquer Jo March, ma préférée des sœurs, par rapport à son naturel, sa franchise, son indépendance, sa gaucherie vis-à-vis de l’étiquette, des mondanités, des convenances qui lui passent au-dessus de la tête car elle n’est pas dans l’artifice, les faux-semblants, les manipulations et l’hypocrisie, contrairement à ses cousines, Lydia et surtout, Ann Bertram, parce qu’elle s’est faite toute seule, souvent laissée à elle-même, au moins jusqu’à ses dix ans et sa première visite à Bertram Manor, par rapport aussi à ses talents pour l’écriture, dans le personnage également de Herr Schmal qui ressemble étrangement au professeur dont tombe amoureuse Jo. N’allez pas croire cependant qu’il s’agit d’une pâle copie ! Loin de là. Marie-Aude MURAIL a su s’inspirer de ses prédécesseurs pour créer une œuvre originale, dans laquelle j’ai pris plaisir à voir évoluer Charity, petite fille solitaire, qui aime faire des expériences, observer la nature environnante et qui va se battre pour faire de sa vie ce qu’elle veut, à une époque où la seule option donnée aux femmes était de faire un beau mariage d’argent et une ribambelle de petits descendants à leur cher mari. Elle est très volontaire et courageuse mais aussi bien entourée par Mademoiselle et Herr Schmal, ses amis et confidents, qui la poussent vers l’avant, Kenneth Ashley, le bellâtre frondeur, inconvenant et charismatique, qui lui vient en aide, Tabitha, la bonne folle, qui va lui tenir compagnie et l’élever, Mrs Carter et ses enfants dont l’attendrissant Edmund, les King père et fils, etc… La route sera longue et semée d’embûches. L’épaisseur du livre peut faire peur et faire craindre quelques longueurs. Restons objective : il y en a mais elles ne m’ont pas dérangée. J’étais bien dans ma lecture et le temps ne m’a jamais paru long, même si quelques pages de moins, quelques coupures par ci par là n’auraient pas non plus nui au texte, à mon sens. L’époque et la bonne société victorienne sont très bien rendues : j’y étais ! L’écriture est fluide, simple. Les pages défilent toutes seules, malgré le pavé. Pour moi, c’est un petit coup de cœur et je regrette le bon temps où je n’avais pas encore de Pal, où je pouvais lire et relire les livres que j’aime car j’aurais adoré pouvoir me replonger dedans ! Il m’a également donné envie de relire les Quatre Filles du docteur March pour la énième fois !

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Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta SEPETYS

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle... Le récit de Lina vous coupera le souffle. Vous n'aurez qu'une envie : faire partager cette histoire aussi terrible qu'exemplaire, qui irradie d'amour et d'espérance. Déjà un classique dans de nombreux pays.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un roman jeunesse avec un fonds historique dont on parle peu : il s’agit de l’invasion des pays baltes et plus particulièrement de la Lituanie par l’URSS et de la déportation des habitants jugés les plus dangereux pour le régime dans des camps de travail en Sibérie (intellectuels, avocats, militaires) et de leur famille. C’est ainsi que Lina, presque 16 ans, Jonas, son petit frère et leur mère, Elena, se retrouvent dans des wagons à bestiaux en partance pour le camp de travail de l’Altaï. J’ai beaucoup aimé l’aspect historique dont on parle beaucoup moins que la déportation des juifs et leur élimination par Hitler alors qu’elles ont eu lieu dans le même temps. D’ailleurs, on découvre ici la situation du point de vue des Lithuaniens, leur espoir en voyant Hitler envahir leur pays et leur attente de le voir venir à leur secours. Ça fait froid dans le dos quand on a le recul que l’on peut avoir aujourd’hui sur la situation. Au départ, j’ai volontairement pris de la distance avec ce que je lisais, par peur de ce qui pouvait arriver aux personnages mais autant le dire tout de suite : ce fut un total échec ! Il est impossible de rester neutres ou indifférents devant leurs souffrances et devant les brimades et maltraitances du NKVD. Je me suis beaucoup attachée à Elena, le pilier de la communauté, son âme et son cœur, celle qui sait redonner courage à tous, qui les fait tenir et veille à la bonne santé et au bien-être de tous ceux qui l’entourent, ses enfants mais aussi ceux ayant fait le voyage avec elle dans le wagon : Melle Grybas, M. Stalas, le grincheux qui lui, vient plomber le moral de tous, Andrius, Mme Arvydas, Mme Rimas… En revanche, j’ai eu parfois du mal avec Lina : j’aime son côté effronté, volontaire, sa force de caractère mais j’ai souvent eu l’impression qu’elle n’avait pas bien saisi la situation, qu’elle était totalement inconsciente du danger qu’elle encourt et qu’elle faisait encourir aux autres. Son petit frère semble beaucoup plus mûr qu’elle sur ce point-là et j’ai eu du mal à lui donner 16 ans bien des fois ! En résumé, j’ai beaucoup aimé ma lecture et il aurait pu s’agir d’un coup de cœur si je n’avais pas pris autant de recul au départ (bien qu’ensuite, je me sois complétement immergée dans ma lecture) et aussi n’était le prologue qui m’a laissée sur ma faim : déjà, le narrateur n’est plus Lina mais un narrateur extérieur d’où une certaine mise à distance du lecteur et ensuite, je trouve qu’il ne répond pas à toutes les questions que l’on peut se poser au cours du récit : j’aurais aimé revoir Lina, Andrius et Jonas dans leur vie actuelle, ATTENTION SPOILER savoir ce qu’étaient devenus leur père (dont on n’est pas sûr s’il est mort ou pas), Joana et sa famille sachant que la situation en Allemagne, le pays où ils ont fui n’était guère mieux, savoir aussi ce que sont devenus les autres déportés comme Mme Rimas, M. Stalas… On passe beaucoup de temps avec eux et on les quitte très (trop) abruptement à mon goût.

4/20

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Le Livre de la jungle de Rudyard KIPLING

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Un couple de loups découvre un Petit d’Homme errant dans la forêt. Mowgli : ainsi va l’appeler Mère Louve qui l’adopte, refusant de le livrer à Shere Kahn, le tigre boiteux. Furieux, celui-ci vient exiger son dû au Conseil du Clan. Heureusement, l’ours Baloo et la panthère Bagheera interviennent en sa faveur. Mowgli va grandir sous leur protection. Mais Shere Kahn rôde dans l’ombre.

 

Ce que j'en ai pensé :

Comme beaucoup, je connaissais l’histoire adaptée par Disney et n’avais jamais mis le nez dans l’original. Il était donc temps de revenir aux sources ! Seulement, j’ai été très surprise de ne pas avoir une histoire suivie avec un début, un milieu, une fin mais plus des épisodes de vie comme l’arrivée de Mowgli dans le Clan puis, nous le retrouvons quelques années plus tard, lorsque les singes l’enlèvent, pour finalement revenir sur son exclusion du clan et sa vengeance envers Shere Kahn. J’aurais aimé quelque chose de plus structuré, plus de développements, le suivre vraiment sur une plus grande période. De plus, arrivée à la moitié du livre environ, le personnage de Mowgli et ses amis de la jungle disparaissent purement et simplement pour laisser place à d’autres animaux comme Kotick, le phoque blanc, Rikki-tikki, la mangouste ou Kala Nag, l’éléphant. Ils n’ont plus aucun rapport avec notre petit d’Homme, que l’on laisse au bord du chemin de manière assez brusque. J’aurais aimé savoir ce qu’il allait devenir hors du clan des animaux de la jungle et des hommes, découvrir sa nouvelle vie mais il n’en est rien, l’auteur semble l’abandonner pour passer à autre chose, sans aucune transition. Peut-être pour mieux nous conter la suite de ses aventures dans Le Second Livre de la jungle… Quant aux histoires qui suivent, elles m’ont souvent fait penser à Histoires comme ça, où l’auteur mettait déjà en scène différents animaux, l’humour et la fantaisie en moins. J’ai donc beaucoup moins aimé, même si je ne regrette pas ma lecture, qui a été agréable.

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Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices de Rupert KINGFISHER

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Genre : Littérature jeunesse

Série Madame Pamplemousse :

1. Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices

2. Madame Pamplemousse et le café à remonter le temps

3. Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée

 

Quatrième de couverture :

Comme chaque été, Madeleine est forcée de travailler dans l’immonde restaurant, Le Cochon hurleur, de son détestable oncle, monsieur Lard. Mais un jour elle découvre par hasard l’épicerie la plus mystérieuse de Paris. La boutique est tenue par madame Pamplemousse et cette dame prépare les plus étranges, les plus délectables, les plus exceptionnels, les plus époustouflants délices au monde…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un livre qui porte bien son titre : c’est un pur délice ! Un conte fantaisiste et envoûtant où vous ferez connaissance avec une gentille petite fille, Madeleine, victime de son énorme gros Lard d’oncle, jaloux de son talent pour la cuisine, lui dont les plats sont les plus infects du monde, qui croisera la route de madame Pamplemousse, une mystérieuse dame tout de noir vêtue, propriétaire d’une boutique aux préparations extraordinaires et de son chat-pirate, non moins mystérieux et effrayant. Un enchantement pour vos papilles qui saliveront devant les mets originaux et délicieux de madame Pamplemousse, pour vos yeux grâce aux très belles illustrations de Sue Hellard, qui me rappellent celles de Chris Riddell dans les Apolline et pour votre âme d’enfant qui ne demande qu’à rejaillir le temps de quelques pages qui ne semblent durer que quelques secondes tant le temps passe vite lorsque l’on est en si charmante compagnie. Mais rassurez-vous, vous pourrez prolonger le sort avec les « suites » : Madame Pamplemousse et le café à remonter le temps et Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée, que je compte me procurer dès que possible pour retomber sous le charme !

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A comme Association Tome 1 : La Pâle lumière des ténèbres d'Erik L'HOMME

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Genre : Jeunesse

Série A comme Association :

1. La Pâle lumière des ténèbres

2.Les Limites obscures de la magie

3. L'Etoffe fragile du monde

4. Le Subtil parfum du soufre

5. Là où les mots n'existent pas

6. Ce qui dort la nuit

7. Car nos coeurs sont hantés

8. Le Regard brûlant des étoiles

 

Quatrième de couverture :

Prénom : Jasper

Description : Grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon

Profession : Agent stagiaire à l’Association et lycéen (à ses heures perdues)

Signes particuliers : Pratique la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval

Aime : Les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l’Agent stagiaire Ombe

Mission : Démanteler un trafic de drogue chez les vampires

 

Ce que j'en ai pensé :

Il s’agit d’un premier tome de mise en place, où nous faisons la connaissance d’un des héros de la série, Jasper. J’ai beaucoup aimé le personnage : très drôle, avec ses jeux de mots foireux, il ne manque pas non plus de courage et ne se démonte jamais, même dans les pires situations. Ses pouvoirs magiques semblent grands. C’est un autodidacte en la matière mais pas un simple amateur ! Je trouve que la façon dont il les utilise est très astucieuse et les références à certains livres fantastiques bien trouvées et bien amenées, que ce soit dans les lectures du héros (Le Livre d’Ezétoal ^^ ou L’Immonde Ewilan), dans les noms des rues (le rendez-vous avec le vampire à l’embranchement de la rue Murnau et Bram Stocker m’a beaucoup fait rire) ou dans le fait que Jasper parle en haut-elfique pour obtenir l’aide des pierres dont il utilise les propriétés pour ses sorts, référence incontestable à Tolkien. L’action est également au rendez-vous, on est directement plongé dans l’aventure. Tout s’enchaine sans aucun temps mort. Je regrette seulement que l’auteur ne prenne pas le temps d’expliciter plus certains points comme, par exemple, quand Jasper est envoyé en mission, pour démanteler un trafic de drogue. D’où sort cette information ? Comment savent-ils que tel et tel est impliqué dans l’affaire ? Je suppose que c’est Fabio qui les a renseigné, après son arrestation et au cours d’un interrogatoire mais la question est passée sous silence par l’auteur. Ça manque de développements par moments. Ainsi, où est passé Séverin, le vampire ? S’est-il échappé ? Est-il mort ? Qui sont les magiciens qui se sont enfuis ? Quelle est l’identité de l’homme ayant pris Jasper en filature ? Que lui veut-il ? Quelles sont ses intentions et surtout, pour qui travaille-t-il ? Je suppose que les réponses viendront plus tard…

Challenge - IMAGINAIRE

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Les Filles au chocolat Tome 1 : Coeur Cerise de Cathy CASSIDY

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Genre : Jeunesse (roman)

Série Les Filles au chocolat :

1. Coeur Cerise

2. Coeur Guimauve

3. Coeur Mandarine

(je pense qu'il devrait encore y avoir deux tomes, qui ne sont pas sortis pour l'instant, étant donné qu'il y a 5 filles en tout )

 

Quatrième de couverture :

 

Je m’appelle : Cherry Costello

Mon âge : 13 ans

Je suis : secrète, débordante d’imagination

Mon style : jeans skinny, tee-shirts à motifs japonais

J’aime : les fleurs de cerisier, les roulottes de gitan

Je rêve : d’être acceptée par mes quatre nouvelles demi-sœurs

 

Mon problème : je suis amoureuse du petit copain de ma demi-sœur

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai commencé ce livre sans me faire d’illusion, en le prenant pour ce qu’il semblait être : une lecture sans prétention, légère et vite expédiée. Finalement, je me suis fait prendre au jeu de l’auteur et je l’ai beaucoup aimé.

Cherry vit seule avec son père, Paddy Costello, depuis l’âge de 4 ans, quand sa mère est morte. Elle est très affectée par cette perte, encore aujourd’hui et s’invente des histoires sur la disparue, qu’elle a à peine connue. Il y a un énorme manque en elle. D’où son envie d’être aimée, de se faire accepter, quitte à enjoliver les choses, à raconter des mensonges, ce qui lui cause bien des soucis ! Son désir de « nouvelle maman » est finalement sur le point de se réaliser : Paddy a repris contact sur internet avec une ancienne amie d’école, ils se sont vus plusieurs fois et ont décidé de vivre ensemble. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que Charlotte avait déjà quatre filles ! Une nouvelle famille à construire donc. C’est sans compter sur Honey, l’aînée, qui ne semble pas du tout s’accommoder de la nouvelle situation et va lui mettre des bâtons dans les roues. Cette dernière vit dans le passé, persuadée que sa mère et son père vont se remettre ensemble (alors qu’ils sont divorcés depuis maintenant trois ans !) et voit donc les intrus d’un très mauvais œil. Alors que tout le monde fait des efforts pour que les choses se passent au mieux, elle réagit en égoïste, leur rend la vie impossible, chacun devant marcher constamment sur des œufs pour ne pas froisser la demoiselle, pour la préserver. Elle est vraiment détestable, tout le contraire de Cherry, pour qui je me suis immédiatement prise d’affection ! Sous prétexte qu’elle est malheureuse, ce que je comprends (il est toujours difficile pour les enfants de voir leurs parents divorcer), elle voudrait que tout le monde le soit aussi ! Notre héroïne va donc devoir faire avec ! Elle va déployer tout son charme, se mettre en quatre, tenter tant bien que mal de se faire une place dans cette famille recomposée. Heureusement qu’elle peut compter sur Charlotte, Skye, Summer, Coco… et Shay, le petit ami d’Honey, qui ne la laisse pas indifférente, pour l’aider !

L’histoire n’a rien d’originale, à peine commencée, on sait déjà comment elle va se terminer, même si elle réserve quand même quelques surprises ! Mais l’auteur sait toucher la corde sensible du lecteur et j’ai souvent pensé à Quatre filles et un jean (même si ici, il n’y a qu’une seule narratrice par tome donc une seule vision des choses et non pas un chapitre donnant tour à tour la parole à l’une ou à l’autre) ou à Toi et moi à jamais (par rapport à l’intrigue) d’Ann Brashares, dans la façon d’écrire aussi. Bref, j’ai hâte de lire la suite, en espérant toutefois que le tome consacré à Honey arrive le plus tard possible car chaque fois qu’elle en faisait une, je m’imaginais dans la peau de Thursday Next, pouvoir entrer dans le livre et la pousser ni vue ni connue du haut de sa tour et hop, on n'en parle plus . Elle est vraiment tout ce que je déteste alors que Cherry m’a beaucoup touchée. J’ai d’ailleurs versé plus d’une larme en la lisant !

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Il y avait un garçon de mon âge juste en dessous de chez nous de Tania SOLLOGOUB

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Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

Pour Jacques, cela ne va plus très fort depuis le départ précipité de son ami Anton en Russie. Tout le monde a beau essayer de lui changer les idées, Jacques, lui, a perdu son ami russe. Pas seulement un ami capable de transformer les brins d’herbe en douce musique, les cabanes de bois en palais, et les mots en or, mais un ami russe, capable de vous faire comprendre la magie des forêts, de vous faire sentir les mouvements du Transsibérien et de vous cacher sa vie d’immigré clandestin. Tout ce qu’il aimait. Tout ce qu’il ne peut pas oublier.

(…) Jusuq’au jour où ses parents lui offrent le plus beau cadeau d’anniversaire imaginable : un voyage en Russie pour retrouver Anton. Tout semble à portée de main. Mais en Russie, les mains sont drôlement, magnifiquement, intensément surprenantes.

 

Ce que j'en ai pensé :

Tout d’abord un grand merci à Babélio pour sa nouvelle rubrique « recommandations » dans laquelle j’ai pioché ce titre à rallonge qui m’a d’abord intriguée puis, le résumé m’ayant plu, je l’ai emprunté à la médiathèque et ne le regrette absolument pas puisqu’il s’agit d’un petit coup de cœur !

Nous allons donc à la découverte de Jacques et de son amitié pour Anton. Malgré leur culture différente, les deux garçons s’entendent comme larrons en foire. Pas besoin d’échanger de longues phrases, un simple coup d’œil à l’autre suffit. Ils sont en parfaite adéquation. Leur relation n’est pas qu’une simple amitié mais une réelle complicité, à ces âges où l’on vit tout intensément. Aussi, quand Anton quitte la France pour repartir dans son pays, Jacques a le cœur déchiré, il n’a plus le goût à rien. Ses parents vont prendre les choses en mains et lui offrir le plus beau cadeau possible : un billet en partance pour la Russie, accompagné de sa mère, sur les traces d’Anton. Il va pouvoir voir de ses yeux ces contrées lointaines et sauvages dont son ami lui a tant parlées, faire connaissance avec l’exubérance et la chaleur des habitants russes, notamment avec Max et Sonia, participer à des fêtes qui durent jusqu’au lever du jour. Il découvrira aussi l’envers du décor, la misère du peuple, la guerre en Tchétchénie à laquelle doivent prendre part les hommes et d’où ils reviennent traumatisés, le système D et le sort des filles russes, obligées de se prostituer pour payer leurs études et qui rêvent d’ailleurs. C’est aussi et surtout un voyage à la rencontre de soi-même, qui va permettre au fils et à sa mère de s’ouvrir aux autres et l’un à l’autre, rétablir la communication qui semble avoir été rompue, remettre les choses à plat, dire ce qui a si longtemps été tu mais qui n’a pourtant pas échappé à l’observation du petit garçon ! L’écriture est à l’image du récit : magnifique, pleine de sensibilité (et non pas de sensiblerie), intense, juste et vraie. Même s’il s’agit de littérature jeunesse, l’auteure évoque des thèmes forts et ce sans pathos  (à une exception près : lorsqu’ils sont sur la place de St Pétersbourg en train de faire la fête et qu’une jeune fille vient aborder sa situation, où Sonia fond également en larmes : j’ai trouvé cette scène à la limite de la caricature. Cela faisait beaucoup en même temps et l’auteure avait déjà lourdement insisté sur la misère ambiante. Une fausse note dans une partition jusque-là sans accroc et c’est pour cela qu’il ne s’agit que d’un « petit » coup de cœur ^^ ), dans une langue soignée, où chaque mot est choisi avec une grande attention. Une lecture qui réchauffe le cœur et qui permet de renouer avec les petits bonheurs simples de la vie, avec la magie de notre enfance, d’être à l’écoute de nos émotions car croyez-moi, l’auteure a un don pour raviver les sentiments enfouis en vous et qui ne demandent qu’à sortir : j’ai souvent eu les larmes aux yeux devant cette si belle amitié ou devant l’amour silencieux et pourtant plein de tendresse qui lie Jacques et son père. De même, les paysages qu’elle évoque sont si bien décrits que vous les voyez défiler sous vos yeux, notamment les forêts de Sibérie, où fées et sorcières cohabitent avec les hommes et peuvent même réaliser vos souhaits les plus sincères !

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Chroniques du bout du monde Tome 1 : Par-delà les Grands Bois de Paul STEWART et Chris RIDDELL

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Genre : Jeunesse

Série Chroniques du bout du monde, le cycle de Spic :

1. Par-delà les Grands Bois

2. Le Chasseur de tempêtes

3. Nuit sur Sanctaphrax

 

Quatrième de couverture :

Lieu de ténèbres et de mystère, les Grands Bois offrent un asile rude et périlleux à ceux qui les habitent. Et ils sont nombreux : trolls des bois, égorgeurs, gobelins de brassin, trogues…

C’est là que vit Spic, du clan des trolls des bois. Il est troll et pourtant…

Trop grand, trop maigre, il est différent. Tellement différent qu’il doit fuir, par-delà les Grands Bois. Mais surtout, surtout, sans jamais sortir du sentier. Jamais…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un beau jour, Spelda, une troll des bois, annonce à Spic qu’il n’est pas un des leurs. Elle et son mari, Tontin, l’ont recueilli quand il n’était encore qu’un bébé. Ils le considèrent comme leur fils mais au vue de la menace des pirates du ciel qui semblent vouloir le récupérer pour l’embrigader de force dans leur équipage, Spelda lui demande de fuir en prenant bien garde de suivre le sentier.

Comme on pouvait s’y attendre, il va se perdre et quitter le chemin pour s’engager dans un monde qui lui est totalement inconnu, hostile, où rodent de nombreux dangers. Les péripéties s’accumulent autour de notre jeune héros, lequel va de monstre en monstre. Quelques rencontres lui seront plus favorables : certains habitants des Grands Bois lui apporteront leur aide comme l’oisoveille ou, celui qui m’a le plus touchée, l’ours bandar mais ils ne restent pas et disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Cette accumulation de créatures fantastiques finit par lasser, l’histoire se limitant à cela. C’est très maigre comme intrigue ! J’ai tout de même continué ma lecture car le style fluide rend la tâche assez aisée. De plus, j’ai adoré retrouver les dessins de Chris Riddell, qui mettent parfaitement en images les mots de son comparse et aident à visualiser cette faune et cette flore étrangères. Je préfère néanmoins quand il est seul aux commandes comme dans les Appolline. Leur poésie, leur fantaisie et leur ingéniosité font ici cruellement défaut. La fin relève un peu le niveau, même si elle reste très prévisible, je l’ai vu arriver quasiment dès le début du récit. Un premier tome qui ne m’a guère convaincue donc. J’en resterai là avec cette série !

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Mesdemoiselles de la vengeance de Florence THINARD

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Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

L’épée à la main, Olympe, baronne de Haussy, Nagîna, princesse du désert, Agathe, fine lame du royaume de France et Sylvine, vigoureuse paysanne, veulent se venger du Commodore, redoutable pirate qui les a toutes, d’une façon ou d’une autre, cruellement blessées.

Sur les côtes de Charente, dans la France du XVIIè siècle, ces quatre jeunes femmes qui n’ont pas froid aux yeux se lancent dans une aventure tumultueuse et riche d’imprévus…

 

Ce que j'en ai pensé :

Une histoire de pirates pour filles : nul doute qu’elles n’auront aucun mal à s’identifier à l’une ou à l’autre de nos héroïnes, au caractère bien défini (et quelque peu stéréotypé) : Agathe, l’effrontée, impulsive, rebelle, un brin garçon manqué et n’ayant pas la langue dans sa poche, Nagîna, la princesse orientale, fine stratège, rusée et savante, Sylvine, bienveillante, généreuse et très « brute de pomme » ou encore Olympe, la baronne timide, innocente, qui s’est faite enlever par le Commodore à la sortie du couvent, parfois très niaise, comme le dit si bien Agathe… Il y en a pour tous les goûts. Le début est peut-être un peu lent, même si je n’ai ressenti aucune sensation d’ennui, seulement l’auteur prend le temps d’installer son intrigue et ses personnages. Pour nous faire patienter avant la « grande bataille », elle nous conte plus en détail l’aventure de deux d’entre elles : Sylvine et Nagîna. Puis, arrive l’action dès qu’Agathe s’enfuit et est emprisonnée à la Rochelle. Les événements s’enchaînent alors à un rythme effréné, jusqu’à la chute finale, attendue, sans réelle surprise mais la lecture reste néanmoins sympa même si très jeunesse, je me suis parfois sentie un peu vieille . Le style de l’auteur est à noter, très soigné. Elle utilise un langage soutenu, si l’on fait exception du langage de certaines héroïnes dans les dialogues (d’ailleurs je pense que l’âge conseillé est très bien choisi : à partir de 11 ans ou pour de très bons lecteurs, même si je ne le conseillerais pas à des plus jeunes à cause de certaines scènes peu ragoûtantes…). J’ai beaucoup aimé également les références historiques, intelligemment intégrées, même si j’aurais aimé plus de détails, d’approfondissements, comme les Filles du Roy ou la rébellion des habitants de La Rochelle. Je regrette par contre qu’il n’y ait pas de lexique ou notes de bas de pages expliquant les termes maritimes utilisés. C’eut été bien utile !

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