Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

jeunesse

Les Minuscules de Roald DAHL

Genre : littérature jeunesse (à partir de 7 ans)

 

Quatrième de couverture :

La mère de Petit Louis lui a raconté des histoires terrifiantes sur la Forêt interdite. Mais la curiosité est plus forte que la peur et Petit Louis s’aventure dans la forêt. D’inquiétants grondements l’obligent à se réfugier dans les branches d’un arbre immense. Il découvre alors les Minuscules, les tout petits hommes des arbres, qui vont le faire entrer dans un monde magique.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai bien aimé même si ce n’est pas mon préféré de l’auteur dans ceux qu’il a écrit pour les enfants. Il s’agit d’un joli conte sur la beauté de la nature, ce que l’on ne voit pas, comme les Minuscules, invisibles au premier abord car de la taille d’un pouce et dont Petit Louis va faire la connaissance en fuyant le Goinfrognard, qui hante la Forêt Interdite. Les oiseaux ont également la part belle dans cette aventure. C’est très mignon mais peut-être plus destiné aux enfants, contrairement à ses autres livres, où les adultes pouvaient se régaler de son humour corrosif et où l’auteur décrivait la société. Ici, pas de second degré, on ne retrouve pas cet humour qui caractérise si bien Roald DAHL mais la magie opère tout de même. Le monde décrit est très beau et je me suis laissée transporter par sa plume. Plume qui m’a rappelé Rudyard Kipling dans Histoires comme ça. L’auteur utilise les mêmes procédés de répétitions et d’accumulations. La fin est magnifique, je trouve. Enfin, les illustrations raviront petites et grands. D’autant qu’elles sont très nombreuses et prennent parfois deux pages. Les enfants apprécieront. Les adultes aussi, à condition d’avoir gardé un peu de leur âme d’enfant…

 

Du même auteur :

Matilda

The Umbrella man and other stories/ L'Homme au parapluie et autres nouvelles

Voir les commentaires

La Princesse africaine tome 1 : Sur la route de Zimbaboué de Christel MOUCHARD

Genre : littérature jeunesse

 

Série La Princesse africaine :

1. Sur la route de Zimbaboué

2. La Prisonnière de Zanzibar

 

Quatrième de couverture :

Depuis près d’un an, la princesse Tchinza est prisonnière du roi Shaka, qui veut en faire son épouse.

Elle a été emmenée loin de sa mère, la reine de Zimbaboué, loin de son peuple, loin de sa case et de ses amies.

Elle rêve de pouvoir reprendre le chemin de son royaume. Un jour, arrivent un étranger et son expédition : ils cherchent à gagner Zimbaboué, la légendaire ville de pierres. Tchinza décide de tenter sa chance : elle propose de leur servir de guide, même si elle sait que la route sera pleine de dangers.

Le voyage ne fait que commencer…

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai découvert ce livre tout à fait par hasard, à la médiathèque. D’abord attirée par la couverture - fort jolie – j’ai lu le résumé, lequel m’a plu également pour sa promesse de dépaysement et pour son originalité, aujourd’hui où le rayon jeunesse est envahi par les Twilight et consorts… Je ne regrette pas ! Le style d’écriture est très agréable, simple, accessible et fluide. Les personnages sont très intéressants. Tout d’abord, on fait la connaissance de Tchinza, princesse Shona, orgueilleuse, sûre d’elle. Au départ, je l’ai trouvée très agaçante mais elle évolue au cours du récit. Ce retour au pays marque pour elle le passage de l’enfance à l’âge adulte, de l’ignorance à la connaissance. En effet, elle va découvrir les conditions de vie et les préoccupations quotidiennes de son peuple, dont elle était jusque là très éloignée. Durant leur périple, ils vont croiser la route d’esclaves, une réalité qui lui échappait avant cela. Elle va également découvrir le sens du mot responsabilité car elle est la seule à connaître la route jusqu’à Zimbaboué et la réussite de l’expédition pèse donc lourdement sur ses épaules. Toutes ces épreuves vont faire d’elle quelqu’un de plus mature, de moins arrogant. A ses côtés, se trouve Moutiti, son esclave, qui est un peu la voix de la raison pour elle et ne se gêne pas pour dire à la princesse ses quatre vérités, malgré leur différence de statut. Enfin, on fait également connaissance avec un couple d’explorateurs, David et Ysabel Kerry, en quête d’aventures et désireux de découvrir la cité de pierre, Zimbaboué, capitale du royaume Shona. Dans quel but ? A leur côté, le fils d’Ysabel, David, que l’on voit également grandir.

Avant tout dirigée vers un public adolescent, les adultes y trouveront également leur compte. C’est un roman d’aventures porteur de valeurs fortes comme l’amitié, la tolérance face à la culture des autres, la responsabilisation… Une belle découverte qui me donne envie de me plonger dans le tome 2 sans attendre !

Voir les commentaires

Matilda de Roald DAHL

Genre : littérature jeunesse (à partir de 9 ans)

Lecture commune du forum Livraddict (mars 2010)

Résumé (Fnac) :
À cinq ans, Matilda a déjà tout lu, de Dickens à Steinbeck. En fait, elle est dotée d’un QI surdimensionné, mais personne ne s’en rend compte, surtout pas ses parents, bêtes et méchants, ni sa directrice d’école, la malveillance incarnée. Seule son institutrice la comprend. Le génie de Matilda va lui donner des pouvoirs surnaturels qui seront l’instrument de sa vengeance… Une histoire à la fois cocasse et grinçante: c’est là la patte de Roald Dahl. Pour apprendre à rire jaune avec de l’humour… noir.

Ce que j'en ai pensé :
Avec ce livre, j’ai retrouvé avec plaisir le Roald DAHL de mon enfance, dont j’avais adoré Le Bon Gros Géant. L’humour de l’auteur, noir et ironique, fait sourire…
Les parents de Matilda, M. et Mme Verdebois, ne sont pas comme tous les autres parents. Alors que la plupart encensent leurs enfants, vantant leur intelligence hors norme (à leurs yeux…), les siens dénigrent voire même ignorent leur petite fille alors qu’elle est réellement surdouée : elle a appris à lire seule à l’âge de trois ans et à cinq ans, lorsqu’elle entre à l’école, elle sait également compter, multiplier… Pour eux, Matilda est une tare, une enfant stupide et oisive : elle lit à longueur de journée. A quoi cela va-t-il lui servir ? On ne demande pas à une fille d’être intelligente mais de savoir tenir une maison et de se trouver un mari pour l’entretenir. Voilà la vision que les parents de Matilda ont du monde.
Certains aspects sont assez stéréotypés : les méchants ont le physique de l’emploi (ils sont laids, en général, tels M. et Mme Verdebois et Melle Legourdin, la directrice de l’école) et ne sont pas très intelligents alors que les gentils sont beaux (Matilda, Melle Candy, l’institutrice) et ingénieux. Cependant, ce livre a priori léger, sous couvert d’humour, soulève également des interrogations comme le rôle des filles et des femmes dans la société et à ce sujet, l’auteur fait preuve de modernisme, nous montrant que le « soit belle et tais toi » ne suffit pas ! De même, il critique la « culture de masse », l’abrutissement des personnes devant leur poste de télévision et le dénigrement des livres, de l’intelligence, de l’ouverture d’esprit qui pousse à s’instruire.

En bref, ce livre est très moderne, pour voir qu’il a été publié pour la première fois en 1988. J’ai passé un très bon moment en sa compagnie, retombant un peu en enfance. J’ai adoré suivre les aventures de Matida qui bien que surdouée, reste humble. Elle est très attachante de même que Melle Candy, qui va devenir sa confidente, son amie et bien plus mais chut, si vous souhaitez en savoir plus, il faudra le lire !

Du même auteur :
The Umbrella man and other stories/ L'Homme au parapluie et autres nouvelles

Voir les commentaires

Toi et moi à jamais d'Ann BRASHARES

Genre : littérature jeunesse

Quatrième de couverture :
Riley, Alice et Paul. Les deux sœurs et l’ami d’enfance. Voici l’été de leurs retrouvailles. La côte Est des Etats-Unis, les maisons de vacances, les plages de l’île qu’on connaît par cœur. Et pourtant tout a changé. Ils ont vingt ans. L’amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s’installe. C’est alors que la tragédie frappe et vient changer le cours du destin…

Ce que j'en ai pensé
 :

Je suis très contente d'avoir retrouvé l'auteur de la saga Quatre Filles et un jean (que je vous conseille si vous avais aimé Toi et moi à jamais et pour les autres également, ceux qui n'ont jamais lu de livres d'Ann BRASHARES). L'histoire est différente, bien que l'on reste dans de la littérature jeunesse. Cette fois-ci, nous suivons de jeunes adultes (Paul et Riley, 24 ans et Alice, 21 ans). Tous les étés, ils se retrouvent sur l'île (dont j'ai déjà oublié le nom!) au Sud de Manhattan. Cela fait deux ans que les soeurs n'ont pas vu Paul. Pourquoi? Que lui est-il arrivé?
L'histoire, bien que très prévisible, est prenante, nous entraîne dans le sillage de ces trois jeunes gens, envers lesquels on ne peut rester indifférents. L'émotion est au rendez-vous : amitié, amour, déception, joie, peine. On passe par tous les sentiments. Cependant, on n'échappe pas non plus à quelques clichés. Notamment, les deux personnages féminins, assez caricaturaux. D'un côté, Riley, la grande soeur que rien n'effraie, la sportive, meneuse du groupe, casse-cou, qui n'a pas froid aux yeux et fait son petit bonhomme de chemin sans se poser de question et sans se préoccuper des qu'en-dira-t-on. De l'autre, Alice, l'intello, sage, maternelle, toujours là quand on a besoin d'elle, mature et raisonnable. Mention spéciale toutefois pour Paul, moins stéréotypé, plus proche de la réalité. Il est torturé, partagé entre son amour pour Alice et son amitié envers Riley, ce qui l'amène à repousser, parfois violemment, sa chère et tendre (d'ailleurs, je lui aurais bien mis quelques claques de temps en temps!).

En conclusion, une lecture agréable, pleine de bons sentiments, sans prise de tête. Cela fait du bien de temps en temps, même si l'histoire et le style d'écriture sont parfois simplistes. A conseiller, pour faire le plein d'amour et d'émotions!

Voir les commentaires

<< < 10