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Une Sacrée Mamie Tome 1 de Yoshichi SHIMADA (texte) et Saburo ISHIKAWA (dessin)

Genre : Manga

11 volumes sortis au Japon (Série terminée)

 

Quatrième de couverture :

1958, Hiroshima. A cette époque au Japon, il est difficile pour une jeune femme d’élever seule ses deux fils. Acculée, Hikedo décide un jour de confier son plus jeune garçon, Akihiro, à sa mère qui vit à la campagne. Arrivé chez sa grand-mère, une vie complètement nouvelle va commencer pour Akihiro. Pas facile de quitter la ville pour la campagne quand on n’y est pas préparé ! Mais le petit garçon va vite s’habituer à sa nouvelle vie au grand air. Suivant l’exemple de sa super mamie débrouillarde, il apprend à s’adapter à toutes les situations…

 

Ce que j'en ai pensé :

Akihiro est confié à sa grand-mère, qu’il connait à peine et qui vit à Saga, à plus de trois cent kilomètres de sa mère. Un changement profitable pour le petit garçon chouineur et capricieux qui fait tourner en bourrique sa maman et son grand frère, déjà autonome. Il va grandir auprès de cette mamie qui prend les choses toujours du bon côté et va lui apprendre à en faire autant, à se contenter de ce qu’il a c’est-à-dire pas grand-chose en ces temps difficiles d’après-guerre mais point de misérabilisme ni de pathos dans ce manga positif, qui met du baume au cœur et nous permet de relativiser. Avec sa mamie, rien ne se jette, tout se transforme et se recycle : les légumes défraichis jetés dans la rivière par les marchands lors des jours de marché viennent compléter les repas de riz quotidiens, une bouillotte devient un vase ou une gourde, en fonction du besoin, etc… Une mamie toujours de bonne humeur, ingénieuse et inventive, sage et forte qui lui inculque de nombreuses valeurs : la solidarité, la débrouillardise, le travail, … et un petit garçon que l’on voit évoluer, s’épanouir au fil des planches. Un très beau manga aux accents autobiographiques car très fortement inspiré par la vie d’un des auteurs, Yoshichi SHIMADA. Une très belle découverte à poursuivre !

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Le Vieux qui lisait des romans d'amour de Luis SEPULVEDA

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Lorsque les habitants d’El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d’amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d’Amazonie dont la survie même est aujourd’hui menacée.

 

Prix Relais H du roman d’évasion 1992

Prix France Culture étranger 1992

 

Ce que j'en ai pensé :

Une femelle ocelot rôde autour d’El Idilio, en quête de vengeance, folle de chagrin devant la barbarie des hommes qui ont massacré les siens. L’occasion pour Antonio José Bolivar de replonger dans ses souvenirs, de son départ de San Luis, dans la montagne jusqu’à son arrivée à El Idilio en compagnie de sa femme, Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupinan Otavalo, la fuite dans la forêt et sa rencontre avec les Shuars, peuple amazonien en accord avec la nature avec qui et de qui il apprendra beaucoup, puis son retour au village et sa découverte de la lecture. Une vraie invitation au voyage, loin de la « civilisation » dévastatrice, qui grignote chaque jour un peu plus sur le territoire des Indiens et sur la forêt qui finit pourtant toujours par reprendre ses droits, mais aussi une vraie quête de sens, à la recherche de valeurs éculées, perdues que nous font redécouvrir les rites Shuars et les interrogations du vieil homme, une histoire simple et efficace, authentique, pleine de vérité, au message universel. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette lecture revivifiante, un retour aux sources accompagné par la plume soignée de l’auteur, dont le ton n’est jamais moralisateur pour autant.

  

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L'Ecole des saveurs d'Erica BAUERMEISTER

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Un jour, la petite Lillian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera sa vie à la gastronomie. La magie d’un chocolat chaud opère et, vingt ans plus tard, Lillian anime un atelier de chefs. L’Ecole des saveurs réunit des élèves de tous les horizons, qui, au fil des saisons, vont partager leurs expériences culinaires, découvrir l’incroyable alchimie de la cuisine et des sentiments, le pouvoir miraculeux des épices, capables de révéler des ressources insoupçonnées, de guérir des peines anciennes, de retrouver des bonheurs enfouis, bref, de changer la vie ! (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Un roman-détente, où chaque chapitre est consacré à un personnage, lesquels sont neuf au total et vont se croiser à la faveur d’un cours de cuisine donnée par Lillian, l’une d’entre eux. Autant j’ai beaucoup aimé les premières lignes et le premier chapitre, autant j’ai trouvé la suite un peu trop fade à mon goût. Ça dégouline de bons sentiments mais malheureusement, ça manque d’épaisseur. Seules nous sont présentées les grandes lignes de la vie de chacun, de leur personnalité déjà peu étoffée. Je n’ai donc pas vraiment accroché, ne me suis attachée à aucun des protagonistes en particulier, à part peut-être Tom, pour qui j’ai versé une petite larme et Lillian enfant lorsqu’elle tente de sortir sa mère de sa « torpeur littéraire ». C’est sympa mais ça ne casse pas trois pattes à un canard, on reste beaucoup trop en surface. Par contre, la plume de l’auteur est vraiment très belle, sachant faire naître les couleurs, les senteurs et les saveurs de tous les plats évoqués et qui nous mettent l’eau à la bouche. Dommage que ce ne soit pas plus creusé…

Un roman court mais que j’ai eu du mal à lire, ayant mis plus d’une semaine avant d’en venir à bout. Je suis contente de passer à autre chose !

 

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C'est lundi, que lisez-vous ? (96)

Le rendez-vous de Galléane

 

Ma lecture de la semaine dernière :

Terminé L'Ecole des saveurs d'Erica BAUERMEISTER, un petit livre qui m'aura occupé plus d'une semaine. Beaucoup de mal à accrocher mais bon, j'avais quand même envie d'aller au bout. Contente de pouvoir passer à autre chose !

 

Ma lecture en cours :

Je n'ai encore rien commencé mais je pense attaquer A comme Association Tome 3 : L'Etoffe fragile du monde d'Erik L'HOMME aujourd'hui

 

Ma prochaine lecture :

Lisalor m'a très vivement suggéré (ordonné plutôt lol) de lire Du Domaine des murmures de Carole MARTINEZ. Je ne vais donc pas la contrarier ^^

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C'est lundi, que lisez-vous ? (95)

Le rendez-vous de Galléane

 

Mes lectures de la semaine dernière :

Fini Mort aveugle de Karin SLAUGHTER

Lu une BD : Annie Sullivan et Helen Keller de Joseph LAMBERT

 

Ma lecture en cours :

L'Ecole des saveurs d'Erica BAUERMEISTER

 

Ma prochaine lecture :

A comme Association Tome 3 : L'Etoffe fragile du monde d'Erik L'HOMME

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Mort aveugle de Karin SLAUGHTER

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture (un peu modifié par mes soins car très inexact) :

La jeune Sara Linton est pédiatre et, à l’occasion, médecin légiste à Grant County, une paisible bourgade du Sud des Etats-Unis. Un jour, elle découvre Sibyl, la sœur aveugle de [Léna, une inspectrice de la ville], violée et sauvagement mutilée…

Tout semble indiquer qu’un fanatique religieux s’apprête à instaurer la terreur dans cette petite ville où de vieilles haines racistes ressurgissent.

L’enquête piétine et certains habitants souhaitent faire justice eux-mêmes. D’autant [que dans le même temps, une étudiante, Julia Matthews, a disparu du campus. S’agit-il du même homme ou a-t-on affaire à deux enquêtes bien distinctes et donc deux criminels qui sévissent dans la même ville ?] (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

J’étais pressée de débuter cette autre série d’une auteure que j’ai découverte il y a peu avec Irréparable, qui met en scène l’agent Will Trent du GBI et Faith Mitchell.

Dans Mort aveugle, le décor n’est pas très éloigné puisque l’on reste en Géorgie mais Grant County n’a rien à voir avec Atlanta. C’est une petite ville du Sud, avec ses préjugés bien implantés et qui ont la vie dure, où tout le monde se connait et où les rumeurs vont bon train. On y fait la connaissance de Sara Linton, médecin légiste, très froide au premier abord, et Jeffrey Tolliver, son ex-mari, chef de la police locale, beaucoup plus sympathique, ainsi que de son équipe dont Léna Adams, sœur de la première victime, une petite teigneuse, toujours sur la défensive, qui réagit au quart de tour et n’aime personne. Un portrait peu flatteur, certes, vous comprendrez donc qu’il m’a fallu un certain temps avant de véritablement m’attacher à ce duo (car pour Léna, ce n’est toujours pas gagné, même après ce qui lui arrive dans les dernières pages). Ce n’était pas acquis d’avance mais progressivement, on rentre dans leur univers et leur intimité, on apprend à mieux les connaitre, on comprend leurs réactions, à la lumière de leur vécu. Ici encore, la vie privée des enquêteurs prend une grande place mais l’enquête n’est pas négligée pour autant, même si elle prend son temps avant d’être dénouée, dans les toutes dernières pages. Impossible donc de mettre le doigt sur l’identité du tueur tant que l’auteur ne lâche pas elle-même l’information. Il faut donc accepter de se laisser porter. Mon gros bémol concerne les sévices infligés aux victimes, difficilement supportables. J’ai souvent eu l’impression de tomber dans la surenchère, l’auteure en faisant beaucoup trop à mon avis, ce que je n’avais pas noté dans Irréparable. Peut-être est-ce dû au fait qu’il s’agit d’un de ses premiers romans, elle n’avait pas encore appris à doser ou peut-être que cela tient au fait qu’un des personnages principaux est légiste, les faits étant présentés de manière plus cliniques, impression que j’ai également ressentie lors des passages à la morgue, pendant les autopsies. On est parfois à la limite du dégoûtant, tombant presque dans le glauque. A ne pas mettre entre toutes les mains donc…

  

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