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Un Hiver de glace de Daniel WOODRELL

Genre : Roman noir

 

Quatrième de couverture :

 

Jessup Dolly, fabriquant et trafiquant de poudre blanche, est parti au volant de sa capri bleue, abandonnant à leur sort ses trois enfants et une épouse qui n’a plus toute sa tête.

Il a promis de revenir avec un sac bourré de billets.

Mais on ne l’a pas revu et, dans la maison glaciale, les placards sont vides.

 

Ree, la fille aînée, apprend que son père avait bénéficié d’une mise en liberté conditionnelle moyennant une hypothèque sur sa maison et son terrain.

 

Le jour du jugement approche : si Jessup ne se présente pas au tribunal, les Dolly seront sans toit au cœur de l’hiver.

 

Alors, telle une héroïne de Dickens, Ree prend la route, affronte le froid et les dangers, à la recherche de son père…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un roman noir, à l’ambiance âpre, comme les paysages des Ozarks et leurs habitants, quasiment tous des Dolly.

 

L’héroïne, Ree, porte sur ses épaules et d’une poigne de fer sa famille, à seulement 16 ans. Sa mère a perdu la tête depuis 4 ans maintenant et ses deux frères, Sonny et Harold ne peuvent compter que sur elle.

 

Des frères qu’elle élève tant bien que mal, avec les moyens du bord, pour qu’ils ne tombent pas à leur tour dans les travers des Dolly, à user de la force bestiale et brute comme l’oncle Larme, qui terrorise la jeune fille mais qu’elle décide tout de même d’affronter ni dans la fabrication de coke, comme leur père, parti on ne sait où, à quelques jours de son procès pour lequel il a mis une hypothèque sur la maison.

 

Pour leur éviter de se retrouver sans toit au-dessus de leur tête, Ree va tout mettre en œuvre pour le retrouver et le ramener à temps, quitte à se mettre en danger car il ne fait pas bon se frotter à certaines personnes dans la région !

 

Un personnage fort, obstiné, rude parfois, comme le climat ambiant, qui ne lâche rien pour maintenir à flot cette famille brisée qu’est la sienne et dont elle est le ciment.

Un personnage comme je les aime et un beau roman, crû, réaliste et qui ne fait aucun cadeau au lecteur mais tellement juste en même temps, qu’il serait dommage de passer à côté !

 

 

Pour info, c'est Cannibal Lecteur qui m'a donné envie de le sortir de ma Pal.

Son billet : ici

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Une Terre si froide de Adrian McKINTY

Genre : Policier

Série Sean Duffy :

1. Une Terre si froide

2. Dans la rue j'entends les sirènes

 

Quatrième de couverture :

 

1981, Irlande du Nord.

 

Bobby Sands vient de mourir. Le pays est sous haute tension, Belfast à feu et à sang.

 

A Carrickfergus, deux homosexuels sont tués, main gauche arrachée.

La piste d’un serial killer semble évidente.

 

Mais le sergent Sean Duffy sait que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est flic et catholique.

(…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

« (…) Sunday, Bloody Sunday

Sunday, Bloody Sunday

Sunday, Bloody Sunday

And the battle's just begun

There's many lost, but tell me who has won

The trench is dug within our hearts

And mothers, children, brothers, sisters

Torn apart

Sunday, Bloody Sunday

Sunday, Bloody Sunday

How long

How long must we sing this song

How long, how long

'Cause tonight, we can be as one

Tonight, tonight (…) »

 

Ce sont les premiers mots et les notes de la chanson de U2 (pas forcément d’ailleurs en lien directe avec l’histoire puisque la chanson sortie en 1983 parle de faits remontant au début des années 70, donc avant l’époque évoquée par l’auteur *)  qui me sont immédiatement venus à la lecture des premières lignes de ce polar sur fonds de troubles politiques, en Irlande du Nord, en 1981, pendant les grèves de la faim qui ont entraîné la mort de membres de l’IRA tel Bobby Sands et mis la ville à feu et à sang, attisant encore les dissensions au sein de la population.

 

Un Belfast et sa banlieue, comme Carrickfergus, divisés, pris en étau entre différents groupes paramilitaires. On pense immédiatement à l’IRA et l’organisation politique à laquelle elle est apparentée, le Sinn Fein, dirigée par Gerry Adams, qui fait une brève apparition dans le livre, mais pas uniquement : il y a aussi des groupes armés protestants aux méthodes similaires à l’IRA : l’UDA et l’UVF, chose que j’ignorais avant d’ouvrir ce roman policier !

 

Outre le contexte, j’ai beaucoup aimé également le personnage de Sean Duffy, son humour, sa ténacité et son « petit » (^^) côté provocateur, qui lui cause bien des ennuis. Surtout dans sa situation : il ne fait pas bon être flic en Irlande du Nord et encore moins un flic catholique dans un pays majoritairement protestant. Considéré comme un traître par les uns et les autres, il doit sans cesse être sur le qui-vive, vérifier chaque matin si sa voiture n’est pas piégée !

 

Il est bien entouré, par une équipe très éclectique : McCrabban, le Dr Cathcart, qui ne le laisse pas indifférent, McCallister, un vieux de la vieille, Matty, un peu tire-au-flanc et l’inspecteur chef Brennan.

 

L’intrigue offre deux enquêtes menées en parallèle par notre équipe de choc (mais surtout par Sean) : la disparition et le suicide de Lucy Moore, récemment divorcée d’un membre de l’IRA, purgeant une peine de prison et ayant entamé une grève de la faim et l’assassinat de deux hommes homosexuels, Andrew Young, professeur de musique apprécié et Tommy Little, chauffeur pour le compte de Gerry Adams, qui n’a pas envie que cela se sache, l’IRA et le Sein Fenn, encore moins que le pays tout entier, n’étant pas réputés pour leur ouverture d’esprit quant à l’homosexualité, seulement tolérée dans le cas de Tommy…

 

Des affaires qui ont su me tenir en haleine, malgré quelques longueurs parfois, les pièces du puzzle mettant longtemps à se mettre en place et à prendre forme mais encore une fois, ayant adoré le personnage principal, le temps ne m’a jamais semblé long, bien au contraire, j’ai tourné la dernière page avec regret…

 

 

 

* Pour la petite histoire : « Inspirée des deux dimanches sanglants survenus, respectivement, à Dublin en 1920, et à Derry, en 1972, la chanson est une condamnation des atrocités commises à l’issue d’une marche réclamant le respect des droits civiques en Irlande du Nord et la paix entre la majorité protestante et la minorité catholique. 14 catholiques nord-irlandais ont été tués par l'armée britannique lors du Bloody Sunday » (pour plus d’infos sur la chanson : http://www.nostalgie.fr/artistes/u2/actualites/l-histoire-de-la-chanson-sunday-bloody-sunday-de-u2-343919).

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Black Butler Tome 8 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série Black Butler :

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

Tome 7

 

Attention risque de spoilers !

 

Quatrième de couverture :

 

Des membres de la troupe du cirque Noah’s Ark s’introduisent dans le manoir de Phantomhive en l’absence de Ciel et Sebastian…

 

Pendant ce temps, sur ordre de son maître, le majordome Sebastian met un point final à cette histoire dramatique…

 

Pareilles aux lotus pourpres des Enfers, les flammes brûlent les traces d’un Pierrot triste d’avoir perdu.

 

Invoquez mon nom… mon maître…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Les acolytes du Noah’s Ark Circus pénètrent dans le manoir Phantomhive pendant que Ciel et Sebastian ne sont pas là. Les domestiques de notre jeune lord les attendent et leur réservent – ainsi qu’au lecteur – des surprises. Ils se révèlent sous un autre jour, nous montrent un autre visage, bien caché sous leurs airs d’incompétents notoires. On comprend maintenant pourquoi ils ont été recrutés !

 

Un épisode très sanglant, sombre… et drôle à la fois, notamment vers la fin, grâce à un équilibre savamment dosé qui fait la patte de cette série et permet de souffler un peu après cet épisode très éprouvant pour le lecteur comme pour Ciel.

 

Ici s’achève - peut-être - la triste histoire des membres de la troupe du cirque pour lesquels, malgré leurs méfaits, on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine compassion devant ces enfants rejetés et abusés, manipulés par deux adultes pervers et fous.

 

Je n’ai pu que m’émouvoir devant le jugement sans appel et sans pitié de Ciel, de plus en plus trouble, que l’on a encore beaucoup de mal à cerner, même si la fin nous montre bien que cette mission ne l’a pas laissé de marbre et risque de le hanter pendant longtemps !

 

 

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Black Butler Tome 7 de Yana TOBOSO

Genre : Manga

Série Black Butler :

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Tome 5

Tome 6

 

Quatrième de couverture :

 

Ciel et son majordome sont entrés dans la troupe du cirque Noah’s Ark en dissimulant leur identité.

 

Afin d’en apprendre plus sur leur bienfaiteur qui reste dans l’ombre, Sebastian s’approche furtivement d’une jeune femme de la troupe afin de la séduire…

 

Les extrémités de ses doigts, pareilles à des plumes noires, dansent sur la peau de la dompteuse de fauve désarmée.

 

Exécuter loyalement les ordres de son maître uniquement…

 

 

Ce que j'en ai pensé:

 

Un tome dans la continuité du précédent, aussi sombre et tendu.

 

Sebastian se révèle encore un peu plus, dans son côté dangereux, diabolique, dont Ciel va faire les frais, oubliant parfois à qui il a à faire !

 

On commence à reconstituer quelques bribes du passé du jeune maître en découvrant enfin l’identité du « père » de nos compagnons du cirque.

 

Une intrigue complexe, pleine de mystère et de suspense dont on sent la fin approcher avec beaucoup de crainte.

La tension est à son maximum !

 

 

 

 

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Le Mystère de Callander Square d'Anne PERRY

Genre : Policier historique

Série Charlotte et Thomas Pitt :

1. L’Étrangleur de Cater Street

2. Le Mystère de Callander Square

3. Le Crime de Parangon Walk

4. Resurrection Row

5. Rutland Place

6. Le Cadavre de Bluegate Fields

7. Mort à Devil's Acre

...

 

Présentation de l’éditeur :

 

Cette enquête semblait élémentaire : quelle femme de chambre indélicate du très chic Callander Square a enterré ses nourrissons adultérins dans le parc ?

 

Mais la vérité est loin d'être aussi simple, et le gentleman inspecteur Thomas Pitt n'est pas au bout de ses surprises, dans cette haute société victorienne où les faux-semblants sont rois.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Suite des aventures de Charlotte et Thomas Pitt, à quelque temps d’intervalle de l’enquête de Cater Street. Nous avons ici quitté le foyer familial des Ellison et l’action se passe dans le quartier huppé de Callander square, comme le titre l’indique, au sein des familles riches qui entourent le square et plus particulièrement chez les Ballantyne.

 

Charlotte semble plus effacée dans ce tome, où Emily lui vole la vedette : c’est elle qui prend les choses en main et décide d’aider Pitt dans son enquête, pour fuir le quotidien et les nombreuses obligations mondaines lui incombant et qui l’ennuient.

 

Un personnage que, malgré son côté manipulateur, j’aime toujours autant !

Elle sait parfaitement jouer avec les codes et l’étiquette, elle comprend les règles du jeu de la bonne société victorienne et même si, extérieurement, elle donne l’impression d’y adhérer totalement, elle maîtrise l’art du contournement afin d’obtenir ce qu’elle veut, tout en ayant l’air de ne pas y toucher et sans froisser les gens ni s’attirer leur courroux et subir des représailles.

 

Elle est plus subtile que Charlotte et donc toute désignée pour mener à bien cette affaire qui demande un certain doigté mais les deux se complètent bien et ne sont finalement pas si différentes l’une de l’autre : elles sont aussi entêtées et tenaces !

 

Je regrette un peu que Charlotte semble plus rangée, plus posée et soumise que dans le tome précédent. J’ai l’impression que le mariage lui a fait perdre un peu en caractère, même si elle garde son franc-parler.

 

Ce tome permet de gratter encore un peu le vernis derrière les portes des foyers de la Haute société.

On s’aperçoit que les femmes règnent en maître, s’occupent de toutes les affaires quotidiennes, quitte à se salir les mains comme Lady Augusta, aux mains de fer : c’est elles qui gèrent le foyer et les domestiques et font tourner la maisonnée, au grand dam de leurs maris qui vont ici s’en rendre compte comme le général Ballantyne, belle personne mais très naïf, auquel on s’attache, tout comme Charlotte.

 

Rien n’échappe à leurs yeux, même si elles n’en parlent pas et mènent leurs affaires avec la plus grande discrétion, une qualité incontournable pour évoluer dans ces hautes sphères.

 

Il faut éviter les scandales, sous peine de tout perdre : sa réputation, ses relations, ses fonctions, son statut et sa bonne fortune et d’être mis au banc de cette société, qui ne vaut finalement pas mieux que les autres et n’est pas moins immorale, bien au contraire !

 

L’affaire des bébés trouvés dans le square va faire voler en éclat les faux-semblants et révèle la vraie personnalité des habitants qui l’entourent et fait sortir au grand jour leurs plus noirs secrets.

 

 

 

 

 

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