Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Iroquois de Patrick PRUGNE

Genre : BD

 

 

Présentation de l’éditeur :

 

En 1608, Québec n'est qu'un nom griffonné sur une vague carte d'Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d'âmes s'apprêtent à passer leur premier hiver.

 

La France d'Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages.

 

Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n'envisage nullement l'installation d'une colonie.



Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n'aura alors de cesse de défendre "son" Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes (Hurons, Algonquins, Montagnais) et Français.

 

De ces relations naîtra un commerce florissant. Peaux de castors et de loutres s'échangent à bas prix contre marmites, haches, clou et autres divers objets en fer. Ce juteux commerce ne dure qu'un temps…

 

Les raids meurtriers incessants que mènent les Iroquois dans la vallée du Saint Laurent contre les convois de pelleterie hurons ou algonquins exaspèrent très vite la petite communauté française. Soucieux de consolider l'alliance faite avec ses alliés amérindiens, Champlain prend le sentier de la guerre à leurs côtés et part pour l'Iroquoisie.


C'est dans ce contexte que se situe l'histoire qui suit. Le long de la Rivière des Iroquois, sur le lac Champlain, un mois de juillet 1609 en Nouvelle France.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’histoire nous est contée par Petite Loutre, une Iroquoise retenue prisonnière par les Français, dans l’idée de négocier avec son peuple suite à la guerre qui se prépare et à laquelle se joignent aux côtés de Champlain, les autres peuples amérindiens : Hurons, Montagnais et Algonquins.

 

On suit parallèlement Jeune Daim, son frère, qui veut la libérer, même s’il doit pour cela désobéir au Conseil des sages.

 

Les illustrations, sublimes, de vraies œuvres d’art à elles seules, subliment la Nature, la mettent en avant et lui donnent presque un rôle à part entière. Celle-ci est omniprésente à travers les paysages environnants et les animaux qui peuplent la forêt, s’exprimant même à travers les corneilles qui suivent la jeune indienne, l’entourent d’un halo de mystère et de danger, comme un présage (bon ou mauvais ?) qui plane au-dessus de sa tête et de celles de l’équipage qui l’a enlevée.

 

Je regrette que le récit soit aussi court mais cela semble être une volonté de l’auteur, celle de ne se focaliser que sur un épisode précis de l’Histoire du Canada.

 

Il s’inspire pour cela de faits réels et leur donne vie sous nos yeux.

Il lui a fallu un très gros travail de recherche, ce que l’on découvre en fin d’ouvrage, dans les toutes dernières pages, un « bonus » regroupant les croquis préparatoires de l’auteur.

 

Une belle BD aux dessins très vivants et poignants, qui donne envie d’en savoir plus sur les tribus indiennes, notamment les Iroquois, sur leur histoire et celle du Canada également qui apparaît en filigrane.

 

 

Voir les commentaires

Le Profil de l'assassin de Christian JACQ

Genre : Policier

 

Quatrième de couverture :

 

L’assassin les aimait brunes, plutôt jeunes, et avait un sens aigu de la chasse.

 

Détestant les femmes oisives, il tuait ses proies selon un protocole immuable et semblait laisser derrière lui de précieux indices.

 

Et personne, jamais, ne parviendrait à l’identifier.

 

Personne… Sauf peut-être l’inspecteur Higgins, s’il comprenait pourquoi l’assassin agissait ainsi.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’ex-inspecteur chef Higgins reprend du service le temps d’une enquête, pour aider son ami, le superintendant Scott Marlow, mis en échec sur une sale affaire de meurtres en série de jeunes femmes brunes, dans les rues de Londres.

 

Ceci n’est pas du goût d’Angota Kingsley, jeune profileuse ambitieuse, sûre de ses conceptions, aux méthodes plus modernes. Scientifique dans l’âme, elle ne s’appuie que sur des faits et non sur des intuitions comme Higgins, ce qui crée quelques frictions au départ mais une entente et un partage de méthodes et d’expériences va naître entre eux afin de démasquer le meurtrier.

 

Un jeu du chat et de la souris s’installe entre celui-ci et Scotlang Yard. Il ne s’agit pas tant de savoir qui a tué : le lecteur le comprend très vite mais plutôt de savoir comment ils vont réussir à le coincer car le coupable a plusieurs coups d’avance sur eux et est très bien entouré, par une avocate à la dent dure et une psychiatre de renom qui ont des relations et ne sont pas très regardantes quant à l’innocence ou la culpabilité de leur client, en ferventes partisanes de Rousseau qu’elles sont : pour elles, il n’y a pas de coupable, juste une société qui pervertit la nature de chacun.

 

Une enquête un peu poussive mais plaisante dans l’ensemble, malgré quelques grosses ficelles dont use l’auteur.

 

J’ai été contente de retrouver le personnage d’Higgins et ses méthodes traditionnelles qui, une fois de plus, prouvent leur efficacité !

 

 

Voir les commentaires

Zouck de Pierre BOTTERO

Genre : Roman jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse.

 

Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn.

 

Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre.

 

Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde.

 

De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je ne connaissais pas encore l’auteur dans ce registre autre que la fantasy jeunesse et ses séries Ewilan et Ellana. C’est une vraie bonne découverte : je suis heureuse dans ces moments-là d’avoir encore beaucoup de livres à lire de Pierre Bottero, de ne pas avoir tout lu dans la foulée de ma rencontre avec Ewilan, que j’avais adorée, pour pouvoir repousser encore le moment où j’aurai tout lu, sachant qu’il n’y aura plus rien à lire ensuite (pas très clair tout ça mais bon, comprenne qui pourra lol ^^).

 

Cette incursion dans le roman jeunesse est très réussie : on retrouve sans mal son style inimitable, son écriture soutenue, riche et poétique en même temps qui nous plonge tout de suite dans le quotidien de Zouck, dans ses rêves de danse et dans sa rencontre avec les mots, des mots percutants :

 

« Ce semblant de poème a eu un drôle d’écho en moi. Un fugace frisson de plaisir semblable à celui qui m’envahit quand je danse, et je me suis souvenue de mon prof de français en première. (…) Une de ses phrases avait dû faire mouche puisqu’elle a surgi dans mon esprit, brûlante d’un sens nouveau : « Les écrivains dansent sur leur plume, leurs mots sont des ballets qu’ils offrent à leurs lecteurs ».

J’ai repris mon stylo et, une nouvelle fois, je l’ai laissé danser.

Trois mots ont pris vie sur le papier.

Trois mots magiques.

Trois mots clés.

 

Légèreté.

Ethérée.

Envol.

 

Je me suis glissée sous ma couette, plaine d’un bonheur profond.

J’avais trouvé le moyen de danser sur une feuille. »

 

Elle découvre leur force tant créatrice que destructrice, au détour d’une conversation surprise entre Bérénice, sa prof de danse et Alonso Perez, son mentor. Commence alors pour elle une lente et inexorable descente aux enfers.

 

Son chemin sombre.

 

Grâce au talent de l’auteur, nous n’avons aucun mal à nous fondre dans la peau du personnage. On partage sa douleur, sa solitude aussi.

 

Solitude d’autant plus grande que Maiwenn prend un autre chemin qu’elle. Sera-t-il meilleur ? N’est-il pas aussi dangereux que le sien ?

 

Un très beau roman sur le mal-être adolescent, délicate période sur laquelle l’auteur sait mettre les mots justes. Une histoire sensible et touchante avec une héroïne à fleur de peau, au bord de l’abîme et pour laquelle on ne peut s’empêcher de se faire du mauvais sang tout du long de la lecture, craignant pour elle qu’elle tombe et n’arrive plus à se relever, malgré le soutien de sa professeur et de sa famille qui ne semble pas suffire. A mettre entre les mains des ados pour mettre des mots sur ce mal pernicieux qu’est l’anorexie.

 

 

Voir les commentaires

Un Petit Goût de noisette de VANYDA

Genre : BD

 

Quatrième de couverture :

 

Quel est le cri de l’ours en néerlandais ?

 

Qu’est-ce qu’un moment parfait ?

 

Est-ce qu’on meurt tous les soirs pur renaître le lendemain matin ?

 

Et si on était tous des écureuils à la recherche de la plus belle noisette ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

L’auteur nous fait suivre plusieurs histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres, des tranches de vie prises sur le vif avec une couleur par personnage.

 

Ses dessins très expressifs sont vraiment beaux et ne nécessitent pas toujours de texte, lequel est d’ailleurs très sporadique, notamment au tout début.

 

Le souci pour moi c’est que le lien entre chaque histoire est très ténu, ce qui les rend assez décousues : certaines n’ont même pas de fin, se terminent en queue de poisson, nous présentant un personnage que l’on ne revoit pas par la suite comme Corentin, Manon (que j’ai pourtant adoré : j’aurais beaucoup aimé savoir ce qu’elle devient ensuite. Il me semble qu’on la voit vite fait dans l’histoire de Benoit mais de manière très fugitive, ça passe quasiment inaperçu…) ou Barnabé dont les apparitions sont très courtes et n’apportent pas grand-chose.

 

Certaines sont plus « développées » si l’on peut dire : on retrouve leurs personnages à d’autres moments de leur vie, qui semblent presque choisis au hasard comme Eléonore, Chloé, Esteban, Aymeric et Luna.

 

C’est un concept en soi, je le comprends parfaitement et ça aurait pu marcher mais, pour moi, cette façon de raconter ne permet pas d’aller au fonds des choses, tout reste trop superficiel : à peine entré dans la vie des uns, on passe à un autre. Le tout manque de profondeur.

 

On n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages et les seuls auxquels je me suis réellement attachée ne reviennent pas…

 

Bref, je suis contente d’avoir découvert cette auteure dont j’avais beaucoup entendu parler, sa façon de raconter les histoires, les parcours de ses personnages est originale mais ça manque de consistance et me laisse un fort goût d’inachevé, de pas assez…

 

J’essayerai un autre titre d’elle pour voir, quand même et ne serait-ce que pour retrouver son coup de crayon qui, lui, me plait beaucoup !

 

 

Voir les commentaires