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Rêves oubliés de Léonor de RECONDO

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

A l’ombre des pins, ils ont oublié le bruit de la guerre et la douleur de l’exil. Dans cette ferme au cœur des Landes, Aïta, Ama et leurs trois enfants ont reconstruit le bonheur. Dans son journal, Ama raconte leur quotidien, l’amour, la nécessité de s’émerveiller des choses simples et de vivre au présent. Même dans la fuite, même dans la peur, une devise : être ensemble, c’est tout ce qui compte.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai vu de très bons avis sur cette auteure et sur ce livre en particulier. Le mien est un peu moins enthousiaste : l’écriture est belle, toute en sobriété mais travaillée, les mots ne sont pas choisis au hasard et le lecteur en est bien conscient. Cependant, je suis resté en dehors de l’histoire, étrangère à ce qui arrive aux personnages, à leur exil, leur lente adaptation à un nouvel environnement, la résignation puis l’acceptation lorsqu’ils comprennent que le retour en Espagne ne sera pas imminent et à cet esprit de famille qui les habite, les guide et les aide à tenir dans toutes les épreuves. Ils échappent à une guerre dans leur propre pays avec l’avancée du franquisme et la prise de pouvoir du dictateur mais celle-ci les poursuit jusqu’en France, avec la Seconde Guerre Mondiale qui sera bientôt à leur porte. Je n’ai pourtant pas réussi à m’attacher totalement à eux, je n’ai jamais été complètement impliquée dans le récit. Je trouve que l’on passe rapidement du ressenti d’un personnage à un autre mais sans aller jamais véritablement au fonds des choses. De plus, le tout est assez monocorde. Je m’explique : chaque personnage exprime donc son ressenti mais le ton employé par l’auteur fait que l’on a l’impression qu’il n’y a qu’une seule et même personne qui parle, d’autant plus que le récit se fait à la troisième personne du singulier, par un narrateur extérieur. La voix utilisée par l’auteur reste donc la même qu’elle fasse s’exprimer Aïta ou Sébastian ou Otzan, Iduri et Zantzu, les enfants. Seule la mère semble avoir droit au chapitre et c’est donc elle qui m’a le plus touchée, mais avec recul, encore une fois, avec toujours cette impression d’être en retrait. Les extraits de son journal intime la rendent plus concrète, lui donne plus de consistance qu’aux autres qui m’ont paru plus lointains, presque inaccessibles. De même, on passe rapidement d’une période à une autre, surtout à la fin, l’auteur nous transporte de 1941 à 1949, un saut dans le temps de huit ans, sans transition. Ça manque de développements pour moi, malgré de très beaux passages. Je n’ai pas eu l’impression non plus de vivre les émotions des personnages, je les ai lues, à travers les mots mais c’est tout, la magie n’a pas opéré, je n’ai pas été transportée lors de ma lecture. Je me suis vue lire ce livre mais je n’étais pas dans le livre, avec les personnages, à leur côté. Il m’a manqué un petit-je-ne-sais-quoi pour accrocher vraiment. Néanmoins, ça reste une lecture très correcte.

 

Merci aux éditions Points et à Babélio pour cette nouvelle opération Masse critique !

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Peter Pan de James Matthew BARRIE

Genre : Littérature jeunesse (fantastique)

 

Quatrième de couverture :

Wendy, John et Michael n’auraient jamais imaginé qu’ils pouvaient voler. Ni qu’ils s’en iraient au Pays Imaginaire affronter les Indiens ou les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie tranquille. Et pour visiter le Pays Imaginaire, rien n’est plus simple : il suffit de bien connaître Peter Pan et de posséder quelques grains de poussière des fées.

 

Ce que j'en ai pensé :

Une très belle lecture qui fait la part belle à l’Imagination, à l’Enfance et au Rêve. L’écriture de James Matthew Barrie est parfois très poétique, notamment lorsqu’il décrit le Pays Imaginaire, fluide et moderne, ce qui m’a il est vrai beaucoup surprise (les préjugés ont la vie dure !). Il a un regard très acéré, objectif sur ses personnages et ses interventions créent une véritable complicité avec son lecteur. Peter Pan n’a rien d’une oie blanche, d’un chevalier au grand cœur ou d’un gentil pur et transparent comme de l’eau de roche. Il représente l’insouciance de l’enfance, son égoïsme et sa cruauté aussi. C’est presque la personnification de notre âme d’enfant oubliée, cette part de nous qui refuse de grandir et qu’il vient nous remettre en mémoire. Quant à Wendy, c’est une des figures maternelles marquantes de l’histoire. Le regard que l’auteur porte sur les mères est très attendrissant. Tous deux, accompagné de John, Michael, Clochette et des enfants perdus, vont vivre nombre d’aventures au Pays Imaginaire et le lecteur les suit avec entrain, qu’il soit enfant ou adulte. Comment ne pas être émerveillé devant tant d’inventivité ? Enfin, autre figure prépondérante du récit : le capitaine Crochet, bien loin du personnage éponyme vu façon Disney. Le côté ridicule du personnage n’existe pas ou peu dans l’œuvre originale et le pirate retrouve toute sa grandeur. Il est intelligent, cruel et tyrannique, fourbe, comme tout pirate qui se respecte. Serait-ce le pendant adulte de Peter Pan ? Je me suis souvent posé la question… qui restera sans réponse. Bref, un classique de l’enfance à lire et à relire sans modération…

 

 

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