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Le Jardin secret (film)

Aujourd'hui, j'inaugure donc une nouvelle rubrique sur mon blog : les films, d'abord et avant tout pour le mois anglais (en clair : ne vous habituez pas trop, la rubrique ne sera pas très remplie ^^ : je me sens moins à l'aise dans cet exercice que dans celui des avis sur mes livres ! Soyez indulgents ^^)

Genre : Film

Sorti le 6 avril 1994

Réalisé par Agnieszka Holland 

Avec Irène Jacob, Kate Maberly (Mary), Maggie Smith (Mrs Medlock), John Lynn (Lord Craven), ...

 

Résumé :

A la mort de ses parents, [en Inde où elle vivait jusqu’à présent,] la petite Mary est recueillie par son oncle [, lord Craven].

Elle découvre dans l’immense propriété un merveilleux jardin laissé à l’abandon et décide de le restaurer [avec l’aide de son ami, Dickon, le frère de Martha, une des domestiques du manoir] afin d’en faire un domaine secret.

 

Ce que j'en ai pensé :

Lors de l’achat, je ne m’attendais à rien de particulier, je l’ai choisi parce qu’il y avait une offre 5 dvd pour 30 euros et parce qu’il s’agit d’une œuvre adaptée d’un livre de Frances Hodgson Burnett, la « maman » de « Princesse Sarah » (que j’ai aussi acheté dans sa version film lors de la même opération) mais je n’y croyais pas trop, n’en ayant jamais entendu parler, pour moi, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Je l’ai visionné hier et je ne regrette pas du tout mon choix, bien au contraire. J’ai adoré cette petite fille, Mary, habituée à se faire servir par une flopée de serviteurs dont Maaya, en Inde, qu’elle mène à la baguette mais pourtant délaissée par ses parents, qui semblent se suffire à eux-mêmes, plus préoccupés de mondanités que par leur propre enfant, qui fait partie des meubles apparemment. A leur mort, elle atterrit chez un oncle bien mystérieux, qui brille par son absence lui aussi et dans son manoir tout aussi étrange – image même du manoir anglais laissé à l’abandon, « mort, comme frappé par une malédiction » comme elle le dit si bien – dirigé de main de fer par l’abominable Mrs Medlock jouée par la brillante Maggie Smith (Mc Gonagall dans Harry Potter). Son seul réconfort, elle le trouvera dans le jardin de sa défunte tante, lui aussi en pleine désolation et auprès de Martha et Dickon, les seuls qui semblent s’intéresser à elle, lui apportent une chaleur humaine qui lui a tant fait défaut. Peu à peu, elle va ramener de la vie dans cette maison peu chaleureuse et inquiétante, où des pleurs se font parfois entendre : quel autre secret se cache derrière ces murs ? Un magnifique film signé Agnieszka Holland (et non pas Francis Ford Coppola comme le résumé au dos de la jaquette le laisse croire : il n’est que producteur exécutif et pas derrière la caméra – la deuxième raison pour laquelle j’ai craqué pour ce dvd et même si l’étiquette est quelque peu mensongère, encore une fois, je ne regrette pas, je me dis même que c’était sans doute un heureux hasard, sans ça je ne l’aurais peut-être jamais vu !) avec des images d’une grande beauté, notamment celles du jardin et une très bonne distribution : chaque acteur porte très bien son rôle, l’histoire n’est pas en reste et m’a touchée au cœur. Bref, je ne peux que vous le conseiller si un jour, comme moi, vous tombez dessus ! Il ne me reste plus qu’à dénicher le livre maintenant…

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Une Femme d'imagination et autres contes de Thomas HARDY

Genre : Nouvelles

 

Quatrième de couverture :

Dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, au début du XIXè siècle, quatre destins de femmes meurtries par l’amour : amour impossible pour un soldat étranger, amour ensorcelé pour un violoniste de village, amour contrarié par un fils trop rigide, amour rêvé pour un homme jamais rencontré…

(…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Quatre nouvelles où l’on ressent la bienveillance de l’auteur envers ses personnages, notamment les femmes, dont il relate, d’une plume exaltée, passionnée, fluide et alerte, la condition d’épouse, de mère ou de fille assujetties aux désidératas des hommes qui décident de leur vie à leur place.

 

Dans Le Hussard mélancolique de la légion germanique, le narrateur fait revivre une époque révolue à travers les souvenirs-confessions de Phyllis Grove, recueillis par le narrateur, celle des Hussards d’York, légion germanique au service du roi George III. Une histoire aux forts accents romantiques dans laquelle on se prend immédiatement d’affection pour Phyllis, partagée entre son union programmée avec un homme qu’elle connait à peine, Humphrey Gould mais lui permettrait une ascension sociale de par son statut et entre son amour réel pour l’officier allemand Matthäus Tina. C’est sans doute celle qui m’a le plus émue, avec la seconde.

 

Le Véto du fils s’ouvre sur la vision d’une coiffure de femme élaborée, compliquée et d’une élégance rare, celle de Sophy, épouse du pasteur, Mr Twycott, dans une chaise roulante :

« Pour qui la regardait par-derrière, la chevelure châtain était un prodige et un mystère. Sous le castor sombre surmonté de son aigrette de plumes noires, les longues boucles nattées, torsadées, roulottées comme les joncs d’un panier constituaient un exemple rare, presque primitif, d’ingéniosité artistique. Qu’un tel ouvrage d’entrelacements et d’enroulements fût façonné pour demeurer en l’état une année entière, ou à la rigueur tout un mois de calendrier, cela pouvait se comprendre ; mais que tout l’échafaudage fût régulièrement démoli à l’heure du coucher, au bout d’une unique journée, paraissait un gaspillage inconsidéré de savoir-faire. »

 Suit un deuxième « tableau » : Sophy est désormais veuve, seule avec son fils de 13 ans, Randolph, destiné à suivre les pas de son père. Pour cela, il va dans un des collèges les plus huppés de la capitale et refuse qu’elle refasse sa vie avec son courtisan de jeunesse, Sam, qu’elle retrouve alors. Encore une histoire d’amour contrarié, voué à l’échec, auquel on fait obstacle.

 

La troisième, Le Violoneux des contredanses, est celle qui m’a le moins plu. Le début est un peu poussif. Il s’agit d’une commande passée à l’auteur (comme la plupart des nouvelles qu’il a écrites, d’après les notes de la traductrice, Magali Merle) et l’exposition universelle de 1851 y prend une grande place, sans doute par exigence du destinataire d’où ce début très descriptif, où les personnages m’ont semblé effacés, presque éclipsés par le décor. J’ai eu plus de mal à m’attacher à eux et notamment à Caroline Aspen, la femme de cette nouvelle, envoûtée par Wat Ollamoor et les sons qui sortent de son violon au point de ne plus pouvoir arrêter de danser. Ned, le fiancé éconduit, m’a davantage touchée.

 

Enfin, dans Une Femme d’imagination, Mrs Ella Marchmill, en séjour avec son mari et ses trois enfants dans la station balnéaire de Solentsea, tombe amoureuse du mystérieux locataire qui loge à l’année dans la maison qu’ils viennent de louer et a quitté les lieux afin de leur en laisser la jouissance exclusive. Elle découvre qu’il n’est autre que Robert Trewe, poète dont elle apprécie les œuvres et avec qui elle se trouve régulièrement en compétition et en accord sous son identité de John Ivy, étant obligée de se faire passer pour un homme afin de voir ses propres poèmes publiés, comme les sœurs Brontë à l’époque. Cette nouvelle m’a paru plus piquante que les autres, l’auteur faisant preuve d’une douce ironie mais là encore, toute en bienveillance. On peut sans doute aussi voir des points communs entre cette figure de poète imaginaire et l’auteur lui-même, comme un clin d’œil à son lectorat, notamment dans leur pessimisme et jusque dans leur portrait physique.

 

Une première rencontre avec l'auteur réussie et qui m'a donné envie d'en lire beaucoup d'autres (les billets des autres participants du mois anglais m'ont pas mal influencé aussi ^^ et je sens que mon prochain ne sera autre que Loin de la foule déchaînée : les avis tentateurs de Cléanthe, Tachas et sur le film, l'avis de Claire).

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La Reine et moi de Giles ANDREAE (texte) et Tony ROSS (illustrations)

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Flora est la fille la plus chanceuse du monde. Elle a été invitée à prendre le thé avec la reine !

Mais oubliez tout ce que vous pouvez imaginer : cette aventure vous emmène loin des majordomes et des plateaux d’argent…

 

Vous découvrirez l’envers du décor de Buckingham Palace dans ce livre drôle et émouvant écrit par Giles Andreae et illustré par Tony Ross.

 

Ce que j'en ai pensé :

Découvrez la Reine d’Angleterre comme vous ne l’avez jamais vue : dans ses appartements privés, Flora, jeune écolière anglaise sélectionnée pour prendre le thé en compagnie de Sa Majesté, va se rendre compte que la Reine est une femme comme les autres, qui repasse les sous-vêtements de son royal époux, aime les toasts aux haricots, regarde la télé, …

Un roman jeunesse drôle et irrésistible, légèrement irrévérencieux mais touchant, mettant en scène une Elizabeth simple, loin des fastes et du protocole de la Cour, idéal pour débuter ce mois anglais, pour se mettre dans l’ambiance…

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