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Sherlock, Lupin et moi Tome 1 : Le Mystère de la dame en noir de Irène ADLER (Pierdomenico BACCALARIO et Alessandro GATTI (texte) et Iacopo BRUNO (illustrations))

Genre : Policier jeunesse

Série Sherlock, Lupin et moi :

1. Le Mystère de la dame en noir

2. Dernier acte à l'opéra

3. L’Énigme de la rose écarlate

4. La Cathédrale de la peur

5. Le Château de glace

 

 

Quatrième de couverture :

 

Eté 1870.

 

Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irène Adler font connaissance à Saint-Malo.

 

Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin en a décidé autrement.

 

Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle.

 

Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une sombre silhouette rôde la nuit, sur les toits de la ville.

 

Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un roman policier jeunesse sympa, simple et efficace, mettant en scène des personnages connus et reconnus pour leurs futurs talents d’enquêteurs (et de voleur) perspicaces, qui offre une très belle première entrée en matière dans leur univers respectif, pour les plus jeunes (et les moins jeunes qui n’auraient pas encore fait leur rencontre ^^).

 

On retrouve donc Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irène Adler durant leur jeunesse et on assiste avec beaucoup de plaisir à la naissance de leur amitié.

 

Les personnages sont assez fidèles à la version originale : Holmes, d’abord réticent à lier toute conversation avec Irène, va finalement se laisser fléchir devant l’intelligence manifeste de la jeune fille.

Les relations avec son frère, Mycroft, semblent toujours aussi difficiles et il ne brille pas, ici non plus, par sa loquacité mais bien plutôt par sa grande habilité à résoudre les mystères les plus épineux, grâce à sa grande capacité d’observation, son goût du détail, sa vivacité d’esprit et son talent pour les déguisements.

 

Concernant Lupin, on entraperçoit bien le futur gentleman cambrioleur dans le jeune homme adroit, agile, vif et dynamique, facétieux aussi.

J’adore ce que l’auteur en a fait !

Il correspond parfaitement au souvenir que j’en ai dans le livre de Maurice Leblanc !

Je suis très intrigué également par le personnage de son père et par les allusions faites par notre narratrice qui ne semblent pas démentir l’adage « tel père tel fils » mais le confirme plutôt ! Bref, on voit tout de suite de qui il tient son talent.

 

Enfin, vient notre héroïne et narratrice, Irène Adler.

L’occasion pour le lecteur de faire plus ample connaissance avec la seule capable de mettre en déroute le plus célèbre de tous les détectives (lisez Un Scandale en Bohème, vous comprendrez !).

On découvre ici une jeune fille impulsive, déterminée, intelligente (comme je l’ai déjà dit) et très indépendante, au grand dam de sa mère, qui voudrait en faire « une jeune demoiselle bien comme il faut », comme il sied aux filles de bonne famille de l’époque.

 

Elle entretient une grande complicité avec son père, souvent absent malheureusement, retenu par ses hautes fonctions au sein de la compagnie des chemins de fer, mais qui semble lui par contre encourager sa nature spontanée et curieuse.

 

Quelques bribes de conversations surprises entre ses parents tendent à créer le doute sur ses origines et seront certainement l’objet de plus amples recherches dans les prochains tomes…

 

Nos trois compères vont donc devenir très complices et ont des aptitudes complémentaires les unes des autres, d’ailleurs aucun n’est mis plus en avant que les autres, je trouve, même si, Irène étant la narratrice, on a davantage accès à ses sentiments et ses raisonnements qu’à ceux de Sherlock ou Lupin mais l’auteur a su garder un bel équilibre pour qu’aucun ne prenne finalement l’avantage et que tous puissent faire montre de leurs qualités de fins limiers.

 

Ils évoluent dans les rues de Saint-Malo, autre atout majeur dans cet épisode pour l’amoureuse de la Bretagne que je suis, de revoir la ville et ses remparts et de pouvoir sans mal les imaginer déambuler dans les rues !

 

L’intrigue tourne autour de la sinistre découverte, sur la plage attenante à leur terrain de jeu favori, la villa Ashcroft, d’un étrange naufragé dont l’identité reste un mystère pendant longtemps et autour du vol du collier de Mme Martigny, la fameuse dame en noir qui donne son titre à ce premier tome.

 

Les deux affaires sont-elles liées ?

Et qui est cet inquiétant et sombre personnage qui surveille nos détectives en herbe ?

Représente-t-il une menace ?

 

C’est ce qu’ils devront mettre à jour au terme d’une aventure riche en rebondissement et en dangers divers et variés, comme cette bande d’enfants des rues, désireuses de les voir mettre leur nez ailleurs que dans cette affaire de noyé…

Charge pour eux de repérer les indices, de prendre en filature les suspects en se grimant pour ne pas être reconnus ou même encore de s’entraîner au combat à mains nues !

Il auront parfois aussi l'aide discrète mais précieuse du majordome des Adler, Nelson, autre personnage charismatique, que j'ai hâte de retrouver !

 

Bref, une lecture facile certes mais entraînante et captivante pour cette première enquête qui tient toutes ses promesses et dont le mystère n’est levé que dans les dernières pages grâce à une intrigue bien ficelée !

 

 

 

 

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La Cité des jarres de Arnaldur INDRIDASON

Genre : Policier

Série Erlendur Sveinsson :

1. Les Fils de la poussière

2.  Dauðarósir (non traduit en français)

3. La Cité des jarres

4. La Femme en vert

5. La Voix

6. L'Homme du lac

7. Hiver arctique

8. Hypothermie

...

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik.

 

L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un « truc bête et méchant » qui fait perdre son temps à la police…

 

Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans.

 

Et le conduisent tout droit à la « cité des jarres » (…)

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Et voilà, j’ai enfin fait la connaissance de l’inspecteur Erlendur dont j’ai tant entendu parler, à tel point que j’ai commencé cette lecture avec une légère appréhension : allais-je placer la barre trop haut et me retrouver encore une fois dans le rôle du « vilain petit canard », le seul n’ayant pas aimé ce livre parmi la multitude d’avis élogieux ?

 

Mettons fin au suspense insoutenable (^^) tout de suite : non, pas cette fois-ci !

 

Aucune déception de mon côté.

Au contraire, j’ai beaucoup aimé cette enquête et cette ambiance sombre, noire, sordide, créée par l’auteur et par les découvertes successives de l’inspecteur, qui nous amènent à côtoyer la noirceur de l’âme humaine, en allant toujours plus loin dans l’horreur et le mal dont nous sommes capables au fil des révélations.

 

Le personnage principal n’a rien d’avenant au premier abord : toujours mal fagoté, pas lavé, avec les vêtements de la veille la plupart du temps, il ne brille pas par son hygiène de vie irréprochable.

C’est un « vieux de la vieille », aux méthodes éculées, simples mais efficaces, qui ont fait leur preuve dans la durée.

Revêche, sa vie privée n’a rien de la vie de famille idéale.

 

Il traîne un lourd bagage : divorcé, comme souvent chez les policiers, son ex-femme ne lui adresse même plus la parole et, pour solliciter ses services afin de retrouver la fille disparue d’un couple d’amis, passe par l’entremise de leur fille, Eva Lind, junkie, qui oscille entre confrontation et séduction avec son père, pour lui soutirer de l’argent, en jouant sur la culpabilité que celui-ci peut ressentir de ne pas avoir été présent auprès de ses enfants.

Elle semble ici vouloir décrocher mais y parviendra-t-elle ?

Ou sa tentative se soldera-t-elle, comme toutes les précédentes, par un échec et une plongée encore plus profonde dans l’enfer de l’addiction ?

En tout cas, Erlendur semble décidé à l’aider à s’en sortir…

 

Mais a-t-il vraiment le temps pour cela alors qu’une nouvelle affaire requiert ses services ?

Il lui faut résoudre le meurtre d’un vieil homme, Holberg, tué dans son appartement d’un coup de cendrier sur le crâne.

Meurtre crapuleux et gratuit ?

 

Cette enquête va le mener sur les traces de Kilbrun et de sa fille, Audur, morte il y a trente ans de cela, bien trop jeune.

 

En quoi Holberg et Kilbrun sont-ils liés ?

 

Notre héros va remuer de nombreux secrets enfouis pour le découvrir. Plus on découvre le passé de la victime et moins nous avons envie de voir son meurtre résolu et son coupable puni…

 

Ce premier épisode (dans l'ordre de publication français mais en fait le troisième écrit par l'auteur) met donc particulièrement en avant Erlendur et son équipe reste quelque peu dans l’ombre, notamment Elinborg et Sigurdur Oli mais gageons qu’ils seront davantage présents dans les autres tomes.

 

L’intrigue est parfaitement maîtrisée et le titre ne prend tout sa signification que dans la deuxième moitié du récit, levant le voile sur une pratique autrefois courante mais heureusement aujourd’hui disparue…

 

 

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Le Spectacle de Noël d'Anne PERRY

Genre : Policier

Série Petits Crimes de Noël :

1. La Disparue de Noël

2. Le Voyageur de Noël

3. La Détective de Noël

4. Le Secret de Noël

5. La Promesse de Noël

6. La Révélation de Noël

7. Un Noël plein d'espoir

8. L'Odyssée de Noël

9. Le Spectacle de Noël (je ne les ai pas lus dans l'ordre comme vous pouvez le remarquer mais ce n'est pas gênant, je me suis juste spoilé une information qui n'a rien de capitale par rapport à la série principale des Charlotte et Thomas Pitt ^^)

10. Un Noël à Kanpur

(...)

 

Quatrième de couverture :

 

C’est à Whitby, petit village de pêcheurs où le comte Dracula aurait fait sa première apparition – selon le roman éponyme de Bram Stoker – que Joshua Fielding a décidé de produire sa troupe théâtrale.

 

Avec sa femme Caroline, la mère de Charlotte Pitt, il s’apprête à livrer une adaptation inédite du fameux roman.

 

La première est un désastre, mais l’apparition d’un étranger (…), suivi d’un meurtre inattendu, viennent donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une petite histoire annexe à la série Charlotte et Thomas Pitt, où l’on retrouve avec plaisir la mère de l’héroïne, Caroline, qui tient d’habitude le second rôle et qui est ici mise au premier plan.

 

Récemment remariée avec un acteur, Joshua Fielding, pour qui elle a renoncé à une vie confortable, bien rangée et ennuyeuse, elle l’accompagne chez les Netheridge, famille riche et puissants mécènes dont son époux cherche à avoir le soutien financier.

Une Caroline beaucoup plus épanouie, ouverte, impulsive et téméraire, en un mot, libre.

ça fait plaisir à voir et m’a donné le sourire !

 

Le couple Netheridge souhaite faire plaisir à sa fille, Alice, fiancée à Douglas Paterson avec qui elle va bientôt se marier et quitter le nid parental, en mettant en scène la pièce qu’elle a écrite, une adaptation de Dracula. Un cadeau qui fait à la fois office de cadeau de Noël et de cadeau de mariage donc. C’est à cette fin qu’ils ont engagé Joshua et sa troupe de théâtre.

 

Alice m’a beaucoup fait penser à Charlotte (à Caroline aussi), les jeunes filles partageant la même liberté d’esprit et le même besoin d’indépendance et de prise de distance face au carcan des conventions qu’on leur impose…

Elle offre un beau contraste avec sa mère, Eliza, timide et très pondérée, chaleureuse et amicale malgré tout mais que l’on sent à l’étroit dans cette vie qu’elle n’a elle-même pas choisie et qui semble attendre la jeune fille à son tour… Une vie sur laquelle plane l’ombre de sa belle-mère, matrone décédée mais qui, même dans la mort, fait encore régner sa loi.

 

Une intrigue qui nous permet aussi de revivre certains épisodes du livre de Bram Stoker et de vivre les soucis propres à l’écriture, la mise en scène et l’adaptation d’un roman en pièce de théâtre, lesquels sont nombreux et très présents dans cette lecture.

On peut même dire que quasiment toute la première moitié du roman tourne autour de cela, ce qui est très intéressant pour des férus de littérature mais apporte aussi quelques lenteurs.

 

Finalement, les choses prennent une nouvelle dimension avec l’arrivée d’un étrange et énigmatique personnage, Anton Ballin, lequel semble en savoir beaucoup sur les vampires et sur le monde du théâtre.

Qui est-il ?

 

L’auteur nous offre une ambiance en forme de huis-clos inquiétant qui prend donc forme lentement mais où la tension monte en puissance, d’abord à travers les dissensions qui se font jour au sein de la troupe puis avec le mystère et l’angoisse causés par Mr Ballin, renforcés par la neige qui empêche toute communication avec l’extérieur et toute sortie…

 

Le meurtre commis a constitué une vraie surprise dans le choix de la victime, apportant un rebond inattendu dans l’intrigue et lui redonnant du peps.

 

En bref, une petite lecture bien sympathique qui permet de croiser la route de personnages qui jusque-là restent dans l’ombre dans la série principale et peuvent ainsi montrer tout leur potentiel.

A réserver aux fans de la série peut-être, pour un bon moment de détente, pas forcément indispensable mais agréable....

 

 

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