Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Château en Suède de Françoise SAGAN

223098_74978_2.jpg

Genre : Théâtre

 

coeur_rouge.jpg 

Présentation (site Fnac) :

Première pièce de théâtre de l’auteur, publiée en 1960. Mise en scène par André Barsacq au théâtre de l’Atelier, la pièce créa la surprise en recevant le prestigieux prix du Brigadier. Dès lors, le théâtre de Sagan attira les plus grands noms, de Juliette Gréco à Danielle Darrieux. Château en Suède sera même adapté au cinéma par Roger Vadim, avec pour interprètes principaux Monica Vitti et Jean-Louis Trintignant.

Dans un château en Suède encerclé de neige, les Falsen, une famille légèrement psychopathe, reste prisonnière jusqu’au printemps en compagnie d’un hôte qui s’est invité à l’improviste. Entre vrais et faux cadavres, la châtelaine désœuvrée s'amuse à séduire un cousin transi de froid et d'amour, sous le regard complice de son mari bourru et de son frère incestueux. À partir d’une intrigue classique de vaudeville, Château en Suède bascule vers la comédie de mœurs spirituelle et nuancée, décrivant les rêves d'amour et d'argent de générations opposées. Dans ce style faussement léger qui la caractérise, où l’humour l’emporte toujours sur la mélancolie, Françoise Sagan y réinvente le marivaudage moderne.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je n'avais jamais lu une œuvre de Françoise SAGAN auparavant et comme beaucoup, je pensais commencer par la plus renommée : Bonjour tristesse. J'ai donc emprunté cet ouvrage regroupant plusieurs de ses écrits à la médiathèque et comme je le fais toujours, je l'ai feuilleté. Première constatation : que des romans à part cette pièce de théâtre. Curieuse, j'ai voulu me faire un premier avis. J'ai donc lu une page puis 2, puis 3... jusqu'à arriver à la fin en moins de temps qu'il ne faut pour le dire tellement cette pièce m'a plu. Le hasard fait donc très bien les choses ! C'est un nouveau coup de cœur !

L'humour est omniprésent, j'ai ri du début à la fin (à lire quand vous êtes seule donc ou bien installée, chez vous, si vous voulez éviter les regards interrogateurs des personnes alentour...). Les répliques sont cinglantes, pleines de sarcasme et de bons mots. J'adhère totalement à cet humour très second degré !

Les personnages sont tous plus farfelus les uns que les autres, notamment Agathe qui possède les trois quarts du domaine et oblige tout le monde à vivre comme au XVè siècle, en tenue d'époque. Elle est très engoncée dans ses principes, tentant de préserver coûte que coûte l'honneur de la famille Falsen. Les convenances doivent être sauves. Et elle n'est pas aidée par les autres habitants du château : Hugo, son frère, bigame, Éléonore et Sébastien, l'épouse d'Hugo et son frère, tous deux aimant par dessus-tout les embrouilles. Ce sont deux « enfants » terribles (de 28 et 30 ans tout de même!), inséparables, aimant rien tant que de faire tourner en bourrique les visiteurs du château, des cousins éloignés, tel Frédéric, leur victime présente. Personnellement, j'ai un faible pour Sébastien. C'est un véritable parasite. Épousez la sœur, c'est adopter le frère ! De toute façon, il ne vous demande pas votre avis, il s’incruste. Il ne se prend jamais au sérieux, toujours en train de plaisanter même quand la situation devient critique. :

 

SEBASTIEN, gracieux - Vous trouvez que je minaude aussi ?

HUGO - Vous non. Vous grincez. Pourquoi avez-vous l'air si content ? Ça vous amuse, vous, ces petits cousins qui débarquent chaque hiver et nous encombrent ? Tout cela au nom de la fameuse hospitalité des Falsen !

SEBASTIEN – Je les trouve assez distrayants.

HUGO – Je sais. Ca vous amuse même rudement. Si vous n'aviez pas engrossé toutes les femmes de chambre, je me demanderais.. mais non, ça vous amuse simplement. Eléonore et vous passez l'hiver à ricaner dans leur dos, à jouer un jeu que je ne comprends pas. Quel plaisir prenez-vous à vous moquer d'un autre homme ?

SEBASTIEN – Le plaisir le plus bas, Hugo, donc un des plus profonds.

HUGO – Vous aimez bien les plhrases, hein ?

SEBASTIEN – C'est tout ce qui me reste, mon cher. L'intelligence est devenue une chose terrible, à notre époque. Elle vous tourmente vous-même, elle irrite les autres, elle ne convainc ni eux ni vous...

 

Les situations rocambolesques ne manquent pas non plus comme cet échange entre Agathe et Gunther, le domestique :

 

AGATHE, elle chuchote – Gunther...

GUNTHER – Elle m'appelle ?

(…)

AGATHE – Gunther, quand je vous ai dit mille fois que vous devriez m'appliquer la troisième personne du singulier, cela voulait dire « mademoiselle ». Pas « elle ».

GUNTHER – Bon.

AGATHE – Gunther, je vais vous tutoyer. Pour la première fois sans doute depuis trente ans.

GUNTHER, étonné – Elle est bien libre. C'est pas moi qui lui ferai des histoires.

AGATHE, solennelle – Gunther, tu m'es attaché, n'est-ce pas ? Et à notre demeure ? Et à mon frère Hugo ?

GUNTHER- Je les aime tous les deux comme s'ils étaient de ma famille. Elle le sait bien.

AGATHE – Oui, elle le sait. Elle a une mission à te confier, Gunther, il faut que tu l'écoutes.

GUNTHER – Qu'elle parle.

AGATHE – Qu'elle parle.

(…)

AGATHE, agacée – Elle, c'est moi ! Tu comprends, Gunther. Que c'est agaçant, cette manie chez toi ! On est toujours trois.

 

Cette pièce a des airs de vaudeville, de farce et même souvent, de Molière, une référence en la matière !

Un très bon moment qui m'a rappelé à quel point j'aime le théâtre, il faudrait que j'en lise plus ! D'ailleurs, l'auteur a écrit d'autres pièces, qui ne sont pas dans ce recueil mais que je note, à l'occasion...

Voir les commentaires

L'Epopée des Normands de Sicile tome 1 : Le Peuple du vent de Viviane MOORE

le_-peuple_du_vent_Viviane_Moore.jpg

Genre : Policier historique

Série L'Epopée des Normands de Sicile :

1. Le Peuple du vent

2. Les Guerriers fauves

3. La Nef des damnés

4. Le Hors-venu

5. Le Sang des ombres

6. Les Dieux dévoreurs

7. A L'Orient du monde

 

coeur_rouge.jpgCoup de coeur 

 

Quatrième de couverture :

Pirou, château-fort accroché au rivage du duché de Normandie, n'aurait dû être qu'une brève étape de Tancrède et de son maître Hugues de Tarse. Mais en ce mois de septembre 1155, alors qu'un froid terrible s'abat sur le Cotentin, la Mort s'invite dans la citadelle. Le haut-mal (épilepsie) en est-il responsable ? (…)

Pris dans les remous des passions, des haines et de la peur qui règnent dans la forteresse, Tancrède découvrira-t-il le secret de ses origines ? Verra-t-il se réaliser la prophétie de l'inquiétant moine rencontré sur la lande de Lessay (…) ?

 

Ce que j'en ai pensé :

C'est un coup de cœur pour moi ! Cela faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivé mais cette lecture m'a captivée du début à la fin, impossible de reposer mon livre : il fallait que je sache, même si certains éléments sont évidents Attention spoiler comme l'empoisonnement de Muriel : dès le début, j'ai compris ou l'identité de son meurtrier mais justement, je me suis dit que c'était trop évident, que le coupable devait donc être quelqu'un d'autre mais non, je me suis fait avoir ! Fin du spoiler Et pourtant, le suspense est maintenu tout du long. Les morts se multiplient au château de Pirou : que se passe-t-il ? Qui en veut à la vie du seigneur et maître des lieux, Serlon de Pirou ? C'est ce que vont tenter de découvrir Hugues de Tarse et son protégé, Tancrède. Les personnages sont tous très charismatiques, notamment ces deux-là. En plus de ces morts mystérieuses se pose la question de l'identité de Tancrède : qui est-il ? Pourquoi son maître et lui sont-ils venus au château de Pirou ? Qui ou que fuient-ils ? L'étrange personnage tout de noir vêtu ? Que leur veut-il ? Le lecteur n'en saura pas beaucoup plus à ce sujet en refermant ce premier tome mais l'auteur m'a mis l'eau à la bouche : j'ai hâte de démêler les fils de cette intrigue !

Le contexte historique est très bien représenté tant au niveau factuel que stylistique, avec le vocabulaire de l'époque : Viviane Moore connaît son sujet et j'ai aimé (re)découvrir l'époque dans ce lieu qu'est le duché de Normandie, appartenant alors au roi d'Angleterre, Henri II Plantagenêt : une particularité historique sur laquelle on passe rapidement en cours d'Histoire. D'ailleurs j'ai encore quelques questions suite à cette lecture. Notamment, je n'ai pas bien compris le lien entre la Normandie, la Sicile et l'Italie mais peut-être aurais-je des réponses dans le tome 2. La vie des seigneurs et de leurs domestiques et surtout, la condition des femmes sont très réalistes. Celles-ci ne servent qu'à perpétuer la lignée, elles sont mariées très jeunes (12 ans pour Muriel, avec un homme beaucoup plus âgée qu'elle!), sans considération aucune pour leur ressenti, leurs sentiments. Elles sont quantité négligeable, un fardeau dont il faut se débarrasser. Seule Sigrid sort un peu du lot : elle s'habille, se comporte, parle et pense comme un homme, une femme libérée avant l'heure, au comportement et aux manières très masculins. Elle est hautaine, brusque, impulsive. Un être très difficile à cerner, même si le lecteur comprend très vite qu'elle agit ainsi avant tout pour attirer l'attention de son père, lequel ne jurait que par son fils décédé, Osvald.

L'amour et la haine sont au cœur de l'intrigue, les passions se déchaînent, les secrets sortent des placards dans lesquels ils ont été maintenus enfermés, faisant exploser cette famille et ceux qui l'entourent. Il est bien difficile de plaindre Serlon ou Ranulphe dans cette histoire !

Vivement le tome 2 !

Voir les commentaires

La Belgariade Chant 1 : Le Pion blanc des présages de David EDDINGS

1516617444_small.jpg

Genre : Fantasy

Série La Belgariade :

1. Le Pion blanc des présages

2. La Reine des sortilèges

3. Le Gambit du magicien

4. La Tour des maléfices

5. La Fin de partie de l'enchanteur 

 

Quatrième de couverture :

Les dieux créèrent l'homme et chacun choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux et ce fut la guerre. Le félon, châtié, dort toujours d'un long sommeil hanté par la vengeance à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit.

Pourtant, les livres des présages sont formels : Totak va se réveiller. Et justement, l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses...

 

Ce que j'en ai pensé (relecture) :

Cette deuxième lecture s'est avérée encore meilleure que la première : l'histoire n'a pas perdu sa saveur, bien au contraire. J'ai adoré les sous-entendus de Vieux loup solitaire et de tante Pol quant à la suite des événements. Comme tout premier tome de fantasy, il s'agit avant tout d'une mise en place des personnages, tous très charismatiques comme Pol, au caractère bien trempé et à laquelle personne ne résiste par crainte de ses colères qui sont légions (et encore, ici, ce ne sont que de petites colères, rien à voir avec ce qui nous attend par la suite), Sire Loup, le chapardeur qui connaît toutes les vieilles légendes et adore se chamailler avec tante Pol, Silk, l'espion drasnien, plus agile qu'un chat et à l'humour ravageur, Barak, le cheresque bien nommé, Durnik, le forgeron au sens pratique et honnête et enfin, Garion, dont l'auteur retrace ici l'enfance et le départ de la ferme de Faldor : qui est-il ? Quel rôle doit-il jouer dans cette aventure ? Ces questions ne trouveront pas leur réponse dans ce tome mais interrogent le lecteur.

L'intrigue n'a rien d'originale et pourtant, la sauce prend immédiatement grâce entre autre à l'humour omniprésent. Je ne suis pas très objective car c'est une de mes sagas de fantasy préférées mais je vous le conseille vivement. Ne vous étonnez cependant pas : pas énormément d'action dans ce premier tome, il faudra donc attendre les suivants, encore plus palpitants ! Ne vous arrêtez pas en si bon chemin !

 

Il s'agissait d'une lecture commune avec Lefso, félina, Nathalie, Taliésin, Sollyne,  Léo ElfiqueKorto, ptitelfePetite MariePlumeline .

 

f3f0a8bd4655489ee8bbbd89406fd

Voir les commentaires