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Coal Creek d'Alex MILLER

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Robert Blewitt, alias Bobby Blue, a vingt ans lorsqu’il rejoint Daniel Collins au sein de la police de Mount Hay, dans l’Etat du Queensland, Australie. Il fait alors la connaissance d’Esme, l’épouse de Daniel, et de leurs deux filles, Irie et Miriam.

Bobby Blue semble emprunter une voie bien éloignée de celle de son enfance libre et orageuse passée dans le bush avec son ami de toujours, Ben Tobin, jeune chien fou à la réputation de mauvais garçon.

Condamné par son passé, Ben Tobin devient bientôt la cible de Daniel Collins, esprit étroit et sous influence, peu enclin à ergoter sur la nature du coupable.

Bobby Blue se retrouve alors pris au piège entre la loyauté qu’il doit à son supérieur, l’inébranlable amitié qui le lie à Ben Tobin… et l’ardente complicité qu’il entretient avec Irie, adolescente aventureuse qui n’aspire qu’à embrasser les chemins de la tragédie…

Un pas de plus dans le bush, un pas de plus vers Coal Creek et leur destinée à tous s’en trouvera bouleversée.

 

Ce que j'en ai pensé :

Ce n’est pas une lecture facile que nous propose l’auteur, mais une de celle qui prend son temps, une qui demande un minimum d’investissement du lecteur car tout comme la philosophie de vie de Bobby Blue, il ne faut pas précipiter les choses, elles finissent toujours par arriver, tôt ou tard, comme la fin du roman, inexorable, annoncée par les signes avant-coureurs qui jonchent le roman, pointés du doigt par le héros mais que Daniel, shérif du coin et son épouse, Esme, ne voient pas, contrairement au lecteur donc, qui croit deviner la tragédie qui semble se profiler à l’horizon et la redoute en même temps, sans rien pouvoir faire. Une tragédie précipitée par l’arrivée de Daniel et Esme, étrangers de la ville qui voudraient importer à Mount Hay leur façon de vivre, bien meilleure selon eux que celles des locaux, des « péquenauds » ignorants, avec Esme qui veut tout diriger, changer les autres et qui se mêle de tout avec ses grands principes, ses opinions bien arrêtées et l’inflexibilité qui la caractérisent, surtout des affaires de son mari, ex-militaire discipliné, qui a l’habitude de recevoir des ordres, qu’on décide pour lui et qui croit tout savoir lui aussi mieux que tout le monde. Ils vont être confrontés à l’âpreté et à la nature sauvage d’un bush dont ils ignorent les codes et de ses habitants, comme Ben Tobin, qu’ils ont jugé avant même de le connaître alors que Bobby nous en fait un portrait bien différent : celui d’un être tiraillé par son passé d’enfant battu par son père mais qui cache au fond de son cœur une sensibilité accrue et réveillée par l’entrée de Deeds dans sa vie. Bobby va se retrouver pris entre deux flammes.

L’auteur, anglais d’origine, semble lui s’être parfaitement adapté à son  nouvel environnement, qu’il nous donne à voir. Il fait la part belle à la nature, la brousse et le bush dans ce roman qui entre parfaitement dans la catégorie du nature writing, première lecture du genre pour moi et j’ai bien aimé, même si j’ai eu un peu de mal avec l’écriture au départ, à cause notamment des « papa » et « maman » qui parsèment le texte alors que le narrateur est un homme adulte. Heureusement, cette gêne est vite passée, j’ai su faire abstraction et me suis totalement immergée dans ma lecture qui donne à voir des paysages magnifiques et permet de voyager tout en restant chez soi. Une belle découverte pour laquelle je remercie les éditions Phébus et le site Babélio pour son opération Masse critique.

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Le Chant d'Achille de Madeline MILLER

Genre : Roman

 

Quatrième de couverture :

Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu’Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l’amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible.

Quand à l’appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l’un et la colère de l’autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre… Au risque de faire mentir l’Olympe et ses oracles.

 

Ce que j'en ai pensé :

Un souffle épique envahit ce roman, porté et habité par la voix de Patrocle, souvent oublié ou resté à l’arrière-plan des différentes adaptations faites de l’Odyssée. L’auteur en fait ici l’un des personnages principaux, quasiment sur un pied d’égalité avec Achille, solaire, attirant tous les regards sur lui, tel un aimant au pouvoir d’attraction irrésistible et à la nonchalance non feinte, celle d’un homme qui se sait promis à un grand avenir, à une gloire qui dépasse les âges. Son ami est celui qui lui permet de garder les pieds sur Terre, de rester lui-même en toutes circonstances et nous le rend d’autant plus humain, loin de l’image que l’on peut en avoir : celle du héros arrogant (vu dans Troie par exemple avec Brad-Pitt dans le rôle), présomptueux et insolent, entêté, aveuglé par sa fierté démesurée. Il est ici bien plus, ne se limitant pas à cet unique épisode. On le voit grandir, lui et Patrocle, faire son apprentissage au côté de Chiron, être un enfant espiègle puis un adulte au sens de l’honneur aiguisé. L’auteur comble ainsi les vides laissés dans la légende, montrant leur évolution à tous deux avant d’arriver à leur chute fatidique, celle que l’on attend et que l’on redoute tant aussi, bercé par les souvenirs d’un homme discret, droit et juste (Patrocle) et d’une époque où les Dieux côtoient les hommes et n’hésitent pas à manifester leur courroux, à prendre partie pour tel ou tel camp, se jouant des humains et de leurs faiblesses ou les éprouvant afin de mesurer leur valeur. On y côtoie aussi des hommes (et des femmes) entrés dans la légende aux côtés d’Achille : Pélée, Chiron, le centaure sage prodiguant ses enseignements à ses deux élèves, Ulysse, qui baisse dans mon estime avec ses ruses à la limite de la sournoiserie, Ménélas, homme bafoué et combattant aguerri plus pondéré que son frère, Agamemnon, colérique et brutal, le géant Ajax et je n’ai garde d’oublier Thétis, mère d’Ulysse qui prend une grande part dans son destin, aimant son fils à la manière froide d’une déesse ne comprenant pas les sentiments humains, qui lui sont étrangers, souvent détestable mais qui a su me toucher à la toute fin, faisant preuve de compassion, sans doute par égard pour son fils bien-aimé, elle est d’abord et avant tout une mère, peut-être trop protectrice mais une mère aimante, à sa façon, mais aussi des moins connus (pour moi en tout cas) comme Lycomède, Phénix, Déidamie, Briséis, qui tout comme Patrocle, tient souvent un rôle mineur d’habitude alors qu’elle aussi est magnifiquement mise en valeur dans cette lecture, etc... Madeline Miller fait revivre la légende et va bien au-delà. C’est aussi l’histoire d’une amitié indéfectible, d’une complicité à toute épreuve entre deux hommes bien différents et pourtant si proches, une relation qui les porte, leur permet d’avancer, d’évoluer et de se surpasser, d’un amour pur même s’il est tabou, grand et entier. J’ai beaucoup de mal à quitter ses deux personnages, à tourner la page et à passer à une autre lecture tellement ils m’ont touchée, émue et emportée avec eux dans cette folle aventure qui débute bien avant la guerre de Troie, bien avant qu’Achille n’entre au panthéon des héros grecs. Patrocle lui sera à jamais associé dans mon esprit, l’un ne pouvant exister sans l’autre désormais, rétablissant ainsi le héros méconnu, Meilleur des Myrmidons, dans la mémoire collective, lui rendant justice. J’ai aussi envie depuis la fin de ma lecture de plonger enfin dans l’Ilyade et l’Odyssée d’Homère, une lecture attendue mais redoutée depuis de nombreuses années mais un passage obligé pour tout fanatique de mythologie (grecque), retrouver Achille et les autres...

 

Un très grand merci aux éditions Pocket et au forum Partage Lecture pour ce partenariat.

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RAT a week : le défi des 3000 pages

L’été arrive, et avec lui, le temps et l’envie de lire des tas de livres. C’est pourquoi Marjorie des Chroniques Littéraires nous propose un nouveau genre de marathon : le RAT a Week, le défi des 3000 pages.

Vous l’aurez compris, le principe est très simple : il s’agit de lire en une semaine, du lundi 6 juillet 0h00* au dimanche 12 juillet 2015 0h00* 3000 pages.

3000 pages en 7 jours.

 * Dans la nuit du dimanche au lundi :)

Vous pouvez lire ce que vous voulez : romans, BD, mangas… L’essentiel est d’atteindre les 3000 pages ou du moins de s’en approcher.

Aucun nombre de livres n’est imposé. Vous pouvez lire un ou deux livres, comme vous pouvez en lire trente.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous fixer de petits objectifs personnels : par exemple, lire un minimum de livres ou un minimum de pages même si vous n’atteignez pas les 3000. L’essentiel étant de s’amuser et de diminuer sa PAL.

Pour vous inscrire, un commentaire sous cet article

Le groupe facebook : Marathons lecture

Le sujet sur livraddict

Partager le marathon sur Twitter : #RATaWeek et/ou #weeka3000

 

Vous l'aurez deviné si je vous en parle c'est parce que j'en suis ^^ Je ne prévois aucune Pal pour ce RAT, je lirai en fonction des envies du moment. Je ne suis pas non plus sûre d'atteindre les 3000 pages mais tant pis, je vais essayer et si je n'y arrive pas, ben j'en ferai pas un drame. L'important c'est de participer ! N'hésitez pas à nous rejoindre : plus on est de fous, plus on rit ^^

Vous pourrez suivre ma progression au fur et à mesure du challenge à la suite de ce billet... RDV donc ce soir à minuit ou demain matin à minuit (tout dépend comment on voit les choses lol) (je serai peut-être au pays des rêves à minuit donc je vous dis plutôt à demain dans la matinée ^^

Lundi 06 juillet 2015 :

Petit début avec 22 pages lues du Chant d'Achille de Madeline MILLER (page 35 à 57). J'ai passé la majorité de ma première journée de vacances à comater mais je compte bien me rattraper les jours suivants !

 

Mardi 07 juillet :

Euh comment dire, journée très chargée par contraste avec celle d'hier mais le résultat est le même : 22 pages lues dans La Légende du roi Arthur illustrée que j'ai eu envie de reprendre pendant une courte pause entre deux activités. Ouais, on y croit mais va falloir passer la vitesse supérieure ppour atteindre les 3000 pages parce que là, 22 pages par 22 pages ^^, ça risque de durer plus d'une semaine lol...

 

Mercredi 08 juillet :

J'ai repris Le Chant d'Achille page 57 à 69 soit 12 pages de lues (j'arriverai jamais à le terminer celui-là lol : il y a toujours un truc qui m'interromp comme le téléphone, la visite surprise de mon frère et ma belle-soeur, ... et uniquement quand je le lis bien sûr ^^). Du coup, j'ai commencé Journal d'un vampire Tome 2 de L.J. SMITH (lu 31 pages) et j'ai lu et terminé (yeepee !!!!!) Le Manoir Croquignole : Coup de foudre à l'école (53 pages).

Enfin, ce n'est pas top mais je décolle des 22 pages !

 

Jeudi 09 juillet :

Lu Le Chant d'Achille page 69 à 155 (ya du mieux ^^)

TOTAL des pages lues à mi-parcours : 226/3000, très loin de la moitié...

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