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Le Langage des pierres tome 1 : Le Dit du sang de Pamela FREEMAN

Genre : Fantasy

 

Série Le Langage des pierres :

1. Le Dit du sang

2. Le Dit de l'eau

3. Full circle (pas encore traduit en français, apparemment)

 

Quatrième de couverture :

Il y a vingt mille ans, le peuple d'Acton conquit les Onze Domaines, dont il tua ou chassa les habitants légitimes. Ceux qui ne périrent pas sur les routes furent surnommés les Voyageurs. Aujourd'hui, les Onze Domaines sont gouvernés d'une main de fer par les seigneurs de guerre d'Acton. Pourtant, certaines choses échappent à leur contrôle : les esprits, la magie des éléments... et parfois des êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Comme Ronce, cette jeune fille qui doit fuir les siens ; comme Frêne, contraint de tuer pour le compte d'un employeur tyrannique ; comme Epervier, le noir enchanteur qui a juré vengeance pour son peuple. Jamais les pierres n'auraient pu prédire qu'un lien puissant unirait un jour ces trois destins.

 

Ce que j'en ai pensé :

Ce premier tome est avant tout un tome de mise en place du décor et des personnages. Le lecteur y fait la connaissance de Ronce, jeune fille rebelle, insoumise et éprise de justice, dans un domaine où les sbires du seigneur usent et abusent de leur autorité, de Frêne, apprenti protecteur au côté de Doronit, qui l’utilise comme un pantin entre ses mains, il est très naïf et ne voit pas le vrai visage de sa maîtresse et Epervier, lequel cherche à assouvir sa vengeance, à faire revivre son peule, les Voyageurs. Tous trois sont des descendants de ce peuple. Or, il ne fait pas bon être Voyageur au sein des Onze Domaines. Ceux-ci sont méprisés par les descendants d’Acton, l’envahisseur, le conquérant. On en apprend beaucoup à leur sujet, leur mode de vie sur la Route, leurs traditions,… même si celles-ci se sont perdues lors du massacre de leurs semblables. Chaque chapitre est consacré alternativement à l’un d’entre eux. J’ai beaucoup aimé les passages avec Ronce, à laquelle je me suis immédiatement attachée (c’est une constante chez moi : j’ai toujours adoré les héroïnes rebelles, qui n’ont peur de rien ni de personne), ceux avec Frêne m’ont parfois parus un peu longs mais je ne me suis jamais ennuyée ! Enfin, les passages avec Epervier sont toujours très (trop !) courts, on n’en apprend très peu sur lui. Parfois, des personnages secondaires interviennent dans le récit (les chapitres commencent alors par « Le Dit de untel ou unetelle »), nous livre leur version des faits. J’ai beaucoup aimé le procédé. Cela permet d’avoir un autre point de vue sur une même situation mais surtout, cela procure plus de consistance encore à ces personnages : eux aussi ont été travaillés et eux aussi ont un rôle à jouer dans l’histoire ! C’est très intéressant !

Bien sûr, le lecteur sait qu’il existe un lien entre nos trois héros, il attend impatiemment le moment de leur rencontre (qui n’intervient qu’à la fin). Tout cela promet une belle suite ! J’espère ne pas être déçue : j’ai hâte de voir où toutes les intrigues posées dans ce premier tome vont nous mener. Car arrivée à la dernière page de ce livre, je suis restée en suspens. Tout s’arrête alors que l’action allait enfin commencer pour de bon (pas que ce premier tome manque d’action, loin de là mais il y a tout de même une certaine routine dans leur vie : chacun est encore en formation pour apprendre un métier (Ronce et Frêne) ou pour parvenir à son but (Epervier). Leur existence n’est bouleversée que tardivement dans le livre ou faite d’errements) !

 

En conclusion, un grand merci au forum Partage Lecture et aux éditions J'ai lu. A quand la parution du tome 2, en poche ???? Je me suis laissée happer par ma lecture et par les personnages, tous plus attachants ou intrigants les uns que les autres. On sent que chacun a de grandes possibilités, juste esquissées ou entrevues et j’ai envie d’en savoir plus, de suivre leurs aventures. Ce premier tome est très engageant, prometteur. Je vous le conseille !

 

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Le Réveil des dieux de Fabrice COLIN

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Au soir du 23 mars 1888, soit douze ans jour pour jour après l’invasion du Japon par l’armée de sa Majesté britannique, un cataclysme d’une ampleur inimaginable s’abat sur la cité de Tokyo. Cette nuit-là, six mille habitants périssent engloutis. Ils auraient pu être dix millions.

Voici l’histoire du jeune garçon grâce à qui le pire a été évité. Il avait trois jours pour comprendre le monde et faire la paix avec son enfance. En vérité, il allait sauver la ville.

Son nom était Errol Steel.

 

Ce que j'en ai pensé :

Tout d’abord, j’ai été très surprise dans les premières pages. Je m’attendais à un récit empreint de traditions japonaises, avec quelques références peut-être à leur mythologie (par rapport au titre qui fait référence aux Dieux, notamment) et finalement, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une uchronie. Je n’étais pas bien attentive car effectivement, en relisant la quatrième de couverture, je m’aperçois qu’il ait fait référence au fait que le Japon a été envahi par l’Empire britannique, lequel s’est doté d’Antémages, qui utilisent l’antélium, une substance découverte suite à une pluie de comètes et source d’énergie. Le monde dans lequel on évolue est donc très moderne : on y voit des vapomotives, des dirigeables, des gratte-ciel, des jardins suspendus, des tramways aériens… Voilà pour le décor.

Quant à l’histoire, Errol se fait attaquer au sein de son collège par des Ninjas et apprend lors de sa fuite que son père a été emprisonné pour acte de trahison envers l’Empire. S’ensuit toute une série de péripéties afin de sauver son père d’une mort certaine et pendant lesquelles il fait la rencontre de Tosho Daigongen, l’âme de la ville, un Dieu vivant qui le charge d’une mission capitale : sauver Tokyo. Rien que ça. Mon résumé parait très confus et très en surface : c’est normal, c’est l’effet que j’ai eu pendant tout le livre : l’auteur part un peu dans tous les sens, fait vivre mille et une aventures à son héros (desquelles il ressort toujours triomphant bien sûr), multiplie les dangers (entre les Antémages, le sorcier Ikaru et les Ames noires qui sont à sa poursuite, on ne sait plus où donner de la tête) mais reste dans le vague, n’explique rien ou très rapidement (par exemple : les Antémages sont censés avoir de grands pouvoirs mais ce n’est pas l’impression qu’ils donnent à la lecture du récit. Pareil, on ne sait pas vraiment ce qu’est l’Antélium, ses effets. J’aurais cru que Tosho jouerait un rôle plus important dans l’histoire, rapport au titre encore une fois mais il est plus un « prétexte » pour ce qui arrive ou va arriver au héros qu’autre chose. Là encore, on ne sait pas grand-chose sur lui…). En fait, j’ai eu l’impression d’un méli-mélo d’éléments, une surenchère de faits et catastrophes en tout genre.

Il est trop fort ce Errol : il n’a peur de rien et sait tout faire : le pilote meurt, tué d’une balle dans la tête, il prend les commandes de l’avion et s’en sort sans une égratignure. A croire que c’est un jeu d’enfant de piloter. Les instructeurs de vol peuvent prendre leur retraite ! Et en plus, il pilote tout en utilisant la mitraillette. Chapeau ! Même chose : il n’a jamais tiré un coup de feu mais sait comment faire d’instinct. Pas besoin d’entraînement ou d’explication préalable et il vise juste, le bougre ! Je chipote peut-être mais c’est plein de détails surréalistes dans le genre….

Le dénouement (et notamment l’identité d’un des grands méchants) est des plus prévisible mais bon, c’est un livre jeunesse et c’est souvent le cas en la matière donc ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé. C’est surtout ce flou qui m’a souvent fait décrocher. Si je n’ai pas abandonné c’est que malgré leur manque de profondeur, je me suis tout de même attaché aux personnages : Errol, Ookajiro, Tsukiko et Aika notamment.

 

C’est donc une petite déception, surtout que j’avais très envie de lire un livre de cet auteur, suite aux nombreux éloges lus sur les forums ou blogs littéraires. Visiblement, je n’ai pas choisi le meilleur ! Je retenterai donc…

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