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Le Club des philosophes amateurs d'Alexander McCALL SMITH

Genre : Policier

Série Isabel Dalhousie :

1. Le Club des philosophes amateurs

2. Amis, amants, chocolat

3. Une question d'attitude

4. Le Bon Usage des compliments

5. La Douce tranquillité des samedis

6. L'Importance d'être reconnaissant

7. Les Charmants Travers de nos semblables

...

 

 

Quatrième de couverture :

 

Isabel Dalhousie est quadragénaire, célibataire et vit à Edimbourg où elle est rédactrice en chef de la très respectée Revue d’éthique appliquée.

Elle préside aussi le club des philosophes amateurs qui se rassemble chez elle.

 

Isabel s’intéresse à des problèmes qui, à parler franc, ne la regardent en aucune façon – à commencer par ceux qui sont du ressort de la police.

 

Un soir, alors qu’elle assiste à un concert à l’Opéra, Isabel est témoin de la chute mortelle d’un jeune homme.

 

Poussée par la curiosité et par son éternel besoin de comprendre la nature humaine, Isabel Dalhousie va mener l’enquête.

 

A sa façon.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un tome d’introduction où nous est présenté le personnage principal, Isabel Dalhousie, rédactrice en chef de la Revue d’éthique appliquée.

 

Lors d’un concert à l’Usher Hall, à Edimbourg, elle assiste, impuissante, à la chute mortelle d’un homme, Marc Frazer, du haut du deuxième étage.

 

Accident, meurtre ou suicide ?

 

Elle ne laissera pas tomber l’affaire tant qu’elle n’aura pas découvert le fin mot de cette histoire.

 

Une enquête qui prend son temps pour démarrer et pour être résolue, ce qui génère quelques longueurs (ce qui est tout de même bien dommage pour un « petit » livre de 290 pages) et l’ennui chez le lecteur.

 

J’ai eu du mal avec l’héroïne, trop pleine de certitudes et de préjugés et adepte des lieux communs, bien loin de l’idée que je me fais d’une philosophe. Ce sont d’ailleurs des défauts qu’elle reproche à son employée de maison, Garce, mais qu’elle ne semble pas voir chez elle !

C’est une fouineuse, qui met son nez partout, se mêle des affaires des autres sans vergogne, notamment celles de sa nièce, Cat et de Jamie, son ex.

Au bout d’un moment, j’en ai eu assez du « c’était mieux avant » ou des descriptions d’Edimbourg comme la ville la plus vertueuse du monde, très conformiste et conventionnelle.

 

J’imagine que l’effet escompté était de provoquer le rire aux dépens de notre philosophe, grâce à l’ironie de certaines situations mais ça n’a malheureusement pas pris avec moi ! Je préférais l’humour plus subtil de la série des Mma Ramotswe

 

Par ailleurs, point positif cette fois-ci, de nombreuses réflexions philosophiques émaillent le texte, même si le club dont il est question dans le titre brille par son absence…

 

L’enquête en elle-même est intéressante mais sa résolution a soulevé une légère déception, une partie des découvertes d’Isabel restant sans réponse, dans l’impasse au profit de l’identité du coupable, qui a su me surprendre.

 

Bref, un avis en demi-teinte pour une lecture qui n’est certes pas exempte de défauts mais qui a très bien rempli son office de lecture-détente que je recherchais alors.

 

Par contre, je le fais rarement mais là, je pousse un gros coup de gueule pour le manque de relecture et de correction de la traduction française : le texte est plein de coquilles (ce qui passe encore : les erreurs de frappe ne sont pas dérangeantes en soi) mais surtout plein de fautes de français, ce qui est davantage impardonnable à mes yeux !

Les fautes de grammaire (dans l’emploi des pronoms par exemple : on passe du « tu » au « vous » sans préambule. Ok les deux sont employés indifféremment en anglais mais pas dans notre langue !) et de conjugaison (concordance des temps) piquent les yeux et gênent surtout la lecture en freinant la compréhension du texte, effet assez dissuasif pour le lecteur !

Il m’a parfois fallu relire deux fois la même phrase pour remettre les choses dans l’ordre et saisir le sens de celle-ci, ce qui est très déplaisant !

C’est franchement dommage, surtout que c’est la première fois que cela m’arrive avec cet éditeur.

On sent comme un sentiment d’urgence dans la sortie de ce titre, qui joue sur la qualité de la relecture du texte avant impression !

 

 

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Saga Tome 1 de Brian K. VAUGHAN (scénario) et Fiona STAPLES (dessins et couleurs)

Genre : Comics

Série en 9 tomes (tome 9 à paraître en France le 16 novembre 2018)

 

 

Quatrième de couverture :

 

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles.

 

Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante.

 

Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore.

 

Deux amants que tout oppose, Alana et Marco, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs.

 

L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un comics dans un univers SF, bien loin de ma zone de confort.

 

J’en avais beaucoup entendu parler et à mon tour, j’ai succombé aux sirènes du succès.

 

C’est assez cash, parfois cru (donc à ne pas mettre entre toutes les mains), ne cachant rien des détails parfois sordides de l’histoire comme l’esclavage sexuel des enfants ou leur massacre, sans le moindre remords, pour s’emparer d’une terre qui n’appartient ni aux habitants de Continent ni à ceux de Couronne, et continuer sur un terrain neutre cette stupide guerre, faisant des innocentes victimes des Terreurs, des fantômes effrayants, ayant soif de vengeance et dont on se méfie instinctivement.

 

Un monde sans concession donc, où les plus faibles se trouvent exploités ou victimes de la guerre sans merci qui oppose les habitants de Continent et de Couronne, loin de leur planète et de sa lune puisque les combats ont lieu sur Clivage.

 

Des histoires parallèles nous sont contées et tournent toutes autour d’un but commun : la poursuite et la capture de nos personnages principaux, Alana, Mario et leur jeune enfant qui vient juste de naître, Hazel.

 

C’est d’ailleurs cette dernière la narratrice, nous présentant donc son histoire et celle de ses parents de manière rétrospective.

 

Un couple uni envers et contre tout, deux êtres qui auraient dû être ennemis, liés ensemble par un amour interdit, proscrit par leur clan respectif, celui des fées et des Luniens, qui voient en eux des traîtres à la cause.

Un amour qui fait fi des différences qui les opposent.

 

Deux ex-soldats entraînés à faire la guerre, bien démunis face à la fragilité de leurs vies, qui ne tiennent plus qu’à un fil et face à leurs poursuivants, le prince robot IV, hantés par des images du massacre de ses pairs et les chasseurs de prime, impitoyables, armés, contrairement à eux, et bien décidés à les capturer, morts ou vifs, et à tuer ou prendre de force leur bébé selon le camp concerné…

 

Bref, une histoire qui commence fort, qui nous tient en haleine, suspendus au sort d’Alana, Mario et Hazel. On arrive même à s’attacher à leurs poursuivants.

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La Fille du fermier de Jim HARRISON

Genre : Nouvelle

 

 

Quatrième de couverture

(qui ne dit pas grand chose mais c'est peut-être mieux ainsi, s'agissant d'un texte court) :

 

Dans ce texte âpre, « Big Jim » nous emmène dans un Montana aussi beau qu’hostile et livre un portrait féminin subtil, non sans échos avec son majestueux Dalva : celui d’une jeune fille meurtrie, aussi blessée qu’en quête de vengeance…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’aime bien entrer dans l’univers d’un auteur par l’intermédiaire des nouvelles, pour me faire une idée de son style, de sa façon d’écrire, voir si sa plume me plaît.

 

En l’occurrence, ce fut le cas avec ce texte : j’ai beaucoup aimé cette écriture âpre, authentique, allant à l’essentiel.

 

Une écriture à l’image du personnage principal, Sarah, que l’on suit de ses 9 à ses 15 ans.

 

Volontaire, directe, sauvage, elle est de nature indépendante, solitaire moins par choix que par obligation, élevée par une mère bigote, qui a choisi de faire son éducation à la maison, entre les textes de la Bible et l’Histoire qu’elle lui enseigne, dans un lieu éloigné de toute autre habitation.

 

Elle s’est construit un monde bien à elle, dans ces territoires solitaires, aux étendues immenses et isolées du Montana, sa région d’adoption et de cœur, entre son père Fanck, qui va lui transmettre son amour pour les sciences, sa mère, Peps, peu satisfaite de sa nouvelle situation, l’ami de la famille, Old Tim, sa meilleure amie, Priscilla, sa chienne, Vagabonde, qui ne tolère que sa seule présence et son cheval, Lads.

 

Forte, même blessée, elle finit toujours par retomber sur ses pieds, par contraste avec son amie, que l’on voit sombrer.

 

Une héroïne attachante, malgré sa réserve, sa froideur, apparente et son manque d’indulgence dû à ce caractère entier qui constitue le trait principal de sa personnalité.

 

Un texte qui me donne envie de poursuivre ma découverte de cet auteur avec un titre plus conséquent.

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Juillet de sang de Joe R. LANSDALE

Genre : Policier/ Thriller

 

 

Quatrième de couverture :

 

Parce que Richard Dane a dû se défendre, il a fait un énorme trou dans la tête d’un homme qui se trouvait dans son salon.

 

Le cambrioleur lui a tiré dessus sans une hésitation.

 

Richard a pour lui la légitime défense, la pénombre de la nuit et la protection de sa femme et de son fils qui dormait dans une pièce mitoyenne.

 

Les flics comprennent tout cela très bien.

 

Ce que ne sait pas encore Richard, c’est que s’ils sont à ce point « sympas », ce n’est pas simplement pour soigner leur image auprès du contribuable.

 

Derrière le fait divers se cache une toute autre histoire totalement invraisemblable.

 

Qui était ce type venu de nulle part ?

Que cache la mansuétude des enquêteurs et pourquoi le FBI s’en mêle-t-il ?

 

Richard, bouleversé par sa propre vulnérabilité, sidéré par la révélation de ses instincts, va devenir à son tour une cible.

 

S’il a défendu son enfant, le cambrioleur aussi était le fils de quelqu’un…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire qui commence comme un banal cambriolage mais, un cambriolage est-il banal ?

Pas pour ceux qui en sont victimes.

 

Depuis cette nuit, Richard ne se sent plus en sécurité dans sa propre maison, son intimité a été troublée, violée, bafouée.

Il a éprouvé sa propre mortalité, celle de sa femme et pire que tout, celle de son fils, Jordan, 5 ans.

Il vit maintenant avec la peur au ventre et avec le souvenir de cette nuit terrible, où pour sa propre survie et celle de ceux qu’il aime, il a dû tirer sur un homme et l’abattre.

 

Un acte loin d’être anodin pour Monsieur tout le monde comme lui.

 

Pour ne rien arranger, le père du cambrioleur, Ben Russell, vient de sortir de prison et semble bien décidé à se venger.

 

Ce qui paraissait simple comme chou se révèle finalement beaucoup plus complexe, entraînant le lecteur de surprises en surprises, à la suite de ce trio des plus improbables constitué de Richard, citoyen ordinaire, Ben Russell, l’ex-taulard et de Jim Bob, le détective privé aux méthodes éprouvées, droit dans ses bottes, texan jusqu’au bout des ongles, un vieux renard rusé à qui on ne l’a fait pas, bien caché sous des dehors bourrus, rustiques voire bouseux, misogynes et racistes.

 

Que cherche-t-on à leur dissimuler ?

 

Ils vont tout mettre en œuvre pour le découvrir et ce qu’ils vont découvrir ne sera pas forcément pour leur plaire, faisant d’eux d’autres personnes, surtout Richard, qui voit sa petite vie bien tranquille fortement ébranlée, tout comme ses convictions et ses sentiments envers celui qui s’en est pris à son fils, au fil de cette aventure pas piquée des vers…

 

Une écriture « vraie », rude souvent, âpre et crûe que je découvre pour la toute première fois et que j’ai beaucoup aimée.

 

Un auteur que j’ai désormais hâte de relire, qui a su me surprendre, m’emmener loin des sentiers battus, qui va parfois un peu loin, certes, l’histoire prenant une tournure très noire, nous emportant toujours plus loin dans l’horreur et dans les révélations mais finalement, je n’en ai pas tenu compte, j’ai marché à fond avec les personnages, dont on suit les pensées au plus près, à travers le regard de Richard, d’une grande acuité sur la nature humaine et sur lui-même notamment, permettant de dresser de lui un portrait assez réaliste, malgré cette tournure inattendue et improbable.

 

 

 

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