Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

jeunesse

Zouck de Pierre BOTTERO

Genre : Roman jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse.

 

Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn.

 

Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre.

 

Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde.

 

De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante…

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Je ne connaissais pas encore l’auteur dans ce registre autre que la fantasy jeunesse et ses séries Ewilan et Ellana. C’est une vraie bonne découverte : je suis heureuse dans ces moments-là d’avoir encore beaucoup de livres à lire de Pierre Bottero, de ne pas avoir tout lu dans la foulée de ma rencontre avec Ewilan, que j’avais adorée, pour pouvoir repousser encore le moment où j’aurai tout lu, sachant qu’il n’y aura plus rien à lire ensuite (pas très clair tout ça mais bon, comprenne qui pourra lol ^^).

 

Cette incursion dans le roman jeunesse est très réussie : on retrouve sans mal son style inimitable, son écriture soutenue, riche et poétique en même temps qui nous plonge tout de suite dans le quotidien de Zouck, dans ses rêves de danse et dans sa rencontre avec les mots, des mots percutants :

 

« Ce semblant de poème a eu un drôle d’écho en moi. Un fugace frisson de plaisir semblable à celui qui m’envahit quand je danse, et je me suis souvenue de mon prof de français en première. (…) Une de ses phrases avait dû faire mouche puisqu’elle a surgi dans mon esprit, brûlante d’un sens nouveau : « Les écrivains dansent sur leur plume, leurs mots sont des ballets qu’ils offrent à leurs lecteurs ».

J’ai repris mon stylo et, une nouvelle fois, je l’ai laissé danser.

Trois mots ont pris vie sur le papier.

Trois mots magiques.

Trois mots clés.

 

Légèreté.

Ethérée.

Envol.

 

Je me suis glissée sous ma couette, plaine d’un bonheur profond.

J’avais trouvé le moyen de danser sur une feuille. »

 

Elle découvre leur force tant créatrice que destructrice, au détour d’une conversation surprise entre Bérénice, sa prof de danse et Alonso Perez, son mentor. Commence alors pour elle une lente et inexorable descente aux enfers.

 

Son chemin sombre.

 

Grâce au talent de l’auteur, nous n’avons aucun mal à nous fondre dans la peau du personnage. On partage sa douleur, sa solitude aussi.

 

Solitude d’autant plus grande que Maiwenn prend un autre chemin qu’elle. Sera-t-il meilleur ? N’est-il pas aussi dangereux que le sien ?

 

Un très beau roman sur le mal-être adolescent, délicate période sur laquelle l’auteur sait mettre les mots justes. Une histoire sensible et touchante avec une héroïne à fleur de peau, au bord de l’abîme et pour laquelle on ne peut s’empêcher de se faire du mauvais sang tout du long de la lecture, craignant pour elle qu’elle tombe et n’arrive plus à se relever, malgré le soutien de sa professeur et de sa famille qui ne semble pas suffire. A mettre entre les mains des ados pour mettre des mots sur ce mal pernicieux qu’est l’anorexie.

 

 

Voir les commentaires

Fablehaven Tome 3 : Le Fléau de l'Ombre de Brandon MULL

Genre : Littérature jeunesse (fantasy)

Série Fablehaven :

1. Le Sanctuaire secret

2. La Menace de l'Etoile du Soir

3. Le Fléau de l'Ombre

4. Le Temps des dragons

5. La Prison des Démons

 

Attention risque de spoilers sur les tomes précédents !!!

 

Quatrième de couverture :

 

Un nouveau péril menace le sanctuaire secret de Fablehaven, le refuge des créatures fantasmatiques dont les grands-parents de Kendra et Seth sont les gardiens.

 

Un terrible fléau se répand à travers le domaine, transformant ses habitants en êtres maléfiques.

 

Mais qui est à l'origine de ce mal ? Et qui pourrait sauver la réserve ?

 

Seth et Kendra doivent agir vite avant que le Fléau de l'Ombre n'ait définitivement plongé le sanctuaire dans le chaos. Mais des traîtres au service de la Société de l'Étoile du Soir sont parmi eux...
 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Nous nous situons un mois après la fin du tome 2. J'avoue avoir été un peu perdue au départ car cela faisait un moment que je l'avais lu et on entre directement dans l'histoire et dans l'action, sans aucune forme de préambule.

 

La position du Sphinx est de plus en plus floue dans ce tome et la situation de la réserve des plus précaires.

 

L'histoire se fait en alternant les points de vue : ceux de Seth et ses grands-parents à la réserve d'un côté et ceux de Kendra et Warren à la Mesa perdue, accompagnés de nouveaux personnages dont Dougan, l'un des lieutenants du Capitaine des Chevaliers de l'Aube et de Gavin, un jeune homme aux facultés surprenantes, tout comme Kendra, jusqu'à ce qu'ils reviennent et retrouvent les habitants de la réserve afin de partager leurs découvertes respectives et lutter contre le Fléau en marche.

 

Cette séparation du groupe donne de l'ampleur aux personnages, notamment à Seth, beaucoup plus mature et réfléchi. Il prend mieux conscience de ses actes, devient moins impulsif (même si ce trait de caractère est toujours bien présent mais il apprend à se contrôler) et moins irresponsable, pouvant ainsi également sortir des jupons de sa sœur. On assiste donc à une belle évolution du personnage, déjà bien entamée dans le tome précédent mais qui devient ici de plus en plus intéressant. Les personnages qui étaient plus en retrait prennent eux aussi de la consistance et on assiste au retour de Léna et à la rencontre de Patton Burgess, un des premiers gardiens de Fablehaven et le mari de la naïade. Leur histoire m'a beaucoup touchée.

 

Mon seul regret concernant cette lecture est de ne pas avoir pu le lire plus régulièrement : ma lecture de la seconde moitié du texte a malheureusement été très fragmentée, en raison des obligations de rentrée et d'un planning pour le moins chargé qui m’empêche de lire autant que je le souhaiterais ! Ainsi, je me suis souvent sentie perdue, j'ai eu l'impression à plusieurs moments de ne pas avoir bien raccroché les wagons, d'avoir loupé certains détails, qui me sont revenus en tête quelques minutes après mais ce n'est vraiment pas très agréable !

 

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé ce tome, très enrichissant et très remuant où l'on apprend de nombreuses choses, où les interrogations deviennent de plus en plus nombreuses et pressantes comme nos doutes au sujet du Sphinx, sur son allégeance aux réserves ou à la Société de l'Etoile du Soir : doit-on croire les allégations de Vanessa, qui les a tous trahis ? Pourquoi n'intervient-il pas pour défendre la réserve ? Ces doutes n'ont-ils pas plutôt pour effet de semer les grains de la discorde, de les détourner d'un allié de poids en semant la confusion dans leurs esprits ? Qui est réellement le capitaine des chevaliers de l'aube ? Peut-on leur faire confiance à eux aussi ?

 

Tout commence à se recouper mais impossible de deviner quel sera le dénouement. Ce tome est pour le moment mon préféré, le plus abouti, le suspense et la tension montant inexorablement au fur et à mesure de la lecture.

 

 

Voir les commentaires

Pome de Marie DESPLECHIN

Genre : Littérature jeunesse

Série Verte :

1. Verte

2. Pome

3. Mauve

 

Quatrième de couverture :

 

Souvenez-vous.

 

Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère, Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi, c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi, le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot.

 

Les choses pourraient être simples désormais.

 

Bien sûr, elles ne le seront pas.

 

Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain, et pourtant elle se sent seule.

 

Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome. Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout.

 

En tout ? Même en sorcellerie ?

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

J’avais déjà bien aimé le premier tome, Verte mais j’ai encore plus aimé celui-ci, qui m’a paru beaucoup plus développé, plus complet, plus riche aussi dans les thèmes abordés et dans l’histoire.

 

Encore une fois, derrière le récit de sorcières se cache beaucoup plus !

 

L’auteur aborde de nombreux thèmes, l’air de rien, tout en douceur et avec naturel comme la difficile place qu’essaie de prendre Gérard, le père de Verte, après une séparation forcée et une absence de 10 ans, entre sa fille qui a appris à vivre sans lui, qui n’a apparemment pas vraiment besoin d’un père, son père, Raymond, grand-père très attentif malgré son côté ronchon qu’il entretient et dont il joue, une façon pur lui de ne pas montrer ses sentiments au grand jour mais aussi très envahissant, qui prend une trop grande place dans la vie et le cœur de Verte, Anastabotte, qui l’entraîne à devenir une grande sorcière et maintenant Pome, la meilleure amie, celle avec qui elle partage tout, les rires, les pleurs, les joies, les peines, les doutes et les secrets.

 

Est abordé en filigranne aussi le thème de la différence, Verte et Pome étant un peu à part à cause de leur condition de sorcières et les secrets de famille qui doivent être tus, ce que Verte refuse, ne voulant pas vivre cachée comme Ursule, qui parait presque sympathique ici en comparaison de la mère de Pome, Clorinda. Elle introduit un peu de modernité dans le cercle très fermé des sorcières, remet en question toutes les règles séculaire comme celle interdisant la magie aux garçons. C’est u peu le comabat de la nouvelle garde contre l’ancienne, sous les yeux amusés et complices d’Anastabotte, qui n’en pense pas moins !

 

La narration fait la part belle à chacun des personnages en leur laissant un chapitre chacun, nous permettant ainsi de voir l’histoire de plusieurs points de vues, sous plusieurs angles et les ressentis de chacun, tout comme dans Verte.

 

Une très bonne série jeunesse qui se lit avec plaisir !

 

Voir les commentaires

Quelques minutes après minuit de Patrick NESS

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars.

 

Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d’un arbre gigantesque qui apporte avec lui l’obscurité, le vent, les cris.

 

Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage.

 

Il veut connaître la vérité…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une histoire sous forme de conte, qui m’a fait penser par certains côtés à Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu avec le monstre qui aide le héros à faire face. Ici, il s’agit d’un arbre, un if, vieux de plusieurs siècles. Un personnage mystérieux et inquiétant, qu’on a du mal à cerner. Que veut-il exactement ? Que cherche-t-il ?

 

Chaque soir ou presque, il vient trouver Conor et lui raconte une histoire dont le but et la morale ne sont pas évidentes, ne sautent pas aux yeux de prime abord. Quelle est leur utilité ? Surtout, Conor doit raconter la quatrième, lui dire la vérité… mais quelle vérité ? Conor est-il prêt à l’affronter ?

 

Le héros m’a beaucoup touchée. C’est un jeune garçon proche de sa mère, laquelle est malade, atteinte d’un cancer contre lequel elle se bat ardemment mais elle est de plus en plus fatiguée. Même si les adultes essaient de le préserver, il n’est pas dupe. Il se sent très seul et ne veut pas qu’on le regarde différemment à cause de la maladie de sa mère. Pourtant, autour de lui, à l’école, tout n’est que pitié, tristesse, gène et embarras, à tel point que les autres l’évitent. Tous sauf Harry et sa bande, dont il subit le harcèlement.

 

Pour couronner le tout, sa grand-mère, qu’il a du mal à supporter tellement elle aime tout régenter, que tout soit à sa place, net et bien rangé, débarque chez lui pour prendre soin de son petit-fils et de sa fille. La cohabitation n’est pas de tout repos !

 

En reprenant l’histoire de Siobahn Dowd, l’auteur nous offre un roman jeunesse bouleversant, où chaque mot fait mouche, d’une grande maturité, juste. J’ai eu beaucoup de mal à lire la fin, non que je n’aimais pas ma lecture mais les dernières lignes sont très dures. Difficile de lire avec les yeux pleins de larmes ^^

 

 

Voir les commentaires

Rita et Machin à l'école de Jean-Philippe ARROU-VIGNOD et Olivier TALLEC

Genre : Littérature jeunesse (Album)

 

Quatrième de couverture :

 

Rita adore se déguiser, courir et être le chef.

 

Machin, le chien, adore mâchouiller, dormir et tricher aux échecs.

 

Avec ses drôles de copains, impossible de s’ennuyer un instant !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Rita emmène Machin à l’école, malgré l’interdiction de la maîtresse, qui ne veut pas de doudous en classe ! Mais Machin n’est pas un doudou, c’est un chien qui n’a pas de nom ! Caché dans le cartable de Rita, il va passer sa journée à lui faire des blagues, à se faufiler en traître pour lui voler ses frites à la cantine, tacher son joli dessin, lui envoyer une boule de neige à la récré, semant une belle pagaille, en toute discrétion… Pour le plus grand plaisir du lecteur qui s’amuse bien des réactions de Rita, qui ne soupçonne rien !

 

Un livre jeunesse tout en douceur et en tendresse, tant par son texte que par ses illustrations, en noir et blanc, avec une légère touche de rouge, sur la robe de Rita et l’œil de Machin, qui permet de « dédramatiser » la rentrée, de préparer les petits élèves à reprendre le chemin de l’école, tout doucement mais sûrement en leur proposant une petite histoire pleine d’humour !

Voir les commentaires

Pierre Lapin de Beatrix POTTER

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

 

Pierre Lapin s’aventure, malgré l’interdiction de sa maman, dans le jardin de M. MacGregor…

Une folle poursuite s’engage !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un classique de la littérature jeunesse anglaise que j’avais fortement envie de découvrir depuis ma lecture de Miss Charity de Marie-Aude MURAIL, un gros coup de cœur qui s’inspire librement de la vie de Beatrix Potter, l’auteur.

 

Une lecture sympathique mais sans plus, à réserver aux plus jeunes plutôt.

 

L’histoire est assez simpliste et pourrait se résumer ainsi : « Il faut toujours écouter sa maman, sinon il pourrait bien vous arriver des bricoles », ce dont Pierre Lapin va faire l’amère expérience en pénétrant dans le jardin de M. MacGregor, malgré l’interdiction maternelle.

 

Il y a un petit côté vieillot tant dans l’intrigue, assez moralisatrice au final, que dans les illustrations, lequel n’est pas désagréable…

 

Bref, à faire découvrir aux enfants qui ne savent pas encore lire, pour une lecture du soir, à voix haute ou à lire avec un 7/8 ans qui débute dans l’apprentissage de la lecture mais sans doute un peu trop « enfantin » pour les autres…

 

 

Voir les commentaires

Papi rebelle de David WALLIAMS

Genre : Littérature jeunesse (roman)

 

Quatrième de couverture :

 

Jack adore son grand-père.

 

Et par-dessus tout, Jack adore les histoires que lui raconte celui-ci. Des histoires d’aviation, des histoires vraies, de guerre et de héros.

 

Car autrefois, Papi était pilote dans la Royal Air Force britannique.

Le problème, c’est que Papi se croit toujours en pleine Seconde Guerre Mondiale.

Alors les parents de Jack décident de placer le grand-père dans la nouvelle maison de retraite de la ville, la Résidence du Crépuscule, dirigée par l’intrigante Melle Porcelette.

 

Papi, aidé de Jack, va tout faire pour tromper l’ennemi et s’évader de manière héroïque…

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Un livre que j’ai d’abord choisi pour sa couverture, drôle puis pour son résumé qui promettait une belle aventure, légère et rafraîchissante, comme savent le faire les Anglais.

 

L’intérieur est à l’image de l’extérieur et j’y ai trouvé cet humour promis, que reflètent parfaitement les illustrations de Tony Ross ainsi que la police d’écriture qui s’adapte elle aussi aux aventures farfelues que vont vivre Jack et son grand-père bien-aimé, qui perd la boule et se croit en 1940, lors de la Seconde Guerre Mondiale, quand il était encore pilote de la RAF (Royal Air Force), au temps de sa splendeur, alors que l’on est en 1983.

 

Pour lui, Londres est encore en guerre contre les Allemands et il doit veiller sur son pays à bord de son Spitfire, ce qui donne lieu à des situations rocambolesques mais aussi dangereuses quand le vieux monsieur disparaît en pleine nuit et que Jack et ses parents le retrouvent sur le clocher de l’église par exemple. Aussi, décision est prise de le placer dans la maison de retraite à l’aspect repoussant, effrayant et peu accueillant qui porte bien son nom : la Résidence du Crépuscule.

 

Qu’à cela ne tienne ! Papi, aidé de son vaillant petit-fils, a bien l’intention de s’échapper de ce camp de prisonniers tenu par l’ennemie, la cruelle Melle Porcelette aux intentions plus que douteuses et ses infirmières aux allures de camionneuses.

 

Sous ces airs badins, l’amour de Jack pour ce grand-père peu commun qu’il admire et pour lequel il est capable de tous les exploits, lui le petit garçon timide qui préfère rester seul dans sa chambre en compagnie de ses maquettes d’avions plutôt que d’aller à la rencontre de ses camarades de classe, est très attendrissant et ma lecture s’est faite entre rires et larmes, partagée entre la folie de leurs aventures, pour lesquelles Jack entre dans le jeu de son papi et n’est plus un simple petit garçon comme les autres mais un vaillant chef d’escadron ingénieux, futé et courageux en mission avec le commandant Bunting, son grand-père, entre la tendresse devant la complicité partagée entre les deux personnages, Jack étant très proche de son grand-père et le seul à vraiment se soucier de son bien-être et la tristesse devant ce vieux monsieur qui ne sait parfois plus où il est ni qui il est et de voir Jack prendre alors durement conscience de cette cruelle réalité.

 

Bref, une lecture pleine d’émotions et que, malgré ses 500 et quelques pages, je n’ai pas vu défiler, totalement conquise par l’histoire pas aussi légère qu’il n’y parait au premier abord et ses personnages, j’ai fini avec la gorge nouée, triste de devoir les quitter aussi tôt !

 

Une petite anecdote pour finir ?

 

Le nom de l'auteur m'était totalement inconnu avant de choisir ce livre pour le mois anglais mais en cherchant s'il était bien anglais afin d'être sûr qu'il rentrait dans le "challenge", j'ai découvert que son visage me disait quelque chose :

Alors ? Il ne vous dit rien ?

 

Pour ceux qui regardent La France a un incroyable talent et notamment la suite, c'est en fait un des jurés de Britain's got talent (en plus d'être donc auteur mais aussi acteur et présentateur d'émission TV : merci, Wikipédia ^^) !

 

Voilà, c'était l'info hautement utile du jour ^^

 

En tout cas, je lirai d'autres de ses livres car j'ai vraiment beaucoup aimé celui-ci : c'est quasiment un coup de coeur !

 

Lu dans le cadre de la LC du jour autour de la littérature jeunesse.

Voir les commentaires

Agatha de Françoise DARGENT

Genre : Littérature jeunesse

 

Quatrième de couverture :

Agatha vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Elle s’ennuie. Alors elle lit. Tout ce qui lui tombe sous la main. Surtout des romans policiers. Elle lit, et elle imagine des histoires de meurtre et de disparition.

 

Livre après livre, rêve après rêve, elle grandit. Paris, l’Egypte : Agatha brûle de voir le monde. Elle a soif de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir.

 

Plus tard, Agatha Miller prendra sa plume pour écrire. Son premier roman policier sera signé Agatha Christie.

 

Ce que j'en ai pensé :

L’auteur de ce merveilleux livre fait revivre une époque : le début du 20ème siècle, entre traditions et modernité, tout comme Agatha, qui a un pied dans le 19ème siècle vieillissant et un autre dans le 20ème naissant. Elle donne donc chair à Agatha Miller, qui deviendra plus tard Agatha Christie, la grande dame du crime que l’on connait à travers ses ouvrages et son personnage emblématique, Hercule Poirot, dont on devine les traits dans la couverture avec ce chapeau coiffant le prénom de la demoiselle et les moustaches qui viennent le souligner ^^.

 

On fait la rencontre de la jeune adolescente, entre ses 14 et 18 ans. Une petite personne déjà vive d’esprit, intelligente mais d’une grande timidité, perspicace, à l’imagination déjà débordante pour son jeune âge et un sens de la formule très à propos mais aussi celui des convenances dues à son rang et l’éducation de sa mère, Mme Miller, qui veille au grain. Une mère aimante mais parfois très collet monté, intransigeante. La jeune Agatha quant à elle a envie de changement, de sortir d’Ashfield et de Torquay, de voir du pays, d’une vie moins monotone et moins isolée, avec pour seule compagnie sa mère, Mary, la bonne et Mme Potter, la cuisinière. En pension, elle va s’épanouir, faire de nouvelles expériences, rencontrer des jeunes filles plus aventurières qu’elle car on est dans une époque de progrès avec l’apparition du train, des omnibus, des voitures, des premiers vols d’avion… Néanmoins, la place des femmes est encore très traditionnelle, surtout dans la haute société anglaise, dans les vieilles familles comme celle d’Agatha. Elles ne peuvent encore ni conduire ni aller à l’université, elles sont envoyées en pension pour parfaire leur éducation, apprendre les bonnes manières et pouvoir faire un bon mariage. Mais, l’auteur nous montre aussi les changements progressifs, balbutiants, de la société, qui leur laisse une plus grande liberté même si elle reste encore très relative.

 

A travers Agatha, on découvre toute une famille, la sienne : sa mère donc avec qui elle vit seule depuis le mariage de Madge, sa grande sœur, de 11 ans son aînée, avec qui elle partage une grande complicité. C’est sa confidente et son alliée face à sa mère, quand elle veut la faire fléchir. Il y a également Jack, son neveu et James, le mari de Madge, Monty, son grand frère parti aux Indes, Granny… On fait aussi connaissance avec ses amies : les sœurs Huxley, dont Muriel, qui a le même âge qu’elle et Nan, la belle-sœur de Madge, qui n’a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche.

Notre lecture est parsemée des lectures d’Agatha, lesquelles vont lui inspirer son œuvre future, dont on voit ici les prémices.

 

J’avais déjà très envie de lire son autobiographie mais cette lecture a encore plus renforcée cette envie car on quitte Agatha à regret, au seuil de sa vie d’adulte, comme on quitte une amie qui nous est chère, avec l’envie de la retrouver sans attendre ! Ce n’est pas seulement Agatha que fait revivre l’auteur, c’est toute une époque et elle le fait divinement bien !

 

Voir les commentaires

Cucu la praline de Fanny JOLY

Genre : Littérature jeunesse (roman)

Illustrations de Ronan BADEL

Série Cucu la praline :

1. Cucu la praline

2. Cucu la praline est en pleine forme

3. Cucu la praline s'envole

4. Cucu la praline se déchaîne

5. Cucu la praline met son grain de sel

6. Cucu la praline mène la danse

7. Cucu la praline n'a pas froid aux yeux

8. Cucu la praline fait son cirque

9. Cucu la praline gagne le gros lot

 

Quatrième de couverture :

 

Moi, Angèle Chambar, j’adore : m’habiller en rose, les bonbons, les glaces et Machouillou, mon lion-doudou qui me suit partout.

 

Mais je déteste qu’on m’appelle Cucu la praline. C’est mes frères qui m’ont donné cet affreux surnom sauf que j’ai du caractère.

 

Pas question de me laisser faire !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Angèle Chambar, surnommée Cucu la praline, doit faire face à ses deux frères : Victor, 11 ans et Jean-Maxime (JM ou Mad Max de son petit surnom), 8 ans qui font tout pour lui rendre la vie impossible !

 

Mais elle ne se laisse pas faire et la lecture alterne entre les plans que les garçons mettent au point pour l’embêter ou la faire accuser de leurs mauvais coups et les siens pour se venger, leur rendre la pareille ou rétablir la vérité et être innocentée de leurs bêtises avec l’aide de son amie Chloé, irrésistible, qui ferait fondre même la pire des brutes.

 

Ajoutez à cela son amoureux, Kévin Truffe, qui arrive toujours au moment le plus critique pour elle et vous aurez une petite lecture amusante, légère, divertissante et facile, à mettre entre les mains des plus jeunes (7-8 ans) car cela reste très jeunesse tout de même.

 

Voir les commentaires

Les Petites Reines de Clémentine BEAUVAIS

Genre : Littérature jeunesse (roman)

Coup de coeur

 

Quatrième de couverture :

 

On les a élus « Boudins de l’année » sur Facebook.

 

Mais Mireille Laplanche et ses « boudinettes », Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort !

 

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… pour s’incruster à l’Elysée !

 

Place aux Petites Reines !

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une écriture intelligente pour un sujet sensible traité avec beaucoup d’humour, celui de Mireille, élue boudin de l’année pour la 3è fois consécutive sur Facebook par le collège/ lycée où elle va en cours. Mais cette fois-ci, elle n’est « que » boudin de bronze, devancée par Astrid, en seconde tout comme elle et Hakima, une petite collégienne de 5è. Désopilante, son humour est à la fois une armure qu’elle s’est forgée suite aux nombreuses moqueries et humiliations sur son physique, même si elle fait comme si cela ne l’atteignait pas, le lecteur sent bien derrière que le rire est parfois bien jaune ! Mais, elle a choisi de ne pas faire le jeu de ses détracteurs dont Malo, le pire de tous, celui qui est à l’origine de ce concours abject et son humour grinçant, souvent à la limite de l’insolence est aussi sa meilleure arme dont font les frais toutes les personnes de son entourage comme sa mère, qu’elle exaspère et son beau-père, le pauvre Philippe Dumont qui en prend aussi pour son grade alors qu’il n’aimerait rien tant qu’elle l’accepte et le considère comme son père !

 

Engagée dans une folle équipée avec ses compagnes d’infortune et le frère d’Hakima, blessé à la guerre où il a perdu ses jambes et qui n’attendait qu’un projet fou comme celui-ci pour se remettre en selle, sortir la tête de l’eau et reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, rongé par la culpabilité, elle décide de relier Bourg-en-Bresse à Paris en vélo pour gate-crasher la garden party présidentielle, chacune dans un but qui lui est propre.

 

Solidarité, dépassement de soi et de ses limites, épanouissement et confiance en soi seront les valeurs portées et éprouvées par cette fine équipe portée par l’énergie et la force de Mireille, qui en est à sa tête mais aussi par la débrouillardise d’Astrid, qui a fait les scouts et est une vraie manageuse dans l’âme, par la sensibilité d’Hakima, puits de science, curieuse, le « bébé » du groupe dont tous vont prendre soin et qui va amener Mireille à s’adoucir en prenant conscience que son humour peut faire peur ^^ et par Kader, le Soleil, le grand-frère bienveillant et torturé. Tous vont apprendre beaucoup sur eux et sur les autres au cours de ce voyage riche en émotions, en révélations et en rencontres avec d’autres êtres brisés comme Adrienne.

 

Un livre à mettre entre les mains de tous les ados, un must-have qui leur permettra de prendre conscience que derrière toutes les Mireille, Astrid et Hakima du monde, il y a de vraies belles personnes, qu’ils puissent se mettre à leur place et comprendre la portée, la mesquinerie et la méchanceté de leurs injures et leurs humiliations répétées. A mettre aussi entre les mains de toutes les petites « boudinettes », qu’elles retrouvent le sourire et la confiance en elles, qu’elles puisent un peu de la force de Mireille pour s’opposer à eux et oser enfin s’ouvrir aux autres !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>