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Milady de Winter Tome 2 d'Agnès MAUPRE

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Genre : BD

Série en deux tomes :

 Mon avis sur le tome 1

 

Présentation éditeur :

Milady de Winter, brillante espionne de Richelieu, tombe de haut. On ne se débarrasse jamais de son passé : il vous suit partout. Elle pensait avoir semé le sien mais voilà que la marque infamante qui marque son épaule lui joue à nouveau des tours. D’Artagnan a vu la flétrissure et peut la perdre d’un seul mot. Pour le réduire au silence, Milady est prête à entrer en guerre. Mais elle ne se doute pas que cela risque de lui attirer de nouveaux ennemis, ou d’en faire ressurgir d’anciens… La fin d’un diptyque passionnant, porté avec toujours autant de justesse par le trait précis et sensible d’Agnès Maupré.

 

Ce que j'en ai pensé :

Dans ce tome 2, Milady va inexorablement à la rencontre de son funeste destin. Assoiffée de vengeance, elle est prête à tout pour faire tomber ce fourbe de d’Artagnan qui s’est introduit dans son lit par la ruse et a vu sa marque. Ce faisant, pour parvenir à ses fins, tous les moyens sont bons, y compris s’il s’agit d’impliquer des innocents comme Constance ou Felton. Plus combative que jamais, elle va donner du fil à retordre aux Mousquetaires, lesquels tentent de sauver leur compagnon. Sa route est parsemée d’embûches ! Et ses alliés ne feront rien pour l’aider. Elle est véritablement seule contre tous !

L’auteur brosse un très beau portrait de femme, celui d’une femme libre, indépendante, ambitieuse, forte et fragile en même temps, loin de l’image de ce que doit être une femme à l’époque, càd docile, obéissante, sous la coupe de son père ou son mari ou tout mâle dont elle dépend et c’est peut-être ça qui va la perdre. C’est une femme en avance sur son temps. Elle fait d’un personnage secondaire un personnage central. Une BD à découvrir, même si pour moi, ce second tome est un peu en-dessous du premier mais peut-être parce que je ne voulais pas arriver au dénouement, attendu et que j’aurais aimé changer En tout cas, une auteure à suivre et la découverte d’une nouvelle maison d’édition de bd et mangas (Ankama Editions) : j’ai bien envie de voir quels autres titres ils publient, en espérant qu’ils soient d’aussi bonne facture !

 

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Milady de Winter Tome 1 d'Agnès MAUPRE

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Genre : BD

Série en deux tomes

 

Présentation éditeur :

Tous contre une... Une contre tous !

Dans la France du XVIIe siècle, une femme à la beauté sans pareille s’aventure malgré elle dans un complot politique qui la dépasse. Corrompue par la trahison et les faux-semblants, elle va devenir l’une des plus redoutables espionnes de son époque, maniant aussi bien la cape dissimulatrice que l’épée meurtrière. Ballotée par les machinations, les duels épiques et les amours fatals, elle devra user de tout son courage et de toute sa ruse pour survivre.

 

Revisitez le chef-d'œuvre d’Alexandre Dumas à travers une figure féminine aussi mystérieuse que vénéneuse. D’Artagnan, Athos, Porthos, Aramis, le Cardinal de Richelieu... Vous connaissez déjà leur nom et leur histoire. Découvrez maintenant comment Milady a changé leur vie... et comment ils ont bouleversé la sienne.

 

Ce que j'en ai pensé :

Je n’ai encore jamais lu Les Trois Mousquetaires de Dumas (même si c’est au programme ^^) mais j’ai vu de nombreuses versions cinématographiques ou télévisuelles et chaque fois, c’est le personnage de Milady qui m’attire le plus car encore une fois, j’ai une forte préférence pour les « méchants », plus complexes, moins lisses et manichéens que les « gentils ». Aussi, lorsque j’ai vu cette BD sur les blogs et les avis élogieux des lecteurs, je me suis empressée de la noter. Puis, visite à la médiathèque où je tombe « par hasard » (on va te croire, compte là-dessus lol) dessus. Grosse surprise : l’image de couverture qui me paraissait magnifique vue de loin, par écran interposé, ne me semblait finalement pas aussi magnifique que cela de visu ! Passons… J’ouvre l’ouvrage et mon impression se confirme : j’ai eu beaucoup de mal avec le dessin. Un je-ne-sais-quoi me dérange : je trouve qu’il manque de finesse, notamment dans les visages et j’avoue que pour moi, dans une bd, le coup de crayon compte autant que l’histoire. L’un ne va pas sans l’autre. Puis, j’ai fini par m’y faire même si je ne suis pas totalement convaincue ! Ce détail mis à part, j’ai beaucoup aimé les nuances de noir et blanc qui donnent un effet épuré à l’ensemble et l’intrigue vue du point de vue de Milady, elle, est une vraie réussite. Loin de l’image de « garce manipulatrice » qu’elle peut avoir, on découvre une femme qui se laisse guider par ses émotions, ses passions. Elle n’a pas beaucoup de chance avec les hommes, qui sont souvent à l’origine de son malheur. Dans ce premier tome, ce sont eux les manipulateurs qui l’utilisent, abusent d’elle sans vergogne ou la maltraitent. Elle est un instrument entre les mains de Richelieu qui en a fait son espionne, se servant de son désir de vengeance pour en faire une alliée. Elle m’inspire beaucoup de compassion. L’auteur a su la rendre humaine, attachante et on sent tout le poids de cette fleur de lys gravée à tout jamais dans sa peau, marque de déshonneur, de son passé qu’elle ne pourra jamais réellement oublier car il revient continuellement la hanter. Elle paiera son erreur au prix fort, trop cher pour une faute qui aujourd’hui parait bénigne mais semble impardonnable à l’époque de Louis XIII.

Je ne saurai trop, à mon tour, vous conseiller cette BD ! Ne vous laissez pas effrayer par le nombre de pages, elles défilent sans que vous n’ayez le temps de vous en apercevoir et déjà, vous êtes arrivés à la fin. Espérons que le tome 2 sera aussi convainquant !

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La Boîte noire et autres nouvelles de Tonino BENACQUISTA

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Genre : Nouvelles

 

Je ne mets pas le 4ème de couv, lequel ne résume que la toute première nouvelle. Je ferai donc un résumé de mon cru de chaque nouvelle suivi de mon avis sur chacune.

 

Ce que j'en ai pensé :

Dans la toute première, celle qui donne son nom au recueil, le narrateur est dans le coma suite à un accident de voiture. Lorsqu’il se réveille, l’infirmière qui était à son chevet lui remet les notes qu’elle a prises quand il était inconscient. D’abord prudent, il finit par ouvrir cette boîte de Pandore. Il devient vite obsédé, analyse, décortique les souvenirs ainsi recueillis, désireux de leur donner un sens à tout prix. Il acquière ainsi une meilleure connaissance de lui-même mais, paradoxalement, se ferme au monde qui l’entoure. L’atmosphère créée par l’auteur est étrange. Il nous interroge sur notre inconscient : est-il souhaitable d’y avoir accès ou ne vaut-il pas mieux laisser les choses en l’état ? Si le cerveau a choisi d’ « oublier », ce n’est pas pour rien… La chute éclaire cette nouvelle d’un nouveau jour. On y retrouve le ton ironique, humoristique de l’auteur tout en rajoutant une flèche à son arc en posant une question psycho-philosophique.

Dans La Volière, un jeune homme est appelé au chevet de son oncle mourant. Celui-ci lui signifie alors ses dernières volontés : être enterré près de la volière. Mais où se trouve-t-elle ? Commence alors pour le neveu une enquête surprenante, qui l’amènera à découvrir le passé de son oncle, que ce dernier a précautionneusement tenu caché. Encore une facette de l’auteur que je ne soupçonnais pas et qui me plait beaucoup. C’est la nouvelle que j’ai le plus aimé. Le ton est juste, plein de pudeur et chargé de tendresse. On sent tout l’amour qui unissait l’oncle et le neveu, même s’il n’a jamais été dit. Il a su aller au-delà des préjugés, ne juge pas et fait ce qui est juste. J’aurais aimé prolonger le moment passé avec le personnage et la dernière arrivante, être une petite souris et savoir ce qu’ils se disent, comment évolueront leur relation, etc…

Le narrateur d’Un Temps de blues nous fait part de ses doutes. Il est en pleine introspection, un soir de pluie, autour d’un verre, accoudé à un bar. Il a renoncé à bien des choses en grandissant. C’est un homme tout ce qu’il y a de plus banal, qui s’est laissé porter par les événements plus qu’il ne les a provoqués, voulus ou vécus. Il nous fait un petit coup de déprime. Las, on le sent au bout du rouleau mais il retrouve finalement du courage. C’est la plus courte des nouvelles. Faite de phrases hachées, elle permet de suivre le cours des pensées du narrateur, comme si nous étions dans sa tête. Très réaliste, elle nous renvoie à nos propres moments d’égarement, de découragement, que l’auteur retranscrit très bien !

Dans Transfert, un homme en couple depuis maintenant 12 ans, pense être heureux en ménage. Il aime sa femme, même s’il la connait par cœur. Pourtant, un beau matin, le couperet tombe : celle-ci lui annonce qu’il devrait consulter un psychanalyste. Elle le trouve maussade, triste, dépressif, totalement l’inverse de l’image qu’il donne au lecteur et qu’il a de lui-même et de leur couple. Devant son insistance, il finit par douter, se remet en question, ne comprend pas et va finalement la fuir. Il trouve toutes les excuses possibles pour passer moins de temps en tête-à-tête avec elle. L’attitude obsessionnelle de son épouse, à vouloir absolument que quelque chose n’aille pas chez lui, va même le pousser à la faute. C’est l’arroseur arrosé. Encore une très belle chute, à l’ironie douce-amère, qui fait sourire.

La Pétition est la nouvelle que j’ai la moins aimé. Un présentateur radio décroche une interview avec Harrison Ford. Il attend avec grande impatience que son collègue vienne le chercher. La sonnette se fait entendre : il descend donc et ouvre mais tombe sur un invité imprévu : Jean-Baptiste, une connaissance, qui lui demande de signer une pétition pour la libération de José Fammenes et si possible de glisser un petit mot sur sa station au sujet de la manifestation qui a lieu le soir même. Désireux de se débarrasser au plus vite de l’importun, il signe et tombe alors sur un nom qu’il reconnait : Marlène, une jeune femme rencontrée quelques années plus tôt et pour qui il a eu le coup de foudre. Pour avoir son adresse, il demande à garder la pétition, promettant de la rendre plus tard dans la journée. Tout ne va pas se dérouler selon ses plans. Les catastrophes s’enchaînent, effet papillon oblige et mènent notre héros à sa perte. Plus il essaye de réparer les dégâts et plus il s’enfonce. Ce personnage agaçant, rêveur, farfelu, m’a laissée indifférente dans ses tentatives désespérées pour rétablir les choses. Un vrai Gaston Lagaffe mais en beaucoup moins drôle !

 

De manière globale donc, j’ai beaucoup aimé ces nouvelles aux sujets sérieux mais dans lesquelles on retrouve néanmoins cette ironie, ce ton mordant, qui caractérise si bien l’auteur, notamment dans leur chute, et que j’avais déjà noté dans Malavita. Je trouve que le format lui réussit parfaitement. Il sait créer une ambiance, poser le décor et présenter ses personnages en peu de mots. Chaque nouvelle se suffit à elle-même. Il nous montre une autre facette de son talent et j’ai bien envie d’en découvrir plus encore !

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Chroniques du bout du monde Tome 1 : Par-delà les Grands Bois de Paul STEWART et Chris RIDDELL

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Genre : Jeunesse

Série Chroniques du bout du monde, le cycle de Spic :

1. Par-delà les Grands Bois

2. Le Chasseur de tempêtes

3. Nuit sur Sanctaphrax

 

Quatrième de couverture :

Lieu de ténèbres et de mystère, les Grands Bois offrent un asile rude et périlleux à ceux qui les habitent. Et ils sont nombreux : trolls des bois, égorgeurs, gobelins de brassin, trogues…

C’est là que vit Spic, du clan des trolls des bois. Il est troll et pourtant…

Trop grand, trop maigre, il est différent. Tellement différent qu’il doit fuir, par-delà les Grands Bois. Mais surtout, surtout, sans jamais sortir du sentier. Jamais…

 

Ce que j'en ai pensé :

Un beau jour, Spelda, une troll des bois, annonce à Spic qu’il n’est pas un des leurs. Elle et son mari, Tontin, l’ont recueilli quand il n’était encore qu’un bébé. Ils le considèrent comme leur fils mais au vue de la menace des pirates du ciel qui semblent vouloir le récupérer pour l’embrigader de force dans leur équipage, Spelda lui demande de fuir en prenant bien garde de suivre le sentier.

Comme on pouvait s’y attendre, il va se perdre et quitter le chemin pour s’engager dans un monde qui lui est totalement inconnu, hostile, où rodent de nombreux dangers. Les péripéties s’accumulent autour de notre jeune héros, lequel va de monstre en monstre. Quelques rencontres lui seront plus favorables : certains habitants des Grands Bois lui apporteront leur aide comme l’oisoveille ou, celui qui m’a le plus touchée, l’ours bandar mais ils ne restent pas et disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Cette accumulation de créatures fantastiques finit par lasser, l’histoire se limitant à cela. C’est très maigre comme intrigue ! J’ai tout de même continué ma lecture car le style fluide rend la tâche assez aisée. De plus, j’ai adoré retrouver les dessins de Chris Riddell, qui mettent parfaitement en images les mots de son comparse et aident à visualiser cette faune et cette flore étrangères. Je préfère néanmoins quand il est seul aux commandes comme dans les Appolline. Leur poésie, leur fantaisie et leur ingéniosité font ici cruellement défaut. La fin relève un peu le niveau, même si elle reste très prévisible, je l’ai vu arriver quasiment dès le début du récit. Un premier tome qui ne m’a guère convaincue donc. J’en resterai là avec cette série !

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