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Le Maître de thé de Yasushi INOUE

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Genre : roman

 

Quatrième de couverture :

Non, Monsieur Rikyu (1522 – 1591), Grand Maître de thé issu du bouddhisme zen, n’est pas mort dans son lit ! Il s’est fait hara-kiri à l’âge de soixante-neuf ans.

Pourquoi s’est-il donné la mort ?

Un vieux moine, son disciple, tente d’élucider le mystère de ce suicide.

Ce livre-enquête nous projette dans le Japon de la fin du 16ème et du début du 17ème siècle.

A cette époque, la cérémonie du thé était un acte grave, empreint d’exigences éthiques et politiques, prétexte parfois à des négociations secrètes. (…)

 

Ce que j'en ai pensé :

Voici maintenant 3/ 4 jours que j’ai terminé ce livre et je ne sais trop quoi en dire… Du coup, j'ai rédigé mon billet comme mes pensées venaient, ce qui fait que le tout est un peu décousu. Je m'en excuse par avance  

 

Le narrateur, Honkakubo, s’est retiré dans un petit village isolé, loin de la voie du thé, après la mort de son maître, Rikyu. Un beau jour, un moine, Monsieur Toyobo, le reconnait et l’invite à prendre le thé en sa compagnie afin d’évoquer le disparu. Il s’interroge notamment sur les causes ayant entraînées sa mort. A partir de là, chaque chapitre est dédiée à une nouvelle rencontre, chaque personnage venant s’entretenir avec Honkakubo pour les mêmes raisons. C’est une occasion d’évoquer la vie de maître Rikyu mais aussi et surtout une initiation à la voie du thé, un véritable art ou plus encore, une philosophie de vie dont Rikyu est l’un des plus fervents experts. Nous apprendrons ainsi que les ustensiles ont une grande importance. D’ailleurs, le narrateur, chaque fois qu’il évoque une cérémonie du thé, en fait la liste, ce qui fait que le récit se transforme en catalogue à plusieurs reprises et peut perdre l’intérêt du lecteur. Il existe différents niveaux de maîtrise de cet art entre l’amateur éclairé, l’homme de thé et le maître de thé ainsi que des valeurs communes à chacun. J’ai beaucoup aimé cet aspect du roman, la découverte de cette fameuse voie du thé ou chado (ou sado), même si l’auteur reste assez vague, ne va pas dans le détail. J’ai ainsi regretté ne pas connaitre le rôle primordial joué par les maîtres de thé en temps de guerre, bien que l’auteur l’évoque rapidement mais sans s’attarder dessus. De même, arrivée à la fin, je me suis sentie frustrée de n’avoir toujours pas de réponse claire à la fameuse question récurrente de ce livre : pourquoi maître Rikyu s’est-il donné la mort ou plus exactement, qu’a-t-il fait pour déplaire au taïko Hideyoshi ? De nombreuses hypothèses sont évoquées sans qu’aucune ne soit réellement choisie par l’auteur, ce qui nous montre d’ailleurs l’importance de la rumeur à cette époque et plus particulièrement concernant les grands maîtres de thé ayant connu une mort telle que celle de maître Rikyu. Une preuve de leur grandeur. Ils sont ainsi entrés dans la légende, pour leur dévouement à la voie du thé. Ils sont allés au bout de leur destinée, sans flancher, avec acceptation, résignation. Peut-être est-ce aussi la fin d’une période, celle de la voie « saine et simple » ? Mais la fin amène également une touche d’espoir en la personne de Sotan, petit-fils de maître Rikyu, qui revient vers les anciennes traditions…

 

En bref, ce que je retiendrai de cette lecture c’est d’abord et avant tout, cette évocation de la voie du thé, cette découverte d’un Japon plus traditionnel (le récit se passe au 16ème/ 17ème siècles) que celui entrevu dans mes précédentes lectures asiatiques. J’ai aimé suivre ces personnages ayant réellement existé même s’il reste de nombreuses zones d’ombre et même si certaines longueurs m’ont parfois ennuyée.

defi yuka

1/2

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C'est lundi, que lisez-vous ? (2)

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Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

 

Un Endroit où se cacher de Joyce Carol OATES

Le Maître de thé de Yasushi INOUE

 

Que suis-je en train de lire ?

Les Liaisons dangereuses de LACLOS : il faut que je le termine pour le 30/12, jour de retour à la médiathèque

 

Que vais-je lire ensuite ?

Je ne suis pas encore décidé...

J'ai emprunté Neverwhere de Neil GAIMAN, Les Etranges soeurs Wilcox Tome 1 : Les Vampires de Londres de Fabrice COLIN et Quand nous étions orphelins de Kazuo ISHIGURO (que j'étais sensée lire en décembre pour le défi de Yuka mais je n'aurais sûrement pas le temps) à la médiathèque.

Je verrai en fonction de mes envies du moment.

 

Retrouvez les billets des autres particicpants sur le blog de Galléane. 

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H2G2 Tome 2 : Le Dernier Restaurant avant la fin du monde de Douglas ADAMS

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Genre : SF

Série H2G2 :

1. Le Guide du voyageur galactique

2. Le Dernier Restaurant avant la fin du monde

3. La Vie, l'Univers et le reste

4. Salut, et encore merci pour le poisson

5. Globalement inoffensive

6. Encore une chose... (écrit par Eoin Colfer)

 

Quatrième de couverture :

La cuisine anglaise est exécrable. Moins abominable, cependant, que la poésie des Vogons, un peuple fier, ombrageux, et éminemment irritable. D'ailleurs, les Vogons ont fait sauter la planète Terre, soi-disant par erreur. Pas de panique !

 

Grâce au fabuleux Guide galactique, le pauvre Arthur Accroc, ex-citoyen britannique désormais apatride et passablement désemparé devant tant d'inconvenance, pourra affronter sans crainte les improbables méandres d'un univers en folie. Rien ne l'empêchera, pas même un ascenseur dépressif, d'arriver à temps pour déguster le Plat du jour au Dernier Restaurant avant la Fin du Monde.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai trouvé ce deuxième tome un peu répétitif par rapport au premier, les situations vécues par les personnages se ressemblent étrangement néanmoins, j’aime toujours autant l’univers résolument décalé de l’auteur, ses personnages déjantés et notamment Zaphod, son côté Dr Jekyll et Mr Hyde, quand les bribes de l’ancien Zaphod se révèlent à son nouveau moi… J’ai encore une fois beaucoup ri, même si cet épisode ne répond pas aux questions posées dans le premier et même si je n’ai pas eu l’impression que les choses avaient beaucoup avancées. J’espère en apprendre plus par la suite mais quoiqu’il en soit, je serais au rendez-vous, ne serait-ce que pour l’humour de cette série et son tom qui montre que l’auteur ne se prend absolument pas au sérieux. Une très bonne séance de décompression et de musculation pour les zygomatiques…

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La plus belle histoire du monde de Rudyard KIPLING

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Genre : Nouvelle

L'édition que j'ai empruntée (Rivages poche/ Petite bibliothèque) contient deux nouvelles : La plus belle histoire du monde et Par les ondes. Je n'ai lu que la 1ère...

 

Résumé :

Charlie Mears, un jeune employé de banque, passionné de littérature mais pauvre, rend visite au narrateur, qui n’est autre que l’auteur, afin de lui emprunter un coin de table pour pouvoir écrire l’histoire qu’il a en tête. Mais, les mots ne viennent pas… Il raconte alors son histoire au narrateur, qui y voit un chef-d’œuvre en devenir et tente de se l’approprier. Ils se mettent d’accord pour que le narrateur mette en forme les idées de Charlie. Il faut alors lui tirer les vers du nez mais son histoire est si pleine de détails qu’elle parait réelle, comme s’il avait vraiment vécu ce qu’il décrit.

 

Ce que j'en ai pensé :

J’ai trouvé l’idée accrocheuse mais le charme n’a pas opéré, peut-être à cause des nombreuses longueurs du récit. Je me suis perdue dans les différentes vies de Charlie et à la fin de ma lecture, le message de l’auteur reste confus… De nombreux thèmes sont abordés : le manque d’inspiration d’un artiste, la difficulté à reproduire sur papier une histoire qui nous trotte dans la tête, la réincarnation des âmes, qui permet à un être de vivre plusieurs destins, la recherche de gloire et de reconnaissance dans la création artistique, quitte à employer des moyens douteux pour parvenir à ses fins, la découverte de la littérature, l’ouverture à la culture et les dérives qui peuvent en découler comme tenter de reproduire le style d’un auteur lu et apprécié plutôt que de trouver son propre style, l’amour qui ouvre la porte à un avenir et ferme celle du passé et des souvenirs… Le tout m’a semblé peu approfondi mais en même temps, il s’agit d’une nouvelle et pourtant, j’ai eu largement le temps de m’ennuyer et n’ai pas retrouvé dans ce texte le Rudyard Kipling que j’avais aimé dans Histoires comme ça, son humour et son univers enchanteur…

Si vous souhaitez tout de même le lire, ne commencez pas par la préface(de Thierry Gillyboeuf), qui dévoile tout et ne vous laisse plus aucune surprise, ce que j’ai fait et je l’ai amèrement regretté.

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